
Mardi 24 mai, le Bureau de la politique scientifique et technologique de la Maison-Blanche a réuni des experts en droit et en technologie pour discuter de l’intelligence artificielle et de la façon de la contrôler lors d’un atelier. À cette occasion, la plupart des intervenants ont affirmé qu’il n’y avait pas aucune raison de s’inquiéter d’une domination robotique globale. Ouf. Mais l’organisation d’un tel événement en soi montre toutefois une inquiétude croissante de la part des Américains à ce sujet. L’évolution rapide de l’apprentissage automatique et de la robotique pourrait avoir des répercussions juridiques, économiques et même sécuritaires. L’administration Obama examine donc les possibilités d’empêcher, comme certains le redoutent à terme, le remplacement des humains par les robots. « Certains parlent de l’intelligence artificielle comme d’un danger à long terme, mais beaucoup de spécialistes remettent en cause l’idée de menace existentielle », explique Edward Felten, Chief Technology Officer à la Maison-Blanche. « Ce que nous avons avec certitude, c’est que l’IA soulève déjà des questions politiques importantes. Nous devons nous assurer que la technologie demeure sûre, facile à contrôler et prévisible tout en devenant progressivement plus complexe et intelligente. » Les experts qui ne se sont pas montrés alarmistes ont toutefois mis en avant la nécessité d’une législation dont beaucoup de roboticiens et de responsables politiques se seraient moqués il y a quelques années.
Quatre autres ateliers de ce type sont prévus par la Maison-Blanche ces prochains mois pour encourager les discussions autour de l’intelligence artificielle. Ils devront ensuite donner lieu à un rapport public et, à terme, peut-être à des mesures concrètes pour éviter que nous devenions un jour les animaux domestiques d’une civilisation synthétique. Sait-on jamais. Source : University of Washington School of Law Il a créé OpenAI pour répondre au problème. ↓
