La journée internationale du cannabis est plus mortelle pour les conducteurs

par   Clara Lalanne   | 13/02/2018
Crédits : Solares Photography

Une étude publiée par le Dr John Staples dans la revue JAMA Internal Medicine, lundi 12 février, révèle que la Journée internationale du cannabis conduirait à une augmentation des accidents de voiture aux États-Unis. Surnommée « 4/20 », c’est une célébration populaire au sein de la communauté nord-américaine des consommateurs de cannabis, au cours de laquelle les partisans de la légalisation sont invités à se rassembler sur les places des grandes villes pour fumer tous ensemble à 16 h 20 le 20 avril de chaque année.

Le Dr Staples, chercheur canadien au sein de l’université de Colombie-Britannique, travaille à l’hôpital St Paul près de Vancouver, où a lieu tous les 20 avril un immense festival 4/20. Ces dernières années, il dit avoir été frappé par le nombre de patients admis à l’hôpital pour des accidents. « Le 4/20 est l’occasion d’une grande expérience naturelle, au cours de laquelle nous pouvons examiner l’usage de cannabis et le risque d’accidents », a-t-il confié à Newsweek. Il a donc étudié les statistiques de collisions mortelles de véhicules aux USA ce jour-là après 16 h 20, en commençant en 1992. Il a ensuite comparé le nombre de crashs survenant après cette heure-là deux autres jours de l’année – en tenant compte des différents facteurs influençant le trafic.

L’analyse de ces chiffres a montré que le risque d’accidents mortels est significativement plus élevé le 20 avril, d’environ 12 % supplémentaires. Staples note qu’il n’y a pas de différence significative entre les États ayant légalisé la marijuana et ceux qui l’interdisent toujours. Cela concorde avec les études médicales qui ont démontré que conduire après avoir consommé de la marijuana diminuait le temps de réaction et pouvait inciter à une augmentation de la vitesse et de la prise de risque. Les jeunes conducteurs, moins expérimentés sur la route, sont en général les premières victimes de ces accidents.

Ce que Staples souhaite donc rappeler avec cette étude est qu’il est interdit pour de bonnes raisons de conduire sous l’influence de drogues, et que les décideurs, les médecins mais aussi les organisateurs de ces festivals devraient faire davantage de prévention auprès des fumeurs, surtout les jeunes.

Source : Newsweek

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