Le procès du plus puissant narcotrafiquant du monde s'ouvre ce 13 novembre 2018 à New York.

par Nicolas Prouillac | 14 min | 13/11/2018

Jour 663. Depuis le 19 janvier 2017, Joaquín Guzmán Loera, l’ancien parrain du cartel de Sinaloa est à l’isolement au Metropolitan Correctional Center de Manhattan. Cette prison que le Los Angeles Times qualifie de « Guantánamo de New York » a déjà accueilli des terroristes d’Al-Qaïda ainsi que d’autres puissants trafiquants de drogue, à l’instar du fondateur de Silk Road, Ross Ulbricht. C’est là qu’il attend d’être jugé. Et il n’est guère pressé. Un an après son extradition vers les États-Unis, un délai de cinq mois lui a été accordé.

Le Mexicain de 61 ans réclamait davantage de temps pour consulter ses avocats, qui ne pouvaient échanger avec lui que par vidéos interposées. En juillet, le juge Brian Cogan a accepté de retarder l’échéance de deux mois alors que la défense en voulait cinq de plus. Pour l’avocat du suspect, Me Angel Eduardo Balarezo, cette « volonté de lui refuser un procès juste » sera percée à jour par le jury, qui « verra à travers l’écran de fumée et le jeu de miroirs » mis en place.

Crédits : Jeffrey Lichtman/Twitter

Le juriste aurait aimé avoir du temps afin d’étudier les quelque 14 000 pages récemment versées à un dossier qui en comprend déjà près de 300 000. Sans compter les 117 000 enregistrements audio. « J’ai eu à traiter des cas difficiles et j’ai défendu des clients célèbres, mais je n’ai jamais eu les mains attachées dans le dos comme ça », se lamente un autre avocat de la défense, Me Jeffrey Lichtman – célèbre pour voir défendu John Gotti Jr. et le rappeur The Game. « C’est littéralement une inquisition. L’équité constitutionnelle a été jetée par la fenêtre parce que le gouvernement veut un procès avec une condamnation rapide. » Coupé de sa famille et sujet à des maux de tête, El Chapo fait face aux témoignages de personnes qui « ont passé leur vie à vendre des drogues et mentir », ajoute-t-il.

Mais enfin, n’était-il pas à leur tête ? Si Balarezo le présente plutôt comme un « lieutenant » et assure qu’il ne plaidera pas coupable, le juge Brian Cogan entend bien au contraire lui faire endosser la responsabilité de 33 meurtres et du trafic de 200 000 kilos de cocaïne , commis entre 1989 et 2014. Dix-sept chefs d’inculpation ont été retenus. Sur cette période, cet ancien travailleur pauvre de la région de Sinaloa aurait amassé aux environs de 14 milliards de dollars de revenus illicites, en sorte qu’il s’est retrouvé sur la liste des milliardaires dressée par le magazine américain Forbes en 2009. À son pic, l’empire générait trois milliards de dollars par an et convoyait 25 % de la drogue passant du Mexique aux États-Unis. Autant dire que le dossier est épais.

Puisque « personne ne sera jamais assez prêt », Brian Cogan a fini par annoncer, fin octobre, que le procès débuterait ce 13 novembre 2018. Près de dix ans après l’avoir mis en examen par contumace, le tribunal fédéral de Brooklyn s’est donc lancé à la recherche de jurés. À une semaine de la première audience, 12 personnes ont été retenues sur les 60 interrogées. Malgré l’anonymat qui leur était garanti, beaucoup ont préféré renoncer. Brian Cogan a notamment excusé une femme « assez anxieuse » en apprenant qu’El Chapo avait promis de ne pas faire tuer le jury ; et une autre, éplorée, qui craignait de devoir déménager.

Le procureur a aussi écarté un homme qui avait demandé un autographe de Joaquín Guzmán. Alors que Jeffrey Lichtman plaidait pour son maintien, arguant qu’il possédait lui-même les signatures de Charles Manson et de deux leaders du Hamas sans les porter dans son cœur, le citoyen appelé à juger le parrain mexicain a avoué qu’il en était « un peu fan ». Son nom a donc été barré de la liste. Finalement, sept femmes et cinq hommes vivant à New York siégeront, dont trois immigrés et trois hispanophones. Il y a parmi eux la nièce d’un gardien de prison, le père d’un policier d’origine sud-asiatique et une Polonaise dont le fils a rencontré des problèmes avec la drogue. Tous ont déjà entendu parler d’El Chapo, à l’exception d’une Éthiopienne.

Le Brooklyn’s Roosevelt Federal Courthouse

« Nous sommes satisfaits par le jury qui a été sélectionné », a indiqué Eduardo Balarezo. Au mois d’août, il avait en revanche réclamé que les noms des témoins fussent connus du public : « Ils seront en danger à leur passage à la barre. À un moment, le gouvernent devra rendre leurs noms publics, pas seulement à nous. » Pour le juge Cogan, l’anonymat est préférable étant donné que « plus leurs identités seront révélées tôt, plus grand sera le risque. »

Déjà, les mesures de sécurité mises en place pour escorter le parrain depuis sa prison ultra-sécurisée jusqu’au tribunal bloquent à chaque fois entièrement le pont de Brooklyn. Pendant les quatre mois du procès, il devra faire le trajet deux fois par jour, aux heures de pointe, engorgeant tout le quartier. Ce mardi 13 novembre, quand l’aube se lèvera de l’autre côté de l’Atlantique, une cohorte de policiers sera postée autour du tribunal et à l’entrée de la salle 8D. Bientôt, s’y feront face la procureure Andrea Goldbarg et Joaquín Guzmán Loera. Dans la voiture de police qui le conduit au tribunal, El Chapo regarde les immeubles défiler. Cette fois, il sait où il va. Mais il lui est impossible de ne pas repenser à ce 19 janvier 2017 où tout a basculé. C’était il y a 663 jours.

Supermax

Ce 19 janvier, à quelques heures de l’investiture de Donald Trump à la présidence des États-Unis, Joaquín Guzmán Loera, mieux connu sous le nom d’El Chapo, a été extradé vers les États-Unis. Le trafiquant de drogue mexicain à la tête du cartel de Sinaloa est monté dans un avion à Ciudad Juárez, à la frontière avec le Texas, avant d’atterrir à New York durant la dernière nuit de Barack Obama à la Maison-Blanche.

La soudaineté avec laquelle a eu lieu l’extradition a pris de cours les avocats d’El Chapo, qui retardaient le processus depuis la fin du mois de juin 2016 en faisant appel de la décision. L’avocat principal du narcotrafiquant, José Refugio Rodríguez, maintenait depuis des mois que le traité d’extradition était contraire à la Constitution mexicaine. « Je devais lui rendre visite aujourd’hui », a-t-il confié aux micros des journalistes le 19 janvier. « Je ne sais rien de tout cela. » L’extradition a eu lieu le lendemain du rejet par la Cour suprême mexicaine d’une nouvelle demande de révision du traité par Me Refugio Rodríguez.

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El Chapo aux mains des autorités américaines
Crédits : Ministère de l’Intérieur du Mexique/AFP

Elle est intervenue quelques jours après le premier anniversaire de la capture d’El Chapo, le 8 janvier 2016 à Los Mochis, une petite ville de l’État de Sinaloa. Joaquín Guzmán n’en était pas à sa première arrestation par les autorités mexicaines. En 1993, il avait été capturé au Guatemala : il était alors déjà considéré comme le trafiquant de drogue le plus puissant du Mexique. Il s’est évadé de prison près d’une décennie plus tard, en 2001 – en se cachant dans un panier à linge, à ce qu’on raconte. En son absence, le cartel a continué à prospérer. El Chapo n’a été capturé à nouveau qu’en 2014, après une chasse à l’homme effrénée. Il était alors d’après la DEA le narcotrafiquant le plus puissant du monde, dépassant l’influence et la prospérité de Pablo Escobar au sommet de sa gloire.

Ce nouveau séjour derrière les barreaux a pris fin le 11 juillet 2015, lorsqu’El Chapo a réussi à s’évader au moyen d’un tunnel creusé sous la douche de sa cellule de la prison d’Altiplano. Le cartel de Sinaloa est depuis longtemps réputé pour son savoir-faire en matière de galeries souterraines : ils en ont creusé plus d’une centaine sous la frontière américano-mexicaine. El Chapo a envoyé ses ingénieurs étudier en Allemagne pour y apprendre les techniques les plus avancées en la matière. Il aura fallu entre 12 et 16 mois à ces derniers pour creuser le tunnel de près d’un kilomètre et demi sous la prison. Ils y ont installé un système de ventilation et de lampes électriques, ainsi qu’une Honda 125 cm3 montée sur un rail pour permettre à leur chef de s’échapper. Des jerrycans de carburant étaient disposés à intervalles réguliers pour s’assurer qu’il ne tombe pas en panne. Spectaculaire, il faut bien le dire.

El Chapo a alors repris sa vie de fugitif, jouant au chat et à la souris avec les autorités mexicaines en passant d’une planque à l’autre dans les collines sauvages de Sinaloa. Jusqu’à un nouveau coup de théâtre, après sa rencontre clandestine avec l’acteur américain Sean Penn en octobre 2015. L’interview n’a été publiée que le 9 janvier 2016 par le magazine américain Rolling Stone, au lendemain de la capture du criminel. Il a depuis été révélé que Sean Penn et l’actrice mexicaine Kate del Castillo, qui a aidé à organiser la rencontre, étaient tous deux surveillés par les renseignements mexicains. L’acteur s’en défend, mais les autorités mexicaines affirment que leur entrevue a joué un rôle crucial dans la capture du fugitif, près de trois mois plus tard.

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Sean Penn, El Chapo et Kate del Castillo

Il y avait tout lieu de penser que l’arrestation se solderait par un nouveau coup d’éclat. Mais quand le prisonnier a été transféré en mai 2016 de la prison d’Altiplano (d’où il s’était précédemment échappé) vers celle de Ciudad Juárez, près de la frontière avec les États-Unis, il est apparu évident que cette fois-ci, on ne le laisserait pas filer aussi facilement. L’extradition était déjà sur toutes les lèvres et, du côté américain, plusieurs prisons se sont proposées pour accueillir Guzmán. Il a finalement été décidé qu’il serait incarcéré à Brooklyn. Le cartel a tenté d’éviter l’inéluctable par tous les moyens : outre les manœuvres juridiques de Me Refugio Rodríguez, le juge Vicente Bermúdez Zacarias, en charge de l’affaire, a été abattu en octobre 2016 par un sicario d’une balle derrière la tête pendant qu’il faisait son jogging, dans la ville de Metepec. Mais rien n’y a fait.

Le timing de l’extradition est sujet à débat. Quel message le président Enrique Peña Nieto et son administration ont-ils voulu envoyer aux États-Unis en extradant le narcotrafiquant le plus célèbre de la planète la veille de l’investiture de Donald Trump ? Pour le journaliste Ioan Grillo, spécialiste des cartels de la drogue latino-américains, il ne fait aucun doute qu’il s’agissait d’exprimer l’entière coopération du gouvernement mexicain en matière de sécurité avec l’administration Trump.

Son avis n’était cependant pas partagé par tous, et d’autres observateurs ont interprété le geste différemment. « Ils ont décidé de ne pas donner à Trump une victoire précoce avec l’extradition d’El Chapo. J’applaudis », a tweeté l’expert en sécurité mexicain Alejandro Hope. On se rappelle que Trump avait rencontré Peña Nieto en août 2016 à Mexico. C’est à la suite de cette entrevue que le candidat républicain avait déclaré qu’il ferait ériger un mur entre les États-Unis et le Mexique, payé par le Mexique. Le président mexicain avait répondu sur Twitter que jamais son pays ne payerait la moindre brique pour la construction d’un tel mur. Ces premiers échanges houleux laissent penser que l’analyse d’Alejandro Hope est la plus plausible, mais il est trop tôt pour en être certains. Donald Trump compte visiblement intensifier la lutte contre la drogue et il va devoir compter sur ses partenaires étrangers pour y parvenir.

Vendredi 20 janvier 2017, El Chapo a finalement comparu devant un tribunal de Brooklyn, où il a plaidé non coupable aux accusations qui pèsent contre lui. Les procureurs américains ont assuré les autorités mexicaines qu’ils ne requerraient pas la peine de mort. S’il est reconnu coupable pour les 17 chefs d’accusation liés à son rôle de chef du cartel de la drogue le plus puissant de la planète, Guzmán, aujourd’hui âgé de 62 ans, écopera probablement d’une peine de prison à vie, d’après le procureur Robert Capers. Aucune remise de peine n’est envisageable dans une prison fédérale. Dans ce cas, il sera probablement transféré à Supermax, la prison la plus sécurisée des États-Unis située à Florence, dans le Colorado. Toute évasion semble hautement improbable.

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Quoi qu’il en soit, l’extradition d’El Chapo n’a probablement pas eu d’impact majeur sur les affaires du cartel de Sinaloa et sur la dynamique du crime organisé mexicain, de plus en plus violent alors que le pays vit actuellement l’année la plus meurtrière de son histoire. Ses successeurs ont fait en sorte d’isoler l’organisation des menaces pesant sur son chef, et la majeure partie de ses activités sont sous le contrôle de son complice de longue date, Ismael « El Mayo » Zambada. Ses fils ont également pris la tête de groupes criminels affiliés, et ses alliés agissent comme autant de satellites qui préservent pour le moment la suprématie du cartel de Sinaloa au Mexique.

Nous avons suivi le sujet de près sur Ulyces et les 20 articles ci-dessous vous renseigneront sur les arcanes de l’une des organisations criminelles les plus puissantes et effroyables du monde. Mais d’abord, un peu de musique avec ce corrido dédié au narcotrafiquant – car en dépit de leurs activités illégales et souvent sanglantes, les musiciens mexicains sont nombreux à conter les épopées criminelles de leurs bandits nationaux.

Les secrets du cartel

Au cœur des luttes internes sanglantes du cartel de Sinaloa

La capture d’El Chapo n’a pas fait taire les armes du cartel de Sinaloa. Au contraire. Ses anciens hommes se livrent une lutte sanglante.

Comment s’est organisée cette extradition à haut risque

Depuis l’annonce de son extradition vers les États-Unis le 20 mai 2016, le transfert du patron du cartel de Sinaloa a été minutieusement organisé. Il s’agissait d’un processus extrêmement délicat.

Les dessous de la rencontre entre Sean Penn et El Chapo

Cette entrevue clandestine aurait été cruciale pour la capture du narcotrafiquant. Jusqu’ici, les lecteurs francophones n’avaient eu droit qu’à de courts extraits de la rencontre entre l’acteur américain et l’homme le plus recherché du monde. Voici ce qu’il s’est vraiment passé.

Sean Penn s’est expliqué sur son interview

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Sean Penn interviewé par Charlie Rose
Crédits : CBS

Interviewé par le journaliste Charlie Rose pour l’émission 60 Minutes, Sean Penn a tenu à s’exprimer sur les conditions particulières de son entretien avec le trafiquant de drogue le plus recherché au monde.

Cet homme dirige le cartel de Sinaloa, avec ou sans El Chapo

Il s’appelle Ismael « El Mayo » Zambada García et la DEA affirme qu’il est celui qui tient les rênes du cartel de Sinaloa en l’absence d’El Chapo. Après l’arrestation de Guzmán en janvier 2016, l’homme de 68 ans aurait pris la tête de l’organisation pendant que les fils d’El Chapo incarnent son bras armé.

Cette légende des Narcos est le successeur d’El Chapo à la tête du cartel de Sinaloa

Celui qui reprend les rênes s’appelle Rafael Caro Quintero, dit « El Principe » (le Prince), selon un rapport de la DEA. Si ce nom n’évoque rien au grand public, il est pourtant celui d’une légende du milieu du narcotrafic.

Le fils d’El Chapo affirme que l’arrestation de son père ne change rien aux affaires du cartel

Ivan Archivaldo Guzmán a juré de veiller au bon déroulement des opérations maintenant que son père est à l’ombre pour un bon moment. Il est nettement plus violent que son père.

Ivan Archivaldo Guzmán s’est offert un arsenal terrifiant pour veiller sur l’empire criminel de la famille

L’arsenal dont Ivan Archivaldo a fait l’acquisition comprend notamment un hélicoptère customisé et armé jusqu’aux dents qui aurait coûté à lui seul plus de 2,5 millions d’euros, d’après des sources proches de l’organisation.

Cela n’a pas empêché un cartel rival de prendre d’assaut la maison de la mère d’El Chapo

Alfredo Beltran Guzmán, dit « El Mochomito », fils aîné d’Alfredo Bertran Leyva, « El Mochomo », a déclaré la guerre à son grand oncle, El Chapo.

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Le compte Instagram d’Ivan Archivaldo en dit long

En août 2016, c’est son plus jeune fils qui a été enlevé par ses adversaires

Âgé de 29 ans et né du premier mariage d’El Chapo, Jesús Guzmán a été enlevé par des hommes armés du cartel rival de Jalisco Nouvelle Génération, dont la puissance s’est accrue au cours des dernières années.

Voici El Güero Salazar, l’associé méconnu d’El Chapo

Héctor Luis Palma Salazar est sorti de prison en juin dernier. Cofondateur du cartel de Sinaloa, son histoire effroyable est à l’origine de la violence des cartels mexicains.

La nouvelle génération de narcos est encore plus violente

On les appelle les narcojuniors. Ils font partie de la jeune génération de narcotrafiquants mexicains, qui s’apprêtent à prendre la relève de celle d’El Chapo, dont les récits de représailles sanglantes sont déjà légion.

« New Empire », le nouveau cartel créé par des tueurs professionnels de Sinaloa

De six organisations de narcotrafic recensées au Mexique en 2006 par les autorités du pays, il en existe aujourd’hui quatorze. Parmi celles-ci, Nuevo Imperio, dit New Empire. Ce cartel aurait été formé par d’anciens sicarios de Sinaloa, partis suite au déclin du cartel d’El Chapo.

Ce jeune Américain de Portland est une légende du cartel de Sinaloa

On l’appelle « El Gringo Loco ». Ce jeune Américain de la classe moyenne fraîchement diplômé a tout abandonné pour devenir une légende du cartel d’El Chapo.

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Le cartel de Sinaloa a presque 5 fois plus d’avions que la plus grande compagnie du pays

Entre 2006 et 2015, les autorités mexicaines ont ainsi saisi 599 appareils appartenant au cartel de Sinaloa. 586 avions et 13 hélicoptères. Des chiffres ahurissants quand on sait que la compagnie aérienne la plus importante du pays, Aeroméxico, ne compte que 127 machines.

La série #Cartel racontera la vie criminelle d’El Chapo

La chaîne américaine History a confié à Chris Brancato, le co-créateur de la série Narcos, diffusée sur Netflix, le soin de rédiger le scénario de la vie rocambolesque du baron de la drogue.

Dans les tunnels de Nogales, sur les traces du cartel de Sinaloa

À Nogales, en Arizona, la police tente d’arrêter le déferlement de drogue que les narcotrafiquants acheminent par des tunnels creusés sous la frontière.

Le cartel de Sinaloa a plus d’avions que la compagnie aérienne nationale du Mexique

Entre 2006 et 2015, le gouvernement mexicain aurait confisqué 599 appareils (avions et hélicoptères) appartenant au cartel, parmi lesquels des Cessna et des Boeing 727. Un chiffre qui représente plus de cinq fois la flotte d’Aeroméxico, bien que la plupart des appareils soient de petite taille.

Cette photo montre à quel point son évasion a été spectaculaire

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El Mencho a détrôné El Chapo : voici le nouvel ennemi public n°1 de la DEA

Comme l’a indiqué Brian McKnight, le responsable de la DEA à Chicago, Nemesio Rubén Oseguera Cervantes alias El Mencho a été déclaré nouvel ennemi public n°1 par l’agence. Ce responsable du service de police fédéral américain spécialisé dans le trafic de drogue a expliqué ce revirement de la DEA lors d’une interview avec ABC 7.


Couverture : El Chapo/Joaquin Guzmán. (Netflix/Los Angeles Times)


 

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