par sebastien@teamjacquet.fr | 0 min | 11 février 2016

FPV

Lorsque j’entre sur le terrain de foot­­ball améri­­cain du lycée de Santa Cruz, l’air vibre. Litté­­ra­­le­­ment. Non pas à cause de la foule impa­­tiente, bien que les spec­­ta­­teurs assis dans les tribunes ont l’air chaud, mais à cause du bruit de batte­­ment et du vrom­­bis­­se­­ment des appa­­reils télé­­gui­­dés en plein vol. Imagi­­nez-vous quelqu’un en train d’ou­­vrir et de fermer une ferme­­ture éclair à 180 km/h. Ou un aéro­­port pour guêpes. Voilà, vous y êtes. Ils passent à toute allure autour des portes, se glissent sous des tuyaux de PVC et dans des virages en épingle, le long d’un parcours qui s’étend sur toute la surface du terrain. Les pilotes sont assis sur les côtés, en train de contrô­­ler leurs appa­­reils, de resser­­rer leurs rotors, de rempla­­cer les piles ou de prépa­­rer leurs machines pour la course. Une course de drones.

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Ce n’est pas un avion
Crédits : Caleb Garling

« Ça va être intense, aujourd’­­hui », m’as­­sure Kurt Somer­­ville. Kurt est un type trapu venu de la banlieue de Boston, et il porte un t-shirt sur lequel est écrit « Gourou du Rotor » – c’est comme ça qu’on l’ap­­pelle. Avant la compé­­ti­­tion, un des orga­­ni­­sa­­teurs me dit qu’ils vont peut-être devoir donner un handi­­cap à ce gourou du rotor pour que la course soit équi­­table. Ils ne le feront pas, en défi­­ni­­tive, mais oui, il est si bon que ça. Le gourou construit des véhi­­cules aériens sans équi­­page depuis plus de dix ans, mais il n’a commencé à parti­­ci­­per à des compé­­ti­­tions de pilo­­tage en immer­­sion (First Person View, ou FPV) il y a seule­­ment quelques mois. Aupa­­ra­­vant, les pilotes contrô­­laient leur drone à travers l’image d’un combo, depuis le sol. Mais la vitesse des proces­­seurs en constante augmen­­ta­­tion, cata­­ly­­sée par le marché pros­­père des smart­­phones dont les coûts ont chuté, a permis aux drones de loisir de se munir de camé­­ras. Les images sont trans­­mises suffi­­sam­­ment rapi­­de­­ment pour que les pilotes, le visage ceint d’un casque qui ressemble à celui de Geordi LaForge dans Star Trek, puissent voir direc­­te­­ment à travers l’œil du drone. Ils font la course « dans » le cock­­pit. Philippe Duvi­­vier, décou­­vreur de talents au service du construc­­teur de drones français Parrot, me tend une paire de lunettes inter­­ac­­tives Epson. Elles sont reliées au système de contrôle de Parrot, et je vois instan­­ta­­né­­ment ce que voit le drone. La tool­­box numé­­rique, les menus et la grille super­­­po­­sés sur l’image me montrent la stabi­­li­­sa­­tion du drone en plein vol. C’est comme un jeu vidéo dans le monde réel, la Stra­­té­­gie Ender deve­­nue réalité. Ou bien, comme dirait Zoe : « On se sent comme un super-héros. » Sur les 20 pilotes présents aujourd’­­hui, Zoe est la seule femme. « Il faut que davan­­tage de femmes fassent voler des drones ! » dit le commen­­ta­­teur à la foule. Je n’avais pas remarqué Zoe avant qu’elle ne remporte sa première manche. C’est une jeune femme de 24 ans, grande et dont la longue cheve­­lure s’achève par des pointes blondes. Elle vient de Santa Cruz. Sa mère, Kathy, est là pour l’en­­cou­­ra­­ger. Zoe salue la foule d’un grand geste après sa première victoire et fait une révé­­rence tandis qu’elle ramasse son hexa­­cop­­ter. « Les mois de pratique ont payé », me dit-elle d’un air ravi en reve­­nant vers l’énorme valise qui contient tout son maté­­riel.

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Le public est venu nombreux
Crédits : Harvard

Le gourou

Les amateurs de courses de drones se retrouvent habi­­tuel­­le­­ment dans les parcs et les espaces ouverts pour faire voler leur équi­­pe­­ment, avec de quoi se rafraî­­chir à portée de main. Mais avec les progrès de la tech­­no­­lo­­gie, il semble natu­­rel que la course en immer­­sion commence à se déve­­lop­­per – à l’image de la Drone Racing League dont la première rencontre offi­­cielle aura lieu le 22 février prochain à Miami. Les courses de drones ont déjà de nombreuses conven­­tions orales. « Pilote sur le champ », « Lunettes en place » quand la course est sur le point de commen­­cer, « Sortie » quand quelqu’un entre sur le terrain. Les orga­­ni­­sa­­teurs doivent aussi déter­­mi­­ner sur quelle fréquence les pilotes mettent leur drone ; ils disposent d’une bande étroite, et si deux pilotes se retrouvent sur la même fréquence, ou si elles sont trop proches, leurs signaux se mélangent et chacun risque de prendre le contrôle de l’ap­­pa­­reil de l’autre. Chaque pilote est égale­­ment assisté d’un guet­­teur, qui suit le drone au cas où il parti­­rait trop loin. Les commu­­nau­­tés de pilotes et les compé­­ti­­tions sérieuses se sont déve­­lop­­pées de la Baie de San Fran­­cisco jusqu’à la France, envoyant les drones jusque dans les bois, comme les spee­­ders de Star Wars. Même s’il existe des modèles taillés pour la compé­­ti­­tion, la plupart des appa­­reils sont construits dans des garages, soit à partir de rien, soit en modi­­fiant de façon radi­­cale certains produits exis­­tants. Parrot ne construit pas de modèles pour la course – pas encore. C’est ce qui explique la présence de Philippe aujourd’­­hui. Lors de la confé­­rence Drones, Data X qui s’est dérou­­lée récem­­ment à Santa Cruz, des poids lourds comme Amazon, Google, GoPro et Face­­book ont témoi­­gné de l’in­­té­­rêt pour la façon dont les véhi­­cules aériens sans passa­­gers peuvent s’in­­té­­grer à leurs gammes de produits – et vice-versa. Face­­book a acheté une compa­­gnie de drones fonc­­tion­­nant à l’éner­­gie solaire pour répandre Inter­­net. Amazon va peut-être les utili­­ser pour livrer des colis. GoPro figure parmi les  camé­­ras qu’on retrouve le plus souvent sur les drones. Qui sait ce que Google leur veut, mais la compa­­gnie a fait montre d’un inté­­rêt évident pour la robo­­tique depuis des années.

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Les pilotes sont concen­­trés
Crédits : DRL

Philippe semble seule­­ment vouloir le feed­­back du gourou du rotor sur les drones Parrot. Les autres pilotes l’ob­­servent alors qu’il fait la démons­­tra­­tion d’un nouveau système de contrôle auprès du gourou. Ce dernier n’est pas satis­­fait. « J’ai besoin d’un meilleur angle pour monter », dit-il à l’em­­ployé de Parrot. En outre, la caméra pano­­ra­­mique du drone rend le vol pour compliqué pour son pilote, car il n’ar­­rive pas à voir exac­­te­­ment dans quelle direc­­tion penche le drone. La conver­­sion se déroule dans un dialecte de spécia­­listes, comme chez les amateurs de paint­­ball ou de moto. Les passion­­nés de drones cherchent des gens « avec qui voler ». Les derniers modèles attirent des regards envieux ; quelqu’un appelle l’énorme drone qui se charge de filmer toute la course « la Cadillac ». Un amateur qui ne pilote pas évoque l’arc soudé pour un drone qu’il est en train de construire, et qui pourra soule­­ver jusqu’à 30 kilos. Les coûts, la distance des rotors, la batte­­rie, le voltage, l’am­­pé­­rage, la puis­­sance et le poids de la radio, pour n’en nommer que quelques unes, sont des mesures tant utili­­sées qu’elles en deviennent presque une langue étran­­gère. Untel est passé aux rotors en fibre de carbone – à présent la machine coûte moins cher. Un autre a poli la surface d’at­­ter­­ris­­sage – ainsi il est moins à la traîne. Quelqu’un d’autre a fixé une deuxième caméra HD à l’ar­­rière – il y a désor­­mais deux films cool à regar­­der. Les modi­­fi­­ca­­tions sont discu­­tées avec fierté et esprit de compé­­ti­­tion. T’as fait ça ? Super. Mais regarde un peu  ça. Je discute avec un garçon de 15 ans qui se tient sur les côtés pour aider. Il ne joue pas aux jeux vidéo et a hâte de pouvoir faire voler son propre drone quand il aura mis assez d’argent de côté. Qu’est-ce qui lui plaît là-dedans ? « Le fait que ce soit vrai. Et le brico­­lage. » C’est le mot, ou le concept qu’on entend encore et encore sur les bords du terrain, le véri­­table cœur de l’évé­­ne­­ment. La compé­­ti­­tion est presque secon­­daire. David Hitch­­cock, qui se décrie lui-même comme un « manuel » et travaille sur des conduites de gaz pendant la jour­­née, bricole des drones depuis deux ans, géné­­ra­­le­­ment entre 21 heures et 23 heures tous les soirs, après avoir mis ses enfants au lit. David ne voit pas comment la course de drones en immer­­sion pour­­rait ne pas marcher auprès des enfants. À la place d’une Xbox, pourquoi ne pas offrir un drone comme cadeau d’an­­ni­­ver­­saire ? « Ça le propul­­sera dans un autre univers », me dit David à propos de cet enfant imagi­­naire. Cela ne fait que quelques mois que David s’in­­té­­resse aux courses de drones. Il vient d’ar­­ri­­ver d’Oak­­land et a observé le déve­­lop­­pe­­ment des compé­­ti­­tions dans certaines régions du Midwest. « Je suis vrai­­ment surpris que ça ait mit aussi long­­temps à arri­­ver dans la baie de San Fran­­cisco. »

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Crédits : Caleb Garling

Zoe

Je demande à Zoe de me parler de son hexa­­cop­­ter. « Tout est de moi », me dit-elle. « Le produit de mois d’ob­­ses­­sion. » Elle a construit son engin en assem­­blant diffé­­rentes pièces et se balade avec une grande mallette conte­­nant des rechanges. Elle a commencé à construire des héli­­co­­ptères il y a huit mois, et c’est aujourd’­­hui sa première compé­­ti­­tion de drones. L’un de ses adver­­saires, Steven, qui est âgé de 16 ans, bricole sa machine à quelques pas de là. Il construit des héli­­co­­ptères avec son père depuis qu’il a huit ans. Il sourit et lance à Zoe : « T’es finie ! » « Je t’em­­merde », lui répond-elle en ne plai­­san­­tant qu’à moitié. Un peu plus tard, je discute avec Kathy, la mère de Zoe, à propos de ce que repré­­sente la compé­­ti­­tion de drones aux yeux de sa fille. Elle me confie que des méde­­cins ont raté une procé­­dure chirur­­gi­­cale sur Zoe 18 mois plus tôt. La jeune femme est restée clouée au lit pendant près d’un an. Et puis, il y a huit mois, Kathy a acheté un petit héli­­co­­ptère pour que Zoe le fasse voler depuis son lit. Une semaine plus tard, Zoe en voulait un plus grand. « Un mois après, elle les construi­­sait elle-même », raconte Kathy. À présent, Zoe a lancé Hexi­­nair, un site qui explique comment construire des drones, qui propose des guides sur les endroits proches de chez soi où faire voler les machines, et des vidéos d’ap­­pa­­reils en train de voler. Kathy regarde sa fille marcher sur le terrain, hors de son lit, pour aller cher­­cher son drone. Elle me dit que Zoe aura proba­­ble­­ment mal demain. Les larmes lui montent aux yeux. « Ça lui fait telle­­ment de bien », dit-elle.

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Team Black Sheep, l’équipe de Zoe
Crédits : Zoe

Les manches se succèdent, et alors que certaines sont serrées, le gourou du rotor est clai­­re­­ment l’homme à battre. Son drone est toujours le plus prompt à décol­­ler, et il négo­­cie mieux les virages. Mais il y a quelque chose d’étrange à regar­­der le gourou et les autres pilotes en train de manœu­­vrer leurs drones. Ils demeurent presque immo­­biles. Une épaule penche peut-être un peu dans une chicane, mais la plupart du temps, ils regardent droit devant eux alors que, sur la piste, leur engin fonce et plonge dans tous les sens. Diffi­­cile de dire si la course de drone en immer­­sion est virtuelle ou réelle. Bien sûr, il y a beau­­coup d’ac­­ci­­dents. Certains drones rentrent dans des bannières, perdent le contrôle ou se mettent à dysfonc­­tion­­ner en plein vol. La plupart des acci­­dents sont spec­­ta­­cu­­laires, les machines se bloquant subi­­te­­ment et se mettant à vire­­vol­­ter alors que les rotors tournent dans le vide et que la foule rugit. Mais il est rare de voir flan­­cher les pilotes. On ne peut s’em­­pê­­cher de penser au futur, à une arène flot­­tant dans les airs où d’énormes appa­­reils file­­ront à toute allure sur des pistes inter­­s­tel­­laires, sous les yeux d’êtres humains assis dans des gradins spatiaux. Bien sûr, ici, les réfé­­rences à Star Wars sont légion. Un pilote sur les côtés se met à cher­­cher acci­­den­­tel­­le­­ment dans une pile d’ac­­ces­­soires qui ne lui appar­­tient pas, et le proprié­­taire rétorque en plai­­sante : « Ce ne sont pas les drones que vous cher­­chez ! » Quand on regarde voler des drones pendant un certain temps, le reste du monde semble un peu irréel. Je vois quelque chose passer au-dessus des arbres, et je me demande qui a laissé voler son appa­­reil aussi loin, mais ce n’est qu’une mouette. Une grosse mouche passe en vrom­­bis­­sant et je me retourne brusque­­ment. Des avions de ligne volent bien au-dessus de nos têtes, mais ils ressemblent à première vue à des drones. Dans le micro, le commen­­ta­­teur nous dépeint le portrait d’un futur débor­­dant d’en­­gins volants person­­nels. Il mentionne Zee Aero, une compa­­gnie située à Moun­­tain View qui construit des voitures volantes.

Le pilo­­tage de drone se fait souvent de façon illé­­gale.

« Plus d’em­­bou­­teillages », promet-il. « Voilà le futur. » Chris Munoz porte magis­­tra­­le­­ment ses tongs, son panta­­lon cargo et son t-shirt AC-DC dont les manches courtes dévoilent ses tatouages. Il dirige sa propre entre­­prise spécia­­li­­sée dans la finance. « On ne dirait pas, hein. » Il ne parti­­cipe pas direc­­te­­ment à la compé­­ti­­tion, mais il aime regar­­der. Son drone, noir avec des rotors en fibre de carbone, ressemble à la Batmo­­bile. Chris désigne la route puis indique un endroit situé à 180° de là, vers les arbres qui se dressent au loin, et m’as­­sure que son drone peut parcou­­rir cette distance en quelques secondes seule­­ment, et qu’il peut voler jusqu’à 490 mètres. Pour le moment, la loi ne permet de faire voler les drones qu’à 120 mètres du sol. « Beau­­coup de ces mecs sont sur des forums en ligne », me dit le gourou en dési­­gnant les pilotes du menton. « Mais personne n’uti­­lise son vrai nom. » Le t-shirt de l’un d’eux affiche : « Hacking is not a crime. » Le pilo­­tage de drone se fait souvent de façon illé­­gale. La Fede­­ral Avia­­tion Admi­­nis­­tra­­tion (FAA) cherche à régu­­ler ce hobby floris­­sant. Chris craint que les nouvelles régle­­men­­ta­­tions de la FAA sur les drones, qui doivent passer d’ici quelques années, ne restreignent sa passion avec des règles absurdes. Il dit écrire des tas de lettres pour éviter que ça n’ar­­rive.

La finale

La finale approche et elle oppose Steven, Zoe et le gourou. Certains pilotes se sont reti­­rés à cause de problèmes tech­­niques ; d’autres ont tout simple­­ment perdu. Tous trois déposent leurs drones sur la plate­­forme d’en­­vol et se retirent sur les côtés. « Partez ! » Les drones s’élèvent et foncent vers l’avant. Ils serpentent autour de la première marque, effec­­tuent un virage serré à droite et conti­­nuent à toute vitesse. Zoe part en tête. Le gourou la suit de près, et il est diffi­­cile de ne pas penser à la célèbre séquence du Retour du Jedi où les Storm­­troo­­pers slaloment entre les grands arbres d’En­­dor.

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Kurt Somer­­ville, alias « le gourou du rotor »
Crédits : Caleb Garling

Ils finissent le premier tour. Mais Steven vole trop bas. Le sol agrippe son drone et son engin se met à tour­­ner sur lui-même avant de s’écra­­ser en plusieurs morceaux. Il retire ses lunettes et regarde autour de lui avec un sourire penaud. C’est fini pour lui. Il ne reste plus que Zoe et le gourou. On dirait le climax d’un mauvais film de sport, à ceci près que le gourou est un bon gars. Mais le public sur les côtés ne s’at­­tendent pas à le voir perdre face à Zoe. « Il doit voler plus bas ! » crie quelqu’un dans la foule. Il a beau essayer, le pilote n’ar­­rive pas à la rattra­­per. Tous les deux sont là, immo­­biles sur les bancs, leurs pouces s’agi­­tant fréné­­tique­­ment sur les commandes. Dans un virage, le gourou brise l’angle et se rapproche de Zoe, mais son hexa­­cop­­ter est toujours trop rapide pour lui. Sur la ligne droite finale, elle met les bouchées doubles et laisse le gourou loin derrière, avant de passer la ligne d’ar­­ri­­vée à toute allure. Pour fêter sa victoire, Zoe fait monter son drone tout droit dans les airs. La foule l’ac­­clame. Mais elle ne bouge toujours pas. Elle se tient là, à regar­­der droit devant elle, les doigts contrô­­lant la manette. Puis, elle ôte ses lunettes et reçoit les applau­­dis­­se­­ments avec une autre révé­­rence. Alors qu’elle pense que plus personne ne la regarde, elle fait claquer ses doigts et tend le poing en l’air. Zoe, Steven et le gourou discutent ensuite avec le commen­­ta­­teur, comme dans les inter­­­views d’après le feu des compé­­ti­­tions spor­­tives. Le gourou est bon perdant, et il offre son aide à tous les autres pilotes. Zoe reçoit comme prix un nouveau quad­­cop­­ter. On la voit déjà réflé­­chir à la façon dont elle pourra modi­­fier l’en­­gin. « Je suis venue ici pour prou­­ver quelque chose », me confie plus tard Zoe, se relaxant sur sa chaise instal­­lée au bord du terrain. « Et pour ne pas termi­­ner dernière. » Quelques pilotes viennent voir la machine de Zoe. Elle donne sa carte à l’un d’eux. Kathy regarde sa fille avec bonheur. Le soleil se couche derrière les arbres, et les gradins se vident progres­­si­­ve­­ment. Zoe absorbe tout. « C’est un senti­­ment génial. »

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La Drone Racing League début le 22 février
Crédits : DRL

Traduit de l’an­­glais par Juliette Dorotte et Nico­­las Prouillac d’après l’ar­­ticle « To Race a Drone You Must Be the Drone », paru dans Back­­chan­­nel. Couver­­ture : Un pilote de drone, par DRL.
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