par Servan Le Janne | 23 juillet 2018

Colère rouge

Au lende­­main de la finale de la Coupe du monde, l’équipe de France chante encore la Marseillaise. Du perron de l’Ély­­sée où elle est reçue ce lundi 16 juillet 2018, s’élèvent les mêmes voix qu’au long de la fière campagne de Russie. À Kazan, le coq sur le cœur et la joie sur le visage, Antoine Griez­­mann s’était emparé du micro tendu devant Kylian Mbappé, un soir de victoire contre l’Ar­­gen­­tine. « Vive la Répu­­blique ! Vive la France ! » fanfa­­ron­­nait-il. Deux semaines et un sacre plus tard, la Répu­­blique célèbre à son tour les joueurs de sa sélec­­tion natio­­nale. Au bout d’un long tapis rouge, les sourires des Bleus s’étagent sur les marches qui mènent au palais. Près de Brigitte et Emma­­nuel Macron, Hugo Lloris ne se lasse pas de bran­­dir le trophée.

Mais alors que résonnent les dernières paroles de l’hymne, une voix disso­­nante émerge du groupe. « Pour la Belgique ! » nargue Lucas Hernan­­dez jusqu’à ce que la main d’Oli­­vier Giroud vienne le bâillon­­ner. Depuis le siège de la prési­­dence, où cela fait évidem­­ment un peu désordre, le défen­­seur parti­­cipe à l’as­­saut natio­­nal lancé sur le Plat Pays après sa défaite en demi-finale, le 10 juillet, contre l’équipe de France. C’est moins le résul­­tat que l’amer­­tume qu’il a produit outre-Quié­­vrain qui réjouit les Français.


Le moment fati­­dique

« C’était un match frus­­trant », regret­­tait le portier belge Thibaut Cour­­tois, au coup de sifflet final. « La France a joué à rien, a joué à défendre avec 11 joueurs à 40 mètres de leur but. […] La frus­­tra­­tion est là car on perd contre une équipe qui n’est pas meilleure que nous, on a perdu contre une équipe qui joue à rien, qui défend. Contre l’Uru­­guay, ils ont mis un but sur coup franc et un autre sur une erreur du gardien. Aujourd’­­hui, un corner. C’est le foot, chacun joue avec ses quali­­tés. Mais c’est dommage pour le foot qu’aujourd’­­hui la Belgique n’ait pas gagné. » Eden Hazard mani­­fes­­tait un égal écœu­­re­­ment : « Je préfère perdre avec cette Belgique que gagner avec cette France. » Cette France qui, enfonçait son coéqui­­pier Vincent Kompany « n’était pas meilleure ».

La passe d’armes s’est évidem­­ment pour­­sui­­vie sur les réseaux sociaux. Aux Diables rouges qui, parce que la balle était entre leurs pieds plus de 60 % du temps, s’es­­ti­­maient lésés, répon­­dait une avalanche de tweets moqueurs. Ainsi les couleurs brabançonnes deve­­naient-elles syno­­nymes de seum, autre­­ment dit de la rage du vaincu. « Si je les ai offen­­sés, je m’en excuse », décla­­rait pour sa part Kylian Mbappé. « Mais moi, je suis en finale. » L’ul­­time victoire n’a bien sûr rien arrangé. « J’ai éteint la télé­­vi­­sion à la 94e pour ne pas voir les Français célé­­brer leur titre », avouait Thibaut Cour­­tois au micro de la RTBF, le 15 juillet.

Par son affront commis en haut-lieu, Lucas Hernan­­dez divise encore davan­­tage les voisins. Plus d’une semaine après la demi-finale, la frus­­tra­­tion conti­­nue de macé­­rer à Bruxelles, produi­­sant toujours un suc amer. « Est-ce que j’es­­time avoir perdu la bataille tactique ? » se demande le sélec­­tion­­neur belge, Roberto Marti­­nez dans les colonnes de Sport/Foot Maga­­zine. « Non, on a perdu sur un corner. Oui, c’est un détail. […] La France était mise en place pour exploi­­ter la vitesse de Mbappé, mais ce plan ne nous a jamais vrai­­ment mis en diffi­­culté. […] Sur les vingt dernières minutes, elle a arrêté de jouer. »

Bonne chance à vous les voisins.

— DAMSO (@THEDAMSO) July 15, 2018

Alors, la tête de Samuel Umtiti sur corner a-t-elle fait passer le sens de l’hu­­mour côté français ? Pas complè­­te­­ment : au lende­­main de la demi-finale, la Société des Tran­­sports Inter­­com­­mu­­naux de Bruxelles diffu­­sait le titre « Tous Ensemble », composé par Johnny Hally­­day pour la Coupe du monde 2002, dont la France fut élimi­­née dès le premier tour. Trois jour plus tard, le rappeur Damso souhai­­tait « bonne chance à vous les voisins » sur Twit­­ter, montrant qu’à l’image de Booba, qui scande « allez les Lions, allez les Bleus » sur le titre « Friday », il aime deux équipes. Et le 18 juillet, le quoti­­dien bruxel­­lois Le Soir s’amu­­sait des blagues françaises : « Le “seum” belge inspire de nombreux jeux de mots et détour­­ne­­ments… plutôt drôles, il faut l’avouer ! »

La rela­­tion entre les deux pays est équi­­voque. « Nous trou­­vons les Français souvent préten­­tieux et les Français ont tendance à nous trou­­ver ridi­­cules, notam­­ment à cause de notre accent », synthé­­ti­­sait le Premier ministre belge pour le JDD avant la demi-finale. « Mais l’au­­to­­dé­­ri­­sion est aussi une qualité parta­­gée car nous savons que “qui aime bien châtie bien”. » À moins que ce ne soit l’in­­verse : bien que parfois sincères, les discours offi­­ciels sur l’ami­­tié ont toujours couvert un rapport teinté de méfiance et de condes­­cen­­dance.

La barrière

À Tour­­nai, ville belge de 70 000 habi­­tants située le long de la fron­­tière française, à quelques enca­­blures de Roubaix, la défaite en demi-finale était d’au­­tant plus diffi­­cile à avaler qu’un petit groupe de Français fêtait bruyam­­ment sa victoire à bord de leur voiture, devant la terrasse d’un café. « Casse-toi, va faire la fête chez toi ! » a répliqué un suppor­­ter des Diables avant qu’un verre de bière ne vienne se briser sur le pare-brise du véhi­­cule. La zone est sensible. Capi­­tale des Francs au Ve siècle, Tour­­nai abrita la sépul­­ture du père de Clovis, Chil­­dé­­ric. On peut donc y voir le berceau de l’Hexa­­gone à venir.

Chil­­dé­­ric Ier

Si Clovis a déplacé le centre de gravité de son empire à Paris, « pour les souve­­rains français, les terri­­toires du Nord consti­­tuaient le prolon­­ge­­ment géogra­­phique natu­­rel de la royauté », narre Romain Yakemt­­chouk, auteur du livre La Belgique et la France : Amitiés et riva­­li­­tés. Dans leur esprit, « il était normal de souhai­­ter en acqué­­rir le contrôle et les sous­­traire à toute intru­­sion étran­­gère, à quoi s’ajou­­tait l’at­­trait écono­­mique de ces riches terri­­toires. » Au Moyen-Âge, cet irré­­den­­tisme se heurte à la résis­­tance du comte Ferrand de Flandre. Allié avec le roi d’An­­gle­­terre Jean sans Terre et l’em­­pe­­reur alle­­mand Otton IV, ce dernier s’in­­cline malgré tout le 17 juillet 1214 à la bataille de Bouvines, restée comme un événe­­ment fonda­­teur de la France.

Depuis Philippe II Auguste (1180–1223), rappelle Henri Pirenne dans son Histoire de la Belgique, « les rois de France n’avaient cessé de tendre avec autant d’éner­­gie que de patience à la domi­­na­­tion de la Belgique. À travers les siècles, elle était restée l’objec­­tif prin­­ci­­pal de leur poli­­tique exté­­rieure. » Annexée par la France, la Flandre réplique en massa­­crant son occu­­pant à Bruges en mai 1302 et en venant à bout de l’ar­­mée de Philippe le Bel à Cour­­tai, le 11 juillet. Elle fera de ce jour celui de la fête natio­­nale, bien qu’il ne permette qu’une courte indé­­pen­­dance. Terri­­toire encore compo­­site, la Belgique passe aux mains de l’Es­­pagne par le jeu des alliances : le Duc de Bour­­gogne puis Charles Quint « contri­­buent à faire des provinces belges “un tout indi­­vi­­sible et impar­­ta­­geable” », observe Romain Yakemt­­chouk.

Alors que la région consti­­tue un des prin­­ci­­paux champs de bataille euro­­péen du XVIIe siècle, elle elle conçue dès 1701 comme une barrière contre la France par l’An­­gle­­terre, l’Es­­pagne et la Hollande. Mais les troupes hollan­­daises placées là dérangent les Belges, en sorte que, ayant fait leur révo­­lu­­tion, les Français sont accueillis en libé­­ra­­teurs à Mons, Liège et Bruxelles en 1792. « Le peuple français ne veut trai­­ter avec le peuple belge que de souve­­rain à souve­­rain », déclare à cette occa­­sion le comman­­dant français Dumou­­riez. Vaine promesse : soumis à des réqui­­si­­tions et des saccages, les pays conquis finissent par être annexés. Londres s’en émeut véri­­ta­­ble­­ment à l’ar­­ri­­vée au pouvoir de l’in­­sa­­tiable Bona­­parte. Afin d’évi­­ter qu’il fasse d’An­­vers un « pisto­­let braqué sur l’An­­gle­­terre », les troupes de Welling­­ton dominent la France à Water­­loo le 18 juin 1815. Quelque 4 000 Belges combattent avec elles.

L’An­­gle­­terre reprend alors l’idée de barrière. Des Pays-Bas et de la Belgique, ils font un seul et même État dont « le titre et l’exer­­cice de la souve­­rai­­neté ne pour­­ront, dans aucun cas, appar­­te­­nir à aucun prince portant ou appelé à porter une couronne étran­­gère », selon le traité de Paris signé en 1814. Se sentant une fois de plus dominé par les Hollan­­dais, les Belges se soulèvent en juillet 1830. Ils défendent Bruxelles avec succès et proclament leur indé­­pen­­dant le 18 novembre. Elle est recon­­nue par la Grande-Bretagne, la France, la Prusse, l’Au­­triche et la Russie le 20 décembre, lors d’une réunion à Londres.

La révo­­lu­­tion belge de 1830, par Gustave Wappers

Un divorce de raison

En assis­­tant à l’éclo­­sion de la Belgique, la France se réjouit de l’ef­­fon­­dre­­ment d’une barrière que ses enne­­mis avaient mis sur pieds contre elle. À Paris, certains conspirent aussi pour que l’un des leurs monte sur le nouveau trône bruxel­­lois. Les réti­­cences belges et anglaises en décident autre­­ment : c’est fina­­le­­ment le prince Léopold de Saxe-Cobourg qui enfile la couronne en 1831. Son règne n’est toute­­fois pas dénué d’in­­fluences françaises : les soldats qui sortent de l’École mili­­taire sont formés par le géné­­ral Chape­­lier, un Français natu­­ra­­lisé Belge. La consti­­tu­­tion impose du reste le français comme langue de l’ad­­mi­­nis­­tra­­tion.

Si les préten­­tions françaises se font moins inquié­­tantes à la chute de Bona­­parte, en 1815, elles resur­­gissent après le coup d’État de son neveu, Louis-Napo­­léon, en 1851. Non seule­­ment le nouvel empe­­reur consi­­dère qu’ « il n’y a pas de nation belge », mais la Belgique sert aussi de refuge à nombre d’op­­po­­sants poli­­tiques. C’est pourquoi, lorsque Napo­­léon III lance une expé­­di­­tion au Mexique, en 1862, Léopold Ier s’y rallie. À ses yeux, elle repré­­sente « un bon déri­­va­­tif pour le peuple français, excellent aussi pour les Belges, dont l’in­­dé­­pen­­dance était sérieu­­se­­ment mena­­cée par l’am­­bi­­tion de Napo­­léon III. La Belgique pour­­rait dormir tranquille pendant que les armées de la France seraient enga­­gées dans l’inex­­tri­­cable conflit au Mexique. » Hélas, sur le terrain, les inci­­dents se multi­­plient, les offi­­ciers belges refu­­sant de se placer sous les ordres de leurs homo­­logues français.

La déroute française au Mexique n’en­­lève rien à l’in­­té­­rêt que repré­­sentent les colo­­nies pour toute nation. Aussi, à son arri­­vée au pouvoir en 1865, Léopold II cherche-t-il ailleurs les moyens d’as­­su­­rer l’in­­dé­­pen­­dance de son pays. En 1878, il rencontre Henry Stan­­ley, qui revient du Congo. Cet explo­­ra­­teur britan­­nique y retourne en mission pour la couronne belge, ce qui permet au roi de deve­­nir le proprié­­taire person­­nel d’un terri­­toire qui fait 80 fois la taille du Plat Pays. Il devien­­dra une colo­­nie en 1908. Grâce à ses immenses ressources conju­­guées à une indus­­trie forte et un commerce dyna­­mique, Bruxelles pros­­père au tour­­nant du siècle.

Léopold II, roi des Belges

Léopold II peut désor­­mais prendre ses distances avec Paris. « Toute la Belgique est sous l’in­­fluence de la civi­­li­­sa­­tion française ; mais les Belges sont beau­­coup trop froids et raison­­nables pour que cela influe sur leur poli­­tique », déclare-t-il lors d’une visite diplo­­ma­­tique à Berlin, en 1904. « Ils ont plus confiance dans l’Al­­le­­magne que dans la France. La peur d’être envahi, avalé par la France est ancienne, répan­­due partout et accrue encore dans ce pays très catho­­lique par les tendances anti­­clé­­ri­­cales de la Répu­­blique française. Les révé­­la­­tions de Bismarck avant la guerre franco-alle­­mande ont appris à tous les Belges que l’Al­­le­­magne était le défen­­seur et le gardien fidèle de la neutra­­lité et de l’in­­dé­­pen­­dance des Belges. » C’est pour­­tant l’Al­­le­­magne qui, quelques années plus tard, marche sur la Belgique.

À la libé­­ra­­tion, le président du Conseil et ministre de la Guerre français Georges Clémen­­ceau « tient la Belgique pour un État auxi­­liaire destiné à se mouvoir dans l’ombre de la France », peste le ministre belge des Affaires étran­­gères, Paul Hymans. Mais l’Al­­le­­magne ayant été vain­­cue, les gouver­­ne­­ments des années à venir ne peuvent que lui faire amende hono­­rable. Cette mansué­­tude, qui ne manque d’ailleurs pas d’in­­dis­­po­­ser les Flamands, cesse au début des années 1930. Quand le maré­­chal Pétain lui confie que les forces françaises pour­­raient bien traver­­ser le Belgique pour porter secours à la Pologne contre l’Al­­le­­magne, en 1933, l’am­­bas­­sa­­deur belge à Paris rétorque qu’elles seraient reçues « à coup de canons ».

À côté de la suffi­­sance française, se déve­­lop­­per une confiance exagé­­rée des Belges en l’ave­­nir. Léopold III ne pense pas Hitler capable d’at­­taquer la Belgique et le nouveau ministre des Affaires étran­­gères Paul Henri Spaak promeut « une poli­­tique étran­­gère exclu­­si­­ve­­ment et inté­­gra­­le­­ment belge ». Après la guerre, le président du Conseil français, Paul Raynaud, regret­­tera leur refus de mettre en place une colla­­bo­­ra­­tion mili­­taire.

Amis contra­­riés

De poli­­tique « étran­­gère exclu­­si­­ve­­ment et inté­­gra­­le­­ment belge » il n’y a pas en 1944. « La Belgique est gaul­­liste », écrit le jour­­na­­liste belge Louis-Dumont Wilden. « Le gouver­­ne­­ment belge doit avoir une atti­­tude fran­­co­­phile », abonde Spaak dans une lettre d’août 1944 envoyée à l’am­­bas­­sa­­deur belge à Paris. Cela dit, la France ne pouvant plus jouer le rôle de puis­­sance protec­­trice de son voisin, « dans l’im­­mé­­diat c’est sur l’Amé­­rique que les Belges comptent », regrette le géné­­ral de Gaulle. De chaque côté du Quié­­vrain, une vision diffé­­rente de la construc­­tion euro­­péenne domine : la souve­­rai­­neté natio­­nale doit être réduite pour les Belges alors que l’homme de Colom­­bey-les-Deux-Églises n’y tient nulle­­ment.

Si De Gaulle ne se rendra plus en visite offi­­cielle à Bruxelles après 1945, il reçoit avec faste le gouver­­ne­­ment voisin en mai 1961. « Pendant ce demi-siècle, il n’y a eu entre la Belgique et la France que des raisons de s’es­­ti­­mer, de s’al­­lier et de s’ai­­mer », loue-t-il à l’aé­­ro­­port d’Orly. Le Premier ministre, George Pompi­­dou, nuance l’éloge. « Nous ne pouvons pas admettre que de petits pays prétendent jouer en Europe un rôle qui excède leur impor­­tance véri­­table », dit-il le 3 mai 1962. Alors la France emprunte son propre chemin, déve­­lop­­pant une force nucléaire et quit­­tant le comman­­de­­ment inté­­gré de l’OTAN en 1966, la Belgique y reste.

« Le derby de l’ami­­tié s’est disputé dans une ambiance chaleu­­reuse mais sans complai­­sance » — RTBF, 1986

Consa­­crée « symbole de l’Eu­­rope » par le même Pompi­­dou le 24 mai 1971, Bruxelles s’ar­­roge une place centrale dans le projet d’Union euro­­péenne qui lui permet de prendre un peu de distance avec Paris. En 1975, les Belges choi­­sissent par exemple d’ache­­ter des avions améri­­cains plutôt que français pour leur armée. Ce faisant, ils donnent « le coup de grâce, pour long­­temps, à l’édi­­fi­­ca­­tion souhai­­table en Europe d’un construc­­tion aéro­­nau­­tique inté­­grée », juge Le Monde. Treize ans plus tard, le construc­­teur français Dassault leur vend ses héli­­co­­ptères Augusta. Et l’ap­­pro­­fon­­dis­­se­­ment de la construc­­tion euro­­péenne fait tomber les barrières entre les deux pays, si bien qu’ « on retrouve des parti­­ci­­pa­­tions françaises dans pratique­­ment toutes les branches de l’éco­­no­­mie belge », remarque Romain Yakemt­­chouk.

En 1986, les voisins se retrouvent de nouveau au Mexique. Mais cette fois, ils s’af­­frontent ouver­­te­­ment sur la pelouse du stade Cuauh­­té­­moc de Puebla pour la troi­­sième place de la Coupe du monde. Pour la première fois de leur histoire, les Diable rouges sont parve­­nus jusqu’à la demi-finale après avoir battu l’URSS et l’Es­­pagne. Tombés contre l’Ar­­gen­­tine de Mara­­dona, ils font jeux égal avec les Bleus dans la petite finale pendant nonante minutes. « Le derby de l’ami­­tié s’est disputé dans une ambiance chaleu­­reuse mais sans complai­­sance de part et d’autre », décrit la RTBF à l’is­­sue de la rencontre. Malgré la défaite finale de la Belgique, 4 à 2, la formule du jour­­na­­liste est parti­­cu­­liè­­re­­ment poli­­cée.

Le rapport de force en 2018 est bien diffé­rent. « Nous n’avions pas de tels attaquants », recon­­naît l’an­­cien inter­­­na­­tio­­nal belge Michel Renquin au quoti­­dien Le Soir. « Nous avions 25 % de posses­­sion de balle alors qu’eux en ont 75 % », ajoute-t-il en réfé­­rence à la géné­­ra­­tion dorée incar­­née par Thibaut Cour­­tois, Eden Hazard et Vincent Kompany. Alors que personne ne s’at­­ten­­dait à voir les Belges vaincre les Français en 1986, tout le monde y croyait 32 ans plus tard. Il s’en est d’ailleurs fallu de peu pour qu’ils atteignent la finale pour la première fois.


Couver­­ture : Thibaut pas Cour­­tois.


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