par j_anglemort | 0 min | 11 octobre 2016

Super match

Barry Diller, le fonda­­teur du groupe média améri­­cain IAC, descend pour prendre son petit déjeu­­ner à l’hô­­tel Carlyle de New York. Le serveur lui apporte du thé et un œuf sur le plat. Le milliar­­daire de 73 ans aux manières char­­mantes vient de faire de Match Group – filiale d’IAC – une entre­­prise publique. Il est ravi du résul­­tat : Match Group, qui détient des sites de rencontres améri­­cains comme Match et OkCu­­pid, a été valo­­risé à 2,9 milliards de dollars et son action a fait un bond de 23 % le jour de son entrée en bourse, en novembre 2015. Diller, l’an­­cien CEO de la Fox et de Para­­mount Pictures, a fait fortune en pariant sur les vainqueurs. Aujourd’­­hui, il passe un quart de l’an­­née sur son yacht. « C’est une béné­­dic­­tion », dit-il en touchant du bois. Mais son empire comporte un étrange joyau, une entre­­prise dont le nom sonne légè­­re­­ment déplacé dans la salle à manger aux fini­­tions plaquées or du Carlyle : Tinder. L’ap­­pli­­ca­­tion de dating est pilo­­tée par Sean Rad, son CEO qui s’est lui-même taillé une répu­­ta­­tion contro­­ver­­sée. « Je pense (…et j’es­­père de tout cœur) qu’on n’écrira plus d’ar­­ticles sur Rad pour les vingt prochaines années », m’avait écrit Diller avant notre rencontre.

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Sean Rad (à gauche) et Victor Colomes, le direc­­teur de la commu­­nauté de Tinder
Crédits : Gillian Laub

Sean Rad est un homme sédui­­sant de 29 ans, issu d’une riche famille persane de Bel Air. Il est devenu l’une des figures les plus conflic­­tuelles du milieu de la tech – tout comme son entre­­prise. En 2012, une des membres de l’équipe fonda­­trice de Tinder a accusé Justin Mateen, le meilleur ami de Rad et cofon­­da­­teur de l’app, de harcè­­le­­ment sexuel. Les messages que Rad a envoyés par la suite à la jeune femme, Whit­­ney Wolfe, ont fait le tour de la Toile. Il a été viré. Six mois plus tard, suite à un curieux retour­­ne­­ment de situa­­tion, l’en­­tre­­pre­­neur a été réin­­vesti de son rôle de CEO. Personne n’au­­rait pu gager de sa rédemp­­tion : lors de sa toute première inter­­­view, parue en novembre 2015 dans le quoti­­dien anglais Evening Stan­­dard, Rad a tenu des propos ambi­­gus à l’en­­contre de la jour­­na­­liste de Vanity Fair Nancy Jo Sales, qui s’est montrée critique envers Tinder dans un article. Il disait avoir fait ses propres recherches sur elles : « Certaines choses de sa vie, en tant que personne, vous feraient voir les choses diffé­­rem­­ment. » Il s’est aussi vanté du fait que des mannequins voulaient coucher avec lui. Et lorsqu’il a tenté de se rappe­­ler du mot utilisé pour expri­­mer le fait de trou­­ver l’in­­tel­­li­­gence exci­­tante, il a tenté « sodo­­mie ». (Le mot qu’il cher­­chait, a-t-il clari­­fié plus tard, était « sapio­­sexuel ».) Tinder, comme le savent bien les mille­­nials, est une app de dating loca­­li­­sée qui faci­­lite les rencontres en permet­­tant aux utili­­sa­­teurs de swiper (j’aime, j’aime pas) les portraits de parte­­naires poten­­tiels. Si les deux parties ont swipé à droite pour expri­­mer leur inté­­rêt, il y a match et les deux personnes peuvent alors discu­­ter. Mais le design de l’app encou­­rage les aspi­­rants lovers à ne pas s’at­­ta­­cher trop long­­temps en propo­­sant de « conti­­nuer à jouer » après chaque match, que les utili­­sa­­teurs collec­­tionnent comme les vignettes d’un album Panini. Le succès a été au rendez-vous. Trois ans après son lance­­ment, Tinder affirme provoquer 26 millions de matchs par jour parmi plus de 50 millions d’uti­­li­­sa­­teurs mensuels actifs. L’app aurait été télé­­char­­gée 100 millions de fois.

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Assis de gauche à droite : Jess Carbino, Jeff Morris Jr., Brian Norgard et Danielle Haza­­rian
Crédits : Gillian Laub

Comme beau­­coup de gens de mon âge, j’ai testé Tinder. J’uti­­li­­sais l’app comme je suppo­­sais qu’elle avait été conçue – j’avais 24 ans et je cher­­chais un amant –, et je suis tombée amou­­reuse. C’est une histoire banale au sein de mon cercle d’amis, dont la plupart utilisent l’ap­­pli­­ca­­tion ou l’un de ses concur­­rents. Tinder a changé la façon dont nous trou­­vons des aven­­tures, et parfois l’amour. Elle a égale­­ment trans­­formé la façon dont les apps sont desi­­gnées – le swipe et le double opt-in sont des fonc­­tion­­na­­li­­tés désor­­mais répan­­dues. Son lexique a même envahi notre voca­­bu­­laire. Malgré son succès, Sean Rad s’est fait de nombreux enne­­mis en chemin. Certains membres de l’équipe fonda­­trice se montrent très critiques envers lui. Ils racontent que Rad a fait de nombreuses fausses promesses et qu’il a tenté de se disso­­cier d’IAC, avant de pous­­ser dehors ceux qui voulaient être consi­­dé­­rés comme cofon­­da­­teurs. Pour Chris Gulc­­zynski, qui faisait partie de l’équipe au début de Tinder, Sean Rad est aujourd’­­hui « un Némé­­sis ». Même les gens proches de lui se montrent méfiants. « Je l’aime bien, mais je dois être prudent », m’a confié l’un des cofon­­da­­teurs. « C’est comme quand les gens disent un truc gentil sur Bill Cosby et que deux mois plus tard on apprend quelque chose d’en­­core plus horrible. » Il reste que pour toute une géné­­ra­­tion, Tinder est aujourd’­­hui un moyen normal de faire des rencontres. Et pour beau­­coup de ceux qui connaissent l’en­­tre­­prise, elle est à l’image de son créa­­teur. « L’app reflète la person­­na­­lité de Sean », dit Gulc­­zynski. « Ils se ressemblent trait pour trait. »

Classe G

Je me suis rendue au siège gigan­­tesque d’IAC à Los Angeles. L’agent de sécu­­rité présent me raconte qu’il y a un flot de touristes constant qui se prennent en photo devant le logo de Tinder, exposé sur la façade de l’im­­meuble. À l’étage, dans le hall d’en­­trée ultra-moderne de Tinder, une jeune récep­­tion­­niste est enve­­lop­­pée dans des couver­­tures pour survivre à l’air condi­­tionné. C’est ici que je fais la rencontre de Rosette Pamba­­kian, direc­­trice de la commu­­ni­­ca­­tion de Tinder et proche conseillère de Rad. Cette femme à l’hu­­mour noir, très drôle et très occu­­pée, m’ac­­com­­pa­­gne­­rait constam­­ment durant mon séjour chez Tinder.

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Rosette Pamba­­kian
Crédits : Twit­­ter

Il est diffi­­cile de conci­­lier le Sean Rad avec lequel je fais connais­­sance de celui dont j’ai entendu parler. C’est un homme charis­­ma­­tique aux yeux tristes, pour­­vus de cils inha­­bi­­tuel­­le­­ment longs et de sour­­cils épais. Il est musclé et se tient légè­­re­­ment courbé. Ce jour-là, Rad est agacé par certaines des photos qui ont été prises durant son inter­­­ven­­tion au Web Summit. Il trouve que son visage est gonflé. « Non seule­­ment je déteste toutes les photos », dit-il, « mais ils choi­­sissent les pires pour illus­­trer leurs articles. » Malgré cela, il est content de la façon dont ça s’est passé. « C’était dingue », dit-il en me montrant les photos sur son télé­­phone. « Regar­­dez, regar­­dez la foule. 7 000 personnes ! Les gens s’as­­seyaient par terre et se bous­­cu­­laient. » Il ajoute : « Tout ça pour moi, vrai­­ment ? » Les CEO du milieu de la tech ne sont peut-être pas des célé­­bri­­tés, mais certains s’en rapprochent. Au restau­­rant, Rad doit main­­te­­nant éviter les papa­­raz­­zis. Quant à Evan Spie­­gel, son collègue fonda­­teur de Snap­­chat, il sort avec une vraie célé­­brité : le mannequin Miranda Kerr. Pamba­­kian, le bras droit de Rad, est à ses côtés depuis trois ans. C’est une native de Los Angeles qui sait prendre soin d’elle. Ses ongles longs et manu­­cu­­rés sont parés d’un vernis brun. Elle est habi­­tuée à le voir lever les yeux au ciel et soupi­­rer. Il l’ap­­pelle sa « Cookie », en réfé­­rence au person­­nage de femme forte de la série Empire. « C’est comme être la mère d’un enfant acteur », dit-elle, et Rad a effec­­ti­­ve­­ment besoin d’être rappelé à l’ordre presque immé­­dia­­te­­ment. « Je demande souvent aux gens de m’en­­voyer des photos sur Snap­­chat », dit Rad, « et ils n’ont la plupart du temps qu’une idée en tête. Je ne demande rien de sugges­­tif, mais… » Pamba­­kian l’in­­ter­­rompt. « Sean, tu veux bien arrê­­ter ? Ça enre­­gistre ! » « Oui, j’en­­voie des sextos sur Snap­­chat, et après ? » dit-il en riant. Pamba­­kian essaye encore. « Sean, stop. Tu es le CEO de Tinder. Tu ne peux pas racon­­ter que tu envoies des sextos sur Snap­­chat ! » « Je suis un jeune mec céli­­ba­­taire. Et je n’en­­voie rien, je me contente de rece­­voir », dit Rad. « Je ne suis pas fou. » Il était prévu que Rad passe dans une émis­­sion plus tard ce jour-là, mais appa­­rem­­ment il a un rhume. Il prend des pastilles pour la gorge et songe à leur faire faux bond. « Écoute-moi, il n’y a qu’une fenêtre réduite de temps dans la vie où on peut réus­­sir. Pour toi, c’est main­­te­­nant », le sermonne Pamba­­kian en faisant claquer ses ongles sur la table. « Tu auras le temps de dormir plus tard. »

Rad reste silen­­cieux pendant un moment. « J’ai pleuré ce soir-là », reprend-t-il.

« Main­­te­­nant, je sais ce que ça fait d’être un artiste maltraité par son mana­­ger », plai­­sante Rad. Au dîner, nous mangeons des sushis. Rad garde un paquet de bonbons à portée de main. Pamba­­kian nous sert trois bières sorties d’un frigo rempli de bières (il y en a aussi un pour le vin et un autre pour la kombu­­cha). Le bureau comporte égale­­ment une borne d’ar­­cade Tron vintage et un toit-terrasse avec vue sur les palmiers et le fantôme de Tower Records. Rad porte au poignet une montre Aude­­mars Piguet en or et un costume Given­­chy, sa chemise légè­­re­­ment débou­­ton­­née lais­­sant appa­­raître le haut de son torse glabre. « Sean adore les fringues », dit Pimba­­kian. « Il porte même des jeans Saint Laurent à 800 dollars. Ses costumes sont faits sur-mesure chez un tailleur londo­­nien de Savile Row. » Le studio de télé­­vi­­sion a envoyé un chauf­­feur le cher­­cher, mais Rad préfère conduire. Nous grim­­pons dans son 4×4 Mercedes Classe G noir à 115 000 dollars, qu’il appelle « Le Tank ». Les enceintes diffusent morceau de l’al­­bum de Miles Davis Kind of Blue, mais Rad le coupe pour passer sa chan­­son favo­­rite, « In a Senti­­men­­tal Mood », de Duke Elling­­ton et John Coltrane. Nous sommes accom­­pa­­gnés par Jess Carbino, la socio­­logue de l’équipe de Tinder. C’est une petite brune qui porte une étroite robe rouge. Elle a rejoint Tinder après avoir matché avec Rad. « Il m’a dit : “Tu sais quoi, Jess, tu as l’air très sympa mais je devrais plutôt t’en­­ga­­ger” », raconte-t-elle. Avec son docto­­rat en socio­­lo­­gie décro­­ché à UCLA – ses recherches portaient sur la beauté du visage et les rencontres en ligne –, Carbino est une addi­­tion maline à l’en­­tre­­prise, qui essaye de toucher une popu­­la­­tion plus âgée et de s’im­­plan­­ter davan­­tage à l’étran­­ger. Je découvre qu’elle est aussi douée en matière de rela­­tions publiques. Elle oppose des statis­­tiques et du jargon scien­­ti­­fique à l’idée que Tinder est en train de créer une culture de l’ad­­dic­­tion au sexe. Elle cite une récente étude menée par la revue spécia­­li­­sée Archives of Sexual Beha­­vior, qui indique que les mille­­nials n’ont pas davan­­tage de parte­­naires que les baby boomers en leur temps. « Cette idée qu’on assiste à l’émer­­gence d’une culture du dating massive, c’est un peu de la conne­­rie », conclut-elle. Dans la voiture, les trois collègues commencent à parler d’une fête sur le thème du voyage que Tinder a orga­­nisé au Hangar 8 de l’aé­­ro­­port de Santa Monica. Ils me font la liste des célé­­bri­­tés qui ont parti­­cipé à l’évé­­ne­­ment : Jason Derulo, Zedd, Martin Garrix. « Jason Derulo a enlevé sa chemise sur scène ! » raconte Rad. « C’était la fête de l’an­­née. »

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Sean Rad prend un air triste
Crédits : Gillian Laub

Il reste silen­­cieux pendant un moment. « J’ai pleuré ce soir-là », reprend-t-il. « J’ai pleuré parce que j’ai créé une marque si énorme et impor­­tante pour la société qu’elle mérite ce genre de fêtes. » Le silence retombe dans la voiture. « J’ai pleuré ce matin en allant au travail », dit Pamba­­kian. « Je deviens très émotive avec Sean. Qu’est-ce qu’on ferait sans Sean ? » Ce à quoi elle ajoute : « Ce qu’on fait, ce qu’on est en train de construire est telle­­ment merveilleux. » Rad lui demande un bonbon (Pamba­­kian en a toujours dans son sac au cas où) et la version de « The Way You Look Tonight » inter­­­pré­­tée par Tony Bennett commence. « Oooh oui », dit Rad. « J’ai beau être juif, quand j’en­­tends ça je me sens comme un gamin le jour de Noël. J’ai envie d’écou­­ter ça près de la chemi­­née. » Il reçoit soudain un appel de sa mère, dont la voix sort des enceintes de la voiture. « Où tu es ? » demande sa mère, qui paraît inquiète. « Tu rentres à la maison ? » « Je passe à la télé, m’man », dit Rad. « OK », répond-t-elle. « Qu’est-ce que tu fais pour le dîner, alors ? »

En coulisse

Nous arri­­vons à l’hô­­tel Four Seasons de Beverly Hills, où est tour­­née l’émis­­sion. Rad se demande s’il doit ache­­ter ce portrait de George W. Bush, fait d’un collage d’images pornos, pour déco­­rer son appar­­te­­ment. « Vous voyez, ça ressemble à Bush », dit-il en me tendant son télé­­phone, « jusqu’à ce qu’on zoome. » Je zoome et vois appa­­raître des parties géni­­tales, des mains et des bouches agen­­cées en un collage soigneux. « Il est au club Soho House pour le moment. On ne peut pas vrai­­ment savoir ce que c’est », dit-il. « Il faudra juste faire gaffe à ce que certaines personnes ne passent pas trop près. »

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Sean Rad est souvent invité sur des plateaux ou lors d’évé­­ne­­ments
Crédits : TechC­­runch

Pamba­­kian commence à lui poser des ques­­tions d’en­­traî­­ne­­ment. « Que dites-vous aux gens qui disent que Tinder n’est pas fait pour les rela­­tions sérieuses ? » « 80 % de nos utili­­sa­­teurs nous disent qu’ils recherchent des rela­­tions sérieuses », récite Rad. Un des produc­­teurs de l’émis­­sion, un homme timide d’une quaran­­taine d’an­­nées qui vient de sortir d’une longue rela­­tion, se glisse dans la pièce pour rece­­voir des conseils. Il demande son aide à Rad pour avoir un profil Tinder idéal. Rad passe en revue les photos du produc­­teur. « Il en manque une avec de l’ac­­tion », dit-il. « Coupez aussi votre ami sédui­­sant sur la photo : il faut que vous soyez la seule option », ajoute Carbino. Rad tombe sur un selfie de l’homme avec Jay Leno. « Mec, celle-là casse tout. » « Mais c’est pas un peu préten­­tieux ? » demande le produc­­teur. « Non, mec, je viens de te remettre dans le game », répond Rad en lui rendant son télé­­phone. Après sa séance de maquillage et de coif­­fure (« parce que je suis vieux et chauve », plai­­sante-t-il), nous nous asseyons dans la pièce verte et regar­­dons l’écran de télé qui retrans­­met le début du tour­­nage. L’émis­­sion, It’s Not You, It’s Men, est présen­­tée par l’ac­­teur Tyrese Gibson et l’an­­cien membre de Run-DMC Reve­­rend Run. Les invi­­tés expliquent aux femmes ce qu’il faut faire pour réus­­sir leurs rencards. Pour la première séquence, on retrouve sur scène le « Rev », tout de noir vêtu avec un col romain, Tyrese avec ses bottes déla­­cées et son col boutonné argenté, accom­­pa­­gnés de l’ac­­trice Yvette Nicole Brown. « Les jeunes d’aujourd’­­hui ne font que s’en­­voyer des parties de leur corps », dit le Rev. « Les femmes étaient les gardiennes à l’époque », dit Brown. « Avec ce nouvel état d’es­­prit “soyez libres, tout le monde au pouvoir”, elles ont arrêté d’être des dames. Nous avons perdu la honte. Et quand on n’a plus honte de rien, c’est la porte ouverte à tout. » En coulisse, Pamba­­kian et Rad se regardent. « Merde », dit Pamba­­kian. « Elle fait du slut-shaming », dit Rad. Brown pour­­suit : « Je n’ai pas demandé à voir tous les pénis que j’ai vus. » Rad rechigne. « Je suis pas sûr d’avoir envie de monter sur scène avec elle. »

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Les présen­­ta­­teurs de l’émis­­sion
Crédits : OWN

« Ne lais­­sez pas votre indé­­pen­­dance vous conduire à la soli­­tude. », déclare Tyrese en se tour­­nant vers le public. « Beau­­coup de femmes ont érigé un champ de force entre elles et les hommes. Mais c’est comme la mauvaise plom­­be­­rie. Les tuyaux se bouchent… » Rad et Pamba­­kian sont debout tous les deux à présent et regardent la télé en silence. Quand Rad quitte la pièce pour aller sur le plateau, Pamba­­kian prend sa place. Je lui demande si elle est inquiète. « C’est Tinder. Quand est-ce que les choses ont été faciles pour nous ? » dit-elle. « C’est la merde constam­­ment. » Sur scène, Tyrese demande à Rad s’il utilise Tinder – dans son voca­­bu­­laire, s’il « plane avec sa propre came ». Rad répond que oui et enchaîne avec sa rengaine favo­­rite. « Tout ce que nous faisons, c’est de connec­­ter les gens », dit-il. « C’est à eux de déci­­der ce qu’ils font après ça. » On connaît la chan­­son, que toute la Sili­­con Valley reprend en chœur : on ne s’oc­­cupe que de l’in­­fra­s­truc­­ture. Les choses semblent pouvoir dégé­­né­­rer à tout instant jusqu’à ce que soudai­­ne­­ment, Brown décide que Tinder n’a rien à voir avec le problème. « Je suis sûre que vous adore­­riez Tinder », dit-elle à Tyrese. En coulisse, Pamba­­kian applau­­dit. Elle dit qu’elle pour­­rait presque pleu­­rer à nouveau.

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Sean Rad dans son nouvel appar­­te­­ment
Crédits : Gillian Laub

 

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DANS L’INTIMITÉ DE SEAN RAD À BEL AIR

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Traduit de l’an­­glais par Nico­­las Prouillac et Arthur Scheuer d’après l’ar­­ticle « Mr. (Swipe) Right? », paru dans Cali­­for­­nia Sunday. Couver­­ture : Sean Rad sur le toit des bureaux de Tinder. (Gillian Haub/Cali­­for­­nia Sunday)
 
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