Grâce à des implants, l’homme est capable d’actionner un appareil par la force du cerveau. Il n’est plus très loin de faire corps avec les machines.

Un tonnerre d’applaudissements éclate dans le ciel limpide de Californie ce 27 août 2017. À Hawthorne, le siège de la société astronautique du milliardaire américain Elon Musk, SpaceX, un écran géant disposé devant un grand tube blanc soulève les vivats d’une petite foule compacte. Au-dessous des images de la capsule qui défile dans l’hyperloop, la jauge affiche 324 km/h. Ses concepteurs de l’université technique de Munich viennent d’établir le nouveau record de vitesse du concours organisé par l’entrepreneur afin de concevoir le train du futur.

Tandis qu’il relaie la performance depuis son compte Twitter, le patron de Tesla met une autre innovation sur les rails. En toute discrétion, sa start-up de nano-biotechnologies Neuralink, créée en juillet 2016, a levé 27 millions de dollars. Injectée par dix investisseurs anonymes, cette somme qui devrait grossir pour atteindre 100 millions de dollars servira à « concevoir des interfaces cerveau-machine pour connecter les êtres humains aux ordinateurs », annonce le site de Neuralink. Les groupes Facebook et Kernel ont la même ambition.

Promoteur de la voiture autonome et du train supersonique, Elon Musk ne se satisfait plus d’une révolution des transports ; il veut intervenir sur le moteur de l’humain, c’est-à-dire le cerveau. Le mouvement, d’ailleurs, est selon lui lancé. « Sans en avoir conscience, les gens sont déjà des cyborgs », estime-t-il. Les ordinateurs, téléphones ou applications qui fournissent des réponses rapides à des questions compliquées ont entamé la mue. Reste à les connecter au cortex cérébral. Musk et quelques autres sont à pied d’œuvre.

Des pieds et des mains

À côté de l’immense globe qui fait rayonner les couleurs du Brésil sur le rond central de l’Arena Corinthians de São Paulo, le ballon officiel de la Coupe du monde de football paraît minuscule. Ce 12 juin 2014, perdue entre les danseurs et les décors de la cérémonie d’ouverture de la compétition, son entrée en jeu passe inaperçu. Beaucoup de caméras de télévision ratent le coup d’envoi symbolique, donné depuis le bord de la pelouse. Avant l’arrivée des joueurs, un inconnu de 29 ans, Juliano Pinto, réalise la frappe la moins impressionnante du tournoi mais sans doute la plus prometteuse. C’est lui qui a été choisi pour lancer les hostilités. Par la seule force de…

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