Les récents progrès de l’IA la rapprochent peu à peu du génie créatif, et de plus en plus de chercheurs se rapprochent du chef-d’œuvre.

Quand revient l’été, il y a peu de choses plus appréciables que de rouler le long d’une route côtière avec un morceau de Revolver dans les oreilles. Mais d’une saison à l’autre, les Beatles ne sortant plus de nouveaux albums depuis un certain temps, il arrive que l’instant perde un peu de sa magie. Une solution, bien sûr, serait qu’un nouveau single des quatre garçons de Liverpool descende de l’au-delà jusqu’à nos enceintes pour réenchanter nos road trips estivaux. Mais en dépit des récentes avancées de la physique quantique, ça ne semble pas près d’arriver. Pourtant, à trois jours de la fin de l’été dernier, le miracle a en partie eu lieu.

Le 19 septembre 2016, la chaîne YouTube des laboratoires de science informatique de Sony, le CSL Paris, a mis en ligne un morceau intitulé « Daddy’s Car », dont les trois minutes fleurent bon la pop britannique de la fin des Sixties. Le titre de la chanson s’accompagnait d’une audacieuse déclaration : « Les scientifiques du laboratoire de recherche Sony CSL de Paris ont créé les toutes premières chansons composées par une intelligence artificielle. » Et « Daddy’s Car » l’avait été « dans le style des Beatles ». Mais comment une machine peut-elle saisir ce qui fait le style des Beatles ? Et comment peut-elle être assez créative pour le reproduire ?

À en croire certains spécialistes de l’industrie musicale et du développement informatique, ça n’a rien de sorcier. Il va falloir s’y faire : l’été prochain, il se pourrait qu’on danse sur des tubes entièrement concoctés par des robots.

IA vintage

Les machines n’ont pas attendu l’année dernière pour s’essayer à la musique. En 1956, le compositeur américain Lejaren Hiller a été le premier à utiliser un ordinateur pour composer une pièce musicale. Chercheur en chimie à la faculté des sciences de l’université de l’Illinois, le Professeur Hiller avait accès pour ses travaux au superordinateur ILLIAC, une machine extrêmement perfectionnée à l’époque qui occupait une pièce entière. Dans la première moitié des années 1950, lui et son collègue chimiste et compositeur Leonard Issacson ont commencé à explorer les possibilités musicales du système. En exploitant certaines décisions de l’ordinateur, ils ont généré Illiac Suite, une série de mouvements pour quatuor à cordes. Depuis lors, les expériences de ce type se sont multipliées, dont certaines…

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