par Ulyces | 0 min | 10 avril 2015

Phéno­­mènes

Il est envi­­ron 23 heures, par une nuit de février froide et venteuse, et Gaurav Tiwari, accom­­pa­­gné de trois de ses enquê­­teurs, se trouve à l’ex­­té­­rieur de la fron­­tière nord de Delhi, aux envi­­rons de Sant Nagar. Le lieu abrite de petites maisons en béton et des parcelles de terre vides bordant une auto­­route char­­gée. L’équipe installe son équi­­pe­­ment dans la maison de plain-pied d’Anu­­rag Sharma. Sharma, 33 ans, dirige un commerce de proxi­­mité et vit avec ses parents, sa femme et son enfant dans cette petite maison exiguë pour­­vue d’une seule chambre à coucher.

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Minuit en Inde
Crédits

À l’in­­té­­rieur, une odeur d’égouts flotte densé­­ment dans l’air et de la pein­­ture turquoise s’écaille des murs du séjour, lais­­sant appa­­raître le béton qu’elle recouvre. L’unique chambre à coucher n’a pas de fenêtres, il y a de la moisis­­sure dans un coin de la pièce et de misé­­rables jouets pour enfants sont épar­­pillés un peu partout. Ratta­­ché à cette chambre se trouve un entre­­pôt où sont empi­­lés de vieux mate­­las, ainsi qu’une poupée en plas­­tique qui fixe quiconque entre dans la pièce. Sharma affirme être persé­­cuté par un fantôme : des boîtes d’œufs tombent mysté­­rieu­­se­­ment du plan de travail, sa mère affirme avoir été pous­­sée dans les esca­­liers menant à la terrasse, les lumières vacillent et des objets dispa­­raissent préten­­du­­ment sous ses yeux – le dernier en date étant son diplôme d’études. Ce soir, Tiwari, un grand homme de 28 ans avec une coupe au bol, de grands yeux et une allure de cowboy, est ici pour voir s’il peut trou­­ver la moindre preuve d’ac­­ti­­vité para­­nor­­male. En tant que respon­­sable du Ghost Research & Inves­­ti­­ga­­tors of Para­­nor­­mal (« Recherche de fantômes et enquê­­teurs du para­­nor­­mal », le G.R.I.P.), il guide son équipe alors qu’ils installent des camé­­ras infra­­rouges sur six empla­­ce­­ments dans la maison et sur la terrasse. Les camé­­ras sont reliées à une petite télé­­vi­­sion, à côté du séjour, qui diffuse des images floues en noir et blanc. Des mesures de base concer­­nant la tempé­­ra­­ture, l’hu­­mi­­dité et les champs élec­­tro­­ma­­gné­­tiques (CEM) ont déjà été effec­­tuées. L’ap­­pa­­ri­­tion d’un élément contraire à ces données pour­­rait prou­­ver la présence d’un esprit. Des orbes appa­­raissent furti­­ve­­ment sur l’écran de la télé­­vi­­sion. Tiwari ne les prend pas en compte. Il explique que c’est géné­­ra­­le­­ment ce qui enthou­­siasme les chas­­seurs de fantômes amateurs, mais qu’il ne s’agit proba­­ble­­ment que de parti­­cules de pous­­sières. L’équipe place d’autres acces­­soires dans la chambre. Il y a deux camé­­scopes : l’un est doté d’un objec­­tif de vision nocturne et l’autre est un appa­­reil à spectre complet. Selon Tiwari, étant donné que les esprits se mani­­festent la nuit, il est possible de les filmer. Du lit, un poin­­teur laser projette une grille de points verts sur le mur, réfrac­­tée par tout ce qui passe devant, qu’il s’agisse d’une entité humaine ou non. Ils ont aussi d’autres outils sous la main, comme un K-II meter qui mesure les CEM et ressemble à une télé­­com­­mande bas de gamme ornée de cinq petites LED colo­­rées. De plus, un enre­­gis­­treur de PVE (phéno­­mènes de voix élec­­tro­­nique) enre­­gistre les voix trop aiguës pour qu’une oreille humaine puisse les entendre. La plupart de leurs gadgets viennent des États-Unis. Ils passe­­ront toute la nuit à mesu­­rer la tempé­­ra­­ture. Tiwari explique qu’un esprit puise son éner­­gie dans l’en­­vi­­ron­­ne­­ment qu’il quitte ou dans lequel il pénètre, ce qui crée une chute ou une montée soudaine de la tempé­­ra­­ture. Pendant que les enquê­­teurs s’ins­­tallent, Sharma écoute atten­­ti­­ve­­ment Tiwari parler des esprits (qu’il appelle la « conscience d’une personne défunte ») et des deux prin­­ci­­paux types d’ap­­pa­­ri­­tions : celles des esprits « rési­­duels », qui ne sont visibles que par certaines personnes et consti­­tuent des plis dans le temps, comme une « cassette qui tourne en boucle », et les « appa­­ri­­tions intel­­li­­gentes », lorsqu’un esprit entre en contact avec les vivants en faisant du bruit, en touchant ou en déplaçant des objets.

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Gaurav Tiwari en pleine opéra­­tion
Crédits : Face­­book

Sharma semble lui-même quelque peu habi­­tué aux phéno­­mènes étranges dont, explique-t-il, le voisi­­nage a été témoin à de nombreuses reprises. Une de ses proches voisines affirme avoir vu un vieil homme dispa­­raître sous ses yeux en pleine rue, et une autre déclare avoir ouvert sa porte après avoir entendu une voix d’en­­fant, pour se retrou­­ver devant une vache qui se serait trans­­for­­mée en chien… Il est temps de commen­­cer et tout le monde s’as­­soit silen­­cieu­­se­­ment dans le séjour. Les portes et les fenêtres sont fermées. Dehors, des chiens aboient. Tiwari et Ayesha Mohan, une actrice de Bombay qui a rejoint l’équipe d’enquête pour la nuit, sont dans la chambre à coucher. Tiwari se met à parler en hindi, deman­­dant à l’es­­prit – s’il y en a un – de se mani­­fes­­ter de quelque manière que ce soit. Peu après, la caméra située dans la chambre tombe de sa perche, et la porte donnant sur l’en­­tre­­pôt atte­­nant se ferme. Mohan quitte préci­­pi­­tam­­ment la pièce (elle dit être effrayée par ce qui s’y passe). Les enquê­­teurs, eux, sont enthou­­sias­­més à l’idée que ces inci­­dents puissent être liés à l’exis­­tence d’une présence fanto­­ma­­tique. Tiwari conti­­nue à parler seul dans l’obs­­cu­­rité de la chambre.

« Notre mission est d’éduquer les gens, de faire dispa­­raître leurs peurs. »

Envi­­ron une heure plus tard, deux enquê­­teurs descendent du toit et déclarent qu’ils sont entrés en contact avec un esprit à l’aide du K-II meter. Ils disent que l’es­­prit a répondu par deux lumières ou trois à des ques­­tions concer­­nant son sexe (mascu­­lin) et s’il était amical (oui). Après avoir exploré tous les recoins et fissures de l’en­­droit, aux envi­­rons de 4 h du matin, l’équipe commence à rembal­­ler. Plus tard, dans leur bureau, ils analy­­se­­ront toutes les images et les données qu’ils ont collec­­tées pour trou­­ver la cause de ces appa­­ri­­tions présu­­mées.

Éner­­gies

Chaque mois, Tiwari et ses enquê­­teurs mènent deux à vingt enquêtes sur le terrain. En moyenne, ils reçoivent quarante demandes par mois, parfois beau­­coup plus, de la part de personnes signa­­lant des phéno­­mènes étranges dans leur maison. La plupart des problèmes sont réso­­lus au télé­­phone ou par e-mail.

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L’at­­ti­­rail des enquê­­teurs para­­nor­­maux
Crédits : Face­­book

Lui et son équipe ne sont peut-être pas les premiers en Inde à explo­­rer le domaine para­­nor­­mal, mais Tiwari se consi­­dère comme réso­­lu­­ment moderne, grâce à ses tech­­niques repo­­sant sur des gadgets dernier cri, et son approche didac­­tique des fantômes. Dans un pays pétri de mythes et de super­­s­ti­­tions, il affirme être là pour ensei­­gner au public ce que sont les « véri­­tables phéno­­mènes d’ap­­pa­­ri­­tion » et diffu­­ser l’idée selon laquelle les fantômes sont aussi nuisibles qu’une « abeille ». « Notre mission », précise-t-il, « est d’éduquer les gens, de faire dispa­­raître leurs peurs. » Tiwari préfère être quali­­fié de « cher­­cheur en para­­nor­­mal », par oppo­­si­­tion à chas­­seur de fantômes. Il explique : « Nous n’ai­­mons pas l’ap­­pel­­la­­tion “chas­­seurs de fantômes”, car nous pensons que les fantômes ont un jour été humains, eux aussi. Et nous ne voulons pas pour­­chas­­ser d’autres êtres humains. » Depuis le lance­­ment de son entre­­prise en 2009, Tiwari a travaillé dur pour obte­­nir une certaine recon­­nais­­sance de la part du public. Par l’in­­ter­­mé­­diaire d’une utili­­sa­­tion massive des réseaux sociaux et de décla­­ra­­tions qui, en cassant certains mythes rela­­tifs aux fantômes, ont fait parler d’elles – comme ce fut le cas à Bhan­­garh (leur enquête a été retrans­­mise à la télé­­vi­­sion par Aaj Tak, la chaîne hindi d’in­­for­­ma­­tions la plus regar­­dée en Inde) –, Tiwari a réussi à se forger une iden­­tité en tant qu’enquê­­teur para­­nor­­mal des temps modernes dans son pays.

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Origi­­naire de Luck­­now, Tiwari dit avoir rencon­­tré son premier fantôme en 2007. Il vivait à cette époque à DeLand, en Floride, et suivait un entraî­­ne­­ment pour deve­­nir pilote profes­­sion­­nel lorsqu’un soir, alors qu’il était seul dans sa maison en collo­­ca­­tion, il a entendu des pas, et une voix murmu­­rer son nom au creux de son oreille. Ce n’était que le début d’une semaine effrayante : ses colo­­ca­­taires et lui ont entendu des grin­­ce­­ments sur les fenêtres et vu des gravillons tomber du plafond ; une fille a préten­­du­­ment été témoin d’une appa­­ri­­tion. Ces événe­­ments ont mené Tiwari à revoir sa posi­­tion de « fervent incré­­dule ». Pour expliquer cette expé­­rience, il s’est lancé dans une période d’études inten­­sives, incluant notam­­ment l’ob­­ten­­tion d’at­­tes­­ta­­tions en recherche du para­­nor­­mal avec la branche univer­­si­­taire de ParaNexus, une asso­­cia­­tion de cher­­cheurs et d’enquê­­teurs en phéno­­mènes anor­­maux basée en Floride et fondée en 2008. Tiwari a ramené ses nouvelles compé­­tences en Inde en 2009 et fondé l’In­­dian Para­­nor­­mal Society (IPS) à Delhi, créant ainsi la première branche indienne de ParaNexus. En paral­­lèle, il a lancé le groupe de l’as­­so­­cia­­tion spécia­­lisé dans les fantômes, le G.R.I.P., qui compte actuel­­le­­ment neuf membres prin­­ci­­paux, dont lui, au poste d’enquê­­teur en chef. Trente-quatre cher­­cheurs à mi-temps qui mènent des enquêtes à travers le pays complètent ce réseau.

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Sur le terrain
Crédits : Face­­book

« L’Inde est une terre de guerres », explique Tiwari, « remplie de sites histo­­riques qui sont consi­­dé­­rés comme hantés, car des gens y sont morts. Mais la plupart de ces sites ont un mythe dans l’his­­toire. Peu d’entre eux sont sujets à une véri­­table acti­­vité para­­nor­­male. » 95 % des expé­­di­­tions de l’équipe n’ont pas donné lieu à des acti­­vi­­tés spec­­trales, indique Tiwari, y compris au Fort de Bhan­­ghar, la cité aban­­don­­née du Rajas­­than qui a long­­temps été présen­­tée comme le site le plus hanté de l’Inde. D’autres se sont révé­­lées plus fruc­­tueuses, comme celle réali­­sée dans un bâti­­ment déserté de l’ar­­mée à Meerut, dans l’Ut­­tar Pradesh. Là-bas, Tiwari affirme qu’il a été poussé par une force incon­­nue et que d’autres membres de l’équipe ont enre­­gis­­tré, sur leurs instru­­ments, des bruits étranges et des appa­­ri­­tions. Certains membres du groupe auraient été touchés par des esprits, décri­­vant cette sensa­­tion comme extrê­­me­­ment froide. Les gens contactent le G.R.I.P. par l’in­­ter­­mé­­diaire de son site inter­­­net, de sa page Face­­book active, après avoir regardé des vidéos YouTube ou grâce à sa couver­­ture média­­tique. En se basant sur ses expé­­riences, Tiwari affirme que « la plupart des gens en Inde ne saisissent pas la diffé­­rence entre causes natu­­relles et surna­­tu­­relles (des appa­­ri­­tions) ». En d’autres termes, il y a souvent des expli­­ca­­tions logiques à ce qui est perçu comme des pertur­­ba­­tions fanto­­ma­­tiques. Il cite les plan­­chers qui craquent, les mauvaises instal­­la­­tions élec­­triques, les rongeurs et les fuites de gaz comme causes « natu­­relles » des événe­­ments qui amènent les gens à croire qu’il y a des fantômes dans leur maison. D’autres clients montrent des signes d’ins­­ta­­bi­­lité mentale et sont redi­­ri­­gés vers le psycho­­logue affi­­lié au G.R.I.P. ou vers un méde­­cin. Deux jours après l’enquête de Sant Nagar, Tiwari a envoyé un e-mail à Sharma avec une « lettre de remer­­cie­­ments » et un lien vers une vidéo montrant les décou­­vertes faites cette nuit-là : une appa­­ri­­tion, la dispa­­ri­­tion momen­­ta­­née des points du laser, un orbe avant la chute de la caméra et une femme qui chante ou pleure en fond sonore – tous virtuel­­le­­ment impos­­sibles à discer­­ner sur le clip granu­­leux. Le rapport indique la présence de deux esprits, sans doute un couple qui aurait été tué dans un acci­dent. Il explique ensuite que les esprits sont coin­­cés dans la maison à cause « de ses vibra­­tions et de son éner­­gie néga­­tives ». Pour les aider à quit­­ter les lieux, Tiwari propose d’éta­­blir « l’ordre et l’har­­mo­­nie ». Pour ce faire, il conseille à Sharma de vendre tous ses vieux objets, « les vieilles poupées », et de repeindre la maison.

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Une preuve photo­­gra­­phique, d’après Tiwari
Crédits : Indian Para­­nor­­mal Society

Spec­­tacle

Pour­­tant, quelqu’un comme Tiwari, dont la répu­­ta­­tion en tant qu’ex­­pert de fantômes s’est affir­­mée au fil du temps, fait face à un curieux dilemme. Il explique que son père l’aide toujours sur le plan finan­­cier et que la plupart des membres de son équipe sont des béné­­voles qui travaillent pendant la jour­­née. Il dirige des enquêtes gratui­­te­­ment à la demande, en accord avec le « proto­­cole inter­­­na­­tio­­nal ». Occa­­sion­­nel­­le­­ment, il peut deman­­der à ses clients de rembour­­ser les dépenses liées au trans­­port. Étant donné qu’il n’y a pas d’argent direct en jeu, il s’est diver­­si­­fié avec d’autres méthodes lucra­­tives : vendre, sur son e-store, des t-shirts et des vestes frap­­pés du logo du G.R.I.P., offrir des cours en ligne avec attes­­ta­­tion à la clé pour 25 000 roupies (envi­­ron 370 euros), ou encore enquê­­ter sur des sites hantés pour des chaînes de télé­­vi­­sion. En 2009, Tiwari a été contacté par MTV pour jouer l’ex­­pert en para­­nor­­mal dans Girls Night Out, une série télé-réalité de treize épisodes aux airs de thril­­ler avec un grand prix de 500 000 roupies (envi­­ron 7 350 euros) à la clé pour la concur­­rente qui se sera montrée la plus coura­­geuse après avoir passé une nuit sur un site hanté. « Ils savaient qu’ils allaient amener trois filles sur des sites hantés », explique Tiwari en parlant des produc­­teurs de l’émis­­sion, « mais ils n’étaient pas certains de savoir où exac­­te­­ment, ni quels en seraient les risques. »

Tiwari espère tirer profit de sa visi­­bi­­lité crois­­sante en créant sa propre maison de produc­­tion.

Ainsi, le G.R.I.P. a exploré entre quarante et cinquante sites en Inde suppo­­sé­­ment expo­­sés à un certain niveau d’ac­­ti­­vité para­­nor­­male – des prisons aban­­don­­nées, des pavillons, des forts et même une salle de cinéma qui avait brûlé en 1988, tuant les patrons qui s’y trou­­vaient –, que les produc­­teurs ont réduit à quatorze sites présen­­tés dans l’émis­­sion. « Nous y avons enquêté puis envoyé les filles pour qu’elles vivent des phéno­­mènes para­­nor­­maux », explique Tiwari. L’émis­­sion a été diffu­­sée en septembre 2010, et début 2011, elle a remporté deux récom­­penses pour sa première saison, y compris celle de la Meilleure série de télé-réalité aux Asian Tele­­vi­­sion Awards, à Singa­­pour. L’émis­­sion a donné un coup de pouce à la marque de Gaurav, en parti­­cu­­lier sur les antennes indiennes. « Nous avons croulé sous les offres après Girls Night Out », dit-il, bien que la plupart de ses contacts souhaitent réali­­ser des « émis­­sions de chasse aux fantômes fabriquées de toutes pièces, effrayantes et crous­­tillantes » qui n’étaient pas en harmo­­nie avec les objec­­tifs de l’IPS. Ayesha Mohan, 28 ans, qui était présente lors de l’enquête de Sant Nagar, est une actrice bolly­­woo­­dienne deve­­nue réali­­sa­­trice qui travaille sur un docu­­men­­taire paro­­dique sur les djinns à Delhi. Mohan pense que Girls Night Out est un bon concept, mais elle déclare avoir trouvé le montage final décon­­cer­­tant. « J’au­­rais aimé que le rendu soit plus authen­­tique, vous voyez ? Si rien ne se passe dans une maison, ce n’est pas grave », dit-elle. « Inutile d’ajou­­ter du son et des brui­­tages (sons repro­­duits de pas, de portes qui craquent ou du verre qui se brise) sur la moindre séquence pour la rendre plus spec­­ta­­cu­­laire. »

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Auto­­por­­trait
Crédits : Gaurav Tiwari

Elle pense qu’il y a un marché pour les émis­­sions d’enquêtes qui abordent le sujet du para­­nor­­mal de manière authen­­tique. « C’est un sujet qui se vend », insiste-t-elle. « S’ils le font bien, ça va marcher. » Mohan, qui croit elle-même aux fantômes, affirme : « Je suis sûre qu’il y a un public quelque part qui souhaite obser­­ver la manière dont les choses se passent concrè­­te­­ment. » Outre le fait de trou­­ver de nouveaux parte­­naires et spon­­sors pour ses projets, Tiwari espère tirer profit de sa visi­­bi­­lité crois­­sante en créant sa propre maison de produc­­tion pour pouvoir réali­­ser les émis­­sions qu’il souhaite. Certains de ces projets sont déjà en cours, dont un avec Robb Dema­­rest, l’ex-enquê­­teur en chef de Ghost Hunter Inter­­na­­tio­­nal. Cepen­­dant, depuis l’émis­­sion diffu­­sée sur MTV, Tiwari a égale­­ment observé la nais­­sance de groupes créés par de jeunes univer­­si­­taires. Certains de ces groupes ont été créés par de plus jeunes indi­­vi­­dus, dont un à Hyde­­ra­­bad, mené par un garçon de 13 ans. Parfois, ils contactent Tiwari pour rece­­voir des conseils. Tiwari semble heureux de voir sa passion gagner en popu­­la­­rité, mais il s’inquiète que ces groupes ne respectent pas les stan­­dards du G.R.I.P. et qu’ils entachent la répu­­ta­­tion des enquê­­teurs « légi­­times ». Dans l’en­­semble, l’émer­­gence de groupes inté­­res­­sés par le para­­nor­­mal ainsi que les inter­­ac­­tions qu’il a eu avec d’autres personnes par l’in­­ter­­mé­­diaire de l’IPS et du G.R.I.P. l’ont conduit à croire que les menta­­li­­tés vis-à-vis des fantômes sont en train de chan­­ger en Inde. « Avant, les gens avaient tendance à penser que les esprits et les fantômes étaient systé­­ma­­tique­­ment mauvais », explique Tiwari. « Désor­­mais, ils adorent ça », dit-il. « Ils visitent des sites hantés pour s’amu­­ser, à présent. Le facteur peur a dimi­­nué. » Annette Ekin a contri­­bué à la réali­­sa­­tion de cet article.


Traduit de l’an­­glais par Marie-Audrey Espo­­sito d’après l’ar­­ticle « Chasing Shadows », paru dans Mother­­land Maga­­zine. Couver­­ture : Gaurav Tiwari.
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