par Aditi Sriram | 0 min | 16 mars 2014

 Inconnu dans l’Hexa­­gone

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Arnaud Massy

Ce nom, quasi­­ment inconnu dans l’Hexa­­gone, est bien celui du plus grand joueur de golf français, le premier non-britan­­nique à avoir remporté « The Open ». Son titre appar­­tient aujourd’­­hui à l’His­­toire puisque c’est en 1907 que le Biar­­rot s’est emparé du Claret Jug, le trophée mythique que tous les golfeurs convoitent. Depuis, le golf français vogue entre espoir et désillu­­sion : Jean Van de Velde puis Thomas Levet, 2e au British Open en 1999 et 2002, ont effleuré l’ai­­guière d’argent mais n’ont jamais pu lui faire fran­­chir la Manche. 23e au clas­­se­­ment mondial et assuré de parti­­ci­­per à la Ryder Cup 2014, Victor Dubuis­­son est aujourd’­­hui celui sur lequel reposent de nombreuses attentes. En manque de cham­­pion, le golf en France semble conser­­ver une image confi­­den­­tielle et élitiste, et survit dans l’ombre de son aîné anglo-saxon. Il parle depuis toujours de démo­­cra­­ti­­sa­­tion, mais ces mots sont souvent des songes en dépit de 430 000 licen­­ciés. La victoire d’Ar­­naud Massy en terres anglaises au début du XXe siècle est l’évé­­ne­­ment majeur qui a permis au golf de s’ex­­por­­ter et de deve­­nir un sport inter­­­na­­tio­­nal. Né sur le litto­­ral écos­­sais de la mer du Nord, le golf est le paysage du tableau cultu­­rel britan­­nique. Déjà, au XVe siècle nombreux sont les hommes du royaume d’Écosse qui flânent, clubs archaïques à la main, sur les links : ces longues dunes couvertes d’herbe grasse et de touffes d’ajoncs, idéales pour la pratique de ce jeu. Trop répandu au goût de Jacques II d’Écosse, le golf est inter­­­dit dans un édit de 1457 : selon le roi, il détourne les jeunes hommes des arts défen­­sifs que sont le tir à l’arc et l’es­­crime. Cet acte, première réfé­­rence docu­­men­­tée du golf tel qu’il existe aujourd’­­hui, est ignoré et depuis 500 ans on n’a jamais cessé de pratiquer ce sport en Grande-Bretagne. Les rois s’y essayent, Jacques IV lève le ban en 1502, puis les noble­­men et gent­­le­­men s’en emparent et créent les premiers clubs de golf au XVIIIe siècle pour struc­­tu­­rer la pratique. Le plus emblé­­ma­­tique d’entre eux, le Royal and Ancient Golf Club of Saint Andrews, crée en 1754, est la « maison du golf » où les 13 règles fonda­­men­­tales, toujours appliquées aujourd’­­hui, furent écrites. Au XIXe, la pratique du golf est commune et déjà tradi­­tion­­nelle en Grande-Bretagne, certains joueurs deviennent profes­­sion­­nels (La famille Morris) et l’on orga­­nise des tour­­nois comme le British Open qui naît à Prest­­wick en Écosse en 1860.

Pour Arnaud Massy l’au­­baine est d’être né à deux pas du deuxième golf de France.

Atti­­rés par les villé­­gia­­tures des litto­­raux français, ces mêmes aris­­to­­crates et bour­­geois écos­­sais et anglais emportent avec eux les premiers plans de terrain dans l’Hexa­­gone. Ils passent chaque année une saison en France et veulent exer­­cer leur swing sous le soleil du sud-ouest. Ainsi, à Pau, en 1856, alors véri­­table ville anglaise, est tracé le premier parcours de golf français qui est aussi le premier en dehors du Royaume-Uni. Loisir chéri des lords britan­­niques, le terrain de golf, voisin du cours de tennis, devient un indis­­pen­­sable de la station ther­­male qui se respecte. Cepen­­dant, les links français restent essen­­tiel­­le­­ment un vaste terrain de jeu pour touristes britan­­niques. Il suffit parfois de hasards pour créer une voca­­tion : pour Arnaud Massy l’au­­baine est d’être né à deux pas du deuxième golf de France. Inau­­guré en 1888 dans une ambiance so british, le Golf du Phare de Biar­­ritz est conçu par des archi­­tectes recon­­nus et eux-aussi Anglais : Tom et Willie Dunn. Un conseiller de la reine Victo­­ria est dési­­gné pour prési­­der le Biar­­ritz Golf Club et la conquête de ce nouveau terri­­toire golfique est le sujet d’ar­­ticles dans les maga­­zines spor­­tifs outre-manche : les Britan­­niques sont séduits par ce nouveau parcours où l’on peut s’adon­­ner à sa passion même en hiver. D’après un article de The Field de 1890, « l’air qu’on respire [au golf du Phare] produit l’ef­­fet du cham­­pagne ; après l’avoir aspiré quelques temps, les compa­­triotes anglais […] voient leur épiderme chan­­ger à vue d’œil et trouvent que la vie a encore du bon. » Rien que ça. Mais indé­­nia­­ble­­ment, fin XIXe, le golf, même lorsqu’il est pratiqué sur le conti­nent, a toujours un passe­­port britan­­nique.

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Loin du faste aris­­to­­cra­­tique

Loin du faste aris­­to­­cra­­tique, mais voisin des greens, Arnaud Massy, le précur­­seur du golf français, est issu d’une famille de paysans basques. Tantôt mousse sur un sardi­­nier, tantôt écolier, c’est avec le regard d’un gamin de 10 ans que le Biar­­rot voit débarquer ces voya­­geurs, sujets de la reine Victo­­ria. Avec des cama­­rades de classe, il gagne quelques pièces en deve­­nant cadet pour les joueurs britan­­niques qui s’en­­traînent sur le parcours du Phare. Le vif esprit de compé­­ti­­tion qui l’ani­­mera le reste de sa carrière naît des parties clan­­des­­tines qu’il dispute sur un terrain vague où ses amis et lui installent deux trous de fortune. En ce qui concerne le maté­­riel, c’est une autre histoire, d’après Massy lui-même, à l’époque, possé­­der un club repré­­sente « à peu près le summum de l’opu­­lence ». Alors, certains rafis­­tolent des morceaux de cannes cassées, d’autres se contentent de bâtons prenant à peu près la forme d’une tête de driver, lui, par chance trouve l’objet de ses convoi­­tises, aban­­donné dans une remise. Seul détail : le club qu’il s’ap­­pro­­prie est celui d’un gaucher, mais, passionné, déter­­miné et travailleur Arnaud Massy apprend à frap­­per la balle de son côté faible. Le jeune garçon suit à la trace ses aînés et pousse l’imi­­ta­­tion jusque dans le talent. Massy s’ap­­plique, se confronte à ses employeurs et à ses profes­­seurs. Les habi­­tués du golf du Phare remarquent ce jeune homme bourru, entêté mais talen­­tueux. Toujours dési­­reux de s’amé­­lio­­rer, et pour ne rien louper de ce que lui enseignent ses maîtres britan­­niques, Massy, au cours de son adoles­­cence, réap­­prend tous les coups, en droi­­tier, afin de gagner encore en puis­­sance et en préci­­sion. « L’imi­­ta­­tion, en golf, est le grand secret de l’ex­­cel­­lence », d’après Henry Leach qui iden­­ti­­fie ainsi parfai­­te­­ment la force prin­­ci­­pale du golfeur français dans un article pour The Ameri­­can Golfer en 1916.

L’ex­­plo­­ra­­teur cham­­pion

Le golf balbu­­tie en France et cela ne suffit pas à Arnaud Massy qui veut affron­­ter de nouveaux adver­­saires et si possible deve­­nir l’égal des bons joueurs qu’il côtoie. Quoi de mieux alors que de visi­­ter un temps la patrie du golf pour progres­­ser encore et deve­­nir l’un des meilleurs ? Lorsque le très respecté Everard Hambro, banquier écos­­sais, dont la famille est à l’ori­­gine du golf de Biar­­ritz, propose au génial cadet de le rejoindre pour un été à North Berwick à quelques kilo­­mètres à l’est d’Édim­­bourg, afin de se perfec­­tion­­ner, ce dernier n’hé­­site pas une seconde. Le pèle­­ri­­nage du jeune français, en 1898, sur les terres qui ont vu naître son sport s’avère effi­­cace. Il est initié à la fabri­­ca­­tion des cannes par Hutchin­­son, le gérant d’une boutique de golf répu­­tée. À North Berwick, Massy côtoie Ben Sayers : un joueur profes­­sion­­nel, archi­­tecte de terrains, fabriquant de clubs et profes­­seur des princes et des nobles ; et s’en­­traîne avec Davie Grant qui a remporté à deux reprises le British Open mais qui est égale­­ment appré­­cié pour ses quali­­tés de péda­­gogue. Les progrès du jeune homme sont consi­­dé­­rables et plusieurs étés il renou­­velle l’ex­­pé­­rience. En plus du labeur tech­­nique dont il s’ac­­com­­mode, Arnaud Massy s’im­­prègne de l’es­­sence de son sport en foulant des links histo­­riques. Puis il croise le chemin de l’exemple de la perfec­­tion, le mythe : Harry Vardon. La leçon de style. Fasciné et impres­­sionné, il le voit évoluer dans un match face à Willie Park en 1899, l’An­­glais devient alors sa réfé­­rence. Entre obser­­va­­tions, décou­­vertes, et rencontres, ces voyages répé­­tés dans le berceau du golf enté­­rinent un peu plus la volonté et l’am­­bi­­tion du Biar­­rot de deve­­nir un grand joueur.

L’homme de carac­­tère, acharné et obstiné parvient après des efforts remarqués à obte­­nir un contrat profes­­sion­­nel en Angle­­terre.

L’homme de carac­­tère, acharné et obstiné parvient après des efforts remarqués à obte­­nir un contrat profes­­sion­­nel en Angle­­terre. En 1902 il parti­­cipe à son premier British Open. En tant que premier parti­­ci­­pant étran­­ger, Massy est une curio­­sité. Malgré un talent indé­­niable, il n’ob­­tient que la dixième place. Son iras­­ci­­bi­­lité et son manque de concen­­tra­­tion lui portent encore préju­­dice. Deux ans plus tard il se marie à une Écos­­saise. Le Basque est tombé dans les bras de la Perfide Albion, séduit par ses jeux et ses femmes, et délais­­sant par la même occa­­sion ses compa­­triotes pour­­tant atten­­tifs à ses exploits. Car à Paris, le golf a besoin d’une figure. Pierre Deschamps, président du golf de Paris–La Boulie dès 1901, a de grands projets : il veut orga­­ni­­ser une compé­­ti­­tion en France réunis­­sant les meilleurs joueurs du monde. Enchanté par ce dessein, Arnaud Massy devient le joueur profes­­sion­­nel atti­­tré du club pari­­sien, à condi­­tion qu’il puisse parti­­ci­­per libre­­ment à n’im­­porte quelle compé­­ti­­tion et notam­­ment à l’Open britan­­nique. Le premier Grand Omnium de Paris a lieu en 1906 et réunit Britan­­niques et Français, et Arnaud Massy s’im­­pose pour la première fois face à ses pairs d’outre-manche. Rendez-vous est pris, le Français n’est plus un simple élève et promesse est faite d’al­­ler défier les maîtres sur leur domaine. Hoylake, 1907. C’est dans cette ville de la banlieue de Liver­­pool qu’a lieu le 46e British Open. Rempor­­ter le British Open permet à son vainqueur de marquer l’his­­toire de son sport. Plus pres­­ti­­gieux qu’un tour de France et plus histo­­rique qu’une coupe du monde de foot­­ball, le plus ancien des quatre tour­­nois majeurs de golf, qui désigne le « cham­­pion golfer of the year », a lieu tous les ans en Grande-Bretagne depuis 1860. Malgré une pluie battante et des bour­­rasques de vent, l’élite du golf mondial, des Anglais, des Écos­­sais et des Améri­­cains essen­­tiel­­le­­ment, est présente. Près de 200 joueurs sont prêts à se dispu­­ter la fameuse aiguière. Arnaud Massy, fort de ses victoires anté­­rieures, est redouté. Dès le premier tour, il prend la tête du tour­­noi, il fait preuve de puis­­sance et d’as­­su­­rance.

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Cet Open est celui de Massy

Son jeu est irré­­pro­­chable et il tutoie la perfec­­tion lorsqu’il s’agit d’uti­­li­­ser le driving-iron offert par son adver­­saire mais ami Andrew Kirkaldy. Cet Open est celui de Massy. Il vient à bout de ses réfé­­rences : J.H. Taylor, James Braid et bien sûr Harry Vardon. La perfor­­mance est unique et épatante. Signe que ce jour était sien, Arnaud Massy apprend, alors qu’il lève le trophée, que sa femme vient de donner nais­­sance à une petite fille qui aura pour deuxième prénom : Hoylake. Il est le premier joueur étran­­ger à graver son nom au palma­­rès de ce tour­­noi mythique et sa victoire est unani­­me­­ment recon­­nue. Lui se contente de dire qu’ha­­bi­­tué à frap­­per la balle sous le vent de la côte basque il a été avan­­tagé par son expé­­rience. Mais l’ex­­ploit mérite triomphe, et le triomphe sera double. On fête le retour de l’homme victo­­rieux aussi bien à North Berwick qu’à Paris. Cet événe­­ment marque bien sûr l’apo­­gée d’un parcours person­­nel, celui d’un golfeur talen­­tueux et appliqué. Mais c’est aussi la renais­­sance d’un sport à diffé­­rentes échelles. Inspiré par les britan­­niques, Arnaud Massy a agi en explo­­ra­­teur. Le golf était jusque là cloî­­tré dans un cocon anglo-saxon, enfermé dans des règles qui pouvaient paraître strictes et hermé­­tiques. Il a fallu la curio­­sité insa­­tiable d’un enfant basque passionné pour que la tradi­­tion cède. Dès lors, le golf ne sera plus un jeu d’An­­glais mais bien un sport inter­­­na­­tio­­nal.

Massy ambas­­sa­­deur

« Vive l’en­­tente cordiale ! » C’est par ces mots que Massy conclut son discours de vainqueur au British Open, célé­­brant ainsi les accords diplo­­ma­­tiques signés quelques années aupa­­ra­­vant entre la France et l’An­­gle­­terre et son affec­­tion pour les deux pays qui ont donné nais­­sance à sa carrière. L’aven­­ture spor­­tive du Français ne se résume cepen­­dant pas à des allers-retours Paris-Londres. Son titre obtenu, sa popu­­la­­rité gran­­dit et il est invité à parti­­ci­­per à des matchs d’ex­­hi­­bi­­tions et à de nouveaux tour­­nois.

Cet homme tenace, fier et talen­­tueux a changé le visage de son sport, lui a fait fran­­chir des fron­­tières.

Ainsi, dès l’hi­­ver 1907 il affronte à Cannes pour le plai­­sir du Grand Duc Michel de Russie les dieux britan­­niques du fair­­way : il les bat de nouveau. Par la suite, il est le premier à inscrire son nom au palma­­rès de nouveaux Opens : il remporte celui de Belgique en 1910 et celui d’Es­­pagne en 1912 puis en 1927 et 1928. En 1911 il termine deuxième du British Open, riva­­li­­sant encore avec les meilleurs. Accom­­pa­­gné de Jean Gassiat, Louis Tellier et Eugène Lafitte, le meneur des mousque­­taires du golf comme on les surnomme alors, s’offre même une victoire contre l’équipe améri­­caine dans une rencontre orga­­ni­­sée par Pierre Deschamps en 1913. Le basque est devenu l’égal des cham­­pions britan­­niques. Ce porte-drapeau du golf français a ainsi parti­­cipé à la démo­­cra­­ti­­sa­­tion de son sport à travers le monde. Le golf entre dans une nouvelle ère où la distinc­­tion entre le loisir d’an­­tan et la compé­­ti­­tion spor­­tive est plus flagrante. Le Great Trium­­vi­­rat composé de Harry Vardon, J.H. Taylor et James Braid domine encore un temps les greens et terrasse de nombreux adver­­saires. Ils remportent à eux trois 16 des 21 British Open qui ont lieu entre 1894 et 1914. Puis, dans les années 1920, les Améri­­cains prennent le relais : Bobby Jones le « Mozart du Golf » collec­­tionne les trophées et est adulé. C’est dire le talent et l’ex­­ploit accom­­pli par Arnaud Massy de s’im­­po­­ser au plus haut niveau pendant plus de 25 ans. Deux signes prouvent que le golf a changé entre les débuts du Basque et la fin de sa carrière : en 1911 il écrit un livre inti­­tulé Le Golf qui trois ans plus tard est traduit en anglais, et, pour célé­­brer sa retraite, le génie français fait une tour­­née d’adieu de trois mois en Floride.

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Tour­­noi de golf dames au Jeux olym­­piques pari­­siens de 1900

Les britan­­niques n’ont plus le mono­­pole. De nouveaux tour­­nois sont crées : l’US Open qui a lieu outre-atlan­­tique, le cham­­pion­­nat inter­­­na­­tio­­nal amateur des États-Unis et le cham­­pion­­nat inter­­­na­­tio­­nal amateur de Grande-Bretagne. Oscar Bane utilise l’ex­­pres­­sion de Grand Chelem lorsque Bobby Jones remporte les quatre à la suite. Les nouveaux cham­­pions sont améri­­cains. En Europe conti­­nen­­tale, le golf connaît un vrai boom : de nouveaux parcours voient le jour et les joueurs sont de plus en plus nombreux. Arnaud Massy, ambas­­sa­­deur de ce nouveau golf inter­­­na­­tio­­nal, s’ef­­face et quitte le milieu. Il s’exile un temps au Maroc. Le golf garde une place impor­­tante dans sa vie: il donne des cours, écrit des livres d’ini­­tia­­tion. Il passe sa fin de vie dans l’ou­­bli et le dénue­­ment sans retrou­­ver de club d’at­­tache, ne lais­­sant au golf français que le premier chapitre de son histoire. Même si le golf français connaît depuis les années 1980 un fort déve­­lop­­pe­­ment avec un nombre de licen­­ciés crois­­sant (envi­­ron 415 000 en 2013), le succes­­seur de Arnaud Massy ne s’est jamais présenté. Cet homme tenace, fier et talen­­tueux a changé le visage de son sport, lui a fait fran­­chir des fron­­tières. Le golf est aujourd’­­hui pratiqué au quatre coins du globe, de nouveaux cham­­pions inter­­­na­­tio­­naux ont fait tomber les anglo-saxons. L’Es­­pa­­gnol Seve­­riano Balles­­te­­ros est le second joueur non-britan­­nique qui remporte le British Open en 1979. Cepen­­dant, malgré ce précur­­seur charis­­ma­­tique, jamais le golf français n’a pu titiller le golf anglo-saxon, pas davan­­tage d’ailleurs qu’il n’a su déran­­ger les quelque cham­­pions ibériques et autres étran­­gers venus ramas­­ser les miettes lais­­sées par les Britan­­niques et Améri­­cains. Pratique ésoté­­rique, il souffre toujours de cette répu­­ta­­tion élitiste. Les initiés français regrettent que leur sport soit ainsi déni­­gré et espèrent qu’a­­vec la Ryder Cup 2018, orga­­ni­­sée en France, et l’ar­­ri­­vée de Victor Dubuis­­son parmi les nouveaux ténors du circuit, le golf puisse enfin rayon­­ner. Toute­­fois, ce qui fait la force du golf au Royaume-Uni, c’est son histoire et son rôle dans la culture locale. De l’autre côté de la Manche, le golf boit du thé, salue la reine et écoute les Beatles. Son petit cousin français, en manque d’iden­­tité, doit peut-être alors se rappe­­ler au bon souve­­nir de sa gloire passée, de son unique cham­­pion : Arnaud Massy.


Couver­­ture : Balle de golf.
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