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Cette étoile tourne autour d’un trou noir en formant une rosace

par   Denis Hadzovic   | 20 avril 2020

Des astro­nomes ont observé pour la première fois une étoile en orbite autour d’un trou noir, révé­lait CNN jeudi 16 avril. Et elle suit une orbite complè­te­ment folle… qu’Ein­stein avait prédite.

L’étude publiée dans la revue Astro­nomy & Astro­phy­sics vient en effet confir­mer, une fois encore, un aspect de la théo­rie de la rela­ti­vité d’Ein­stein. Une étoile nommée S2 a été obser­vée pendant 27 ans grâce au Très Grand Téles­cope de l’Ob­ser­va­toire euro­péen austral, situé dans le désert d’Ata­cama au Chili. Les astro­nomes ont été surpris en remarquant que l’or­bite de l’étoile, qui gravite autour du trou noir super­mas­sif de la Voie lactée, formait une rosace parfaite.

Alors que la loi univer­selle de la gravi­ta­tion d’Isaac Newton suggé­rait une orbite en forme d’el­lipse, ce n’est pas le cas ici. Cette donnée vient au contraire confir­mer la théo­rie de la rela­ti­vité géné­rale d’Al­bert Einstein qui, lui, suppose que la dyna­mique créée par l’ap­pa­rie­ment de deux corps célestes de ce type empê­che­rait l’or­bite de l’étoile de suivre une forme ellip­tique.

L’or­bite de S2 autour du trou noir Sagit­ta­rius A* n’est pas le premier exemple qui confirme la théo­rie de la rela­ti­vité. Les trajec­toires des planètes de notre système solaire ont été analy­sées par Einstein il y a plus d’un siècle, et bien que chacune des planètes tourne autour du Soleil en formant une ellipse, le physi­cien d’ori­gine alle­mande avait remarqué que cette ellipse se déforme lente­ment au fil du temps.

Il a nommé ce phéno­mène préces­sion du péri­hé­lie en 1915. Einstein a donc appliqué sa théo­rie pour comprendre pourquoi l’el­lipse de la planète Mercure tour­nait plus vite que celles des autres planètes. Ses calculs et ses études ont traversé les époques et se véri­fient encore aujourd’­hui.

Sources : CNN/Astro­nomy & Physics

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