par Amy Wallace | 0 min | 25 juin 2017

De l’in­­té­­rieur, le temple de Donald Trump ressemble à une petite église ortho­­doxe, juchée en haut de Manhat­­tan. Fraî­­che­­ment élu président des États-Unis, en décembre 2016, le milliar­­daire reçoit une équipe du maga­­zine Time au dernier étage de son gratte-ciel le plus célèbre, la Trump Tower qui surplombe Central Park. Assis de biais sur un fauteuil blanc et or, yeux mi-clos, il pose au milieu du marbre et des dorures qui dégou­­linent de part en part. Le voilà person­­na­­lité de l’an­­née, sur le toit du monde. Trump disserte vague­­ment au sujet des emplois qui vont reve­­nir puis lève le pouce comme aimait le faire Ronald Reagan, en souriant tout aussi vague­­ment. Le déco­­rum se répète. Depuis 1932, tous les chefs d’État améri­­cains ont eu droit à leur séance photo et leur couver­­ture, à l’ex­­cep­­tion de l’in­­té­­ri­­maire Gerald Ford, qui termina le mandat de Richard Nixon après sa démis­­sion en 1974. Selon l’heb­­do­­ma­­daire, le « leader du monde libre » est bien souvent celui qui a « marqué le plus l’an­­née écou­­lée, pour le meilleur ou pour le pire ». Mais la récom­­pense créée en 1927 n’est pas décer­­née de façon auto­­ma­­tique au loca­­taire du bureau ovale. En tout cas pas cette fois. Avant d’an­­non­­cer le résul­­tat, le maga­­zine a dévoilé sa nouvelle méthode de sélec­­tion. « Le Time a fait équipe avec Open­­to­­pic et IBM Watson pour obser­­ver comment les candi­­dats [au titre] ont imprimé leur marque sur Inter­­net. Dans le cadre de cette colla­­bo­­ra­­tion, Open­­to­­pic a évalué plus de 32 millions de docu­­ments en prove­­nance de 3,5 millions de sources en ligne, que la tech­­no­­lo­­gie de deep lear­­ning de Watson a classé et trié. » Plus que le vote des lecteurs, qui dési­­gnait le Premier ministre indien Naren­­dra Modi, c’est donc l’in­­tel­­li­­gence arti­­fi­­cielle et le big data qui ont fait de Trump la person­­na­­lité de l’an­­née.

L’homme-machine

Le premier bureau d’Apple ressem­­blait à un banal entre­­pôt encom­­bré de cartons. Depuis Cuper­­tino, une ville cali­­for­­nienne située à l’est de San José, à l’en­­trée de la baie de San Fran­­cisco, Steve Jobs et Steve Wozniak ont commencé à expé­­dier des ordi­­na­­teurs en 1977. Un peu moins de cinq ans plus tard, leur répu­­ta­­tion était faite. Un jour­­na­­liste du célèbre maga­­zine Time, Michael Moritz, est même venu les inter­­­ro­­ger. Jobs lui a donné tous les détails possibles sur le fonc­­tion­­ne­­ment de cette start-up avant l’heure, espé­­rant être dési­­gné « homme de l’an­­née ». Quand un exem­­plaire est arrivé par la poste au 20863 Stevens Creek boule­­vard, en décembre 1982, l’homme de 27 ans piéti­­nait comme un enfant, persuadé de voir son visage s’éta­­ler en couver­­ture. « En fait, il y avait cette espèce de sculp­­ture devant un ordi­­na­­teur », a-t-il raconté dans sa biogra­­phie. « Je me suis dit : “Hein ?” Ensuite, j’ai lu l’ar­­ticle et c’était telle­­ment nul que je me suis mis à pleu­­rer. » Au déses­­poir de l’en­­tre­­pre­­neur, le Time venait de célé­­brer la « machine de l’an­­née », au lieu d’une personne ou d’un groupe de personnes comme il avait l’ha­­bi­­tude de le faire. « Ces choix non conven­­tion­­nels sont desti­­nés à saisir un mouve­­ment plus grand que n’im­­porte quel indi­­vidu », justi­­fie aujourd’­­hui l’équipe de l’heb­­do­­ma­­daire. Faute de trou­­ver un ambas­­sa­­deur à un phéno­­mène de société, la revue new-yorkaise rompt parfois avec la « person­­ni­­fi­­ca­­tion de l’in­­for­­ma­­tion » qu’elle a initiée à la fin des années 1920 en créant le titre, selon le cher­­cheur de Yale, Isaiah Wilner, auteur du livre The Man Time Forgot. Après un numéro en hommage aux faiseurs de paix en 1993 et un autre aux lanceurs d’alerte en 2002, elle a remis un ordi­­na­­teur en Une en 2006 pour consa­­crer les inter­­­nautes. « You », est-il écrit au milieu de l’écran. « Si vous choi­­sis­­sez une personne, vous devez démon­­trer comment elle en a affecté des millions », défend le rédac­­teur en chef de l’époque, Richard Sten­­gel. « En revanche, si vous choi­­sis­­sez des millions de gens, vous n’avez à le justi­­fier à personne. » Pour cette édition sur les inter­­­nautes, le Time a néan­­moins réalisé une série de 15 portraits d’in­­di­­vi­­dus révé­­lés par le web, qui présentent des profils assez diffé­­rents de ceux des grands diri­­geants. « Les premières années, les couver­­tures étaient sérieuses parce que le Time s’inquié­­tait que la guerre revienne », détaille Isaiah Wilner. « Il y avait donc surtout des hommes poli­­tiques. » Roose­­velt, Hitler et Staline ont ainsi reçu la distinc­­tion. « Mais », pour­­suit-il, « une plus grande variété de person­­nages ont ensuite été nommés. » Parmi eux, on trouve en 2006 le rappeur français Kamini, auteur d’un éton­­nant rap buco­­lique qui porte le nom de son village, Marly-Gomont. Ce « premier gros buzz français », dit-il, lui vaut de figu­­rer à côté d’autres célé­­bri­­tés « nées sur la Toile » comme le contri­­bu­­teur de Wiki­­pé­­dia, Simon Pulsi­­fer, ou l’un des déve­­lop­­peur de Mozilla, Blake Ross. « On avait tout le temps des articles dans la presse », se souvient Kamini. « En blaguant, j’ai dit à mon mana­­ger : un jour on va se retrou­­ver dans le Time. Deux jours plus tard, je rece­­vais un appel du maga­­zine. »

IA

Le télé­­phone ne cesse de sonner chez Mark Zucker­­berg. En 2010, l’homme qui a le plus d’amis au monde est sacré person­­na­­lité de l’an­­née grâce à son site, Face­­book, dont l’al­­go­­rithme a fait le succès épous­­tou­­flant. Les années suivantes, le Time fait la part belle aux acteurs poli­­tiques en dési­­gnant « le protes­­ta­­taire » (2011), Barack Obama (2012), le Pape François (2013), ceux qui se battent contre Ebola (2014) et Angela Merkel (2015). « Je vous avais dit que le Time ne me choi­­si­­rait jamais pour être la person­­na­­lité de l’an­­née, bien que je sois le grand favori. Ils ont choisi celle qui ruine l’Al­­le­­magne », réagit Donald Trump lorsque sort le nom de la chan­­ce­­lière alle­­mande. Un an plus tard, il est élu à son tour devant Hillary Clin­­ton et « les hackers ». Si l’or­­di­­na­­teur passe à l’ar­­rière plan pour lais­­ser la place aux déci­­deurs de toujours, ce n’est qu’en appa­­rence. Il a été déter­­mi­­nant dans le choix de 2016. « Quand les gens du Time sont venus me voir », raconte André König, le cofon­­da­­teur d’Open­­to­­pic, une société de marke­­ting cogni­­tif et d’in­­tel­­li­­gence arti­­fi­­cielle (IA), « nous avons commencé par parler du choix de la person­­na­­lité de l’an­­née qui deve­­nait très répé­­ti­­tif. Fidel Castro n’était pas mort, Donald Trump n’était pas encore élu, et penser à l’his­­toire qu’ils pour­­raient écrire quel que soit leur choix était un chal­­lenge pour eux. Ils cher­­chaient donc un moyen de le rendre plus inté­­res­­sant. » La direc­­tion du maga­­zine a d’abord pensé se servir de la plate-forme d’IA Watson déve­­lop­­pée par IBM pour faire le tri et sélec­­tion­­ner des idées d’angles. Afin d’af­­fi­­ner l’ana­­lyse, IBM a fait appel à Open­­to­­pic, un parte­­naire spécia­­lisé dans le ciblage d’au­­dience. « Une des façons pour le Time de mieux cerner et impliquer son audience est de créer du contenu à partir de données », ajoute König. En fonc­­tion d’une liste d’une centaine de noms, Open­­to­­pic a regroupé de l’in­­for­­ma­­tion prove­­nant de médias sociaux, de publi­­ca­­tions en ligne, de blogs, de flux RSS et de pages avant de la rassem­­bler dans le programme Watson. Les résul­­tats ont ensuite été présen­­tés aux rédac­­teurs sous la forme d’un tableau de bord intui­­tif. À la lumière de 62 millions de docu­­ments issus de plus de 3,5 millions de sources, le Time a donc décidé de mettre Trump en couver­­ture aux dépens du Premier ministre indien Naren­­dra Modi, qui recueillait la majo­­rité des suffrages du lecto­­rat. Afin de savoir si cette déci­­sion était juste, la société d’IA en essaim de San Fran­­cisco, Unani­­mous, a regroupé 75 indi­­vi­­dus choi­­sis au hasard sur une plate-forme capable d’ex­­pri­­mer leurs opinions comme un seul homme, Unu. Appe­­lés à se pronon­­cer sur la personne la moins suscep­­tible de gagner, les utili­­sa­­teurs ont dési­­gné Modi avant de favo­­ri­­ser, par élimi­­na­­tion, le président améri­­cain. In fine, « les rédac­­teurs en chef prennent la déci­­sion », explique-t-on au Time. Les outils d’IA ne sont là que pour mieux appré­­hen­­der la popu­­la­­rité des candi­­dats auprès du lecto­­rat et pallier un certain manque d’ins­­pi­­ra­­tion. Le maga­­zine s’est souvent révélé dans des moments de doute.

 Les pion­­niers

Le début du siècle dernier marque une période de renais­­sance pour la presse améri­­caine. Alors que l’agence Asso­­cia­­ted Press est en plein essor, ouvrant des bureaux à l’étran­­ger, de grands empires sont érigés, à commen­­cer par celui de William Randolph Heart. Plus que le sensa­­tion­­na­­lisme en vogue, ce sont les person­­nages de l’Iliade qui inspirent le jeune Briton Hadden, étudiant à Yale. Dans le maga­­zine qu’il fonde en 1923 avec un cama­­rade, Henry Luce, on retrouve les épithètes qui peuplent la mytho­­lo­­gie grecque. Sur le papier, le navire new-yorkais devait être gouverné en alter­­nance par ses deux capi­­taines, mais Hadden s’oc­­cupe plus du contenu et Luce du busi­­ness. Comme Janus, la direc­­tion a deux visages et autant de points de vue.

C. Lind­­bergh, homme de l’an­­née 1927

Le regard fixé sur les chiffres, Luce décide, en 1925, de démé­­na­­ger dans une ville aux loyers plus abor­­dables, Cleve­­land, à la faveur d’un voyage de son asso­­cié en Europe. C’est là qu’ils décident ensuite de consa­­crer un numéro à « l’homme de l’an­­née ». « Le Time présen­­tait tout ce que vous aviez besoin de savoir en aussi peu de mots que possible », observe Isaiah Wilson. « Mais il est surtout devenu popu­­laire grâce à sa person­­na­­li­­sa­­tion de ceux qui faisaient l’ac­­tua­­lité. » En panne d’idée et regret­­tant d’avoir sous-estimé l’ex­­ploit réalisé par l’avia­­teur Charles Lind­­bergh, qui fut le premier pilote à traver­­ser l’At­­lan­­tique sans escale, les deux hommes en font leur « homme de l’an­­née » en décembre 1927. Il faut attendre 1999 pour que la distinc­­tion soit appe­­lée « person­­na­­lité de l’an­­née ». « C’était le premier maga­­zine à faire ça », indique Isaiah Wilson. Lind­­bergh est ainsi décrit dans les moindres détails, de la couleur de ses cheveux à la taille de ses pieds. L’ar­­ticle raconte même qu’à son arri­­vée à Paris, il ne put trou­­ver sa poin­­ture. « Ça peut paraître trivial », dit aussi le cher­­cheur, « mais c’était nouveau pour l’époque, ce qui inté­­res­­sait beau­­coup les lecteurs. Ils avaient une connais­­sance plus intime des personnes qui appa­­rais­­saient dans la presse. » S’il est diffi­­cile de savoir comment était opéré le choix, Isaiah Wilson assure que la déci­­sion était « spon­­ta­­née » les premières années. « Hadden et son équipe de jour­­na­­listes s’en char­­geaient ensemble. » Lorsque, après avoir réim­­planté le Time à New York, celui-ci succombe à une mala­­die, en 1929, Luce reprend le flam­­beau. Parmi les hommes poli­­tiques et entre­­pre­­neurs primés dans les années 1930, on trouve Pierre Laval, salué pour son soutien au mora­­toire sur le paie­­ment des dettes de la Première Guerre mondiale voulu par Roose­­velt. Au Time, on ignore encore le rôle qu’il exer­­cera dans la colla­­bo­­ra­­tion avec les nazis. N’im­­porte, le titre n’est pas néces­­sai­­re­­ment un satis­­fe­­cit. Hitler et Staline sont mis en couver­­ture en 1938 et 1939 pour le rôle qu’ils exercent sur la marche du monde. Le Time ne peut cepen­­dant prétendre à l’objec­­ti­­vité : l’an­­née précé­­dente, il avait nommé le géné­­ral chinois Tchang Kaï-chek et sa femme Song Meiling, deux person­­nages parti­­cu­­liè­­re­­ment appré­­ciés par Henry Luce. « C’était un Répu­­bli­­cain convaincu, un défen­­seur des grandes entre­­prises et du marché, un ennemi des syndi­­cats et un oppo­­sant agres­­sif au commu­­nisme », écrit le jour­­na­­liste du New York Times, Alden Whit­­man, dans sa nécro­­lo­­gie. Logique­­ment, sur le terrain chinois, il supporte le natio­­na­­liste Tchang Kaï-chek contre le commu­­niste Mao Zedong.

Un monu­­ment

Quand il meurt en 1967, à l’âge de 68 ans, Henry Luce laisse un empire derrière lui. Le groupe Time Inc. a lancé Fortune en 1930, Life en 1936 et Sport Illus­­tra­­ted en 1954. Mais cet héri­­tage est aussi celui de Briton Hadden, précise Isaiah Wilson : « C’est lui qui rêvait de maga­­zines dédiés au sport et à la photo. Il en avait même imaginé un sur les célé­­bri­­tés. » People verra le jour en 1974. À mesure que la compa­­gnie s’étoffe, le titre de « person­­na­­lité de l’an­­née » prend en impor­­tance. « C’est devenu presque un trophée », décrit le cher­­cheur. « Ce n’était pas initia­­le­­ment pensé comme cela, mais sa récep­­tion a été perçue comme un honneur. »

Briton Hadden, Henry Luce et le poli­­ti­­cien de Cleve­­land William R. Hopkins en 1925

L’an­­née suivante, le Time dédie son numéro spécial aux « femmes améri­­caines » dans une tenta­­tive aussi déses­­pé­­rée que symbo­­lique de rattra­­per des années de domi­­na­­tion mascu­­line. Jusqu’a­­lors, celles qui ont fait la Une ne le doivent que peu à leurs quali­­tés indi­­vi­­duelles. En 1936, Wallis Simp­­son a été choi­­sie pour avoir provoqué l’ab­­di­­ca­­tion du roi d’An­­gle­­terre avec lequel elle entre­­te­­nait une rela­­tion. C’est aussi une rela­­tion, celle avec Tchang Kaï-chek, qui valut à Song Meiling l’hom­­mage de l’heb­­do­­ma­­daire, un ans plus tard. Eliza­­beth II suivit, en 1952, à son acces­­sion au trône. En 1986, enfin, la prési­­dente des Philip­­pines, Cora­­zon Aquino, est préfé­­rée aux hommes. Avec le trio de lanceuses d’alertes composé de Cynthia Cooper, Coleen Rowley et Sher­­ron Watkins, ainsi que Melinda Gates et Angela Merkel, « on dirait que cela fait trop peu de femmes en neuf décen­­nies », constate la direc­­trice édito­­riale, Radi­­kha Jones, en décembre 2013 alors que la première rédac­­trice en chef, Nancy Gibbs, vient d’être promue. Ses prédé­­ces­­seurs « ont eu tendance à privi­­lé­­gier des posi­­tions de pouvoir, des rôles tradi­­tion­­nel­­le­­ment tenus par des hommes », accuse Jones. Pour traver­­ser les époques, faire sens dans le temps long, le choix s’est souvent porté sur les respon­­sables de grandes insti­­tu­­tions. Si, jusqu’au dernier moment, Steve Jobs a cru qu’il allait être dési­­gné en 1982, c’est parce que les respon­­sables se réunissent chaque année en conclave, sans rien lais­­ser fuiter. « J’ai travaillé au Time pendant presque vingt ans et je n’ai jamais su l’iden­­tité de la person­­na­­lité de l’an­­née avant les impri­­meurs d’Ok­­la­­homa », explique Radi­­kha Jones. « Très peu de gens de l’équipe savent qui est le favori ou même qui est sur la short-list. Seuls les gens qui doivent abso­­lu­­ment être au courant le sont, c’est-à-dire un petit cercle de rédac­­teurs en chef et de jour­­na­­listes qui travaillent sur l’ar­­ticle. Les réunions sont tenues secrètes. » Quand « l’homme de l’an­­née » est devenu « la person­­na­­lité de l’an­­née », en 1999, Time a égale­­ment créé « Time 100 », une liste censée réunir les 100 personnes les plus influentes au monde. Son annonce est accom­­pa­­gnée chaque année par une céré­­mo­­nie mondaine. « Les listes sont deve­­nues très à la mode », note Isaiah Wilner. « Un tas de maga­­zines en font aujourd’­­hui, en parti­­cu­­lier les publi­­ca­­tions écono­­miques qui classent les meilleurs entre­­pre­­neurs. » Reste qu’en tant que pion­­nière, l’élec­­tion de la « person­­na­­lité de l’an­­née » par le Time demeure la plus emblé­­ma­­tique. « C’est très repré­­sen­­ta­­tif de la culture de la célé­­brité améri­­caine et de la course au succès », consi­­dère l’uni­­ver­­si­­taire. Les effets s’en font ressen­­tir jusqu’aux coins les plus recu­­lés de France. « Mon film, Bien­­ve­­nue à Marly-Gomont, qui est sorti au cinéma l’an­­née dernière, est sur Netflix aux États-Unis mais pas en France », s’amuse Kamini. « Il marche bien, je reçois plein d’e-mail d’Amé­­ri­­cains, de Cana­­diens, d’Ar­­gen­­tins. C’est aussi la deuxième comé­­die française la plus vue en Alle­­magne. » Les choix du Time imposent le respect. En pensant au maga­­zine, Isaiah Wilner se souvient d’une bande-dessi­­née. « Ce célèbre cartoon montre un Améri­­cain moyen en train de nouer sa cravate, de se prépa­­rer pour aller travailler. Et dans le miroir, on voit la couver­­ture du Time autour de sa tête ! » Du haut de son luxueux penthouse, Trump peut donc se faire photo­­gra­­phier par le Time tout en préten­­dant défendre l’Amé­­ri­­cain moyen. Peu importe que ce soit un peu arti­­fi­­ciel.


Couver­­ture : Qui sera la person­­na­­lité de l’an­­née 2017 ? (Ulyces)
 
Free Down­load WordP­ress Themes
Free Down­load WordP­ress Themes
Premium WordP­ress Themes Down­load
Down­load WordP­ress Themes
down­load udemy paid course for free
Download WordPress Themes Free
Premium WordPress Themes Download
Download Premium WordPress Themes Free
Premium WordPress Themes Download
online free course

Plus de monde