par Tom Mashberg | 25 mars 2015

BOSTON. L’en­­trée de l’en­­tre­­pôt de Brook­­lyn était sombre, l’en­­droit parti­­cu­­liè­­re­­ment exigu. Mais le fais­­ceau d’une lampe de poche vint bien­­tôt éclai­­rer la scène et je me retrou­­vai, les yeux écarquillés, devant l’une des œuvres d’art volées les plus recher­­chées au monde : Le Christ dans la tempête sur la mer de Gali­­lée, de Rembrandt. Mais était-ce vrai­­ment le cas ?


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Le Christ dans la tempête sur la mer de Gali­­lée
Rembrandt, 1633
Crédits : Isabella Stewart Gard­­ner Museum

Celui qui me servait de guide, en cette nuit d’août 1997, était un marchand d’an­­tiqui­­tés véreux qui s’était retrouvé sous la surveillance du FBI après avoir affirmé qu’il était en mesure de retrou­­ver le fameux tableau, moyen­­nant une récom­­pense de cinq millions de dollars… J’étais à l’époque repor­­ter pour le Herald Tribune de Boston, et je mourais d’en­­vie, comme beau­­coup avant moi et depuis, de retrou­­ver la Tempête, une marine repré­­sen­­tant Jésus et les Apôtres, ainsi que douze autres tableaux – dont un Vermeer et un Manet –, tous volés en mars 1990 à l’Isa­­bella Stewart Gard­­ner Museum, une insti­­tu­­tion véné­­rée à Boston. Le vol fit à l’époque grand bruit et conti­­nue de faire couler beau­­coup d’encre, tandis qu’on célé­­brait ce mois-ci son vingt-cinquième anni­­ver­­saire. Les œuvres volées repré­­sentent la baga­­telle de 500 millions de dollars, soit l’af­­faire la plus impor­­tante de toute l’his­­toire améri­­caine en matière de vol d’œuvres d’art.



Un quart de siècle plus tard, un cadre vide marque toujours l’em­­pla­­ce­­ment de la Tempête.

Voilà donc pourquoi je me retrou­­vai ce soir-là à Brook­­lyn, à quelque 350 kilo­­mètres du lieu du forfait, à suivre une nouvelle piste. Mon « guide » m’avait appelé en sous-enten­­dant qu’il déte­­nait des infor­­ma­­tions concer­­nant le vol, et il était réputé fiable dans la mesure où il avait déjà frayé avec un voleur de Rembrandt qui avait sévi à deux reprises. Il me condui­­sit jusqu’à un entre­­pôt cade­­nassé et éclaira le tableau à la lampe torche, insis­­tant parti­­cu­­liè­­re­­ment sur la signa­­ture du maître, en bas à droite du tableau – à l’em­­pla­­ce­­ment attendu –, puis il me fit quit­­ter les lieux sans ména­­ge­­ment. La visite ne dura que deux minutes chrono. Appe­­lez-moi Inspec­­teur Clou­­seau si vous le voulez – j’ai entendu bien pire à mon propos dans cette histoire, y compris « complice du crime » de la bouche d’un éminent profes­­seur de droit de Harvard –, mais j’étais persuadé d’être à deux doigts de la solu­­tion, et que le Rembrandt, et peut-être toutes les autres œuvres volées, seraient bien­­tôt de retour au musée. Je rédi­­geai alors un article en une du Herald au sujet de cette décou­­verte furtive, frappé d’un titre accro­­cheur : « Nous l’avons vu ! » Puis j’at­­ten­­dis le happy end. J’at­­tends toujours.

Le casse du siècle

Les négo­­cia­­tions entre les enquê­­teurs et les suppo­­sés trafiquants d’art se sont embour­­bées entre inimi­­tiés et suspi­­cions. Les repré­­sen­­tants du Gard­­ner Museum n’ont pas complè­­te­­ment jeté le discré­­dit sur ma « vision nocturne », mais les agents fédé­­raux en charge de l’af­­faire à l’époque m’ont fait passer pour un gentil naïf. Dix-huit ans plus tard, j’en suis encore à me deman­­der si ce que j’ai vu cette nuit-là était un véri­­table chef-d’œuvre ou un véri­­table effort pour duper un repor­­ter avide de scoop.

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Les éclats de pein­­ture

Les agents fédé­­raux conti­­nuent aujourd’­­hui à discré­­di­­ter ma décou­­verte dans l’en­­tre­­pôt. (Ils disent connaître l’iden­­tité de mon « guide », alors même que je lui ai juré l’ano­­ny­­mat). Pour­­tant, les auto­­ri­­tés sont intri­­guées par des éclats de pein­­ture que j’ai égale­­ment reçus en 1997 de personnes décla­­rant déte­­nir les toiles. J’ai écrit à l’époque que ces éclats pouvaient prove­­nir du Rembrandt, mais le FBI annonça rapi­­de­­ment que des tests avaient démon­­tré qu’ils n’avaient rien à voir avec la Tempête. Au cours d’un entre­­tien récent, pour­­tant, des repré­­sen­­tants du FBI m’ont affirmé que les éclats avaient à nouveau été exami­­nés en 2003 par Hubert von Sonnen­­burg, un expert de Vermeer égale­­ment président de la Préser­­va­­tion du fonds pictu­­ral du Metro­­po­­li­­tan Museum of Art (M. von Sonnen­­burg est décédé l’an­­née suivante). Ses tests ont montré que les éclats corres­­pon­­daient très exac­­te­­ment à un pigment connu, à l’époque du peintre, sous l’ap­­pel­­la­­tion « lac rouge », couram­­ment utilisé par le maître hollan­­dais du XVIIe et qui avait notam­­ment été utilisé dans le Vermeer volé (Le Concert). Le motif craquelé sur les éclats était iden­­tique à celui trouvé sur d’autres Vermeer, avait conclu M. von Sonnen­­burg, d’après les auto­­ri­­tés. Cela vous laisse scep­­tique ? Moi aussi. Tels ont été les hauts et les bas de mon enquête sur cette affaire pendant près de vingt ans, vingt années pendant lesquelles j’ai rassem­­blé des centaines de docu­­ments et photos d’in­­ves­­ti­­ga­­tion, inter­­­viewé un paquet de crimi­­nels mais aussi de branqui­­gnoles, et rencon­­tré des dizaines de repré­­sen­­tants de la force publique et de respon­­sables de musées. En 2011, j’ai écrit un livre sur le vol d’objets d’art en colla­­bo­­ra­­tion avec le chef de la sécu­­rité du Gard­­ner Museum, Anthony M. Amore. Nous avons volon­­tai­­re­­ment occulté le cas du Rembrandt du Gard­­ner, M. Amore m’ayant informé que la traque des voleurs entrait à ce moment-là dans une phase critique. Quatre ans plus tard, son gibier court toujours. Mais il s’avère que les hypo­­thèses qu’il avait formu­­lées à l’époque avec l’agent spécial du FBI Geoff Kelly, actuel­­le­­ment en charge du dossier, se sont trans­­for­­mées en théo­­rie prédo­­mi­­nante du casse du siècle. Ce serait, en résumé, l’œuvre d’une équipe de bras cassés – des gang­s­ters de Boston –, alliée à des mafieux exté­­rieurs, dont beau­­coup seraient morts depuis long­­temps. ulyces-volrembrandt-06 Force est de recon­­naître qu’il s’agit là d’une théo­­rie bien moins surpre­­nante que toutes celles écha­­fau­­dées ces dernières années, du vol orches­­tré par des agents du Vati­­can au casse perpé­­tré par des membres de l’IRA, en passant par le complot d’Émirs du Moyen-Orient ou de milliar­­daires cupides. Et les nouvelles conclu­­sions pleuvent, comme celles publiées dans un livre à paraître ce mois-ci qui combine des éléments de la théo­­rie du FBI avec d’autres petites nouveau­­tés.

Les maîtres voleurs

Avant d’en­­trer dans la théo­­rie pure, resi­­tuons un peu le contexte : Le Gard­­ner Museum fut créé par Isabella Stewart Gard­­ner, riche Bosto­­nienne et magnat de l’art qui amassa une collec­­tion d’en­­ver­­gure inter­­­na­­tio­­nale de pein­­tures, sculp­­tures, antiqui­­tés euro­­péennes et asia­­tiques, et bien d’autres curio­­si­­tés telles que des lettres de Napo­­léon ou encore le masque mortuaire de Beetho­­ven. En 1903, elle disposa ses quelques 2 500 trésors dans un palace flam­­bant neuf de style véni­­tien qui devint sa demeure en même temps qu’un musée ouvert au public. Son caprice légen­­daire demeure qu’à sa mort, en 1924, pas un seul objet ne put être déplacé de l’en­­droit qu’elle avait choisi pour qu’il y soit exposé. Mais après que minuit eût sonné en ce 18 mars 1990, et tandis que les festi­­vi­­tés de la Saint-Patrick enta­­mées la veille touchaient à leur fin, l’ordre qu’I­­sa­­bella avait donné fut bafoué. Deux monte-en-l’air dégui­­sés en agent de police de la ville de Boston persuadent alors un garde de les lais­­ser entrer pour exami­­ner une « anoma­­lie ». Ils le menottent avec un autre veilleur de nuit qui se trou­­vait au sous-sol, enser­­rant leurs poignets et masquant leur visage avec du ruban adhé­­sif et, pendant 81 minutes, s’ap­­pliquent à décou­­per maladroi­­te­­ment et sans vergogne deux Rembrandt de leur cadre, brisent des vitrines renfer­­mant d’autres objets, avant de dispa­­raître avec un butin ines­­ti­­mable bien que singu­­lier.

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Un garde retrouvé après le vol
Crédits : Boston Police Depart­­ment

Le vol comprend les Rembrandt, Le Concert de Vermeer, Chez Tortoni de Manet, des esquisses de Degas, un aigle en plaqué bronze ayant appar­­tenu à Napo­­léon, ainsi qu’un vase de la dynas­­tie Shang scellé à une table avec un dispo­­si­­tif en métal très lourd qui néces­­sita au moins dix bonnes minutes de travail acharné pour être enlevé. En revanche, les voleurs laissent derrière eux de véri­­tables trésors tels qu’un Titien, quelques Sargent, Raphael et Whist­­ler et, juste à côté des œuvres de Degas, un croquis de La Piéta de Michel-Ange. Quiconque s’at­­ten­­dait à voir réap­­pa­­raître rapi­­de­­ment les œuvres sur le marché noir où à avoir vent d’une quel­­conque rançon a été bien déçu. Au lieu de cela, silence radio. Sept ans plus tard, le musée augmente sa récom­­pense, la passant de un à cinq millions de dollars. Un quart de siècle plus tard, des cadres vides marquent toujours l’em­­pla­­ce­­ment de la Tempête dispa­­rue ainsi que des autres œuvres envo­­lées, autre­­fois expo­­sées. Très tôt, les enquê­­teurs ont concen­­tré leur atten­­tion sur Myles J. Connor, Jr., résident du Massa­­chu­­setts et spécia­­liste du vol d’œuvres d’art qui avait dérobé, en 1975, deux Rembrandt du Museum of Fine Arts de Boston. Il s’en était servi pour monnayer sa sortie de prison… Ce M. Connor en personne s’était présenté de lui-même en 1997 avec un asso­­cié, William P. Young­­worth troi­­sième du nom, affir­­mant qu’il avait plani­­fié le vol de la Gard­­ner. Bien qu’en prison au moment du braquage, M. Connor insista sur le fait que la manière de procé­­der ressem­­blait fort à un plan qu’il avait écha­­faudé dans les années 1980. Il déclara qu’il avait effec­­tué un repé­­rage du musée avec un complice, expliquant qu’il voulait s’em­­pa­­rer du vase chinois que les voleurs peinèrent tant à déro­­ber. Les éléments donnés par Messieurs Connor et Youngt­­worth amenèrent fina­­le­­ment à mon épopée nocturne dans cet entre­­pôt de Brook­­lyn et plus tard aux éclats de pein­­ture énig­­ma­­tiques. Mais lorsque Connor quitta la prison fédé­­rale en 2005, il ne resti­­tua pas pour autant les tableaux et les enquê­­teurs l’ont depuis long­­temps éliminé de leur liste des pistes sérieuses. Il leur fut encore plus facile d’écar­­ter de leur liste des suspects James (Whitey) Bulger, le patron du crime de Boston. Ce dernier appa­­rais­­sait en effet comme un suspect idéal du fait de son impli­­ca­­tion pendant des dizaines d’an­­nées dans des affaires crimi­­nelles, des trafics de drogue, ou d’armes avec l’IRA. Mais d’après les auto­­ri­­tés, aucun lien ne put être établi entre lui et le vol. Dans un livre à paraître ce mois-ci, Master Thieves (« Maîtres voleurs »), Stephen Kurkjian, repor­­ter au Boston Globe ayant suivi l’af­­faire, comme moi, depuis le début, affirme qu’un autre escroc local notoire, Louis Royce, aurait imaginé le casse. M. Kurkjian a inter­­­viewé M. Royce et le cite en disant que ses asso­­ciés mafieux lui auraient volé l’idée. Les enquê­­teurs allèguent quant à eux que les élucu­­bra­­tions de M. Royce ne collent pas avec la réalité. Dans son livre, M. Kurkjian dit avoir fourni aux enquê­­teurs d’autres infor­­ma­­tions dont un possible mobile pour le vol : l’échange des œuvres d’art contre la libé­­ra­­tion d’un patron de la pègre locale. Anti­­ci­­pant un regain d’in­­té­­rêt ainsi que de possibles critiques, célé­­brant le vingt-cinquième anni­­ver­­saire du vol, les enquê­­teurs Amore et Kelly ont récem­­ment présenté un Power­­point repre­­nant en détails ce qui, à leurs yeux, a dû se passer.

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Les lieux du crime
Crédits : Boston Police Depart­­ment

Dans la nature

Bien que l’ef­­fi­­ca­­cité de leurs efforts reste encore à prou­­ver, M. Amore, engagé par la Gard­­ner en 2005, et M. Kelly, qui dispose de son propre badge d’iden­­ti­­fi­­ca­­tion du musée, ont passé dix ans à parta­­ger des indices et pour­­suivre des pistes. À un moment donné, m’ont-ils raconté, ils ont appro­­ché des produc­­teurs de la série télé­­vi­­sée Monk, vers 2005, car un consul­­tant avait remarqué une toile ressem­­blant au Concert à l’ar­­rière-plan d’un décor. Le tableau s’avéra être en fait une copie utili­­sée comme acces­­soire de tour­­nage. La théo­­rie actuelle d’Amore et Kelly date de 1997, à l’époque où des infor­­ma­­teurs avaient averti le FBI que Carmello Merlino, un inter­­­mé­­diaire de la pègre égale­­ment gérant d’un garage à Quincy, dans le Massa­­chu­­setts, avait soi-disant parlé d’échan­­ger les œuvres volées contre la récom­­pense de cinq millions de dollars. En 1998, le FBI élabora un piège et arrêta M. Merlino et certains de ses asso­­ciés, qui faisaient route vers le garage d’un four­­gon blindé et trans­­por­­taient des armes lourdes, dont des grenades. Les enquê­­teurs promirent à Merlino d’être indul­­gents s’il les aidait à mettre la main sur les œuvres d’art, mais ce dernier nia avoir connais­­sance de quoi que ce soit dans cette affaire.

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George A. Reiss­­fel­­der

Quelques années plus tard, Kelly et Amore racontent que des infor­­ma­­teurs ont attiré leur atten­­tion sur deux asso­­ciés de Merlino, George A. Reiss­­fel­­der et Léonard V. DiMu­­zio. M. DiMu­­zio, abattu en 1991, était un voleur habile qui fut long­­temps membre du gang de Merlino. Les enquê­­teurs disent que M. Reiss­­fel­­der, qui mourut vrai­­sem­­bla­­ble­­ment d’une over­­dose la même année, possé­­dait en 1986 une Dodge Daytona rouge – soit le même modèle de voiture que celui aperçu par plusieurs témoins devant le musée, la nuit du braquage. D’après ces mêmes témoins, les deux passa­­gers de la Daytona étaient dégui­­sés en offi­­ciers de police de la ville de Boston. Pour couron­­ner le tout, toujours d’après les enquê­­teurs, deux membres de la famille de Reiss­­fel­­der ont affirmé avoir vu le Manet volé à au musée Gard­­ner accro­­ché dans l’ap­­par­­te­­ment de Reiss­­fel­­der trois mois après le vol – un acte bien culotté, à n’en pas douter. Les enquê­­teurs ont consi­­déré cet élément comme « fiable ». Ils ont ajouté qu’ils jugeaient égale­­ment rece­­vable un deuxième témoi­­gnage disant avoir vu un autre des objets volés, même si je suis bien triste d’avouer qu’il ne s’agit pas de ma décou­­verte dans l’en­­tre­­pôt de Brook­­lyn. Il s’agit appa­­rem­­ment d’un contact qui leur a révélé en 2009 avoir vu une œuvre ressem­­blant à la Tempête à Phila­­del­­phie. Il y a deux ans, lors d’une confé­­rence de presse desti­­née à battre le rappel au sujet des pistes exis­­tantes, Kelly et Amore ont exposé les grandes lignes de cette théo­­rie mais n’ont pas pour autant iden­­ti­­fié Reiss­­fel­­der et DiMu­­zio comme suspects. Pour­­tant, dans le Power­­point qu’il a présenté, l’enquê­­teur Kelly m’a montré que Reiss­­fel­­der et DiMu­­zio ressem­­blaient étran­­ge­­ment aux portraits-robot, établis par la police, des deux hommes vus en train de péné­­trer dans le musée.

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Les portraits-robot de 1990

De toute façon, ces hommes sont aujourd’­­hui morts et enter­­rés. Idem pour Merlino, qui mourut en prison en 2005, ainsi que Robert Guarente, gang­s­ter patenté du Maine un temps suspecté d’avoir caché les œuvres d’art. Les enquê­­teurs se disent confiants quant à la loca­­li­­sa­­tion du trésor, même si beau­­coup de leurs suspects sont aujourd’­­hui six pieds sous terre. Ils y ont cru, par exemple, en 2009, lorsque la veuve de Guarente, Elene, leur a affirmé que son mari avait remis une partie des œuvres volées à un asso­­cié mafieux, Robert Gentile, du Connec­­ti­­cut, dans un parking de Port­­land, Maine, en 2002. Les enquê­­teurs ont fouillé la maison de Gentile en 2012 et y ont trouvé des pisto­­lets, des muni­­tions ainsi que des silen­­cieux, mais pas de tableaux. Gentile, dont les auto­­ri­­tés déclarent qu’il avait des liens avec les hautes sphères du crime orga­­nisé à Phila­­del­­phie, a déclaré ne rien savoir de l’af­­faire. Kelly et Amore disent être convain­­cus, sur la base du témoi­­gnage de 2009 ainsi que d’après d’autres infor­­ma­­tions, qu’une partie du butin a tran­­sité du Maine jusqu’à Phila­­del­­phie où les œuvres ont été reven­­dues. « Ces œuvres d’art, c’était juste trop gros, il n’y a pas eu d’ache­­teurs », a déclaré Kelly.

~

Et main­­te­­nant ? Les enquê­­teurs pour­­suivent leurs recherches. « Madame Gard­­ner aurait voulu qu’on se batte bec et ongles pour lui rame­­ner ses œuvres » m’a  confié Amore. Kelly rejette quant à lui l’hy­­po­­thèse selon laquelle les œuvres auraient été détruites par les voleurs dès qu’ils ont réalisé qu’ils avaient « invo­­lon­­tai­­re­­ment commis le casse du siècle ». « Cela se produit très rare­­ment dans les affaires de vol d’œuvres d’art », explique Kelly. « La plupart des crimi­­nels ont suffi­­sam­­ment de jugeote pour savoir que des pein­­tures de cette valeur sont un véri­­table atout pour eux. »

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Le Concert
Johannes Vermeer, 1663–1666
Crédits : Isabella Stewart Gard­­ner Museum

Traduit de l’an­­glais par Céline Laurent-Santran, d’après l’ar­­ticle « Isabella Stewart Gard­­ner Heist: 25 Years of Theo­­ries », paru dans le New York Times. Couver­­ture : Les toiles volées du musée Isabella Stewart Gard­­ner, par le FBI.

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