par Nicolas Prouillac et Arthur Scheuer | 3 avril 2015

La musique reten­­tit soudain et les machines à fumée s’en­­clenchent, annonçant l’im­­mi­­nence du combat prin­­ci­­pal de ce vendredi soir à Bang­­kok. Chacune à leur tour, deux combat­­tantes s’avancent vers le ring. Chom­­ma­­nee Sor Taehi­­ran, célèbre cham­­pionne thaï­­lan­­daise, entre sous les accla­­ma­­tions d’un public majo­­ri­­tai­­re­­ment local, suivie par la chal­­len­­ger polo­­naise Martyna Krol, qui marche d’un pas résolu. Au pied du ring, Martyna resserre le haut de sa tenue de combat deux pièces mal ajus­­tée. Elle monte sur le ring en se glis­­sant sous les cordes et rajuste à nouveau sa bras­­sière trop lâche. Dans le coin rouge, Chom­­ma­­nee fait face à ses entraî­­neurs et se frotte les yeux, en prenant soin de ne pas étaler le maquillage qu’elle porte pour l’évé­­ne­­ment. Le combat phare de ce soir sera poten­­tiel­­le­­ment regardé par des millions de télé­s­pec­­ta­­teurs à travers toute la Thaï­­lande, et les promo­­teurs veulent que les combat­­tantes soient télé­­gé­­niques.


Sarah RankinMaquillage en coulissesCrédis : Lindsey Newhall
Sarah Rankin
Les coulisses du show
Crédis : Lind­­sey Newhall

Les haut-parleurs diffusent la voix grésillante du présen­­ta­­teur, qui scande « Sud suay muay thaï ! » (« Superbe muay-thaï ! ») alors que Chom­­ma­­nee et Martyna se mettent en garde et se préparent à l’af­­fron­­te­­ment.

En coulisses

Les Anges du muay-thaï consti­­tuent certes une compé­­ti­­tion exclu­­si­­ve­­ment fémi­­nine, mais ce n’est pas la seule ayant lieu à l’Au­­to­­rité des sports de Thaï­­lande ce soir. Le World Muay­­thai Coun­­cil (WMC) a égale­­ment programmé une compé­­ti­­tion mascu­­line durant laquelle s’af­­fron­­te­­ront trois groupes de quatre combat­­tants. Les présen­­ta­­teurs nous apprennent que ces deux compé­­ti­­tions ont lieu en l’hon­­neur du « World Muay Thai Day » (la jour­­née mondiale de la boxe thaï­­lan­­daise), le 6 février 2015. En ce jour, le gouver­­ne­­ment thaï­­lan­­dais fête le tricen­­te­­naire du couron­­ne­­ment du roi Somdet Phra Sanphet VIII, qu’on surnomme souvent le père du muay-thaï. Pour célé­­brer le muay-thaï sous tous ses aspects, le WMC a mélangé son tour­­noi mascu­­lin à celui fémi­­nin des Anges du muay-thaï. Les combats fémi­­nins et mascu­­lins attirent chacun un public parti­­cu­­lier : le mélange des deux appor­­tera peut-être au WMC l’au­­di­­mat qu’il souhaite atteindre. L’or­­ga­­ni­­sa­­tion affirme qu’il s’agit d’une tenta­­tive de promou­­voir le muay-thaï fémi­­nin, ainsi que de faire connaître la campagne lancée par le Secré­­ta­­riat géné­­ral des Nations Unies, bapti­­sée « Tous unis pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes ». Mais pour ces dernières, la règle est la suivante : vous devez être belles. Une chose est sûre, on ne demande pas aux hommes de se maquiller.

Sarah RankinEntrée sur le ringCrédits : Lindsey Newhall
Sarah Rankin
Entrée sur le ring
Crédits : Lind­­sey Newhall

Plus tôt dans la soirée, la Néo-zélan­­daise Sarah Rankin reste assise patiem­­ment dans les coulisses le temps qu’une maquilleuse thaï­­lan­­daise s’af­­faire auprès d’elle. L’ad­­ver­­saire de Sarah, Nong Am, âgée de seule­­ment 17 ans mais déjà bien connue dans le circuit du muay-thaï, est assise à quelques mètres de là : son entraî­­neur lui bande les mains. Nong Am lève les yeux et sourit à une cama­­rade combat­­tante thaï­­lan­­daise qui s’ap­­proche en essuyant les gouttes de sueur qui perlent à son front. « Alors, ce combat ? » demande-t-elle à son amie. « J’ai gagné », répond l’autre boxeuse en souriant. L’amie de Nong Am, Saifa, 20 ans, s’en­­traîne dans le gymnase fami­­lial en Thaï­­lande du Nord depuis qu’elle est âgée de 11 ans. Elle était alors l’unique fille du groupe. Neuf ans plus tard, elle suit un cursus de sciences du sport à l’uni­­ver­­sité et s’en­­traîne à plein temps dans l’es­­poir de deve­­nir profes­­seure d’EPS et entraî­­neuse de muay-thaï une fois son diplôme obtenu. Saifa boit une gorgée d’eau et annonce à Nong Am qu’elle a gagné son combat contre l’Ita­­lienne Miriam Sabot, aux points, mais que l’af­­fron­­te­­ment a été diffi­­cile. Avec plus de quatre-vingt combats à leur actif chacune, Saifa et Nong Am s’ac­­cordent à dire qu’elles préfé­­re­­raient combattre d’autres Thaï­­lan­­daises que des étran­­gères. « Les étran­­gères sont souvent plus massives et plus fortes que les Thaï­­lan­­daises », explique Saifa. « Et elles commencent à nous rattra­­per sur le plan tech­­nique. » Nong Am est d’ac­­cord, et ajoute que si elle avait le choix, elle combat­­trait une Thaï­­lan­­daise car leur tech­­nique est semblable. « Je sais à quoi m’at­­tendre quand je me bats avec une autre Thaï­­lan­­daise. » Ce soir, chacun des huit combats des Anges du muay-thaï oppose une Thaï­­lan­­daise à une combat­­tante étran­­gère. Personne, qu’im­­porte sa natio­­na­­lité, n’échappe à l’obli­­ga­­tion de s’ap­­prê­­ter, pas même Lomma­­nee, qui cultive un look de garçonne et peste alors que les profes­­sion­­nels s’af­­fairent autour d’elle.

LommaneeMaquillée égalementCrédits : Lindsey Newhall
Lomma­­nee
Son entraî­­neur lui bande les mains
Crédits : Lind­­sey Newhall

À l’op­­posé du spectre cosmé­­tique, on trouve la combat­­tante polo­­naise Martyna Krol, qui est arri­­vée à l’évé­­ne­­ment déjà maquillée. « J’aime ça », avoue-t-elle. « Je veux être belle quand je combats. » La combat­­tante irlan­­daise Kelly Cree­­gan n’est pas d’ac­­cord avec elle et trouve l’obli­­ga­­tion de se maquiller « abso­­lu­­ment ridi­­cule ». Elle dit comprendre que le maquillage soit néces­­saire pour les photos promo­­tion­­nelles de l’évé­­ne­­ment. « Mais je ne sais pas pourquoi ils veulent que nous soyons maquillées pendant les combats. » Le maquillage de Saifa n’est plus aussi chargé après qu’elle a trans­­piré et combattu au corps à corps pendant trois longs rounds sur le ring. Saifa est lucide sur la ques­­tion : « C’est simple­­ment du marke­­ting. Les promo­­teurs veulent que les femmes s’in­­té­­ressent au muay-thaï. Montrer de jolies combat­­tantes est l’un des prin­­ci­­paux attraits des Anges du muay-thaï, et si cela donne envie à plus de femmes de se mettre à la boxe thaï­­lan­­daise, je pense que c’est une bonne chose. »

« Si tu te bats unique­­ment pour l’argent, c’est que tu ne fais pas le bon sport. » – Sarah Rankin

Les mains bandées et le visage parfai­­te­­ment maquillé, Nong Am rit nerveu­­se­­ment quand on aborde la ques­­tion. Elle n’a pas encore combattu et dit être un peu inquiète de devoir porter du maquillage pendant le combat. Et si jamais il lui coule dans les yeux ? Ou si un coup de coude lui laisse une coupure et que le maquillage s’in­­filtre dans la plaie ? « Je ne porte pas de maquillage à l’en­­traî­­ne­­ment », déclare-t-elle, « et je suis un peu mal à l’aise à l’idée d’en porter sur le ring. Mais il faut être maquillée pour les Anges. Le public est venu en masse et le promo­­teur affirme que si nous sommes radieuses sur le ring, il n’en sera que plus nombreux. » Saifa lisse sa bras­­sière rouge aux couleurs des Anges, essayant vaine­­ment de la faire descendre pour couvrir un peu plus son ventre. « Si j’étais aux commandes de la soirée, je nous ferais porter des hauts moins courts. »

Sarah vs. Nong Am

Quelques minutes plus tard, après s’être chan­­gée, Saifa souhaite bonne chance à Nong Am et court vers les premiers rangs pour regar­­der son petit ami combattre dans une des rencontres mascu­­lines. Saifa et Anan­­ta­­dej Petch­­su­­pa­­pan se sont rencon­­trés dans une salle de muay-thaï, et mettent toujours un point d’hon­­neur à se soute­­nir l’un l’autre pendant leurs combats. Il l’a vue gagner plus tôt dans la soirée, et elle l’en­­cou­­rage à présent pour son premier combat dans un tour­­noi oppo­­sant quatre combat­­tants. C’est un véri­­table géant thaï­­lan­­dais de 23 ans, impo­­sant et inti­­mi­­dant, une version boxe thaï de Max dans La Famille Addams. Son combat contre le Guya­­nais Rémi Vectol a duré les trois rounds, mais Anan­­ta­­dej a décro­­ché une victoire sereine, ainsi qu’une place en finale du tour­­noi.

Sarah et Nong Am Deux techniques de combat Crédits : Lindsey Newhall
Sarah et Nong Am
Deux tech­­niques de combat
Crédits : Lind­­sey Newhall

Peu après le combat d’Anan­­ta­­dej, Sarah Rankin grimpe sur le ring pour faire face à Nong Am. La foule acclame les deux femmes aussi bruyam­­ment qu’elle a acclamé les hommes. Sarah et Nong Am vont toutes deux rempor­­ter envi­­ron 10 000 bahts (un peu moins de 300 euros), comme les autres femmes qui combattent ce soir. Ni l’une ni l’autre ne savent combien gagnent les hommes. L’argent n’a de toute façon jamais été une véri­­table moti­­va­­tion pour Sarah. « Si tu te bats unique­­ment pour l’argent, c’est que tu ne fais pas le bon sport. » Le combat de Sarah et Nong Am dure les trois rounds de rigueur. La foule est comblée, et elle l’est plus que jamais en raison de la diffé­­rence physique entre les combat­­tantes : c’est un combat rela­­ti­­ve­­ment équi­­li­­bré oppo­­sant une Néo-zélan­­daise, grande et agile, à une Thaï­­lan­­daise, puis­­sante et trapue. Au final, Nong Am est décla­­rée gagnante. Sarah quitte le ring, l’air épui­­sée mais néan­­moins satis­­faite, bien qu’elle ait perdu aux points. Elle jette un œil aux photo­­graphes entou­­rant le ring et rit, alors qu’elle tente de reprendre son souffle. « Avec un peu de chance, parmi toutes ces camé­­ras autour de nous, l’une d’elle aura bien réussi à filmer le coup de pied que j’ai lancé. »

Martyna vs. Chom­­ma­­nee

Le combat prin­­ci­­pal débute peu après : la Polo­­naise Martyna Krol affronte une des meilleures combat­­tantes thaï­­lan­­daises, Chom­­ma­­nee Sor Taehi­­ran. Sous les yeux d’un public s’éle­­vant à plus d’un million de télé­s­pec­­ta­­teurs suivant l’évé­­ne­­ment en direct chez eux, sans comp­­ter les centaines de personnes exul­­tant dans les gradins, les combat­­tantes ne retiennent pas leurs coups. Ce n’est pas la première fois que Martyna et Chom­­ma­­nee se retrouvent face à face. Elles se sont rencon­­trées sur le ring deux mois aupa­­ra­­vant lors de la Coupe du Roi. Depuis, elles se sont toutes deux entraî­­nées spéci­­fique­­ment avec l’autre en tête, leurs entraî­­neurs les aidant à iden­­ti­­fier et exploi­­ter les faiblesses dans leurs jeux respec­­tifs. Martyna voit sa confiance initiale vaciller dans le premier round. De leur dernier combat, elle se souve­­nait que Chom­­ma­­nee pratiquait un muay-thaï très porté sur les pieds, mais pas qu’elle était si forte au corps à corps. Mise en diffi­­culté par les coups de pied de Chom­­ma­­nee, Martyna la pousse à combattre à très courte portée et essaie de la prendre au corps à corps pendant les deux premiers rounds. Chom­­ma­­nee ne recule pas et accueille Martyna avec une terrible volée de coups de pied.

Martyna et ChommaneeDernier roundCrédits : Lindsey Newhall
Martyna et Chom­­ma­­nee
Dernier round
Crédits : Lind­­sey Newhall

La cloche reten­­tit et les combat­­tantes retournent dans leurs coins respec­­tifs. « Conti­­nue à lui mettre la pres­­sion », souffle l’en­­traî­­neur de Martyna, lui rappe­­lant à quel point Chom­­ma­­nee était fati­­guée dans le troi­­sième round de la Coupe du Roi. « Si tu conti­­nues à lui mettre la pres­­sion, tu vas gagner ce combat. Reste au corps à corps, mets-toi hors de portée de ses coups de pied. » Arrive le dernier round. Martyna harcèle Chom­­ma­­nee, la projette au sol et la fait presque passer entre les cordes et hors du ring. Elle exécute une saisie à la tête et lui porte trois coups de genou avant que l’ar­­bitre, une femme égale­­ment, ne les sépare. Chom­­ma­­nee relève le gant. Mieux entraî­­née qu’elle ne l’était pour leur dernier combat deux mois aupa­­ra­­vant, elle essaie d’échap­­per au corps à corps de Martyna, s’ap­­puyant pour ce faire sur sa propre vitesse et ses jambes puis­­santes.

Des huit matchs dispu­­tés par les Anges du muay-thaï, seules deux compé­­ti­­trices étran­­gères se sont vues décer­­ner la victoire.

Les deux combat­­tantes soufflent et se détendent instan­­ta­­né­­ment alors que la cloche reten­­tit et signale la fin du combat. Elles s’étreignent fuga­­ce­­ment et saluent chacune le coin de l’autre. Martyna s’ap­­proche du centre du ring pour entendre la déci­­sion, et sent l’inquié­­tude l’en­­va­­hir imper­­cep­­ti­­ble­­ment. Son équipe lui répète qu’elle a gagné, et elle pense aussi qu’elle pour­­rait bien l’avoir emporté. Mais Chom­­ma­­nee s’était prépa­­rée au combat. Sachant que Martyna était une combat­­tante de corps à corps, elle et son équipe se sont proba­­ble­­ment exer­­cées aux tech­­niques de corps à corps dans les semaines précé­­dant la rencontre. Chom­­ma­­nee est douée, c’est une combat­­tante de premier plan et ses fans la recon­­naissent dans la rue. Dans les secondes qui précèdent le verdict final des juges, le malaise de Martyna gran­­dit. L’ar­­bitre lève la main du coin rouge. La victoire est pour Chom­­ma­­nee. Soula­­gée, Chom­­ma­­nee vacille, prend à nouveau Martyna dans ses bras et salue la foule en délire. Mani­­fes­­te­­ment déçue, Martyna descend du ring et se dirige vers son coin en proie au chaos, car ses entraî­­neurs et coéqui­­piers affirment que la déci­­sion est injuste. Le proprié­­taire et promo­­teur du Sasi­­prapa Gym, Thakoon Pong­­su­­pha, tempête face aux juges alors que Martyna se glisse dans les coulisses avec le reste de ses coéqui­­piers.

Remise des prix

De retour au pied du ring dans le coin rouge, Saifa lance des cris d’en­­cou­­ra­­ge­­ment alors que son petit ami Anan­­ta­­dej affronte l’Ir­­lan­­dais Shane O’Neill dans le dernier combat de la soirée. Shane essaie de tenir tête, mais il est mis au sol par une vicieuse combi­­nai­­son assé­­née par le boxeur thaï­­lan­­dais. Shane parvient à se remettre sur pieds et se tient bien droit au moment même où l’ar­­bitre compte 10. Pas assez vite pour cet arbitre cepen­­dant, et la victoire est décer­­née à Anan­­ta­­dej.

Anantadej Petchsupapan Vainqueur de la compétition masculine Crédits : Lindsey Newhall
Anan­­ta­­dej Petch­­su­­pa­­pan
Vainqueur de la compé­­ti­­tion mascu­­line
Crédits : Lind­­sey Newhall

Un quart d’heure plus tard, Saifa regarde avec fierté la scène prin­­ci­­pale, alors qu’A­­nan­­ta­­dej et les autres vainqueurs du tour­­noi reçoivent leur trophée. Trois femmes sont accueillies sur scène : Nata­­sha Sky, Nong Am et Chom­­ma­­nee. Un repré­­sen­­tant de la campagne de l’ONU apporte un trophée unique à chacune d’entre elles. Nata­­sha tient fébri­­le­­ment le sien au-dessus de sa tête, poin­­tant du doigt l’ins­­crip­­tion en thaï­­lan­­dais signi­­fiant « Meilleure tech­­nique ». Des huit matchs dispu­­tés par les Anges du muay-thaï, seules deux compé­­ti­­trices étran­­gères, l’Aus­­tra­­lienne Nata­­sha Sky et la Turque Funda Diken, se sont vues décer­­ner la victoire. Après la céré­­mo­­nie de remise des prix, Anan­­ta­­dej descend de scène et rejoint les bras de sa petite amie et ceux de ses coéqui­­piers. Saifa a déjà reçu la bourse pour son combat, 10 000 bahts. Ce n’est un secret pour personne qu’A­­nan­­ta­­dej a gagné bien davan­­tage pour le sien. Se présen­­ter au tour­­noi hommes lui a déjà garanti une bourse de 40 000 bahts, quatre fois ce qu’a gagné Saifa. Il en a gagné 80 000 de plus après avoir gagné son premier combat, et rafle main­­te­­nant la baga­­telle de 150 000 bahts (envi­­ron 4 500 euros) pour avoir remporté les deux. Saifa m’a assuré un peu plus tard que ça ne la déran­­geait pas que son petit ami gagne telle­­ment plus qu’elle, malgré le fait que le muay-thaï fémi­­nin avait été vendu comme le spec­­tacle clé de ce tour­­noi. « Il a combattu dans un tour­­noi, pas moi », déclare-t-elle. « Je ne me suis jamais battue en tour­­noi. J’en aurai peut-être l’oc­­ca­­sion un jour, mais ce genre d’op­­por­­tu­­nité est assez rare pour les femmes. »

Cérémonie de remise des prixCrédits : Lindsey Newhall
Céré­­mo­­nie de remise des prix
Crédits : Lind­­sey Newhall

Traduit de l’an­­glais par Clément Martin d’après l’ar­­ticle « The World Muay Thai Angels: Marke­­ting the Women Figh­­ters of Thai­­land », paru dans Fight­­land. Couver­­ture : Nong Am, par Lind­­sey Newhall.

Down­load WordP­ress Themes Free
Down­load Premium WordP­ress Themes Free
Down­load WordP­ress Themes
Premium WordP­ress Themes Down­load
udemy course down­load free
Free Download WordPress Themes
Free Download WordPress Themes
Premium WordPress Themes Download
Free Download WordPress Themes
free download udemy course

Plus de wild