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par Servan Le Janne | 19 juin 2017

Alexeï Navalny est-il perdu dans la bataille ? Les Mosco­vites qui parcou­raient l’ave­nue Tvers­kaïa, lundi 12 juin 2017, ont dû cher­cher long­temps le célèbre mili­tant d’op­po­si­tion russe, au milieu des barri­cades et des cata­pultes. Réunis sur l’ar­tère où se dérou­laient les célé­bra­tions de la Fête natio­nale, ses parti­sans se sont retrou­vés mêlés aux recons­ti­tu­tions de combats histo­riques sans leur porte-drapeau. Il venait d’être arrêté en sortant de chez lui. Peu après 14 heures, des pancartes ont commencé à être bran­dies aux côtés des lances. « La Russie sans Poutine » ou « Medve­dev au tribu­nal », pouvait-on y lire. C’est alors que le joyeux simu­lacre s’est trans­formé en véri­table échauf­fou­rée. Armée de matraques, la police a procédé à plus 700 inter­pel­la­tions dans la capi­tale. 

Alexeï Navalny
Crédits : Evgeny Feld­man/Novaya Gazeta

Le destin de la Russie est toujours lié à celui de son président, Vladi­mir Poutine. L’an­cien agent du KGB est au pouvoir sans discon­ti­nuer depuis 1999 : lorsque la consti­tu­tion lui impo­sait de ne pas se repré­sen­ter, en 2008, il a laissé le poste à son dauphin, Dmitri Medve­dev, qui l’a tout de suite nommé Premier ministre. Six ans plus tard, les rôles étaient de nouveaux inver­sés.

En 2018, Vladi­mir Vladi­mi­ro­vitch pourra donc briguer un deuxième et dernier mandat avant de se reti­rer ou de trou­ver un autre moyen de tenir les rênes. Il aura alors 71 ans. Au cours de la grande émis­sion de télé­vi­sion à laquelle il parti­cipe chaque année, jeudi 15 juin 2017, le chef d’État s’est montré approxi­ma­tif sur son avenir. « Je travaille toujours », a-t-il éludé. « Je veux dire que le peuple russe doit déci­der de cela. » Si sa réélec­tion paraît acquise, et que son prin­ci­pal oppo­sant, Alexeï Navalny, a été mis hors course par deux condam­na­tions, Poutine fait face à la lassi­tude de certains citoyens. Après une ques­tion sur « la quan­tité de mécon­tents », il a essuyé une série de SMS acides retrans­mis en direct à la télé­vi­sion : « Au revoir », « Tu penses vrai­ment que le peuple va croire à ce cirque de ques­tions truquées ? » ou encore « Trois mandats, ça suffit ! » Qui pourra tirer profit de cette colère ? La guerre de succes­sion est ouverte.

L’op­po­sant

Une fine pluie s’abat sur Moscou mardi 13 juin. Au lende­main de la mani­fes­ta­tion de l’op­po­si­tion, les rues de la capi­tale russe perdent les dernières traces de son passage. Il faut se rendre au tribu­nal, ou sur les réseaux sociaux pour en entendre des échos. Condamné à 30 jours de prison, Alexeï Navalny s’est empressé de reprendre la petite musique de la corrup­tion du pouvoir qu’il joue depuis des années. « Non seule­ment ils ont volé tout le pays, mais en plus, à cause d’eux, je vais manquer le concert de Depeche Mode à Moscou » prévu début juillet, a-t-il ironisé sur Twit­ter. Arrêté « au bout de trois minutes », l’op­po­sant Ilia Iachine a lui écopé de 15 jours de déten­tion.

Au total, 1 720 personnes ont été appré­hen­dées dans tout le pays. « La tenue de toutes sortes d’évé­ne­ments auto­ri­sés, comme prévu par la loi, ne présente aucun danger », a expliqué le porte-parole du Krem­lin, Dmitri Peskov. « Ce qui est dange­reux, ce sont les mani­fes­ta­tions de provo­ca­tion. » Un terme que ne renie­rait pas Alexeï Navalny. Il cherche à « atteindre un très haut niveau de conflit poli­tique afin que l’ac­cep­ta­tion de sa candi­da­ture paraisse un moindre mal pour les auto­ri­tés », estime le direc­teur de la Fonda­tion pour une poli­tique effi­cace, Gleb Pavlovski. « Mais pour l’ins­tant, le nombre de personnes qu’il mobi­lise n’est pas suffi­sant. »

Agres­sion au Zelenka à Moscou, en mai 2017
Crédits : Evgeny Feld­man

Fonda­teur du très popu­laire site Rospil, Navalny « est un oppo­sant avec un agenda en un seul point : la lutte contre la corrup­tion », indique Nina Bach­ka­tov, profes­seure spécia­liste des ques­tions russes à l’uni­ver­sité de Liège. « Cela n’en fait pas une alter­na­tive poli­tique. » Si son inten­tion de briguer la prési­dence lors de l’élec­tion de mars 2018 ne fait guère de doute, « les Russes ne seront pas suffi­sam­ment à se réunir autour de lui », ajoute-t-elle. Au sein même de l’op­po­si­tion, sa figure peine à rassem­bler. « Lors de la dernière mani­fes­ta­tion, il n’y avait que Iachine qui était là, les autres person­na­li­tés poli­tiques se tiennent à l’écart », souligne la cher­cheuse. « Navalny est loin d’être le point de rallie­ment qu’on attend. » Le jour­na­liste russe Andrei Koles­ni­kov abonde : « Les dernières vagues de mani­fes­ta­tions sont trop diver­gentes pour être unifiées par un leader », estime ce membre de la Fonda­tion Carne­gie pour la paix inter­na­tio­nale. Quoi qu’il en soit, « il faudrait un miracle pour que Navalny puisse se présen­ter », a admis la respon­sable de la Commis­sion élec­to­rale, Ella Pamfi­lova. Déjà arrêté en mars lors d’un rassem­ble­ment, l’avo­cat est menacé par deux grosses affaires de corrup­tion présu­mée.

En 2013, il avait été accusé d’avoir détourné 400 000 euros aux dépens d’une société d’ex­ploi­ta­tion fores­tière, Kirovles. Sa condam­na­tion à cinq ans de prison a cepen­dant été commuée en sursis. Il faut y ajou­ter une peine de trois ans et demi de sursis pronon­cée pour une escroque­rie présu­mée de la filiale russe d’Yves Rocher, Vostok. À suppo­ser qu’ils soient assi­mi­lés à des « délits graves », ces faits le frap­pe­raient d’iné­li­gi­bi­lité, selon la loi élec­to­rale.

Russie unie

Lors des élec­tions muni­ci­pales de 2013, le mili­tant avait réuni 27 % des suffrages à Moscou, un score impor­tant au regard de l’hé­gé­mo­nie des élus de la majo­rité. Mais c’est bien le candi­dat de Russie Unie, Sergueï Sobia­nine, qui s’était imposé. Bien que Vladi­mir Poutine n’en soit pas membre, le parti lui apporte son soutien indé­fec­tible depuis sa créa­tion en décembre 2001. « Russie Unie a été créé pour soute­nir l’exé­cu­tif central face aux deux foyers d’op­po­si­tion qu’a­vaient repré­sen­tés, durant la décen­nie précé­dente, la chambre basse du Parle­ment (la Douma) et les gouver­neurs des régions », explique Clémen­tine Faucon­nier, cher­cheuse au Collège univer­si­taire français de Moscou et à Sciences Po.

Sergueï Sobia­nine
Crédits : Krem­lin.ru

Dès sa première adresse à l’As­sem­blée fédé­rale, en juillet 2000, le président avait théo­risé cette supré­ma­tie : « L’in­dé­ci­sion du pouvoir et la faiblesse de l’État réduisent les réformes à néant. Le pouvoir doit s’ap­puyer sur la loi et sur une verti­cale exécu­tive unique. » Dix-sept ans de régime Poutine plus tard, l’op­po­si­tion est « en miettes », juge Nina Bach­ka­tov. Peu audibles, « les deux grands partis d’op­po­si­tion repré­sen­tés au parle­ment, le Parti commu­niste et le Parti libé­ral-démo­crate, ont les mêmes chefs depuis 1993, Guen­nadi Ziou­ga­nov et Vladi­mir Jiri­novki », constate-t-elle. La troi­sième forma­tion d’op­po­si­tion, Iabloko, est diri­gée par Grigori Iavlinski, un homme « qui ne s’est jamais entendu avec personne ». Quant aux oppo­sants de la société civile, ils ne semblent avoir que trois options : la prison, l’exil ou la mort.

Après les grandes mani­fes­ta­tions dénonçant des fraudes élec­to­rales en 2011 et 2012, l’oli­garque Mikhaïl Khodor­kovski s’est installé à Londres, l’an­cien joueur d’échec recon­verti dans la poli­tique, Garry Kaspa­rov, a pris le chemin des États-Unis et le jeune diri­geant du Front de gauche, Sergueï Oudal­stov, a été condamné à quatre ans et demi de prison dans un camp mili­taire, pour avoir « préparé un coup d’État ». Prin­ci­pale figure de l’op­po­si­tion avec Navalny, l’an­cien vice-président du gouver­ne­ment Boris Nemt­sov a été assas­siné en février 2015. Sa mort succède à celles de l’oli­garque Boris Bere­zovski, des avocats Sergueï Magnitski et Stani­slav Marke­lov, de l’an­cien membre des services secrets Alexandre Litvi­nenko, des jour­na­listes Anna Polit­kos­vaïa, Nata­lia Este­mi­rova et Anas­ta­sia Babou­rova ainsi que du député Sergueï Iouchen­lov. Abstrac­tion faite de ces dispa­ri­tions, le champ poli­tique russe est en proie à « une absence de renou­vel­le­ment due à la coop­ta­tion des élites et à une peur de la nouveauté », observe Nina Bach­ka­tov. « Plus long­temps Poutine reste au pouvoir, plus cette sclé­rose devient impor­tante, lourde et frei­nante. » Or, « les choses ne vont pas suffi­sam­ment mal pour justi­fier que les Russes se tournent vers un autre carac­tère, d’au­tant qu’il n’y a personne en lice. » Si bien que lui et sa garde rappro­chée « appa­raissent très heureux du système qu’ils ont construit et ne voient pas de raison de le chan­ger », résume Andrei Koles­ni­kov. En 2024, cepen­dant, il sera contraint par la consti­tu­tion de céder la place, le nombre de mandats consé­cu­tifs étant limité à deux.

À pas feutrés

La Russie s’ap­prête à voter une nouvelle fois massi­ve­ment en faveur du loca­taire du Krem­lin. Selon un sondage réalisé en novembre 2016, ce dernier jouit d’une côte de popu­la­rité de 86 %. Sa superbe pâtit néan­moins d’une situa­tion écono­mique grevée par la chute des cours du pétrole et les sanc­tions écono­miques de pays occi­den­taux. Pour 29 % des personnes inter­ro­gées, l’image du président s’est récem­ment dégra­dée. Reste que « le niveau écono­mique n’est pas aussi mauvais que ce qu’on imagi­nait qu’il serait », d’après Nina Bach­ka­tov. « La seule chose qui pour­rait empê­cher Poutine de se repré­sen­ter en 2018, ce sont des problèmes de santé. Depuis 2012, on a entendu plein d’his­toires, y compris les plus mélo-drama­tiques, mais rien de crédible. Il souffre seule­ment de la convic­tion que son devoir est de conti­nuer. »

Crédits : Chris­tophe Haubur­sin/Vox

Quand pren­dra forme le scéna­rio de son départ, tout indique que le candi­dat soutenu par Russie Unie sera dési­gné par lui. « On ne le connaî­tra sans doute qu’à la dernière minute », pense Nina Bach­ka­tov. « Une fronde est pratique­ment impen­sable car Poutine sert un peu de fléau de la balance, il assure l’équi­libre entre les diffé­rentes tendances dans l’ad­mi­nis­tra­tion prési­den­tielle. » Si des primaires ont été mises en place au sein du parti pour les élec­tions légis­la­tives, rien de tel n’existe en ce qui concerne la prési­den­tielle. Étant données les diffé­rentes lignes qui y coexistent, celui qui rece­vra la béné­dic­tion de Poutine devra mani­fes­ter un même esprit de synthèse. « Il n’a pas besoin d’être popu­laire, il le devien­dra car une vision très pater­na­liste du pouvoir prévaut en Russie », consi­dère Nina Bach­ka­tov.

Plutôt que de faire émer­ger une figure poli­tique, le pouvoir a ces derniers temps écarté certains éléments anciens. En 2016, le ministre du Déve­lop­pe­ment écono­mique, Alexeï Ouliou­kaïev, le respon­sable des douanes, Andreï Belya­ni­nov, et le gouver­neur régio­nal de Kirov, Nikita Belykh, ont été démis pour corrup­tion. « Les nouveaux subor­don­nés les plus dévoués au chef de l’État sont des gens qui lui doivent beau­coup et ne peuvent donc se permettre de le contes­ter », analyse Andrei Koles­ni­kov. Vladi­mir Poutine s’est égale­ment défait du chef de l’ad­mi­nis­tra­tion, Sergueï Ivanov. Mais celui-ci « n’avait pas d’am­bi­tion prési­den­tielle », recadre Nina Bach­ka­tov. « Il y a beau­coup de spécu­la­tions car on perçoit mal les rapports entre les respon­sables. »

Ivanov a été remplacé par un diplo­mate d’ori­gine esto­nienne, Anton Vaino. À 45 ans, ce père de famille peut plus faci­le­ment prétendre à la fonc­tion suprême que certains diri­geants aussi âgés que le sexa­gé­naire Poutine, comme le ministre des Affaires étran­gères, Sergueï Lavrov (67 ans), ou le maire de Moscou, Sergueï Sobia­nine (58 ans). « On a cru que ce serait le Premier ministre actuel, Dmitri Medve­dev, mais je pense qu’il est un peu usé après avoir bien servi », note Nina Bach­ka­tov. « Il ne se met pas en avant ni n’aime l’être. »

Les héri­tiers

Une chose est sûre : « Il impor­tant d’être proche de l’ad­mi­nis­tra­tion prési­den­tielle », dit encore la cher­cheuse, en préci­sant que « les postes ne jouent pas telle­ment. » Parmi les ministres, seul celui de la Défense, Sergueï Choï­gou, est régu­liè­re­ment cité comme héri­tier. Ancien média­teur en Ossé­tie du Sud, au Tadji­kis­tan et en Tchét­ché­nie, ce Sibé­rien a été appelé « notre plus grande star » par l’an­cien président Boris Eltsine avant qu’il passe le pouvoir à Poutine. Direc­teur du parti Unité, il devient membre du trium­vi­rat à la tête de Russie unie en 2001 et ministre des Situa­tions d’ur­gence.

En 2012, il accède au poste de gouver­neur de la région de Moscou et de ministre de la Défense. C’est lui qui gère l’an­nexion de la Crimée, l’in­ter­ven­tion en Syrie et la coopé­ra­tion mili­taire avec l’Iran. Mais il aura 69 ans en 2024. Un autre membre du gouver­ne­ment pour­rait profi­ter de sa rela­tive jeunesse (57 ans) et de son entre­gent pour s’im­po­ser. Le vice-Premier ministre et président du pétro­lier public Rosneft, Igor Setchine, « est un des person­nages clés dans l’en­tou­rage de Poutine », d’après Nina Bach­ka­tov. « L’in­fluence de ce vieil allié du président a augmenté à vue d’œil ces dernières années », complète Andrei Koles­ni­kov. Après avoir gravité au KGB, les deux hommes se retrouvent à la mairie de Saint-Péters­bourg au début des années 1990. Leur mentor est le maire de la ville, Anatoli Sobt­chak, décédé en 2000 d’un arrêt cardiaque. Quand il part pour Moscou, Poutine ne prend « avec [lui] qu’un seul homme, Igor Setchine », racon­tera-t-il plus tard. Monté peu à peu en grade dans l’or­ga­ni­gramme du président, il a son mot à dire non seule­ment au sujet des nomi­na­tions admi­nis­tra­tives mais aussi en matière éner­gé­tique.

En 2008, il devient vice-Premier ministre et prend la tête de Rosneft quatre ans plus tard. Des surnoms aussi sombres que le « Dark Vador russe » ou le « Riche­lieu du Krem­lin » collent à la peau de celui qu’on désigne souvent comme le deuxième homme le plus puis­sant du pays. L’an­cien ministre du Déve­lop­pe­ment écono­mique Alexeï Ouliou­kaïev peut en témoi­gner : selon la presse russe, son évic­tion aurait été récla­mée par Setchine, pour le sanc­tion­ner de sa volonté de priva­ti­ser l’en­tre­prise pétro­lière Bash­neft. Celui qui a récu­péré le porte-feuille, Maxim Oresh­kin (34 ans), est présenté comme un brillant écono­miste et un habile poli­ti­cien.

Alexeï Koudrine

Un autre homme poli­tique formé à Saint-Péters­bourg, Alexei Koudrine, présente un profil « assez inté­res­sant », assure Nina Bach­ka­tov. Nommé ministre des Finances dès 2000, ce disciple de Sobt­chak est poussé à la démis­sion en 2011, payant son oppo­si­tion avec le président d’alors, Dmitri Medve­dev. Mais Poutine lui-même ne paraît pas lui en tenir rigueur. S’ap­puyant « sur des personnes qu’il connaît bien », dixit Sergeï Alek­sa­henko, ancien diri­geant de la banque centrale russe et contri­bu­teur occa­sion­nel du think-tank améri­cain Broo­kings, il nomme Koudrine vice-président du Conseil écono­mique le 30 avril 2016.

Toute­fois, la parti­ci­pa­tion de ce dernier aux mani­fes­ta­tions de 2011 ont démon­tré que sa loyauté avait des limites. À l’in­verse, une cama­rilla compo­sée de proches du président commence à s’ar­ro­ger du pouvoir poli­tique, à commen­cer par son ancien garde du corps, Alexei Dyumin, nommé gouver­neur en 2016. Sa trajec­toire rejoint celle du nouveau gouver­neur de Kali­nin­grad de 30 ans, Anton Alikha­nov. Ils demeurent cepen­dant moins bien placés que des silo­viki (hommes de pouvoir) tels que le président de la Douma, Viat­che­slav Volo­dine, et son succes­seur à la tête de l’ad­mi­nis­tra­tion prési­den­tielle, Sergueï Kirienko. « Pour ces gens-là, c’est une course de chevaux », lance Andrei Koles­ni­kov. « Mais Poutine peut très bien trou­ver quelqu’un du deuxième ou troi­sième cercle. » Poutine, lui-même, avait connu une ascen­sion éclair avant de succé­der à Eltsine. Celui qui le rempla­cera a un peu de temps pour se prépa­rer. « En 2018, Vladi­mir Poutine sera de fait l’unique candi­dat », consi­dère Sergueï Markov, direc­teur de l’Ins­ti­tut des études poli­tiques russe, une orga­ni­sa­tion proche du Krem­lin. Ensuite, les choses pour­raient se compliquer : « 2018 donnera le coup d’en­voi à des réformes écono­miques doulou­reuses qui frap­pe­ront de plein fouet un grand nombre d’ha­bi­tants », prévoit le direc­teur du Centre des poli­tiques publiques russe, Igor Bounine. La contes­ta­tion pour­rait alors trou­ver à s’in­car­ner sans attendre un nouveau scru­tin.


Couver­ture : Poutine sur le Trône de fer. (Ulyces.co)


 

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