par Rachel Nuwer | 5 janvier 2016

Auto­­ma­­tion

Nous vivons une époque pros­­père pour les chauf­­feurs de camion. Selon les données récol­­tées par le bureau de recen­­se­­ment des États-Unis, il s’agit du métier le plus répandu dans 29 de leurs 50 États. Ce n’est pour­­tant pas le choix de carrière le plus ambi­­tieux. En réalité, c’est surtout un métier qui embauche et qui permet de toucher un salaire conve­­nable. Ces dernières années, une foule d’autres emplois ont connu des crises, mais les chauf­­feurs routiers semblent immu­­ni­­sés aux forces qui ont éliminé ces diverses profes­­sions : depuis plusieurs décen­­nies, ordi­­na­­teurs, distri­­bu­­teurs auto­­ma­­tiques et stations libre-service ont respec­­ti­­ve­­ment pris la place des secré­­taires, des guiche­­tiers et des pompistes. En revanche, on ne peut pas délo­­ca­­li­­ser la livrai­­son à domi­­cile et on attend encore de pouvoir auto­­ma­­ti­­ser la conduite sur de longs trajets.

ulyces-aijob-01
La voiture sans conduc­­teur de Google
Est-elle vrai­­ment si gentille qu’elle en a l’air ?
Crédits : Google

Pour­­tant, les chauf­­feurs de camions pour­­raient être les prochains sur la liste des métiers en voie de dispa­­ri­­tion. Google, Uber et Tesla travaillent tous sur des véhi­­cules à conduite auto­­nome, en commençant par ceux capables de parcou­­rir de longs trajets. Si jamais les entre­­pre­­neurs réus­­sissent à méca­­ni­­ser les livrai­­sons à travers le pays, ce sera non seule­­ment une aubaine pour les compa­­gnies qui trans­­portent des marchan­­dises – les camions qui se conduisent tout seuls n’ont pas besoin de prendre des pauses obli­­ga­­toires après des heures de routes –, mais aussi pour la sécu­­rité routière. Aux États-Unis, près de 4 000 personnes par an décèdent dans des acci­­dents impliquant des poids lourds (une erreur du chauf­­feur est presque toujours en cause). En France, on dénom­­brait 536 décès en 2014. L’ar­­ri­­vée des camions à conduite auto­­nome ne serait cepen­­dant pas une bonne nouvelle pour tout le monde. Les critiques soulignent que, si cette avan­­cée avait lieu, elle aurait de sérieuses réper­­cus­­sions sur le marché de l’em­­ploi. Aux États-Unis, près de 3,5 millions de chauf­­feurs et 5,2 millions d’em­­ployés addi­­tion­­nels qui travaillent direc­­te­­ment dans les effec­­tifs de cette indus­­trie perdraient leur emploi.


En outre, pléthore de villages étapes le long des grands axes routiers pour­­raient deve­­nir des villes fantômes. En d’autres termes, les camions à conduite auto­­nome pour­­raient briser des millions de vies et rava­­ger un secteur impor­­tant de l’éco­­no­­mie. On entend régu­­liè­­re­­ment des aver­­tis­­se­­ments déses­­pé­­rés de ce genre, non seule­­ment pour l’in­­dus­­trie routière, mais pour la main d’œuvre mondiale en géné­­ral. À mesure que les machines, les robots et les logi­­ciels gagnent en sophis­­ti­­ca­­tion, d’au­­cuns craignent de devoir se prépa­­rer à perdre des millions d’em­­plois. Selon une étude non publiée, la prochaine vague d’avan­­cées tech­­no­­lo­­giques pour­­rait mettre en péril jusqu’à 47 % de l’em­­ploi total aux États-Unis. Mais ces prévi­­sions se réali­­se­­ront-elles ? Si c’est le cas, à quel point cela nous concerne-t-il ? Les robots nous pren­­dront-ils en charge, feront-ils de nous des larves profes­­sion­­nelles comme l’ima­­gi­­nait le film Wall-E ? Ou bien les inno­­va­­tions tech­­no­­lo­­giques nous donne­­ront-elles la liberté néces­­saire à la réali­­sa­­tion de projets plus inven­­tifs et plus enri­­chis­­sants ?

ulyces-aijob-02
Un avant-goût du futur ?
Crédits : Pixar

Travail en voie de dispa­­ri­­tion

L’exa­­men de ces ques­­tions commence par la prise de conscience que la tech­­no­­lo­­gie, les inno­­va­­tions et les normes cultu­­relles chan­­geantes alimentent la rota­­tion des compo­­santes de la main d’œuvre depuis toujours. Cela fait des siècles que les machines prennent nos emplois. « Les écono­­mies de marché ne tiennent pas en place », explique David Autor, profes­­seur d’éco­­no­­mie au MIT. « Les indus­­tries naissent et meurent, les services et les produits changent. C’est un cycle qui dure depuis très long­­temps. » Par le passé, alors que certains métiers dispa­­rais­­saient, d’autres sont appa­­rus dans leur sillage. Les compé­­tences arti­­sa­­nales – une quali­­fi­­ca­­tion indis­­pen­­sable dans l’An­­gle­­terre des années 1750 – furent rempla­­cées par le travail à l’usine lorsque la fabri­­ca­­tion à échelle indus­­trielle prit son essor au XIXe siècle. Mais en 1980, la plupart des emplois sur les lignes d’as­­sem­­blages de la révo­­lu­­tion indus­­trielle étaient eux-même tombés aux mains virtuelles des machines. Dans l’en­­semble, ces chan­­ge­­ments ont entraîné plus de résul­­tats posi­­tifs que néga­­tifs pour la société. « En règle géné­­rale, les machines que nous utili­­sons rendent notre temps plus précieux », explique Autor. « Nous sommes en mesure de faire plus. »

« On assiste à un chan­­ge­­ment majeur des compé­­tences requises au travail. » — Alison Sander

Grâce aux machines à laver, laver le linge n’est plus une tâche longue et labo­­rieuse : il suffit de pres­­ser un bouton. De même, les outils élec­­triques ont rendu la construc­­tion bien plus effi­­cace. Les ordi­­na­­teurs nous épargnent des heures de travail inten­­sif, de calculs à la main et d’écri­­ture. Ces déve­­lop­­pe­­ments s’ac­­com­­pagnent souvent d’amé­­lio­­ra­­tions pour la santé, la sécu­­rité et la qualité de vie. « Dans l’en­­semble, on devrait se réjouir qu’un grand nombre de ces métiers aient disparu », estime Carl Frey, co-respon­­sable du programme Oxford Martin sur la tech­­no­­lo­­gie et l’em­­ploi à l’uni­­ver­­sité d’Ox­­ford. Mais ce qui diffère aujourd’­­hui est la vitesse à laquelle ces trans­­for­­ma­­tions s’opèrent. Hormis, peut-être, lors de la révo­­lu­­tion indus­­trielle, nous n’avons jamais connu de chan­­ge­­ments aussi rapides de la société et de la main d’œuvre. Bien qu’il soit encore trop tôt pour l’af­­fir­­mer, les données indiquent que le marché du travail n’évo­­lue pas forcé­­ment à un rythme assez élevé pour conte­­nir ces chan­­ge­­ments : dans les pays déve­­lop­­pés, le taux d’em­­ploi pour l’en­­semble de la popu­­la­­tion ne fait que bais­­ser, même sans prendre en compte la crise écono­­mique de 2008. « Ma lecture de ces données est la suivante », explique Frey. « L’éco­­no­­mie numé­­rique n’a créé que peu d’em­­plois de manière directe. Et ceux qu’elle a créés ont tendance à se concen­­trer dans des villes comme Londres, San Fran­­cisco, New York et Stock­­holm, ce qui fait monter les prix, creuse les inéga­­li­­tés et empêche les gens de vivre ou d’em­­mé­­na­­ger dans les lieux où les nouveaux emplois se déve­­loppent. »

Alors que certains métiers se dirigent vers leur extinc­­tion, beau­­coup de ceux qui occu­­paient ces posi­­tions de classe moyenne – agents de voyage, opéra­­teurs de télé­­pho­­nie, tech­­ni­­ciens de labo­­ra­­toire photo, relieurs – ont dû se tour­­ner vers un travail moins rému­­néré – serveur, jardi­­nier, agent d’en­­tre­­tien – parce qu’ils n’ont pas la forma­­tion néces­­saire à la tran­­si­­tion vers un autre emploi de niveau écono­­mique équi­­valent. « On assiste à un chan­­ge­­ment majeur des compé­­tences requises », commente Alison Sander, direc­­trice du Centre de détec­­tion et d’ex­­plo­­ra­­tion pour l’ave­­nir au Boston Consul­­ting Group. « Mais ce n’est pas une prio­­rité pour notre système scolaire. » En effet, Autor précise que la demande de travailleurs haute­­ment quali­­fiés et instruits augmente consi­­dé­­ra­­ble­­ment, alors qu’on recherche de moins en moins de personnes avec des compé­­tences faibles à modé­­rées. Cela signi­­fie qu’une grosse partie de la popu­­la­­tion qui aurait pu main­­te­­nir un niveau de vie accep­­table dans les dernières décen­­nies n’en est désor­­mais plus capable. Dans les années à venir, il est probable que le problème s’in­­ten­­si­­fie, puisque les emplois où le travail – physique ou intel­­lec­­tuel – est routi­­nier ou répé­­ti­­tif risquent de plus en plus l’évic­­tion par l’au­­to­­ma­­tion. La liste des métiers en danger comprend les employés de restau­­ra­­tion rapide, les cais­­siers, les démar­­cheurs télé­­pho­­niques, les comp­­tables, les serveurs et même certains jour­­na­­listes.

ulyces-aijob-03
Une auto­­ma­­tion médi­­cale accrue
Crédits : Vertex Controls

En outre, les profes­­sions exigeantes qui requé­­raient autre­­fois de très hautes quali­­fi­­ca­­tions pour­­raient deve­­nir banales, grâce à l’au­­to­­ma­­tion. On peut en voir les germes aujourd’­­hui. Alors que les rayons X et les dossiers médi­­caux sont numé­­ri­­sés et que les algo­­rithmes des ordi­­na­­teurs donnent de meilleures inter­­­pré­­ta­­tions, les radio­­logues, par exemple, doivent main­­te­­nant colla­­bo­­rer avec les machines et faire office de contrô­­leurs d’in­­for­­ma­­tion plutôt que de détec­­tives médi­­caux. « Si les radio­­logues se contentent de répondre aux sugges­­tions de l’or­­di­­na­­teur, ils ne déve­­loppent plus leurs compé­­tences de pointe », déplore Nicho­­las Carr, auteur de The Glass Cage: Auto­­ma­­tion and Us (« La Cage de verre : l’au­­to­­ma­­tion et nous »). « Les métiers qui étaient autre­­fois très complexes, parti­­cu­­liers et capti­­vants, se mettent à ressem­­bler à ceux d’opé­­ra­­teurs d’or­­di­­na­­teurs, qui se cantonnent à entrer des données et inter­­­pré­­ter les résul­­tats affi­­chés sur l’écran. »

Pour le meilleur ?

L’au­­to­­ma­­tion ne condamne cepen­­dant pas forcé­­ment des pans entiers de secteurs écono­­miques à la ruine et à l’en­­nui. Tant qu’il y aura des métiers qui néces­­sitent un degré d’im­­pli­­ca­­tion humaine, on embau­­chera des gens pour les occu­­per. Par exemple, quand le moteur de recherche de Google a commencé à prendre de la vitesse il y a un peu plus de dix ans, on a craint que les libraires ne deviennent obso­­lètes. Au contraire, les postes de libraires dispo­­nibles ont en fait augmenté, même s’il deman­­daient de nouvelles compé­­tences pour maîtri­­ser le travail. « Si une machine peut tota­­le­­ment rempla­­cer un être humain, alors, oui, on devient super­­­flu », explique Autor. « Mais si l’on est capable de gérer cette machine, alors on devient plus précieux. » Il faut ajou­­ter à cela la quasi-certi­­tude – sauf singu­­la­­rité inat­­ten­­due – que les machines et les logi­­ciels ne rempla­­ce­­ront proba­­ble­­ment jamais certains emplois. Jusqu’ici, les humains restent supé­­rieurs dans tous les domaines qui requièrent de la créa­­ti­­vité, de l’es­­prit d’en­­tre­­prise, des rela­­tions sociales et de l’in­­tel­­li­­gence émotion­­nelle. Les métiers que regroupent ces caté­­go­­ries – notam­­ment les prêtres, les infir­­mières, les confé­­ren­­ciers, les concierges, les entraî­­neurs et bien d’autres – s’en sorti­­ront sûre­­ment très bien dans un monde auto­­ma­­tisé.

ulyces-aijob-couv
Un proto­­type de taxi sans conduc­­teur au Japon
Crédits : Robot Taxi Inc.

D’ailleurs, selon Frey, une tâche qui peut être auto­­ma­­ti­­sée ne le sera pas forcé­­ment. Certains restau­­rants se mettent à utili­­ser des tablettes sur les tables pour prendre les commandes et des robots pour appor­­ter les plats et remplir les verres, mais la société dans son ensemble n’adop­­tera peut-être pas ce chan­­ge­­ment. Il pour­­rait s’avé­­rer que les clients préfèrent que la nour­­ri­­ture leur soit servie – ou que leurs courses soient embal­­lées, ou que leurs taxis soient conduits – par d’autres personnes et non par des machines. Ce phéno­­mène se reflète dans la récente réap­­pa­­ri­­tion des arti­­sans dans les centres urbains du monde entier, de Brook­­lyn à Paris et de Berlin à Port­­land. Il existe un marché floris­­sant pour les meubles fabriqués à la main à partir de vieilles poutres d’usine, de casques audio faits mains, de nour­­ri­­ture gastro­­no­­mique produite en petite série, allant des marsh­­mal­­lows à la mayon­­naise – et bien plus encore.

Malgré l’en­­thou­­siasme généré par l’ab­­sence d’au­­to­­ma­­tion dans la produc­­tion de ces objets, beau­­coup d’en­­tre­­prises arti­­sa­­nales dépendent large­­ment de la tech­­no­­lo­­gie, comme les sites d’e-commerce entre parti­­cu­­liers, pour trou­­ver un marché. En effet, pour chaque porte fermée par la tech­­no­­lo­­gie, une foule de voies profes­­sion­­nelles restent à créer et à explo­­rer. Tout comme il était impos­­sible d’ima­­gi­­ner en 1995 ce que ferait un commu­­nity mana­­ger, un concep­­teur d’ap­­pli­­ca­­tions ou un employé de pompes funèbres écolo­­giques, nous ne pouvons pas prédire avec certi­­tude quels types de métiers appa­­raî­­tront dans l’ave­­nir. Nous pouvons cepen­­dant faire des déduc­­tions logiques basées sur l’ob­­ser­­va­­tion de données et de tendances sociales. Sander imagine un futur où les conseillers géné­­tiques, les répa­­ra­­teurs de logi­­ciels, les banquiers biolo­­giques, les auteurs de réalité augmen­­tée, les spécia­­listes de l’anti-vieillis­­se­­ment et les experts en réduc­­tion des catas­­trophes natu­­relles urbaines exer­­ce­­ront dans des secteurs écono­­miques floris­­sants. Puisque de plus en plus de gens s’ins­­tallent en ville, elle envi­­sage aussi le déve­­lop­­pe­­ment de métiers comme fermier urbain, théra­­peute pour l’an­xiété, consul­­tant en encom­­bre­­ment ou encore psycho­­logue pour animaux. Nous ne devrions cepen­­dant pas partir du prin­­cipe que l’éco­­no­­mie se régule et se corrige toute seule. Cela s’est certes produit par le passé, mais rien n’in­­dique que cela se repro­­duira de la même manière. Afin de rendre la tran­­si­­tion la plus facile possible pour tout le monde, nous devrions prendre les devants et nous assu­­rer que la destruc­­tion créa­­trice de ces métiers s’ac­­com­­pagne de solu­­tions adéquates pour ceux qui devront retrou­­ver un emploi. « Sur le long terme, l’au­­to­­ma­­tion rendra la société dans son ensemble plus pros­­père », explique Autor. « Mais elle crée aussi un problème pour la distri­­bu­­tion des reve­­nus puisque les gens au bas de l’échelle sont évin­­cés. Si nous réus­­sis­­sions à créer des ressources qui ne néces­­sitent que très peu de main d’œuvre, le problème ne sera pas : “Oh non ! Il n’y a pas de travail !” mais : “Oh non ! Nous ne savons pas quoi faire pour distri­­buer toutes nos richesses !” »

ulyces-aijob-04
L’au­­to­­ma­­tion est partout chez soi

Parmi les réponses socia­­le­­ment respon­­sables, on peut envi­­sa­­ger un soutien appuyé aux chômeurs tempo­­raires ainsi que des programmes de forma­­tions acces­­sibles pour aider leur tran­­si­­tion vers un nouveau secteur. « Mieux l’éco­­no­­mie se porte, plus nous pouvons nous permettre d’as­­su­­rer un filet de sécu­­rité écono­­mique pour ceux qui manquent de chance en termes d’em­­ploi et se retrouvent sur la touche », estime Erik Brynjolf­s­son, direc­­teur de l’ini­­tia­­tive pour l’éco­­no­­mie numé­­rique au MIT Initia­­tive, et co-auteur de The Second Machine Age (« Le Deuxième âge des machines »). Il faut aussi s’as­­su­­rer que l’édu­­ca­­tion suive le rythme des chan­­ge­­ments socié­­taux. « Nous devons prendre le temps de regar­­der les CV d’aujourd’­­hui, de les aligner et de nous deman­­der si nous prépa­­rons correc­­te­­ment nos élèves pour l’ave­­nir », estime Sander. Selon elle, nombreuses sont les forma­­tions qui n’ont plus rien à voir avec les métiers d’aujourd’­­hui, ce qui a déjà créé une incom­­pa­­ti­­bi­­lité consé­quente entre l’offre et la demande. Certains pays et certaines entre­­prises réagissent mieux que d’autres à ces chan­­ge­­ments. « Il arrive que les régimes régu­­la­­teurs freinent l’in­­no­­va­­tion », pour­­suit Sander, « comme l’a fait la France lors de la récente inter­­­dic­­tion d’Uber. » (sic) D’autres mènent une quête achar­­née de l’in­­no­­va­­tion. En Alle­­magne, 1,5 million de personnes s’ins­­crivent en appren­­tis­­sage chaque année et ressortent de ces programmes en travailleurs tech­­niques haute­­ment quali­­fiés. De la même manière, plus de 4 000 entre­­prises dans le monde entier ont construit des campus de forma­­tion dont le plus large, tenu par Info­­sys et situé à Mysore, en Inde, a écoulé plus de 100 000 ingé­­nieurs fraî­­che­­ment diplô­­més depuis 2001. Quelques-uns encore s’adaptent aux chan­­ge­­ments démo­­gra­­phiques pour essayer de devan­­cer les licen­­cie­­ments.

Par exemple, BMW modi­­fie ses tech­­niques de fabri­­ca­­tion pour concor­­der aux besoins des ouvriers les plus âgés, au lieu de les forcer à partir en retraite. Il se pour­­rait très bien, cepen­­dant, qu’en fin de compte les machines et l’in­­tel­­li­­gence arti­­fi­­cielle supplantent la majeure partie des tâches profes­­sion­­nelles aujourd’­­hui accom­­plies par des êtres humains. « Je ne pense pas que ce soit immi­nent, et je ne sais pas quand cela arri­­vera, mais j’ima­­gine sans peine un avenir où les machines se char­­ge­­ront de la plupart des métiers que nous faisons aujourd’­­hui et où les hommes n’au­­ront plus besoin de travailler d’ar­­rache pied s’ils ne le veulent pas », dit Brynjolf­s­son. Dans une certaine mesure, lais­­ser les machines prendre le relais n’est pas forcé­­ment une mauvaise chose, surtout quand cette mue garan­­tit presque une augmen­­ta­­tion de la richesse et du bien-être en géné­­ral. Par exemple, grâce au pétrole, la Norvège profite du PIB le plus haut du monde, mais aussi de l’une des semaines de travail les plus courtes : 33 heures seule­­ment. Comme le dit Autor : « Selon moi, cela ne ressemble pas à une horrible dysto­­pie. »

ulyces-aijob-05
En Norvège, l’au­­to­­ma­­tion est omni­­pré­­sente dans l’in­­dus­­trie des hydro­­car­­bures
Crédits : VEO

Traduit de l’an­­glais par Claire Mandon d’après l’ar­­ticle « Will machines even­­tually take on every job? », paru dans BBC Future. Couver­­ture : Le robot Baxter, de Rethink Robo­­tics.

Free Down­load WordP­ress Themes
Down­load Nulled WordP­ress Themes
Free Down­load WordP­ress Themes
Down­load Nulled WordP­ress Themes
free online course
Download Best WordPress Themes Free Download
Free Download WordPress Themes
Download Premium WordPress Themes Free
Download Best WordPress Themes Free Download
udemy course download free

PLUS DE SCIENCE