par Nicolas Prouillac et Arthur Scheuer | 0 min | 12 octobre 2017

French touch

Après avoir traversé la place de la Répu­­blique dans un concert de basses, un camion rouge et noir pénètre douce­­ment sur le boule­­vard du Temple. Des milliers de personnes suivent le rythme. Pour cette neuvième édition de la Techno Parade, à Paris, le char de Radio FG est escorté par deux haies de bras désar­­ti­­cu­­lés. Sur le toit du véhi­­cule, cet après-midi du 15 septembre 2007, une jeune brune en robe violette prend le micro. Moue badine, index pointé au-dessus de sa frange, Yelle fait mine de chan­­ter son dernier single, « À cause des garçons ». Et, à cause d’elle, des garçons font mine de savoir danser.

Plus ou moins calés sur l’iti­­né­­raire du camion, leurs pas imitent la choré­­gra­­phie du clip, faite de grands mouve­­ments de bras en arc de cercle. Leur dégaine aussi. Comme dans la vidéo du deuxième single de Yelle, les danseurs sont pour beau­­coup coif­­fés d’une crête qui se termine drama­­tique­­ment en mulet au niveau de la nuque. Le jean est serré, les baskets multi­­co­­lores. Quant au t-shirt moulant, il affiche parfois en fluo le nom de ce batte­­ment d’ailes affolé : Teck­­to­­nik. Révé­­lée sur Myspace deux ans plus tôt, la chan­­teuse bretonne s’ap­­pro­­prie ainsi un phéno­­mène popu­­la­­risé à quelques clics de là, sur YouTube.

Alors que le plupart des danseurs s’agitent en rang sur les abri­­bus ou au pied des chars, un petit cercle se forme autour d’un garçon de 19 ans à la casquette blanche. Jey Jey n’est pas n’im­­porte qui. Là où beau­­coup se contentent de remuer les bras, il fait jouer ses jambes avec un savant sens du rythme. Surtout, ce membre du groupe de danse « Wantek » est célèbre. C’est lui qui, depuis l’uni­­vers austère de son garage, a enre­­gis­­tré la vidéo le plus parta­­gée de Teck­­to­­nik le 2 novembre 2006. Sitôt publiée, elle a donné une expo­­si­­tion inédite au genre. « C’est le premier phéno­­mène de danse sur Inter­­net qui a touché le monde entier », indique Bran­­don Masele. Ce danseur de l’Al­­liance Crew préfère parler de « danse élec­­tro » que de « Teck­­to­­nik », du nom de la marque qui a lancé la mode. Lui se fait appe­­ler « Miel ».

Quand paraît la vidéo de Jey Jey, personne ne fait encore trop la diffé­­rence. Récem­­ment rache­­tée par Google, la jeune plate-forme YouTube gagne en fréquen­­ta­­tion grâce aux images de plus en plus courantes des portables, mais aussi en mettant en ligne les derniers morceaux de musique. On y retrouve une partie de l’al­­bum †, du duo français Justice. Paru au mois de juin, l’œuvre donne ses lettres de noblesses à la nouvelle scène de la musique élec­­tro­­nique – la french touch 2.0.

Bran­­don Masele
Crédits : Univer­­sal Music Publi­­shing

Bran­­don Masele a alors 13 ans. Comme tous les adoles­­cents de sa géné­­ra­­tion, il découvre ce qu’il y a derrière le mot « Teck­­to­­nik » sur YouTube. Mais la danse n’est pas complè­­te­­ment étran­­gère à ce fils d’une famille d’ori­­gine congo­­laise. « Déjà tout petits on dansait aux mariages, aux anni­­ver­­saires », confie-t-il. Lors de l’un d’eux, il se met à repro­­duire les gestes vus sur Inter­­net avec un certains succès. Succès vite pour­­suivi au sein d’un groupe. Bran­­don et trois amis dansent dans leur collège des Hauts-de-Seine, à Colombes, et rejoignent les autres nouveaux adeptes à Châte­­let ou sous l’arche de la Défense.

Si Justice et le label Ed Banger ont repré­­senté une porte d’en­­trée sur les musiques élec­­tro­­niques pour nombre d’entre eux, un genre légè­­re­­ment diffé­rent enva­­hit le Forum des Halles et le quar­­tier d’af­­faires, à l’est de Paris. Le titre dont Jey Jey se sert pour sa vidéo – un remix de « Muscle Car » réalisé par le DJ hollan­­dais Sander Klei­­nen­­berg – devient un clas­­sique. Sur leurs vidéos ou dans la rue, les épigones du danseur font rayon­­ner sa passion pour le hard­­style, ces sono­­ri­­tés ultra-rapides origi­­naires de Belgique et des Pays-Bas. Une esthé­­tique assez loin­­taine de la pop synthé­­tique de Yelle.

La Teck­­to­­nik fait le grand-écart. « C’était un mouve­­ment super riche compor­­tant plusieurs vagues », assure Bran­­don Masele. Tantôt sobre ou extra­­­ver­­tie, aussi volon­­tiers souple que sacca­­dée, la danse élec­­tro se décline en plusieurs caté­­go­­ries appe­­lées vertigo, milky­­way, shuffle, ou jump­­style. Mais une marque fait la synthèse pour le grand public : Teck­­to­­nik.

Metro­­po­­lis

Ce n’est peut-être pas un hasard si la danse élec­­tro s’épa­­nouit sous l’arche de la Défense, à quelques pas des tours abri­­tant les plus grands groupes finan­­ciers français. Sa matrice est là, aussi près des cours de la bourse que des cours des collèges. Avant d’être pratiquée par Bran­­don « Miel » et ses amis à Colombes, la Teck­­to­­nik a éclos dans l’es­­prit d’un trader de Merril Lynch. Alexandre Barouz­­din emploie alors son temps à gérer des porte-feuilles d’ac­­tions le jour et à vider ceux des clients de disco­­thèques la nuit. « Ma vie tenait sur l’adré­­na­­line », dit-il. Passé par New York, Londres, Shan­­ghai et Marra­­kech, ce Pari­­sien diplômé en commerce inter­­­na­­tio­­nal orga­­nise des soirées au gré de ses voyages. Mais quand elle revêt ses habits de fête, la capi­­tale finit par le convaincre de rester.

En 2002, avec son compa­­gnon Cyril Blanc, il inves­­tit le Metro­­po­­lis, une disco­­thèque tenue par un ami à Rungis, au bord de l’au­­to­­route A106. Les deux hommes mélangent les genres. Pour bapti­­ser leur concept mariant hard­­style belge avec mini­­male alle­­mande, ils reprennent l’idée du mouve­­ment des plaques tecto­­niques. « On mettait en place une ambiance, un décor », raconte Alexandre Barouz­­din dans Le Zeste. « Il s’agis­­sait de créer une théma­­tique, un peu à l’image d’une comé­­die musi­­cale. On a voulu redon­­ner aux gens l’en­­vie de se faire beau, de sortir pour danser. »

Alexandre Barouz­­din
Crédits : Alexandre Barouz­­din

En contraste avec les salles noires de la techno, les danseurs portent des guêtres fluo­­res­­centes. « Nous jouions avec l’obs­­cu­­rité en faisant des mouve­­ments circu­­laires », décrit William Fella, connu alors sous le pseu­­do­­nyme de Treaxy. Origi­­naire du Val-d’Oise, ce précur­­seur a d’abord appris des pas de hip-hop avant d’être intro­­duit au Metro­­po­­lis par des amis graf­­feurs. Un amal­­game prend sur la piste des soirées « Teck­­to­­nik Killer ». Certains mouve­­ments ne sont pas sans rappe­­ler les poses gracieuses du voguing, une danse typique des milieux homo­­sexuels de l’Amé­­rique des années 1970, alors que d’autres renvoient à la dureté du hard­­style. Sans parler du style des danseurs, lui aussi très chamarré.

Les « killers » n’ar­­borent pas seule­­ment la crête punk et les chaus­­sures de boxe à l’ins­­tar de Jey Jey. Lors de battles au format hip-hop, ils portent les mêmes jeans slim que les rockeurs, des mitaines asso­­ciées au metal, des foulards à tête de mort et des bras­­sières fluo. Leur style casse Inter­­net et attire les premiers jour­­na­­listes. Accom­­pa­­gné d’une figure de la french touch 2.0, Téki­­la­­tex, Mouloud Achour fréquente le Metro­­po­­lis. Il invite Treaxy et son groupe, les Ecclé­­siastes, au Maxim’s, un club où traîne un vidéaste chargé des vidéos de Yelle.

« On s’est retrouvé devant un hangar à Aulnay-sous-Bois simple­­ment pour tour­­ner un teaser », raconte William Fella. Alors qu’un clip savam­­ment produit doit donner une véri­­table iden­­tité visuelle au titre « À cause des garçons », c’est fina­­le­­ment la version Teck­­to­­nik, brico­­lée avec de grosses lettres trou­­vées là et un budget misé­­rable, qui est rete­­nue. Les solli­­ci­­ta­­tions se mettent alors à pleu­­voir.

Lorsque la Teck­­to­­nik devient une marque, en 2007, elle se donne pour logo un aigle syno­­nyme de « puis­­sance ». Propul­­sés en haute alti­­tude par la vidéo de Jey Jey et Treaxy, Alexandre Barouz­­din et Cyril Blanc signent un contrat avec la major du disque EMI France. Le premier est reçu par Laurent Ruquier sur le plateau d’On n’a pas tout dit. Le Grand Jour­­nal de Canal+ invite par ailleurs le crew de Treaxy. Des propo­­si­­tions arrivent de Côte d’Ivoire, du Mexique, de Russie, du Japon ; et Yelle donne des idées à Madonna et Janet Jack­­son. Sur le monde fasciné par cette danse française se déverse une avalanche de produits déri­­vés écou­­lés par une filiale de TF1. Deux salons de coif­­fure agréés sont mêmes créés. Alexandre Barouz­­din et Cyril Blanc touchent jusqu’à 20 000 euros par mois à eux deux.

Évidem­­ment, ces profits ne vont pas sans convoi­­tise. Après la Techno Parade 2007, le concur­rent d’EMI, Univer­­sal Music, annonce la sortie d’un DVD sur le phéno­­mène, Mondo­­tek, avec Jey Jey en vedette. Ulcéré que le film et sa bande origi­­nale soient selon lui vendus comme des « sous-produits de Teck­­to­­nik », Cyril Blanc annonce vouloir porter l’af­­faire en justice. Le blog Dance­­ge­­ne­­ra­­tion, fondé par un groupe de danseurs, prend du reste ses distances avec la marque. « Les gens du Metro­­po­­lis sont des busi­­ness­­men tren­­te­­naires qui récu­­pèrent la vague élec­­tro des ados », persifle l’un de ses créa­­teurs, DJ Fozzy Bear, dans les colonnes de M, le maga­­zine du Monde. « Ce courant est apparu simul­­ta­­né­­ment dans plusieurs boîtes pari­­siennes, pas exclu­­si­­ve­­ment chez eux. »

Bran­­don Masele ne dit pas autre chose. À côté du désor­­mais mythique Metro­­po­­lis, «il y avait des soirées élec­­tro qui ne portaient pas le nom Teck­­to­­nik au Mix Club et au Redlight. En fait, dans chaque boîte il y avait un style diffé­rent. » Les danseurs sont suffi­­sam­­ment nombreux pour avoir chacun leur chapelle. Mais il n’y en aura bien­­tôt plus aucune.

Icare

À sa table, Laurent Ruquier est toujours celui qui rit le plus fort. En bon maître de céré­­mo­­nie, l’ani­­ma­­teur de France 2 ne se contente pas de donner la réplique aux humo­­ristes de ses émis­­sions. Ce jour de septembre 2008, comme souvent, il s’es­­claffe. Invité d’On n’a pas tout dit, Alexandre Barouz­­din, lui, affiche un sourire forcé. « Quand je vois ces mecs danser je me dis que, cet été, il n’y a pas que le temps qui a été pourri », vient de lancer le comé­­dien Musta­­pha El Atrassi. L’éton­­ne­­ment teinté de raille­­rie qui a accom­­pa­­gné la montée en popu­­la­­rité de la danse vire au dédain. Tel Icare, l’aigle de le Teck­­to­­nik se brûle les ailes près des projec­­teurs.

La sortie du film Géné­­ra­­tion élec­­tro, le 2 juillet 2008, passe pour un chant du cygne. Par l’in­­ter­­mé­­diaire de la marque d’Alexandre Barouz­­din et Cyril Blanc, la danse élec­­tro a été asso­­ciée à une esthé­­tique que ses danseurs n’étaient visi­­ble­­ment pas prêts à assu­­mer sur le long-terme. Autant, dans les années 1970, la vague disco s’est appuyée sur les reven­­di­­ca­­tions du Mouve­­ments des droits civiques qu’elle char­­riait pour se défendre contre la campagne conser­­va­­trice « Disco Sucks », autant les « Killers » n’ont rien à oppo­­ser à ceux qui moquent leurs habits près du corps. Comme une mouette en pleine marée noire, ils ne peuvent se défaire de cette image de drôle d’oi­­seau.

Dans les critiques, « il y avait aussi un sous-texte de lutte des classes », assure le DJ français Mozzyx. L’ADN modeste du hard­­style belge et néer­­lan­­dais a été trans­­mis, à Rungis, aux danses élec­­tros françaises. Ces dernières ont mani­­fes­­te­­ment mal vécu leur passage des boîtes du péri­­phé­­rique et des collèges de banlieue aux plateaux de télé­­vi­­sion. On leur a rappelé leur place. Mais, même dans les marges, elles n’ont pas tenu la distance : en décembre 2008, le Metro­­po­­lis décide d’ar­­rê­­ter les soirées Teck­­to­­nik Killer.

La marque est usée. Elle a été montrée sous ses aspects les plus cari­­ca­­tu­­raux à la télé­­vi­­sion jusqu’à la nausée, estime Treaxy. « Les médias l’ont rendu ringarde. Ils filmaient n’im­­porte quoi, y compris des non initiés. Plus personne ne voulait en parler parce qu’on en avait beau­­coup trop mangé. » Le danseur reproche aussi à ses promo­­teurs d’avoir misé gros sur le merchan­­di­­sing au détri­­ment du reste. Or, les ventes ne sont pas au rendez-vous. « Ils ont perdu beau­­coup d’argent », souffle-t-il.

« Ce n’était plus assez attrac­­tif », résume la direc­­tion de la disco­­thèque. « Pire, cette danse commençait à nous nuire. Elle atti­­rait une clien­­tèle de plus en plus jeune et repous­­sait les plus de 25 ans. » Les soirées Teck­­to­­nik coûtent cher, mais rapportent peu puisque lesdits jeunes consomment moins. Fina­­le­­ment, la crise finan­­cière enfonce le dernier clou du cercueil. Une bulle éclate, puis une autre. Les danseurs quittent le dance­­floor mais aussi l’arche de la Défense.

« Au Mexique ils sont plus
de 2 000, il y a la plus grosse commu­­nauté de danseurs élec­­tro. »

Quelque-uns, pour­­tant, persé­­vèrent. « Miel » se retrouve à parfaire sa tech­­nique à la Coupole avec les danseurs de hip-hop et de coupé-décalé. « Au début, ce que nous faisions était assi­­milé à la Teck­­to­­nik », raconte-t-il. « Les autres danseurs urbains se moquaient, nous rabais­­saient, mais grâce aux battles on a réussi à faire évoluer la danse et à montrer qu’il y avait une vraie tech­­nique qui nous était propre. » À la paru­­tion d’un article titré « La Teck­­to­­nik est-elle morte ? » dans feu le maga­­zine Snatch, en juin 2009, il n’y a déjà plus lieu de s’in­­ter­­ro­­ger. La Teck­­to­­nik est bien morte. Mais pas la danse élec­­tro.

À rebours du désin­­té­­rêt gran­­dis­­sant, le jeune de Colombes qui n’a « jamais acheté un seul vête­­ment Teck­­to­­nik » s’in­­ves­­tit davan­­tage. La planète danse élec­­tro prend alors une géogra­­phie inso­­lite. Les meilleurs Français toujours en acti­­vité visitent les « réduits » de fans étran­­gers pour y donner des cours et échan­­ger. « Je suis allé en Ukraine et au Mexique », cite en exemple Bran­­don Masele. « Au Mexique ils sont plus de 2 000, il y a la plus grosse commu­­nauté de danseurs élec­­tro. Le deuxième pays le plus repré­­senté, c’est la Russie. » Au Maroc, en Espagne, en Suisse, en Italie, en Grèce, en Rouma­­nie et en Mongo­­lie, les pratiquants se comptent par dizaines. On en trouve aussi un certain nombre en Amérique du Sud, où « des jeunes en galère préfèrent danser élec­­tro plutôt que faire des bêtises », assure le Français.

Ces rencontres s’or­­ga­­nisent à partir de 2012 sous l’égide de l’as­­so­­cia­­tion Verti­­fight. Avec l’Al­­liance Crew, Bran­­don Masele remporte les titres de cham­­pion de France et du monde. Le jeune danseur obtient aussi son bac, enchaîne sur un DUT gestion logis­­tique mais, surtout, parti­­cipe à un ballet semi-pro au théâtre de Chaillot, à Paris. « Après trois dates, j’ai eu un déclic »,observe-t-il. « Je me suis dit que la scène pouvait être un vrai truc. J’ai fait une forma­­tion de six mois dans une école de danse et j’ai décro­­ché mon premier contrat dans une compa­­gnie pro. » En 2015, « Miel » parti­­cipe à la comé­­die musi­­cale Résiste, qui rend hommage à France Gall. Cette année, il mélange élec­­tro et hip-hop dans son propre spec­­tacle, Untit­­led, avec la danseuse Laura Defre­­tin.

De son côté, William Falla conti­­nue aussi d’or­­ga­­ni­­ser une flopée d’évé­­ne­­ments en France et à l’étran­­ger. Le LRC rassemble régu­­liè­­re­­ment les meilleurs.  « Il y a au moins un danseur dans chaque pays du monde », vante-t-il. Échaudé, il se tient à l’écart des grands médias mais confie rece­­voir régu­­liè­­re­­ment des messages d’adeptes habi­­tant à l’autre bout du globe.

Le style des deux danseurs, bien sûr, a évolué. Mais ils emploient toujours les codes de l’élec­­tro. « J’ai déve­­loppé ma person­­na­­lité avec ce bagage », dit Bran­­don Masele. Un bagage sobre, à mille lieues de la pano­­plie criarde qui prenait la lumière en 2007. « Ce délire de crêtes, de vête­­ments fluo, tout ça faisait des belles images », analyse-t-il. « Ça attire plus l’at­­ten­­tion qu’un mec habillé de façon clas­­sique. » Sans la Teck­­to­­nik, peut-être ne se serait-il jamais mis à danser. Mais l’évo­­lu­­tion du genre qu’il repré­­sente à échappé au grand public et à Laurent Ruquier. On n’a pour­­tant pas tout dit sur la danse élec­­tro.


Couver­­ture : Teck­­to­­nik, c’était aussi une marque haute en couleur.


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