L’alcool et le tabac sont de loin les drogues les plus dévastatrices, d’après ce rapport

par   Nicolas Prouillac   | 15/05/2018
Crédits : Lorenzo Nucci

Chacun sait que les drogues addictives ont des effets dévastateurs sur la santé, mais les plus dangereuses d’entre elles ne sont pas celles qu’on imagine. À vrai dire, d’après un nouveau rapport paru le 10 mai et cité par The Independent, elles ne sont même pas illégales puisque l’alcool et le tabac sont de très loin les plus à craindre. D’après ces  « Statistiques mondiales sur la consommation d’alcool, de tabac et de drogues illicites 2017 », 250 millions d’heures de vie en bonne santé sont perdues chaque année à cause de la cigarette et de l’alcool, soit dix fois plus que le mal causé par les drogues illégales.

Elles se traduisent par des décès prématurés et des années de combat contre le cancer ou des problèmes cardiovasculaires. Cela ne signifie pas, bien évidemment, qu’une bière est plus nocive qu’une ligne de coke, mais lorsqu’on prend l’humanité dans son ensemble, les ravages que font les substances tolérées par de nombreux pays du monde sont plus grands que ceux des substances qui s’achètent sous le manteau.

« Leur fardeau sanitaire s’accompagne de coûts économiques significatifs – à savoir des dépenses en matière de soins et de maintien de l’ordre –, d’une perte de productivité, ainsi que d’autres coûts directs et indirects comme le mal causé à autrui », écrit l’équipe de chercheurs. « Estimer la prévalence de la consommation et des conséquences de cette consommation que sont la maladie et la mortalité aux niveaux national, régional et mondial est crucial pour quantifier l’étendue et la sévérité du problème que représente l’usage d’une substance. »

Et à ce titre, l’alcool et le tabac sont les plus grands fléaux. On apprend ainsi que sur 100 000 personnes, le taux de mortalité due à la cigarette (110,7 morts) est trois fois plus élevé que celui lié à l’alcool (33 morts). Les drogues illicites, elle, tuent 6,7 personnes sur 100 000. De quoi nous faire réfléchir à notre consommation.

Source : The Independent

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