par Nicolas Prouillac et Arthur Scheuer | 11 août 2015

Gorges rubis

Mais où vont-ils ? C’est ce qu’en viennent à se deman­­der tous les jardi­­niers du sud des États-Unis lorsque les oiseaux-mouches à gorge rubis dispa­­raissent. Ces « franges d’arc-en-ciel brillantes », comme les appe­­lait John James Audu­­bon, nous ravissent tout l’été par leur beauté mais aussi par leurs mimiques. Ils sont plus diver­­tis­­sants qu’un feuille­­ton télé­­visé. Ils sont à la fois Amour, gloire et beauté et Les Feux de l’amour. Malgré les cous­­sins déli­­ca­­te­­ment brodés à leur effi­­gie, ils ne sont pas déli­­cats et bien qu’ils se nour­­rissent de nectar, ce ne sont pas des anges.

Lorsque je suis chez moi, à Oxford dans le Missis­­sippi, j’adore obser­­ver le mâle domi­­nant perché dans notre poirier de Chine, caché dans le feuillage, à l’af­­fût d’un autre coli­­bri qui aurait la mauvaise idée de s’abreu­­ver de son nectar. S’il en vient un pour s’y risquer, il se lance à sa pour­­suite et le malmène avant de se réins­­tal­­ler sur son perchoir en ébou­­rif­­fant son plas­­tron de manière burlesque. Mais une fois que les érables ont commencé à rougir et que la saison de foot­­ball améri­­cain a débuté pour l’uni­­ver­­sité du Missis­­sippi, je me rends compte que je ne l’ai pas vu depuis un ou deux jours et que les mangeoires ne sont plus aussi fréquen­­tées. Puis, une semaine plus tard, les coli­­bris ont entiè­­re­­ment disparu. Long­­temps après que les abreu­­voirs ont été vidés de leur eau sucrée et les mangeoires nettoyées et rangées, la ques­­tion demeure : « Mais où vont-ils ? »


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Un jeune mâle
Crédits

Il se trouve qu’ils se rendent exac­­te­­ment là où beau­­coup d’entre nous iraient : plein sud pour passer l’hi­­ver. À la fin de l’été, les gorges rubis commencent à déri­­ver vers le sud à travers l’Amé­­rique du Nord, puis s’at­­tardent quelques temps sur les côtes du golfe du Mexique. Ils se gorgent alors de nectar jusqu’à doubler leur poids et atteindre envi­­ron les cinq grammes. Puis, un soir, ils décollent pour un voyage sans escale de 800 kilo­­mètres à travers la nuit pour passer l’hi­­ver au Mexique et dans le reste de l’Amé­­rique centrale. Leur route migra­­toire semble être profon­­dé­­ment ancrée dans le code géné­­tique de leur minus­­cule cerveau.

Il est diffi­­cile de le croire, et d’ailleurs pendant long­­temps les gens n’y croyaient pas. C’est pourquoi est né le mythe selon lequel les coli­­bris font du stop sur le dos des oies. Il est vrai qu’il exis­­tait peu de preuves quant à leur migra­­tion. Même si les oiseaux-mouches furent décrits pour la première fois en 1558 par un colon français au Brésil, beau­­coup de leurs compor­­te­­ments nous sont toujours incon­­nus. Les coli­­bris ont laissé peu de fossiles derrière eux, ainsi leur évolu­­tion est-elle en grande partie conjec­­tu­­rale. Les taxo­­no­­mistes ont du mal à les clas­­si­­fier. Ils sont si rapides qu’il est diffi­­cile de les photo­­gra­­phier.

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Hilton tient entre ses doigt un coli­­bri
Crédits : Hilton Pond Center

De tous les oiseaux, ils possèdent le batte­­ment d’aile le plus rapide et peuvent atteindre la vitesse de 95 kilo­­mètres par heure en plon­­geon durant la parade nuptiale. Ils sont si légers qu’ils ne peuvent pas être équi­­pés de dispo­­si­­tifs de loca­­li­­sa­­tion – on pour­­rait en poster huit pour le prix d’un timbre prio­­ri­­taire. Nous ne connais­­sons pas les compor­­te­­ments qu’ils adoptent sur leurs terres hiver­­nales, et les orni­­tho­­lo­­gistes d’Amé­­rique centrale sont tout natu­­rel­­le­­ment plus inté­­res­­sés par les oiseaux uniques de leur région que par des migrants nocturnes présents six mois de l’an­­née.

Malgré cela, Bill Hilton Jr. s’y inté­­resse forte­­ment. Il dirige le Hilton Pond Center for Pied­­mont Natu­­ral History, à York en Caro­­line du Sud – « le nom le plus long du monde pour le plus petit parc natu­­rel du monde », aime-t-il à dire. Il est simple­­ment composé d’un étang, d’un jardin et des quatre hectares qui l’en­­tourent. Hilton est un ancien profes­­seur de sciences au lycée et à l’uni­­ver­­sité. Svelte et ponc­­tuel, il porte des lunettes. Il fait partie des 200 bagueurs d’oi­­seaux-mouches habi­­li­­tés aux États-Unis, et c’est égale­­ment l’un des 50 scien­­ti­­fiques les plus éminents, d’après Disco­­ver Maga­­zine. Il a commencé à baguer les gorges rubis de Hilton Pond il y a trente ans, et en a depuis bagué plus de 5 000. Tout comme nous, il se deman­­dait où ils pouvaient bien aller mais lui a choisi de consa­­crer sa vie à le décou­­vrir.

Croo­­ked Tree Village

C’est ainsi qu’a débuté l’opé­­ra­­tion Gorge Rubis. Avant le premier voyage de Hilton au Costa Rica en 2004, seuls 46 coli­­bris avaient été bagués dans l’éco­­zone du néotro­­pique. Dix ans et vingt voyages plus tard, l’opé­­ra­­tion Gorge Rubis a marqué 1 248 coli­­bris. Chaque oiseau bagué permet d’étof­­fer nos connais­­sances globales qui, selon Hilton, « pour­­raient permettre d’ai­­der les oiseaux-mouches à échap­­per aux ravages du déve­­lop­­pe­­ment humain aux deux extré­­mi­­tés de leur route migra­­toire ». Hilton a clai­­re­­ment établi leur migra­­tion prin­­ta­­nière du sud vers le nord après avoir retrouvé à Baxley, en Geor­­gie, un coli­­bri bagué au Costa Rica. À présent, il est bien décidé à prou­­ver la migra­­tion autom­­nale du nord vers le sud. Pour y parve­­nir, il lui faut attra­­per dans les tropiques un oiseau-mouche bagué en Amérique du Nord. Autant cher­­cher une aiguille dans une botte de foin ? Quand je pense au bec effilé des gorges rubis et à leur immense terri­­toire, je me dis que les chances de Hilton sont encore plus infi­­mes…

Mais j’aime les défis. Je me suis donc rendue sur le site de Hilton à la recherche des prochaines expé­­di­­tions de marquage et je me suis inscrite pour les vacances de prin­­temps, afin de suivre les oiseau-mouches au Belize.

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Une plage du Belize
Crédits : Walter Rodri­­guez

La première chose qui est deve­­nue claire est que les gorges rubis sont de bien meilleurs voya­­geurs que nous : ils n’ont pas de bagages autres que la petite poche de graisse sur leur poitrine, dans laquelle ils puisent durant leur vol direct (sans escale par Atlanta, ce doit être possible fina­­le­­ment !) de 18 à 24 heures. Quant à nous, c’est-à-dire les treize autres « citoyens scien­­ti­­fiques » et moi, nous sommes arri­­vés de manière moins élégante. Nous nous sommes rassem­­blés dans l’aé­­ro­­port de Belize City. Nous n’étions pas encore « les 14 fantas­­tiques » – tous les groupes gagnent leur nom – mais plutôt un assor­­ti­­ment hété­­ro­­clite et nerveux (une poignée d’étu­­diants et leur profes­­seur de biolo­­gie, quelques retrai­­tés, mais peu de personnes d’âge moyen).

Nous sommes partis vers l’in­­té­­rieur des terres dans le gros van mis a dispo­­si­­tion par notre héber­­ge­­ment, Bird’s Eye View, et nous avons rapi­­de­­ment appris une autre leçon sur les gorges rubis : ils ont raison de migrer au Belize. Même en tant qu’hu­­main, y séjour­­ner est un vrai plai­­sir lorsqu’on est améri­­cain. Pas de déca­­lage horaire, l’an­­glais est la langue offi­­cielle et le dollar améri­­cain est accepté n’im­­porte où au même titre que le dollar béli­­zien. Le pays est de la taille du Massa­­chu­­setts et sa popu­­la­­tion pour­­rait tenir dans un seul annuaire. Situé en dessous du Mexique, sa fron­­tière ouest baigne dans les Caraïbes, bercée par les douces brises venues de Jamaïque. Sa fron­­tière est, quant à elle, est à l’ombre d’une jungle de plus en plus dense à mesure qu’on se rapproche du Guate­­mala.

À une vitesse inima­­gi­­nable, l’oi­­seau s’est envolé vers le nord.

La vitesse à laquelle le paysage change est incroyable, et les lits aux draps soyeux couverts de sable sont rapi­­de­­ment deve­­nus des lits super­­­po­­sés surmon­­tés d’une mous­­tiquaire dans la forêt tropi­­cale d’Amé­­rique centrale. Entre les deux fron­­tières se trouvent des terres humides où un immense lagon cein­­ture une île inté­­rieure, Croo­­ked Tree Village, qui est aujourd’­­hui une réserve natu­­relle dans laquelle nous allions être héber­­gés. La plupart des 1 000 habi­­tants de Croo­­ked Tree Village gagnent leur vie grâce aux noix de cajou qui poussent sur des arbres de neuf mètres de haut, qui fleu­­rissent en mars et se parent alors de grappes de petites fleurs roses riches en nectar dont les coli­­bris raffolent. C’était notre desti­­na­­tion.

Dans les filets

Pour le premier jour de marquage, nous avons été réveillés avant l’aube et nous nous sommes rendus sur le site, où nous avons évolué au milieu des arbres pour débrous­­sailler des couloirs pour les filets, parfois à l’aide d’une machette. Ensuite nous nous sommes sépa­­rés en groupes de deux pour plan­­ter des piquets dans le sol et des poteaux métal­­liques entre lesquels étaient tendus les fameux filets. On aurait pu croire à des filets de badmin­­ton, seule­­ment ceux-ci descen­­daient jusqu’au sol et le but du jeu n’était pas de frap­­per un volant au-dessus mais d’at­­tra­­per des oiseaux dedans. Enfin, nous nous sommes reti­­rés sous la cano­­pée pour surveiller les filets.

C’était une mâti­­née plutôt agréable, passée assis sur des sièges pliables à l’ombre des anacar­­diers et de leur l’odeur ravis­­sante. Jumelles en mains, nous avons écouté les cris des oiseaux, si nombreux qu’ils emplis­­saient l’at­­mo­­sphère en strates : les jurons du moqueur chat, les grin­­ce­­ments de roue de vélo de la paru­­line noir et blanc, le moqueur des savanes imitant la paru­­line. Le fait que c’était plai­­sant pour­­rait en surprendre quelques-uns, mais il se trouve que c’était égale­­ment spec­­ta­­cu­­laire ! De temps à autre, un cri galva­­ni­­sant perçait au travers de la sympho­­nie des oiseaux : « Un oiseau ! Un oiseau, filet six ! » Un des deux obser­­va­­teurs s’oc­­cu­­pait alors d’ex­­traire l’oi­­seau du filet tandis que l’autre consi­­gnait l’heure, le numéro du filet et le lieu de capture. Puis l’oi­­seau était trans­­porté vers la table de marquage dans un sac à mailles.

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Une femelle Archi­­lo­­chus colu­­bris
Crédits : Joe Schneid

« Un sac à linge­­rie ? » ai-je demandé le premier jour ? « C’est suffi­­sant pour Lise Char­­mel, donc ça fera l’af­­faire pour Mère Nature », m’a répondu Hilton. À la table, il prési­­dait tel un dieu, tel un chirur­­gien, un chirur­­gien opérant un dieu minus­­cule – ce qu’il était en quelque sorte. La table était couverte d’ins­­tru­­ments, et de chaque côté de Hilton un des 14 fantas­­tiques consi­­gnait les statis­­tiques.

À l’aide d’un pied à coulisse à cadran, Hilton a mesuré le bec du premier gorge rubis (18,5 milli­­mètres) et la corde de ses ailes (44,2 milli­­mètres). Il a ensuite glissé le coli­­bri dans un tube de papier pour l’im­­mo­­bi­­li­­ser afin de le peser (3,37 grammes). Il a mesuré la queue et l’avan­­ce­­ment de la mue puis s’est foca­­lisé sur l’âge de l’oi­­seau. Il a souf­­flé sur sa poitrine pour évaluer la taille de la réserve de graisse à travers les plumes. Il a ensuite déter­­miné que l’oi­­seau était une femelle en se basant sur sa gorge et sa taille – les femelles sont géné­­ra­­le­­ment plus grosses que les mâles –, mais il a écarté ses ailes pour s’en assu­­rer. Les jeunes mâles n’ayant pas la gorge rouge avant leur premier hiver, les bagueurs se basent sur la forme de l’ex­­tré­­mité de la plume primaire numéro six pour déter­­mi­­ner le sexe, arron­­die chez les femelles et poin­­tue chez les mâles. Bingo ! Son scribe a alors écrit « femelle » dans le registre.

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Gorge rubis
Crédits : Hilton Pond Center

Pendant ce temps, Hilton a coupé une minus­­cule lamelle d’alu­­mi­­nium, photo­­gra­­vée d’un numéro de série réper­­to­­rié sur sa feuille de suivi. Regar­­dant à travers une loupe de bijou­­tier, il a refermé sa pince pour fixer la petite bande de métal à la patte du coli­­bri. La bague est si petite qu’elle recouvre juste l’œil de Lincoln sur une pièce d’un cent, et son poids est compa­­rable à celui d’une montre sur un poignet humain. Il a ensuite sorti l’oi­­seau bagué du tube et lui a tamponné la poitrine avec un marqueur violet, pour ne pas le captu­­rer à nouveau s’il se retrou­­vait une fois de plus dans le filet. Il a ensuite donné à l’un d’entre nous le privi­­lège de relâ­­cher l’oi­­seau.

« Envole-toi vers Hilton Pond », a crié Hilton, ne blaguant qu’à moitié. Si l’un d’entre eux lui obéit et que Hilton parvient à le captu­­rer, il pourra déve­­lop­­per les affir­­ma­­tions que nous pouvons donner sur la migra­­tion des coli­­bris. Cepen­­dant, tout le monde est en mesure de parti­­ci­­per au déve­­lop­­pe­­ment de ses connais­­sances. N’im­­porte qui pour­­rait trou­­ver l’oi­­seau et signa­­ler sa présence en donnant son numéro au Bird Banding Labo­­ra­­tory du Mary­­land, même si repé­­rer la bague est loin d’être facile, surtout quand on sait que les coli­­bris volent avec les pattes repliées.

Vers Hilton Pond

Cela dit, rien n’est impos­­sible. Le gars de Baxley en Geor­­gie, par exemple : employé chez un conces­­sion­­naire auto­­mo­­bile. Il a trouvé une pelote de toile d’arai­­gnée sur le sol à l’in­­té­­rieur de laquelle se trou­­vait un oiseau-mouche mourant (celui-ci s’est proba­­ble­­ment retrouvé coincé à l’in­­té­­rieur de la vitrine des camions, où il a dû vire­­vol­­ter au milieu des chevrons avant de se trou­­ver couvert de toile d’arai­­gnée). En essayant de libé­­rer l’oi­­seau, le gérant a remarqué son minus­­cule brace­­let. Perplexe, il a appelé le garde-chasse du coin, qui a appelé une autre personne, qui a passé un autre coup de fil, et fina­­le­­ment la bague est remon­­tée jusqu’à Hilton – cette toute petite bague sur ce tout petit oiseau alors devenu la première preuve de migra­­tion des coli­­bris.

Nous n’avons jamais recap­­turé de gorge rubis bagué aupa­­ra­­vant en Amérique du Nord, mais nous en avons tout de même bagué beau­­coup et attrapé plein d’autres oiseaux éton­­nant – 21 espèces pour être exacte. À chaque fois que Hilton en sortait un du sac à linge­­rie, il le tenait en l’air pendant que nous feuille­­tions notre guide des espèces à toute allure. Tout le monde voulait être le premier à iden­­ti­­fier l’oi­­seau en s’écriant : « Sucrier à jambes rouges ! » On admi­­rait les espèces locales non-migra­­trices avant de les relâ­­cher, comme lors d’une pêche avec remise à l’eau. Comme si chaque pois­­son que l’on pêchait était couvert d’écailles aux couleurs magni­­fiques et diffé­­rentes du précé­dent. À l’in­­verse, toutes les espèces migra­­trices rece­­vaient une bague avant d’être relâ­­chées.

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Le baguage d’un spéci­­men
Crédits : Hilton Pond Center

À plusieurs reprises, Hilton a décou­­vert des bagues en dépliant les pattes des oiseaux. Si la bague était brillante, nous savions que l’oi­­seau avait été capturé durant la semaine. Si en revanche elle était terne, la capture de l’oi­­seau était précieuse. Nous avons attrapé une paru­­line poly­­glotte que Hilton avait bagué en 2011 et capturé tous les ans dans ce même hectare d’ana­­car­­dier, « une preuve remarquable de philo­­pa­­trie », dit-il, « et une preuve irré­­fu­­table du besoin urgent de proté­­ger tous les habi­­tats d’hi­­ver de ces espèces néotro­­pi­­cales, aussi petits soient-ils ». Il a regardé au loin, et on pouvait faci­­le­­ment l’ima­­gi­­ner inquiet, pensant à la pancarte À VENDRE plan­­tée à l’en­­trée de la parcelle.

En 2011, les champs d’aloe vera de Guana­­caste au Costa Rica ont été défri­­chés et labou­­rés, tout comme les sept ans d’études sur la philo­­pa­­trie de l’Opé­­ra­­tion Gorge Rubis.

Mais en bon scien­­ti­­fique, Hilton s’est concen­­tré sur l’ins­­tant présent, un oiseau en main. C’était un jeune mâle qui commençait tout juste à arbo­­rer ses paillettes rouges et Hilton m’a dési­­gnée pour le relâ­­cher. « Envole-toi pour Hilton Pond ! » a-t-il crié une fois encore avant de se retour­­ner en attente du prochain sac. L’oi­­seau était toujours dans ma paume : « Et en chemin, passe par Oxford dans le Missis­­sippi », ai-je chuchoté. Il ne bougeait toujours pas. Un Missis­­sippi, deux Missis­­sip­­pi… et puis, à une vitesse inima­­gi­­nable, il s’est envolé vers le nord.

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L’ha­­bi­­tat d’hi­­ver des coli­­bris

Traduit de l’an­­glais par Florent Bahuaud d’après l’ar­­ticle « In search of humming­­birds in the jungles of Belize », paru dans Garden & Gun.

Couver­­ture : Les ruines d’un temple dans la jungle béli­­zienne.

Créa­­tion graphique par Ulyces.

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