Une pyramide géante découverte parmi des milliers de structures mayas au Guatemala

par   Laura Boudoux   | 28/09/2018
Crédits : Luke Auld-Thomas/Marcello A. Canuto/PACUNAM

Sous la jungle du temple Tikal, au Guatemala, se cache tout une immense cité maya jusque là insoupçonnée, rapporte The Independent. C’est grâce à l’utilisation d’un Lidar (Light Detection And Ranging) que les archéologues ont découvert en janvier 2018 l’existence de pyramides, de palais, d’habitations ou encore de centres cérémoniels, enfouis sous la canopée. Vendredi 27 septembre, de nouvelles analyses étaient publiées, confirmant l’immensité de ces cités antiques, qui s’étendent sur une aire de plus de 2 000 km² et comprennent 62 000 structures, dont une pyramide haute de 30 mètres.

« Le Lidar est une technologie relativement nouvelle qui permet une cartographie détaillée de la surface terrestre à une échelle très fine. Elle est de loin supérieure aux formes précédentes de cartographie par satellite ou par avion », a expliqué Michael E. Smith, spécialiste en archéologie méso-américaine. Ce système de télédétection aéroportée comprend un laser et un GPS ultra-précis, pour une technologie capable de détecter les moindres constructions architecturales de la cité maya, même sous l’épaisse végétation. Les points enregistrés lors du survol sont ensuite filtrés à travers des algorithmes, afin de réaliser une restitution en 3D des terrains.

Crédits : Luke Auld-Thomas/Marcello A. Canuto/PACUNAM

Touristique et très connu des archéologues, le site de Tikal a été abandonné par les Mayas au Xe siècle. Ce que révèlent les découvertes liées au Lidar, c’est l’interconnexion insoupçonnée entre cette cité et d’autres sites, qu’on pensait isolés. Pourtant, les chercheurs n’évoquent pas encore l’idée d’une seule et même mégalopole maya, habitée par des millions de personnes. « N’oublions pas que sur chaque image obtenue, il y a un millénaire et demi d’occupation humaine concentrée ! Passer de ces restitutions 3D à des extrapolations sur des chiffres d’occupation, en évoquant des millions d’individus est tout simplement délirant », explique ainsi Dominique Michelet, directeur de recherche au CNRS. Il faudra donc des recherches plus poussées encore pour déterminer la démographie, ou encore l’organisation exacte de ces cités dont les secrets seront bientôt percés.

Sources : The Independent/Science

PLUS DE SCIENCE