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Alors que l'être humain continue de négliger son sommeil, de plus en plus de solutions apparaissent pour l'aider à mieux dormir.

par Malaurie Chokoualé Datou | 21 novembre 2019

La tête déli­­ca­­te­­ment penchée vers le micro de droite, sa longue queue de cheval légè­­re­­ment balan­­cée sur le côté, Rosalía jette tour à tour des coups d’œil rieurs à la caméra et au groupe qui l’ob­­serve dans un silence amusé. À voix basse, la chan­­teuse barce­­lo­­naise alterne entre les deux bonnettes noires, à tel point que l’au­­di­­teur·­­rice la sent presque tour­­ner autour de sa tête. Les franges de diamants qui lui coulent des épaules et des bras accrochent la lumière des projec­­teurs et parachèvent ce tableau hypno­­ti­­sant.

« Il y a un autre son que j’adore faire quand je danse », susurre Rosalía en joignant les doigts. « Le public ne l’en­­tend peut-être pas, mais il le voit, vous savez, il le sent. » L’air concen­­tré, elle claque des doigts d’un micro à l’autre, avant de termi­­ner sa perfor­­mance par un petit rire enchanté. En propo­­sant dès 2016 à des célé­­bri­­tés de s’im­­pro­­vi­­ser youtu­­beur·euse ASMR le temps d’une vidéo, W Maga­­zine surfait sur la popu­­la­­rité sur YouTube de ces « massages céré­­braux », propices à la relaxa­­tion et à l’en­­dor­­mis­­se­­ment.

Les cher­­cheurs·euses Emma Barratt et Nick Davis ont étudié ce phéno­­mène encore méconnu et sont arri­­vés à la conclu­­sion que la majo­­rité des parti­­ci­­pant·e·s regar­­daient des vidéos ASMR pour se détendre ou pour dormir. Iels ont en outre observé une amélio­­ra­­tion tempo­­raire des symp­­tômes liés à la dépres­­sion. En défi­­ni­­tive, l’ASMR est symp­­to­­ma­­tique d’une partie de la popu­­la­­tion qui ne sait plus qui vers qui se tour­­ner pour trou­­ver le sommeil.

Pour certains toute­­fois, le sommeil semble être une nuisance chro­­no­­phage, alors que la méde­­cine conti­­nue à marte­­ler ses vertus. « On ne dort pas assez, mais on pense aller bien », souligne Jöran Albers, co-fonda­­teur de Shleep, une start-up d’ex­­perts du sommeil qui veut inci­­ter les entre­­prises à prendre en compte les nuits de leurs employé·e·s. « Il y a quelques années, je bossais comme un fou et j’en étais donc le parfait exemple, puis j’ai réalisé que quelque chose n’al­­lait pas. »

Crédits : Eight Sleep

Quatre milliards de cernes

Après avoir travaillé pendant plusieurs années au sein du cabi­­net inter­­­na­­tio­­nal de conseil en stra­­té­­gie et mana­­ge­­ment Bain & Company, Jöran Albers s’est senti empreint d’une grande lassi­­tude. Ses collègues, si intel­­li­­gent·e·s et préoc­­cu­­pé·e·s de leur santé qu’iels fussent, ne semblaient pas heureux·euses. « J’ai démis­­sionné et je sentais que quelque chose n’al­­lait pas dans le monde de l’en­­tre­­prise », raconte Albers au Web Summit à Lisbonne, début novembre.

Un ancien cama­­rade de l’Ins­­ti­­tut euro­­péen d’ad­­mi­­nis­­tra­­tion des affaires (Insead) lui a alors suggéré d’en­­trer en contact avec Els van der Helm, une experte du sommeil, passion­­née depuis l’ado­­les­­cence par le sujet. Après un docto­­rat en psycho­­lo­­gie à l’uni­­ver­­sité de Cali­­for­­nie à Berke­­ley, celle-ci a travaillé comme consul­­tante en mana­­ge­­ment pour McKin­­sey & Company. Le peu de consi­­dé­­ra­­tion donné au sommeil et à ses bien­­faits pour les employé·e·s l’a stupé­­faite. Quand sa route a croisé celle de Jöran Albers, en 2016, elle avait déjà quitté McKin­­sey.

Jöran Albers et Els van der Helm ont créé Shleep en 2016
Crédits : Shleep

Tou·­­te·s deux ont comparé leurs expé­­riences et échangé leurs connais­­sances. « Au début, j’étais scep­­tique à l’idée de monter un busi­­ness autour du sommeil », sourit Jöran Albers. « Mais on a commencé à passer en revue des recherches sur le sujet, et c’est là que j’ai réalisé que c’était un problème majeur, dont personne ne parlait, alors que cela empire chaque année. » Shleep était né.

Selon les fonda­­teurs·­­rices de Shleep, le problème est toujours roya­­le­­ment ignoré à ce jour. « Deux milliards de personnes conti­­nuent de ne pas dormir assez », appuie Albers. Si les données sur lesquelles s’ap­­puient Shleep sont prin­­ci­­pa­­le­­ment améri­­caines, elles sont la preuve d’une situa­­tion que la start-up a décidé de globa­­li­­ser : nous dormons moins en compa­­rai­­son avec les décen­­nies précé­­dentes. D’après Shleep, près de 8 % de la popu­­la­­tion essayait de vivre avec six heures ou moins de sommeil par nuit en 1942. L’an­­née dernière, cette part attei­­gnait 50 %.

En outre, les jeunes sont parti­­cu­­liè­­re­­ment expo­­sé·e·s aux troubles du sommeil. Selon une étude rendue publique en mars 2018 par l’Ins­­ti­­tut natio­­nal du sommeil et de la vigi­­lance (INSV) et la ­mutuelle MGEN, 82 % des jeunes entre 15 et 24 ans ont déclaré être fati­­gués durant la jour­­née et 38 % ont admis dormir moins de sept heures par nuit. En outre, selon l’Inserm, 13 %  des 25–45 ans consi­­dé­­rairent le sommeil comme une perte de temps en 2017.

Pour­­tant, « le sommeil est crucial pour de nombreuses parties de notre corps et de notre esprit », déclare Aric Prather, scien­­ti­­fique du sommeil à l’uni­­ver­­sité de Cali­­for­­nie à San Fran­­cisco (UCSF), qui étudie les causes et les consé­quences des nuits trop courtes. « Le sommeil est comme le lave-vais­­selle du cerveau », explique Prather.

Crédits : Eight Sleep

Non seule­­ment il renforce le système immu­­ni­­taire, mais il aide à régu­­ler le méta­­bo­­lisme. De plus, il sert à élimi­­ner les toxines qui s’ac­­cu­­mulent dans le cerveau et peut préve­­nir les mala­­dies neuro­­dé­­gé­­né­­ra­­tives, comme Alzhei­­mer ou Parkin­­son. L’In­­serm rappelle en outre qu’un « sommeil insuf­­fi­­sant chez les adoles­­cent·e·s est corrélé à un plus petit volume de matière grise. »

Seule­­ment, il ne suffit pas de se coucher pour se repo­­ser. Chez les jeunes, les cher­­cheurs·euses de l’INSV ont expliqué cette dette de sommeil à la fois par des diffi­­cul­­tés à s’en­­dor­­mir et par des réveils impromp­­tus durant la nuit. Ces troubles sont causés non seule­­ment par une expo­­si­­tion intense aux écrans, mais égale­­ment par un manque d’ac­­ti­­vité physique et par des rythmes déca­­lés de sommeil entre les jours de la semaine et le week-end.

« Les raisons sont multiples », approuve Albers. « Bien sûr, la tech­­no­­lo­­gie joue un rôle majeur dans cette dimi­­nu­­tion. » Les écrans peuvent avoir des effets nocifs sur le sommeil. D’après une étude menée par des cher­­cheurs de l’uni­­ver­­sité d’Haïfa en 2017, une expo­­si­­tion intense à leur lumière bleue peut entraî­­ner un endor­­mis­­se­­ment retardé et avoir un impact sur la qualité du sommeil. « La solu­­tion doit être l’uti­­li­­sa­­tion de filtres qui empêchent l’émis­­sion de cette lumière », explique Abra­­ham Haim, l’un des auteurs de l’étude.

Albers rappelle que la plupart des êtres humains ont besoin de dormir sept à neuf heures par jour; une nuit de plus de huit heures de sommeil est par ailleurs conseillée pour les jeunes entre 15 et 24 ans. Une perte de sommeil n’est pas sans effet sur le corps humain, les études sont toutes d’ac­­cord sur ce point. Il existe bien des personnes capables de conti­­nuer à vivre norma­­le­­ment avec moins de six heures de sommeil mais, d’après Albers, leur nombre ne corres­­pond qu’à 1 % de l’hu­­ma­­nité. « Et il est inutile de vous entraî­­ner, vous ne pouvez rien chan­­ger à cela car c’est déter­­miné géné­­tique­­ment », pour­­suit le co-fonda­­teur de Shleep.

Crédits : Matthew T Rader

Shleep vend à ses clients des plate­­formes de coaching du sommeil à desti­­na­­tion de leurs employé·e·s et les accom­­pagne dans leur déploie­­ment. Outre l’ap­­pli­­ca­­tion qui se charge de guider l’uti­­li­­sa­­teur·­­rice dans sa quête du sommeil, ce·tte dernier·ère dispose d’ou­­tils pouvant l’ai­­der à se relaxer ou encore d’ac­­cès à des webi­­nars sur diffé­­rents sujets. « Nous mettons égale­­ment en contact les personnes avec un expert du sommeil si leurs troubles sont impor­­tants », ajoute Albers. « Après huit semaines, on observe qu’on peut dimi­­nuer la perte de sommeil de 40 % en 8 semaines, et augmen­­ter la qualité du sommeil de 50 % », ajoute-t-il.

Même si les béné­­fices d’un sommeil plus long ne sont pas facile à mesu­­rer, « on demande à nos clients de nous commu­­niquer leur produc­­ti­­vité et leur perfor­­mances, avec en moyenne une amélio­­ra­­tion notée de 15 % en 8 semaines », ajoute l’en­­tre­­pre­­neur – car évidem­­ment, les entre­­prises s’in­­té­­ressent davan­­tage au bien-être de ses employé·e·s quand celui-ci les rend plus produc­­tif·­­ve·s.

Shleep part du prin­­cipe qu’une entre­­prise a tout à gagner en s’adap­­tant aux besoins de ses employé·e·s, que ce soit en termes d’ef­­fi­­ca­­cité, de bien-être au travail et de produc­­ti­­vité. Chacun·e dispose d’une horloge biolo­­gique du sommeil diffé­­rente, et c’est juste­­ment cette parti­­cu­­la­­rité qui inté­­resse une autre start-up, Eight Sleep, qui a juste­­ment mis la tech­­no­­lo­­gie au service du sommeil.

La tech comme anti­­dote

Le monde de la tech n’est pas désarmé face au manque de sommeil. Puisque, selon la formule du poète Hölder­­lin, « là où croît le péril croît aussi ce qui sauve », Eight Sleep a créé un lit intel­­li­gent. La co-fonda­­trice de la start-up, Alexan­­dra Zata­­rain, affirme sentir « une énorme diffé­­rence » depuis qu’elle s’en sert.

« Quand nous avons commencé il y a quelques années, le concept-même de lit intel­­li­gent n’exis­­tait pas », rappelle Alexan­­dra Zata­­rain, qui observe un inté­­rêt gran­­dis­­sant pour les tech­­no­­lo­­gies du sommeil.

Aujourd’­­hui, Eight Sleep voit le nombre d’ac­­teurs dans ce domaine se multi­­plier. Appa­­raissent des objets connec­­tés (comme des couettes ou des oreillers), des appli­­ca­­tions propo­­sant de la médi­­ta­­tion guidée, des simu­­la­­teurs d’aube pour permettre un réveil progres­­sif, et bien d’autres solu­­tions. « On observe le déve­­lop­­pe­­ment d’un mouve­­ment autour du fait que le sommeil améliore la perfor­­mance, qu’il est natu­­rel, qu’il est gratuit, et que si vous arri­­vez à l’op­­ti­­mi­­ser vous note­­rez des béné­­fices élevés », conclut Zata­­rain.

Crédits : Eight Sleep

Eight Sleep est née en 2014 des troubles de sommeil de son PDG, Matteo Fran­­ces­­chetti, par ailleurs conjoint d’Alexan­­dra Zata­­rain. À l’époque, l’an­­cien avocat désor­­mais entre­­pre­­neur jonglait entre diffé­­rentes entre­­prises et voya­­geait d’un bout à l’autre de la planète. Son sommeil s’en est trouvé affecté. « Il a commencé à étudier diffé­­rentes solu­­tions, comme le fait de suivre des données liées à son sommeil », raconte Zata­­rain.

Après avoir essayé toute une série d’ap­­pli­­ca­­tions, qui propo­­saient par exemple de lais­­ser son télé­­phone sur son mate­­las, Fran­­ces­­chetti a réalisé qu’il y avait « un énorme déca­­lage sur le marché ». Il s’est rendu compte « qu’il n’y avait pas de produit permet­­tant d’ana­­ly­­ser le sommeil d’un indi­­vidu avec préci­­sion pour chan­­ger le compor­­te­­ment ou le facteur qui pouvait l’af­­fec­­ter ». L’idée du projet Eight Sleep a commencé à germer.

L’objec­­tif origi­­nel était de pister l’état du sommeil et de collec­­ter des données. Eight Sleep a tout d’abord plan­­ché sur la concep­­tion d’un acces­­soire pouvant être placé sur n’im­­porte quel mate­­las : Smart Tracker, un protège-mate­­las à la pointe de la tech­­no­­lo­­gie, tentant de répliquer ce qui est réalisé au niveau médi­­cal. Voyant l’en­­goue­­ment suscité par son premier produit, Eight Sleep a inté­­gré sa tech­­no­­lo­­gie direc­­te­­ment dans un lit, propo­­sant en outre à l’uti­­li­­sa­­teur·­­rice de suivre ses données grâce à une appli­­ca­­tion.

Crédits : Eight Sleep

Le couple voulait à tout prix éviter à l’uti­­li­­sa­­teur·­­rice de devoir char­­ger, bran­­cher ou porter quoi que ce soit. « Les proto­­types que nous avions faits permet­­taient simple­­ment d’al­­ler au lit pour rece­­voir diffé­­rentes infor­­ma­­tions », ajoute Zata­­rain. Quatre ans après le lance­­ment du premier produit, grâce à des capteurs logés dans le mate­­las, ce dernier est capable de calcu­­ler le temps total de sommeil, celui des phases de sommeil, la tempé­­ra­­ture du lit, la fréquence cardiaque ou encore la fréquence respi­­ra­­toire. « Il s’agit une image complète de votre sommeil », résume-t-elle.

Selon Zata­­rain, la clé du lit est sa capa­­cité à régu­­ler la tempé­­ra­­ture. « Même les lits les plus confor­­tables absorbent en géné­­ral la chaleur du corps beau­­coup plus rapi­­de­­ment et celle-ci ne se propage pas dans l’en­­vi­­ron­­ne­­ment », explique-t-elle. Cette chaleur trouble le sommeil du·de la dormeur·euse. « Vous vous réveillez plus, vous ne pouvez pas rester en sommeil profond aussi long­­temps que vous le pour­­riez », pour­­suit-elle.

Avec son lit hi-tech, la start-up se targue de résoudre ce problème, car son produit phare, le mate­­las haut de gamme The Pod (dispo­­nible aux États-Unis pour 2 295 dollars), dispose d’une régu­­la­­tion de tempé­­ra­­ture person­­na­­li­­sée. Loin des outils tech­­no­­lo­­giques propo­­sés par certaines start-ups, et parce que l’in­­no­­va­­tion n’a pas toutes les réponses aux problèmes de sommeil, des spécia­­listes proposent égale­­ment des solu­­tions simples faci­­li­­ter l’en­­dor­­mis­­se­­ment.

Loin de toute tech­­no­­lo­­gie

Si diffé­­rentes tech­­niques peuvent fonc­­tion­­ner en fonc­­tion du profil, de la médi­­ta­­tion à la relaxa­­tion des muscles un à un, pour remé­­dier à la dette du sommeil chez les jeunes, l’Ins­­ti­­tut natio­­nal du sommeil et de la vigi­­lance leur propose une série d’as­­tuces, loin de toute tech­­no­­lo­­gie. La pratique quoti­­dienne d’une acti­­vité physique, à raison de trente minutes par jour, est tout d’abord vive­­ment conseillée, toute­­fois pratiquée entre 4 h et 8 h avant de se coucher. Selon le méde­­cin du sport et spécia­­liste du sommeil Fabien Sauvet, « ceux qui font du sport s’en­­dorment mieux et plus tôt […], les béné­­fices du sport se font sentir quand les séances sont régu­­lières ».

Selon l’INSV, il faudrait en outre « adop­­ter des rythmes régu­­liers » permet­­tant de synchro­­ni­­ser le rythme veille-sommeil et l’hor­­loge biolo­­gique, « en limi­­tant grasse mati­­née et sieste prolon­­gée » et instau­­rer « couvre-feu digi­­tal » une heure avant de dormir, préfé­­rant des acti­­vi­­tés d’au­­tant plus relaxantes, « comme la lecture ou la musique ». De plus, les exci­­tants comme le café ou le thé retar­­dant l’en­­dor­­mis­­se­­ment, l’Ins­­ti­­tut recom­­mande de les limi­­ter après 15 h.

La co-fonda­­trice de la start-up Eight Sleep, Alexan­­dra Zata­­rain.

Enfin, l’en­­vi­­ron­­ne­­ment doit être propice au sommeil; de la lumière au bruit, rien ne doit lui nuire au cours de la nuit et main­­te­­nir une tempé­­ra­­ture de 19°C dans la chambre est idéal en ce sens. De plus, « le lit doit être réservé au sommeil », alerte la pneu­­mo­­logue Maria Pia d’Or­­tho pour l’INSV. « Ce type de compor­­te­­ment favo­­rise l’ insom­­nie sur le long terme ».

Enfin, chan­­ger ses mauvaises habi­­tudes de sommeil est un proces­­sus long qui se réalise pas à pas. « Si vous avez été vous coucher à 1 h pendant des années, il ne faut pas vous attendre à vous endor­­mir à 21 h comme par magie », explique Albers. « Cela ne marchera pas pour tout le monde. » Pour lui, nous sommes sur le point d’en­­trer dans une révo­­lu­­tion du sommeil. Pour le prou­­ver, il tente un paral­­lèle avec la série Mad Men, dans laquelle des publi­­ci­­taires machistes aux réflexions cyniques ne travaillent jamais sans leurs clopes ou leur verre de whisky.

« Complè­­te­­ment normale dans les années 1960, une situa­­tion pareille serait diffi­­ci­­le­­ment accep­­table aujourd’­­hui », explique Albers, qui pense entre­­voir un chemin simi­­laire pour le sommeil. « Dans 5, 10, 15 ans, on regar­­dera en arrière en se deman­­dant à quoi on pensait à ne dormir pas assez, car c’est la chose la plus bête qui soit. »


Couver­­ture : Ben Blen­­ne­­rhas­­sett


 

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