Une très nette majorité à l’Assemblée nationale est souhaitable pour un gouvernement, mais elle ne présente pas que des avantages…

Le parti d’Emmanuel Macron a remporté, le 18 juin 2017, une nette majorité de députés à l’Assemblée nationale, au terme d’une élection marquée par une abstention record. Allié au Mouvement démocrate (42 sièges), La République en marche (308 sièges) écrase les autres formations politiques, qu’il s’agisse des Républicains (113 sièges), du Parti socialiste (29 sièges), de La France insoumise (17 sièges), du Parti communiste (10 sièges) ou du Front national (8 sièges). Mais est-ce vraiment une bonne nouvelle pour Emmanuel Macron et son Premier ministre Édouard Philippe ?

Le foutoir

« Si le débat n’a pas lieu un minimum à l’intérieur de l’Assemblée, il aura lieu dans la rue », prédisait Nathalie Kosciusko-Morizet, membre des Républicains, à la veille du premier tour de l’élection. « Le manque de représentativité de l’opposition à l’Assemblée, qui est en grande partie lié aux institutions de la Ve République, encourage les manifestations, c’est certain, et il y en aura, notamment contre la réforme du Code du travail voulue par Emmanuel Macron », renchérissait à la veille du second tour Olivier Rozenberg, chercheur au Centre d’études européennes de Sciences Po et spécialiste du monde parlementaire. « Mais contrairement à François Hollande avec la loi El Khomri », ajoutait-il, « Emmanuel Macron n’a pas avancé masqué. Il a des bases politiques…

Lisez la suite de l'histoire.

Vous pouvez acheter nos histoires à l’unité ou vous abonner pour accéder à toutes les histoires. Vous pouvez également offrir un abonnement.

Achetez l'histoire à l'unité. Dès lors, vous pourrez y accéder en permanence sur ordinateur, tablette et smartphone.
Abonnez-vous pour accéder à toutes les histoires. L’ensemble de nos collections vous sera accessible en permanence sur ordinateur, tablette et smartphone.