par Andrew Curry | 26 août 2014

À dix kilo­­mètres d’Urfa, une ancienne cité du sud-est de la Turquie, Klaus Schmidt a fait l’une des plus surpre­­nantes décou­­vertes archéo­­lo­­giques de notre temps : des pierres taillées colos­­sales, âgées de 11 000 ans, conçues et orga­­ni­­sées par des hommes préhis­­to­­riques qui n’avaient pas encore déve­­loppé ni les outils en métal, ni la pote­­rie. Ces méga­­lithes ont été dres­­sés 6000 ans avant Stone­­henge. Le lieu est appelé Göbekli Tepe et Schmidt, archéo­­logue alle­­mand qui y a travaillé pendant plus de dix ans, est convaincu qu’il s’agit du plus vieux temple de l’his­­toire de l’hu­­ma­­nité.

Le cercle

« Guten Morgen », me salue, à 5 h 20 du matin, le scien­­ti­­fique venu me cher­­cher dans son van à l’hô­­tel où je réside, à Urfa. Trente minutes plus tard, le van atteint le pied d’une colline herbeuse et se gare devant plusieurs cordons de fil barbelé. Nous suivons un groupe d’ou­­vriers jusqu’au sommet de la colline où se trouve une fosse proté­­gée du soleil par un toit de tôle ondu­­lée : le site prin­­ci­­pal de l’ex­­ca­­va­­tion. Dans la fosse, des pierres droites, comme des piliers, sont dispo­­sées en cercles. Derrière, dans la pente de la colline, se trouvent quatre autres cercles de piliers partiel­­le­­ment sortis de terre. Chaque cercle a à peu près la même dispo­­si­­tion : au centre se trouvent deux piliers de pierre taillés en T, encer­­clés par de plus petites pierres tour­­nées vers l’in­­té­­rieur. Le plus grand des piliers s’élève à cinq mètres et, d’après Schmidt, pèse entre sept et dix tonnes. Nous déam­­bu­­lons entre les pierres et je m’aperçois que certaines sont vierges alors que d’autres sont taillées de manière très élabo­­rée : des renards, des lions, des scor­­pions et des vautours four­­mil­lent, s’en­­rou­­lant, rampant sur les larges flancs des piliers.

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Göbleki Tepe
Les pilliers forment des cercles
Crédits

Schmidt pointe du doigt les grands cercles de pierre – l’un d’eux est à vingt mètres. « C’est le premier sanc­­tuaire construit par l’homme », dit-il. Depuis ce promon­­toire, à 300 mètres au-dessus de la vallée, nous pouvons contem­­pler l’ho­­ri­­zon dans presque toutes les direc­­tions. Schmidt, 53 ans, me demande alors d’ima­­gi­­ner à quoi auraient pu ressem­­bler le paysage il y a 11 000 ans, avant que des siècles d’agri­­cul­­ture inten­­sive et d’amé­­na­­ge­­ment du terri­­toire ne le trans­­forment en cette éten­­due beige et peu détaillée qu’on peut voir aujourd’­­hui. Les hommes préhis­­to­­riques auront pu lais­­ser prome­­ner leur regard sur des trou­­peaux de gazelles et d’autres animaux sauvages ; sur des rivières douces qui atti­­raient les oies et les canards ; sur des arbres frui­­tiers et des noise­­tiers ; enfin, sur des champs ondu­­lés d’orge et de blé sauvages, comme de l’en­­grain et du petit épeautre. « Cette zone était un para­­dis », lance Schmidt, qui est aussi membre de l’Ins­­ti­­tut Alle­­mand d’Ar­­chéo­­lo­­gie. Effec­­ti­­ve­­ment, Göbekli Tepe se dresse sur le côté nord du Crois­­sant Fertile – un arc au climat doux, parsemé de terres arables et s’éten­­dant du golfe persique jusqu’à ce que nous connais­­sons aujourd’­­hui comme le Liban, Israël, la Jorda­­nie et l’Égypte – et avait dû atti­­rer des chas­­seurs-cueilleurs de l’Afrique et du Proche-Orient. Comme Schmidt n’a trouvé aucune preuve que des hommes habi­­taient de manière perma­­nente au sommet de Göbekli Tepe, il pense qu’il s’agit d’un lieu de culte d’une échelle sans précé­dent – la première « église sur la colline » de l’hu­­ma­­nité. Le soleil désor­­mais haut dans le ciel, Schmidt noue une écharpe blanche autour de son crâne dégarni, en turban, et choi­­sit son chemin avec soin entre les reliques situées plus bas sur la colline. Dans un alle­­mand très rapide, il explique qu’il a carto­­gra­­phié la tota­­lité du sommet en utili­­sant un radar dont les ondes peuvent péné­­trer le sol et des rele­­vés géoma­­gné­­tiques, établis­­sant l’en­­droit où se trouvent encore seize autres cercles de méga­­lithes enter­­rés dans un péri­­mètre de 90 km2. L’ex­­ca­­va­­tion de 4 km2 ne repré­­sente que 5 % du site. Schmidt affirme que si les archéo­­logues creu­­saient ici encore cinquante années, ils n’au­­raient qu’é­­gra­­ti­­gné la surface.

Göbekli Tepe avait été inspecté et oublié par les anthro­­po­­logues des univer­­si­­tés de Chicago et d’Is­­tan­­bul dans les années 1960.

Göbekli Tepe avait été inspecté et oublié par les anthro­­po­­logues des univer­­si­­tés de Chicago et d’Is­­tan­­bul dans les années 1960. Dans le cadre d’un balayage de la région, ils avaient exploré la colline, vu quelques dalles de calcaire brisées et avaient présumé que la butte n’était rien de plus qu’un cime­­tière médié­­val aban­­donné. En 1994, Schmidt travaillait à son propre relevé des sites préhis­­to­­riques de la région. Après avoir lu la très courte mention d’un sommet de colline couvert de pierres dans un rapport de recherche de l’Uni­­ver­­sité de Chicago, il a décidé d’al­­ler voir le site de ses propres yeux. À la seconde où il a posé son regard sur le lieu, il a su qu’il se trou­­vait en face d’un lieu extra­­or­­di­­naire. Contrai­­re­­ment aux austères plateaux qui s’étendent aux alen­­tours, Göbekli Tepe, qui signi­­fie en turc « la colline ventrue », a un sommet rond qui surplombe de cinquante mètres le paysage. Pour les yeux aguer­­ris de Schmidt, cette forme est ressor­­tie dans le paysage. « Seul l’homme avait pu créer une chose pareille », dit-il. « Il était évident pour moi qu’il s’agis­­sait d’un site de l’Âge de Pierre. » Les morceaux de calcaire que les scien­­ti­­fiques venus plus tôt sur le site avaient pris pour des pierres tombales prenaient un tout autre sens.

Expé­­di­­tion

Schmidt y est retourné un an plus tard avec cinq de ses collègues et ils ont décou­­vert les premiers méga­­lithes, certains étant si proches de la surface qu’ils étaient marqués par le passage des char­­rues. En creu­­sant plus profon­­dé­­ment le sol, les archéo­­logues ont déterré des piliers orga­­ni­­sés en cercles. L’équipe de Schmidt, pour­­tant, n’a trouvé aucun des signes qui auraient pu marquer un camp : pas de foyer pour cuisi­­ner, pas de maison ou de fosses à déchets, pas non plus de petites figu­­rines en terre symbo­­li­­sant la ferti­­lité et qui couvrent souvent les sites de la même époque. Les archéo­­logues ont trouvé des preuves de l’usage d’ou­­tils, des marteaux de pierre et des lames. Et parce que ces arte­­facts ressem­­blaient beau­­coup à ceux trou­­vés sur les sites tout proches, datés au carbone aux alen­­tours de 9000 ans avant Jésus-Christ, Schmidt et ses collègues ont estimé que les struc­­tures de pierre de Göbekli Tepe devaient avoir à peu près cet âge. Les data­­tions au carbone entre­­prises par Schmidt sur le site ont confirmé par la suite cette première suppo­­si­­tion. De l’avis de Schmidt, le sol incliné et rocheux de Göbekli Tepe est le rêve de tout tailleur de pierre. Même sans burins ou marteaux de métal, les massons préhis­­to­­riques mani­­pu­­lant des outils de silex avaient pu ébré­­cher des affleu­­re­­ment de calcaire plus doux, les mode­­ler en piliers à l’en­­droit où ils se trou­­vaient avant de les trans­­por­­ter quelques centaines de mètres plus loin vers le sommet, avant de fina­­le­­ment les dres­­ser à la verti­­cale. Une fois les cercles de pierre termi­­nés, raconte Schmidt, les antiques construc­­teurs les avaient recou­­verts de terre. Fina­­le­­ment, ils plaçaient un autre cercle à côté ou au-dessus du plus ancien. Siècle après siècle, ces couches ont façonné le sommet de la colline.

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Vautours
Détails des gravures
Crédits

Aujourd’­­hui, Schmidt dirige une équipe de plus d’une douzaine d’ar­­chéo­­logues alle­­mands, cinquante ouvriers locaux et un flux constant d’étu­­diants enthou­­siastes. Il parti­­cipe aux exca­­va­­tions sur le site à peu près deux mois au prin­­temps et deux mois à l’au­­tomne, car la tempé­­ra­­ture esti­­vale peut atteindre 46 degrés, bien trop chaud pour creu­­ser, et durant l’hi­­ver, la zone est balayée par des pluies torren­­tielles. En 1995, il a acheté une maison tradi­­tion­­nelle otto­­mane avec un jardin à Urfa, une ville abri­­tant 500 000 âmes, pour y établir son quar­­tier géné­­ral. Le jour de ma visite, un Belge à lunettes était assis à l’ex­­tré­­mité d’une longue table, en face d’une pile d’os. Joris Peters, un archéo-zoolo­­giste de l’uni­­ver­­sité Ludwig Maxi­­mi­­lian de Munich, s’est spécia­­lisé dans l’ana­­lyse des restes d’ani­­maux. Depuis 1998, il a examiné plus de 100 000 frag­­ments d’os sur le site de Göbekli Tepe. Peters a souvent trouvé des marques de coupures et des coins écla­­tés sur les os, signes que les animaux auxquels ils appar­­te­­naient avaient été abat­­tus et cuisi­­nés. Les os, rangés dans des dizaines de boîtes en plas­­tique entre­­po­­sées dans une pièce de range­­ment de la maison, sont le meilleur indice pour comprendre comment vivaient les hommes qui ont créé ce sanc­­tuaire. Peters a iden­­ti­­fié des dizaines de milliers d’os de gazelles, soit plus de 60 % du total, auxquels on peut ajou­­ter d’autres gibiers sauvages, comme des sangliers, des moutons ou des chevreuils. Il a égale­­ment décou­­vert les os de dizaines d’es­­pèces d’oi­­seaux diffé­­rentes, parmi lesquels des vautours, des grues, des canards et des oies. « La première année, nous avons retrouvé 15 000 morceaux d’os d’ani­­maux : tous prove­­naient d’es­­pèces sauvages. Il deve­­nait clair que nous étions sur un site occupé par des chas­­seurs-cueilleurs », affirme Peters. « Et depuis, nous en avons décou­­vert le même volume tous les ans. » Les restes abon­­dants de gibier sauvage indiquent que ceux qui vivaient ici n’avaient pas encore domes­­tiqué les animaux ou construit des fermes. Cela dit, Peters et Schmidt s’ac­­cordent pour dire que les bâtis­­seurs de Göbekli Tepe étaient à l’orée d’un chan­­ge­­ment radi­­cal dans leur manière de vivre, grâce à un envi­­ron­­ne­­ment qui mettait à leur dispo­­si­­tion les maté­­riaux bruts néces­­saires à l’ex­­ploi­­ta­­tion agri­­cole. « Ils avaient des moutons sauvages, des graines qui pouvaient être plan­­tées et les indi­­vi­­dus dotés du poten­­tiel pour le faire », explique Schmidt. Les recherches entre­­prises sur d’autres sites de la région ont montré que 1000 ans après la construc­­tion de Göbekli Tepe, les colons avaient rassem­­blé des moutons, des bovins et des cochons. Et dans un village préhis­­to­­rique situé à 32 kilo­­mètres de là, des géné­­ti­­ciens ont retrouvé les traces des plus anciennes souches de blé domes­­tiquées du monde. La data­­tion au radio­­car­­bone indique que l’agri­­cul­­ture s’est déve­­lop­­pée dans la région il y a 10 500 ans, soit à peine cinq siècles après la construc­­tion de Göbekli Tepe.

« Il est possible d’af­­fir­­mer que cette zone était la véri­­table origine des socié­­tés complexes du néoli­­thique. » – Ian Hodder

D’après Schmidt et d’autres scien­­ti­­fiques, ces récentes décou­­vertes suggèrent une nouvelle théo­­rie de la civi­­li­­sa­­tion. Les univer­­si­­taires ont long­­temps cru que les hommes avaient d’abord appris l’agri­­cul­­ture et avaient commencé à vivre en commu­­nau­­tés séden­­taires, pour ensuite trou­­ver le temps, l’or­­ga­­ni­­sa­­tion et les ressources néces­­saires à la construc­­tion de temples et à l’éta­­blis­­se­­ment de struc­­tures sociales complexes. Mais Schmidt affirme que c’est ici l’in­­verse qui s’est produit : le vaste effort coor­­donné pour édifier les mono­­lithes a litté­­ra­­le­­ment posé les fonda­­tions du déve­­lop­­pe­­ment de socié­­tés complexes. L’im­­men­­sité de l’en­­tre­­prise de Göbekli Tepe renforce cette thèse. Schmidt affirme que ces monu­­ments n’au­­raient pas pu être construits par des groupes désor­­ga­­ni­­sés de chas­­seurs-cueilleurs. Creu­­ser, dres­­ser et enter­­rer des cercles de piliers de pierre de sept tonnes aurait demandé le concours de centaines d’ou­­vriers, ayant tous besoin d’être nour­­ris et logés. Cela semble indiquer l’émer­­gence possible de commu­­nau­­tés séden­­taires dans cette zone il y a envi­­ron 10 000 ans. « Cela montre que les chan­­ge­­ments socio-cultu­­rels arrivent les premiers et que l’agri­­cul­­ture suit », affirme l’ar­­chéo­­logue Ian Hodder de l’Uni­­ver­­sité de Stand­­ford, qui a fait sortir de terre Catal­­hoyuk, un camp préhis­­to­­rique situé à 480 kilo­­mètres de Göbekli Tepe. « Il est possible d’af­­fir­­mer que cette zone était la véri­­table origine des socié­­tés complexes du néoli­­thique. »

Le rêve du chas­­seur

Qu’y avait-il de si impor­­tant pour ces gens qu’ils s’étaient rassem­­blés pour construire et enter­­rer ces cercles de pierre ? Le gouffre qui nous sépare des bâtis­­seurs de Göbekli Tepe est presque inima­­gi­­nable. Même si je me suis trouvé au centre de ces méga­­lithes saillants, dési­­reux de connaître leur sens, ils ne m’ont rien évoqué. Ils m’étaient tota­­le­­ment étran­­gers, dispo­­sés ici par des gens qui avaient regardé le monde d’une manière que je ne pour­­rais jamais comprendre. Aucune source ne peut expliquer ce que les symboles signi­­fient. Schmidt le confirme. « Nous sommes ici 6000 ans avant l’in­­ven­­tion de l’écri­­ture », dit-il. « Il s’est écoulé plus de temps entre Göbekli Tepe et les tablettes de craie des Sumé­­riens, qui datent à peu près de 3300 avant Jésus-Christ, qu’entre l’époque des Sumé­­riens et aujourd’­­hui », affirme Gary Rollef­­son, un archéo­­logue du Whit­­man College de Walla Walla, à Washing­­ton, fami­­lier du travail de Schmidt. « Tenter d’in­­ter­­pré­­ter le symbo­­lisme d’un contexte préhis­­to­­rique est un exer­­cice futile. » Et pour­­tant, les archéo­­logues ont leurs théo­­ries – une preuve, peut-être, de l’ir­­ré­­sis­­tible désir humain d’ex­­pliquer l’inex­­pli­­cable. L’ab­­sence surpre­­nante de preuve que des gens vivaient ici, affirment les cher­­cheurs, confir­­me­­rait qu’il ne pouvait s’agir d’un campe­­ment, ni même d’un lieu où, par exemple, des chefs de clans se retrou­­vaient. Hodder est fasciné par le fait que les gravures sur les piliers de Göbekli Tepe ne sont pas majo­­ri­­tai­­re­­ment des proies comes­­tibles, comme les cerfs ou les ovins, mais des créa­­tures menaçantes, comme des lions, des arai­­gnées, des serpents ou des scor­­pions. « C’est un monde effrayant et fantas­­tique peuplé de bêtes épou­­van­­tables », s’amuse-t-il. Alors que des cultures plus récentes étaient préoc­­cu­­pées par l’agri­­cul­­ture et la ferti­­lité, il suggère que, peut-être, ces chas­­seurs essayaient de maîtri­­ser leurs peurs en construi­­sant cet édifice, qui se dresse à bonne distance de l’en­­droit où ils vivaient.

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Préda­­teur
Une lutte du chas­­seur contre ses peurs 
Crédits

Danielle Stor­­deur, une archéo­­logue du CNRS, insiste sur la signi­­fi­­ca­­tion des gravures de vautours. Certaines cultures ont long­­temps cru que les charo­­gnards qui volaient haut dans le ciel trans­­por­­taient la chair des morts au para­­dis. Stor­­deur a trouvé des symboles simi­­laires sur les sites datant de la même époque que Göbekli Tepe, à quelques 80 kilo­­mètres de là, en Syrie. « Vous pouvez voir qu’il s’agit de la même culture », affirme-t-elle. « Tous les symboles les plus impor­­tants sont les mêmes. » De son côté, Schmidt est certain que le secret du temple se trouve sous ses pieds. Au fil des ans, son équipe a trouvé des frag­­ments d’os dans les couches de terre qui remplissent le complexe. Des fosses profondes de test ont montré que le sol sous les cercles était fait de calcaire durci. Schmidt parie qu’en-dessous de ces sols, il trou­­vera le véri­­table sens de ces struc­­tures : un lieu de repos éter­­nel pour une société de chas­­seurs. Peut-être le site était-il un cime­­tière ou l’en­­droit d’un culte de la mort, dans lequel les corps sans vie auraient pu être expo­­sés sur le flanc de la colline, au milieu des divi­­ni­­tés styli­­sées et des esprits de l’au-delà. Si c’est le cas, la posi­­tion de Göbekli Tepe n’est pas un hasard. « D’ici, les morts ont le point de vue idéal », commente Schmidt, alors que le soleil projette de longues ombres sur les piliers à moitié enter­­rés. « Ils contemplent le rêve d’un chas­­seur. »


Traduit de l’an­­glais par Julien Cadot d’après l’ar­­ticle « Gobekli Tepe: The World’s First Temple? », paru dans le Smith­­so­­nian. Couver­­ture : les fouilles de Göbekli Tepe. Créa­­tion graphique par Ulyces.

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