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par Hitendra Wadhwa | 26 août 2015

Le présent de Steve Jobs

Steve Jobs avait plani­­fié lui-même chaque détail de ses funé­­railles, qui se sont tenues à l’uni­­ver­­sité de Stan­­ford en octobre 2011. L’un de ces détails était une petite boîte marron, que chacune des personnes présentes reçut en guise de cadeau d’adieu. Parmi elles, il y avait Marc Bénioff, le PDG de Sales­­force.com. Deux ans plus tard, lors d’une confé­­rence qu’il donnait durant le Tech Crunch Disrupt, il se remé­­mora ce qu’il avait ressenti quand il ouvrit la boîte : « Cela promet d’être quelque chose de mémo­­rable », s’était-il dit. « Je savais que c’était une déci­­sion que Steve avait prise, et quelle qu’elle fut, c’était la dernière chose dont il voulait que nous nous souve­­nions. » La boîte conte­­nait un livre, Auto­­bio­­gra­­phie d’un yogi, de Para­­ma­­hansa Yoga­­nanda. Bénioff pour­­sui­­vit : « Yoga­­nan­­da… avait écrit ce livre sur l’ac­­com­­plis­­se­­ment person­­nel… Le dernier message de Steve à notre inten­­tion était : “Voici le livre de Yoga­­nanda. Mettez-vous à jour.” »

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Para­­ma­­hansa Yoga­­nanda

« Je consi­­dère Steve comme une personne très spiri­­tuelle », ajouta-t-il. « Il avait formi­­da­­ble­­ment bien compris que cette intui­­tion était son plus grand don, et qu’il devait obser­­ver le monde de l’in­­té­­rieur. » Cette pers­­pec­­tive, centrée sur l’in­­tros­­pec­­tion, est peut-être en train de péri­­cli­­ter non seule­­ment chez les diri­­geants d’en­­tre­­prise, mais aussi chez les profes­­sion­­nels du yoga physique. Après que nous ayons célé­­bré en juin dernier la première jour­­née inter­­­na­­tio­­nale du yoga, il semble impor­­tant aussi bien pour les diri­­geants que pour les yogi de se désen­­ga­­ger de cette course sans fin vers des succès osten­­ta­­toires, pour partir à la rencontre du message d’ac­­com­­plis­­se­­ment person­­nel de Jobs et de Yoga­­nanda. Quel nouveau chemin pour­­rait fraî­­che­­ment émer­­ger pendant votre quête de succès, dans votre travail et dans votre vie person­­nelle, si vous aussi vous regar­­diez le monde de l’in­­té­­rieur ?

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Le yoga est une disci­­pline venue d’Inde dont les racines sont si anciennes qu’elle ne peut être attri­­buée qu’à d’illustres incon­­nus en quête de vérité, issus d’un temps glorieux et loin­­tain. Cette philo­­so­­phie est dotée d’une forme exté­­rieure qui s’est empa­­rée de l’ima­­gi­­naire collec­­tif : pendant 30 minutes chaque jour, décon­­nec­­tez du monde, placez votre corps dans une succes­­sion de postures de yoga, respi­­rez profon­­dé­­ment, gardez votre esprit concen­­tré et le tour est joué ! Vous appa­­raî­­trez relaxé, rajeuni et de nouveau prêt à vous plon­­ger dans le rythme acharné de la vie. ulyces-jobsyoga-02 De l’avis géné­­ral, le yoga est un des grands mouve­­ments modernes de notre civi­­li­­sa­­tion. Rien qu’aux États-Unis, plus de deux millions de personnes pratiquent le yoga, soit 1 adulte sur 10. Ce retour au yoga est une réponse directe à la soif gran­­dis­­sante de bien-être physique et mental qui nous habite, et au senti­­ment de plus en plus partagé que la recherche du bonheur vaut mieux que tous les plai­­sirs maté­­riels de notre civi­­li­­sa­­tion moderne. Une multi­­tude de profes­­seurs de yoga sont appa­­rus, chacun offrant ses propres versions alté­­rées des pratiques anciennes. L’in­­ven­­ti­­vité occi­­den­­tale a fleuri dans la terre féconde du yoga. Aujourd’­­hui, certains profes­­seurs proposent même du yoga pour chiens.

La trans­­for­­ma­­tion inté­­rieure

La quête de Jobs avait toute­­fois un but plus profond que la réduc­­tion du stress, le tonus et le fitness. Il était à la recherche d’une forme de trans­­for­­ma­­tion inté­­rieure vers laquelle beau­­coup d’adeptes se sentent atti­­rés, mais qui ne savent pas très bien où cela peut les mener ni comment s’y rendre. Pour ce plon­­geon plus profond, vous pouvez vous tour­­ner vers les Yoga sūtra de Patañjali, un des textes anciens encore exis­­tants qui fait auto­­rité sur la pratique du yoga. Patañjali nous apprend que yoga signi­­fie « union », la disso­­lu­­tion de son iden­­tité dans l’océan plus vaste de la conscience qui se répand dans l’uni­­vers ; nous aider à concré­­ti­­ser cette union est le but prin­­ci­­pal du yoga. À présent, vous devez vous dire : « Quelle est cette conscience univer­­selle dont parle Patañjali ? Et comment puis je y arri­­ver ? »

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Yoga­­nanda à six ans

Et c’est sans doute la raison pour laquelle Jobs, dans sa propre quête d’une conscience supé­­rieure, s’est tourné vers Yoga­­nanda. L’his­­toire de Yoga­­nanda est une source d’ins­­pi­­ra­­tion et une leçon d’en­­tre­­pre­­neu­­riat spiri­­tuel. Né en 1893 à Gora­­kh­­pur, en Inde, il posa le pied sur le sol améri­­cain à l’âge de 27 ans, avec peu d’argent en poche mais la ferme inten­­tion d’éveiller l’hu­­ma­­nité au pouvoir du yoga en matière de trans­­for­­ma­­tion inté­­rieure. Pendant les années qui suivirent, il porta ce message dans des salles pleines à craquer à travers toutes les grandes villes améri­­caines, comme au Carne­­gie Hall de New York. Il habillait cet art ances­­tral d’une forme plus moderne qu’il appe­­lait « l’ac­­com­­plis­­se­­ment person­­nel », un voyage qu’il décri­­vait comme le fait de trans­­cen­­der son moi indi­­vi­­duel (son ego) afin de trou­­ver et de reven­­diquer son véri­­table moi inté­­rieur et univer­­sel (son âme). Alors que le peuple améri­­cain avait été secoué par le fracas et la fréné­­sie de deux guerres mondiales et d’une grande dépres­­sion, il l’ex­­horta de pratiquer le yoga, afin que tous les indi­­vi­­dus puissent décou­­vrir que l’an­­crage spiri­­tuel qu’ils cher­­chaient était déjà avec eux, en eux. Le yogi accom­­pli peut rester debout sans trem­­bler, même pris dans les turpi­­tudes de mondes qui s’écroule. Il n’est pas surpre­­nant que beau­­coup d’hommes et de femmes accom­­plis de l’époque de Yoga­­nanda se soient tour­­nés vers son ensei­­gne­­ment, y compris le chef d’en­­tre­­prise George East­­man, fonda­­teur de Kodak ; la très répu­­tée chan­­teuse d’opéra Amelita Galli-Curci ; le ténor Vladi­­mir Rosing ; et le scien­­ti­­fique bota­­nique Luther Burbank. Même le président améri­­cain Calvin Coolidge invita Yoga­­nanda à la Maison-Blanche pour une entre­­vue person­­nelle. Aujourd’­­hui, il est reconnu parmi les experts du yoga en tant que père fonda­­teur du yoga occi­­den­­tal. Les bons profes­­seurs regardent dans l’im­­men­­sité de l’au-delà puis confec­­tionnent leur message pour s’adres­­ser non seule­­ment à un public immé­­diat, mais aussi aux géné­­ra­­tions futures. Dès 1920, Yoga­­nanda savait que le yoga serait une source inta­­ris­­sable pour étan­­cher la soif gran­­dis­­sante des indi­­vi­­dus en quête de sens, d’au­­then­­ti­­cité et d’une expé­­rience person­­nelle de la vérité. Alors, avec un sens des affaires peu répandu parmi les leaders spiri­­tuels, il posa les fonda­­tions d’une insti­­tu­­tion, la Self-Reali­­za­­tion Fellow­­ship (SRF, la commu­­nauté de l’ac­­com­­plis­­se­­ment person­­nel), pour allu­­mer la flamme inté­­rieure du yoga dans les commu­­nau­­tés du monde entier. Il déclara un jour : « Je n’uti­­lise pas la reli­­gion pour faire du busi­­ness, mais j’uti­­lise les prin­­cipes du busi­­ness dans la reli­­gion. »

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Yonanda atti­­rait les foules

Aujourd’­­hui, il existe des centaines de groupes et de centres de médi­­ta­­tion SRF dans le monde, comp­­tant des dizaines de milliers de membres. Il travailla aussi à déve­­lop­­per des exemples vivants de son ensei­­gne­­ment en orga­­ni­­sant un ordre monas­­tique au sein de la SRF, qui compte à présent plus de 250 moines et nones dédiés à la pour­­suite du déve­­lop­­pe­­ment de leur âme et au service de l’or­­ga­­ni­­sa­­tion de sa mission.

Vers l’ac­­com­­plis­­se­­ment person­­nel

Les ensei­­gne­­ments de Yoga­­nanda ne s’ar­­rêtent pas à la simple idée d’une conscience univer­­selle. Il anti­­cipa correc­­te­­ment l’ap­­pé­­tit crois­­sant parmi les hommes en quête de spiri­­tua­­lité d’une expé­­rience person­­nelle directe de la conscience univer­­selle, ainsi que les maîtres yogi et les mystiques de toutes les tradi­­tions reli­­gieuses la décrivent. Il synthé­­tisa donc une compi­­la­­tion de tech­­niques pratiques mais puis­­santes pour les hommes suivant un chemin spiri­­tuel menant à l’union ultime, en décri­­vant les huit étapes indiquées dans les Yoga sūtra de Patañjali. La concep­­tion moderne du yoga, avec son insis­­tance sur la trans­­for­­ma­­tion exté­­rieure, est basée sur la troi­­sième des huit étapes de Patañjali, l’asana. L’asana met l’ac­cent sur la forme physique, dans le but de prépa­­rer le corps à l’im­­mo­­bi­­lité exigée pour le voyage inté­­rieur entre­­pris dans les étapes suivantes. Mais avant l’asana, il y a les deux premières étapes, yama et niyama, des prin­­cipes guidant le compor­­te­­ment de chacun, qui préparent à la réali­­sa­­tion inté­­rieure. Le yoga insiste sur l’im­­por­­tance de l’auto-disci­­pline comme fonda­­tion pour un déve­­lop­­pe­­ment physique, mental et spiri­­tuel harmo­­nieux.

Yoga­­nanda présenta à l’Oc­­ci­dent une tech­­nique de médi­­ta­­tion ancienne et oubliée : le kriyā yoga.

Le génie si parti­­cu­­lier de Yoga­­nanda était de montrer la perti­­nence moderne de ces prin­­cipes anciens, en se mettant à l’unis­­son avec le public qui aspi­­rait autant au succès qu’au déve­­lop­­pe­­ment person­­nel. Il donna ainsi des confé­­rences telles que « la science de la guéri­­son » et « l’art d’ob­­te­­nir ce que vous voulez ». Dans cet esprit, c’était un précur­­seur des psycho­­logues, psycho­­thé­­ra­­peutes et neuros­­cien­­ti­­fiques du XXIe siècle, qui accom­­plissent des décou­­vertes scien­­ti­­fiques impor­­tantes sur la nature humaine et le bien-être, en harmo­­nie avec les ensei­­gne­­ments de Yoga­­nanda sur la conscience, la pensée, les émotions, les habi­­tudes et les connec­­tions neuro­­nales. Les cinq dernières étapes de Patañjali après l’asana ont rapport avec l’ap­­pro­­fon­­dis­­se­­ment progres­­sif du voyage du cher­­cheur vers la réali­­sa­­tion du moi univer­­sel, avec la médi­­ta­­tion comme chemin. Hélas, le texte de Patañjali sur ces cinq dernières étapes est horri­­ble­­ment cryp­­tique et ne contient aucune aide permet­­tant de comprendre comment les mettre en œuvre. Pour combler ce vide, Yoga­­nanda présenta à l’Oc­­ci­dent une tech­­nique de médi­­ta­­tion ancienne et oubliée mais réso­­lu­­ment inno­­va­­trice : le kriyā yoga. Le kriyā, disait-il, offrait l’ul­­time voyage vers la trans­­for­­ma­­tion inté­­rieure en aidant les pratiquants à puiser dans leur amour toujours plus grand et leur joie toujours plus intense, qui jailli­­raient de l’in­­té­­rieur. Ceci, affir­­mait-il, était la nature même de l’homme, une perfec­­tion repré­­sen­­tant notre état inté­­rieur perma­nent, bien que tout cela soit insai­­sis­­sable vu de l’ex­­té­­rieur. Le kriyā yoga, « c’est comme les mathé­­ma­­tiques », disait-il en insis­­tant sur la nature empi­­rique et de cette tech­­nique. Avec une pratique régu­­lière, le kriyā modi­­fie le réseau neuro­­nal du cerveau. Vrai­­ment, me direz-vous ? Est-ce que le fait de centrer son esprit et d’in­­té­­rio­­ri­­ser sa conscience déclenche vrai­­ment des chan­­ge­­ments physiques dans le cerveau ? Du temps de Yoga­­nanda, peu de scien­­ti­­fiques auraient été à l’aise avec une telle affir­­ma­­tion. Toute­­fois de nos jours, des décou­­vertes révo­­lu­­tion­­naires dans les neuros­­ciences démontrent que la médi­­ta­­tion apporte des chan­­ge­­ments posi­­tifs dans les connec­­tions céré­­brales. Des labo­­ra­­toires scien­­ti­­fiques révèlent aujourd’­­hui des véri­­tés perçues et vécues par les yogi à travers les âges dans – comme le dirait Yoga­­nanda – le labo­­ra­­toire inté­­rieur de leur expé­­rience person­­nelle. Et quels étaient les indices que les gens pour­­raient recher­­cher pour évaluer leurs progrès person­­nels ? Moins de stress ? Plus de paix inté­­rieure ? Il avait commencé sa quête pour la réali­­sa­­tion de son poten­­tiel très tôt dans sa vie, une histoire brillam­­ment captu­­rée en 2014 par le docu­­men­­taire acclamé par la critique, Awake: The Life of Yoga­­nanda. Sa recherche de jeunesse culmina avec son maître Sri Yuktes­­war, qui lui donna le nom monas­­tique de Yoga­­nanda, qui signi­­fie « béati­­tude par le yoga ». En accord avec son nom, il exhorta les cher­­cheurs de vérité à savou­­rer les prémices de paix et de bien-être, mais égale­­ment à recher­­cher le prix ultime, la béati­­tude éter­­nelle et la conscience univer­­selle. « Quand, par la pratique constante de kriyā, la conscience de l’état de béati­­tude de son être spiri­­tuel devient réelle, nous nous trou­­vons toujours en présence sainte du Dieu bien­­heu­­reux qui vit en nous. »

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Yoga­­nanda et le Mahatma Gandhi

Selon Yoga­­nanda, Dieu n’était donc pas une force exté­­rieure à idolâ­­trer, et la propriété d’une reli­­gion parti­­cu­­lière, mais une force inté­­rieure prête à être réveillée et concré­­ti­­sée. Pour certains, la pour­­suite du Yoga pour atteindre la perfec­­tion inté­­rieure peut appa­­raître quelque peu égoïste. Ne devrions-nous pas cher­­cher à solu­­tion­­ner les problèmes les plus diffi­­ciles du monde, plutôt que de se reti­­rer dans une bien­­heu­­reuse commu­­nion inté­­rieure ? Un jour, Yoga­­nanda s’as­­sit, immo­­bile et absorbé par un état de béati­­tude intense. Son maître spiri­­tuel le sermonna ainsi : « Tu ne dois pas te lais­­ser submer­­ger par l’ex­­tase. Il te reste beau­­coup de travail à accom­­plir dans le monde. » Yoga­­nanda apprit donc que ce choix entre servir le monde et la joie inté­­rieure repré­­sen­­tait une fausse dicho­­to­­mie. Le yoga qu’il ensei­­gnait insiste sur l’équi­­libre dans la médi­­ta­­tion et le déve­­lop­­pe­­ment de la conscience qui survient quand nous sommes capables de nous trans­­cen­­der physique­­ment et de nous ouvrir grâce à la réali­­sa­­tion inté­­rieure, pour établir une connexion plus profonde avec chaque être vivant, chaque atome de l’uni­­vers. « Quand je mour­­rai, je saurai alors qui je suis vrai­­ment », disait-il.

Comment Steve Jobs abor­­dait le succès

L’en­­sei­­gne­­ment de Yoga­­nanda sur la conscience univer­­selle atti­­rait gran­­de­­ment Steve Jobs, qui avait un besoin viscé­­ral de « faire [son] trou dans l’uni­­vers ». Lors de la confé­­rence de TechC­­runch en Septembre 2013, Marc Bénioff déclara : Paramahansa_Yogananda_Standard_Pose« Le livre de Yoga­­nanda apporte une connais­­sance appro­­fon­­die sur la personne qu’é­­tait Jobs, mais aussi la clé de son succès, qui s’ex­­plique par le fait qu’il n’avait pas peur de faire ce voyage-clé que repré­­sente l’ac­­com­­plis­­se­­ment person­­nel. C’est un message fort pour les diri­­geants d’en­­tre­­prise et pour les gens qui veulent réus­­sir dans un secteur écono­­mique, qui nous dit combien nous avons besoin d’em­­bras­­ser notre être et de nous inves­­tir. » Depuis la mort de Yoga­­nanda en 1952, de nombreux profes­­seurs ont suivi son chemin nova­­teur pour faire connaître le yoga au monde et l’ai­­der à deve­­nir un pilier de la culture popu­­laire, tout en conti­­nuant à s’im­­plan­­ter chez les jeunes et les moins jeunes, l’élite et les petites gens, les croyants et les non-croyants. Ce qui diffé­­ren­­cie Yoga­­nanda des autres émis­­saires qui le suivirent ne réside pas seule­­ment dans le fait qu’il a ouvert la voie au mouve­­ment du yoga moderne. Dès le début, il porta son ensei­­gne­­ment bien au-delà des exer­­cices physiques et donna un éclai­­rage puis­­sant sur le chemin menant au véri­­table but du yoga : la mise en lumière les poten­­tiels infi­­nis que nous rece­­lons tous. Peut être est-ce la raison pour laquelle l’Auto­­bio­­gra­­phie d’un yogi fut le seul livre que Jobs télé­­char­­gea sur son iPad, et après avoir eu connais­­sance de ce livre adoles­cent, il le relut chaque année. Yoga­­nanda présenta le pouvoir de trans­­for­­ma­­tion du yoga au monde moderne en tant que disci­­pline person­­nelle et intem­­po­­relle, et il fut une force silen­­cieuse dans la vie du plus grand chef d’en­­tre­­prise de tous les temps. Lorsque vous dérou­­lez votre tapis de yoga, prenez votre pose favo­­rite et sentez une brise paisible vous enla­­cer douce­­ment. Peut-être pouvez-vous faire une pause pour vous émer­­veiller des expé­­riences qui vous sont encore inac­­ces­­sibles, et que la conscience peut vous faire vivre si vous embarquez dans ce voyage inté­­rieur vers l’ac­­com­­plis­­se­­ment person­­nel. Yoga­­nanda appe­­lait ses expé­­riences « les possi­­bi­­li­­tés inima­­gi­­nables ». Et à mesure que vous chemi­­ne­­rez vers votre être inté­­rieur, vous pour­­rez réali­­ser que vous aussi, vous êtes prêt à lais­­ser votre marque dans l’uni­­vers.

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Béati­­tude tech­­no­­lo­­gique

Traduit de l’an­­glais par Sophie Cartier et Arthur Scheuer d’après l’ar­­ticle « Steve Jobs’s Secret to Great­­ness: Yoga­­nanda », paru dans Inc. Couver­­ture : Steve Jobs par Norman Seeff. Créa­­tion graphique par Ulyces.

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