Crédits : Mark V. Erdmann—Conservation International

Une équipe de biologistes a annoncé dans une étude publiée mardi 21 janvier dans la revue Marine and Freshwater Research avoir découvert quatre nouvelles espèces de requins utilisant leurs nageoires pour marcher sur le sable et s’approcher des rochers, relatait le magazine Time vendredi 24 janvier.

C’est une étude menée sur 12 ans dans les eaux tropicales de l’archipel indo-australien qui a conduit à cette annonce en fin de semaine dernière : il existe dorénavant des requins qui marchent, en s’aidant de leurs nageoires.

https://twitter.com/Vesociaa/status/1220375860018130946?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1220375860018130946&ref_url=https%3A%2F%2Ftime.com%2F5771247%2Fwalking-sharks%2F

Selon la docteure Christine Dudgeon de l’université du Queensland, il n’y a rien d’étonnant à cela. Hemiscyllium michaeli aurait évolué lorsque les requins se sont éloignés de leur population d’origine : « Ils se sont génétiquement isolés dans de nouvelles zones et se sont transformés en de nouvelles espèces. »

Ainsi, au fil des années et de leur évolution, le requin-chabot épaulette, couramment appelé « requin-léopard », a développé une capacité à survivre dans des environnements à faible teneur en oxygène et à se déplacer dans des eaux très peu profondes, voire même à sortir de l’eau à marée basse.

Mais pas de panique : selon Dudgeon, « ces requins ne représentent aucune menace pour les humains », notamment en raison de leur petite taille – moins d’un mètre en moyenne. Jaws sur la terre ferme, ce n’est donc pas pour tout de suite.

Source : Time Magazine