Ce maquillage futu­riste permet d’échap­per aux systèmes de recon­nais­sance faciale

par   Nicolas Prouillac et Arthur Scheuer   | 26 juillet 2017

Crédits : Grigory Baku­nov Grigory Baku­nov n’est pas n’im­porte qui. Direc­teur de la tech­no­lo­gie chez Yandex, l’équi­valent de Google pour le public russo­phone, il est aussi l’ani­ma­teur d’un podcast écouté chaque semaine par plus d’un demi-million de personnes. Et s’il y a bien une chose qui effraie Grigory Baku­nov, ce sont les progrès effrayants de l’in­tel­li­gence arti­fi­cielle en matière de surveillance. C’est la raison pour laquelle l’in­gé­nieur russe a déve­loppé un algo­rithme capable de trom­per les systèmes de recon­nais­sance faciale les plus sophis­tiqués… avec du maquillage. Crédits : Grigory Baku­nov La recon­nais­sance faciale est une réalité. On se souvient par exemple qu’à Nice, avant l’Euro 2016, la tech­no­lo­gie avait été testée sur les camé­ras de la voie publique pour iden­ti­fier de poten­tiels fauteurs de troubles. Natu­rel­le­ment, c’est aussi le cas à Paris, Londres, New York ou Moscou… bref, tous les systèmes de surveillance des grandes villes sont aujourd’­hui boos­tés à l’IA. Ce n’est pas un scoop, même BFMTV est au courant. « Les systèmes de recon­nais­sance faciale sont utili­sés par diffé­rentes personnes à des fins diverses, et il est impos­sible de se dépla­cer à Moscou en évitant les camé­ras », écri­vait Grigory Baku­nov sur le site tele­gra.ph le 14 juillet dernier. Mais il a trouvé une faille dans la matrice. L’in­gé­nieur russe a déve­loppé un algo­rithme capable de cacher l’iden­tité d’une personne aux yeux de l’in­tel­li­gence arti­fi­cielle. « Un algo­rithme simple mais effi­cace que j’ai déve­loppé très vite », raconte-t-il. « Il était capable de géné­rer un maquillage facial capable de trom­per les camé­ras de surveillance, à l’aide de quelques lignes seule­ment sur le visage. » Si Grigory Baku­nov écrit au passé, c’est qu’il a malgré tout décidé de ne pas commer­cia­li­ser le projet, après avoir réalisé qu’il offri­rait un moyen simple aux crimi­nels de berner les banques et la police. « C’est la raison pour laquelle j’ai pris la déci­sion de ne pas le lancer sur le marché, il y avait trop de risques pour qu’il soit utilisé à de mauvaises fins. » Il en aura proba­ble­ment inspiré quelques-uns au passage. Grigory Baku­nov, dont le visage est aisé­ment recon­nais­sableSources : tele­gra.ph/BFMTV

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