par Benjamin Bruel | 13 février 2017

Crai­­gnez la nuit où les morts se relè­­ve­­ront et sorti­­ront de leurs tombes, le regard vide et la peau putré­­fiée. Crai­­gnez, car il ne s’agit proba­­ble­­ment pas d’un pur fantasme de science-fiction : le dépar­­te­­ment de la Défense améri­­cain consi­­dère que l’avè­­ne­­ment des morts-vivants sur Terre pour­­rait arri­­ver. Ense­­veli sous un amas de docu­­ments déclas­­si­­fiés, enfoui dans les réseaux infor­­ma­­tiques obscurs du Penta­­gone, le plan « CONOP 8888 » a pour but « de permettre au centre de comman­­de­­ment stra­­té­­gique des États-Unis de mettre au point un (plan) exhaus­­tif de lance­­ment d’opé­­ra­­tions mili­­taires visant à préser­­ver les humains “non-zombies” des menaces posées par une horde de zombies ».


Une blague, un mauvais remake de The Walking Dead ? Certai­­ne­­ment pas. Le plan CONOP, pour « Coun­­ter Zombie Domi­­nance », est un manuel d’ins­­truc­­tions à desti­­na­­tion des mili­­taires, char­­gés de conte­­nir au mieux la menace d’une propa­­ga­­tion d’un virus menant à la fin de l’hu­­ma­­nité et à l’ère des zombies. « Parce que les zombies repré­­sentent une menace pour toute vie humaine non-zombie, (le centre de comman­­de­­ment stra­­té­­gique) sera préparé à préser­­ver le carac­­tère sacré de la vie humaine et à conduire des opéra­­tions d’aide à toute popu­­la­­tion humaine — y compris à des adver­­saires tradi­­tion­­nels », écrit le très sérieux dépar­­te­­ment de la Défense des États-Unis.

Dévoilé par le site Foreign Policy, CONOP 8888 a été conçu en 2011 et a pour objec­­tif d’ « établir et de main­­te­­nir une situa­­tion de vigi­­lance et de défense visant à proté­­ger l’hu­­ma­­nité des zombies » ainsi que, « si néces­­saire, de conduire des opéra­­tions qui, si elles sont exécu­­tées, éradique­­ront la menace que posent les zombies à la sécu­­rité humaine ». Le plan four­­nit égale­­ment des conseils pour « aider les auto­­ri­­tés civiles à main­­te­­nir la loi et l’ordre et à restau­­rer les services de base pendant et après une attaque de zombies », esti­­mant que la « pire possi­­bi­­lité pour l’hu­­ma­­nité » serait une attaque de zombies avec une intense « conta­­gion » d’un virus encore inconnu. Les zombies seraient-ils une menace immi­­nente pour l’hu­­ma­­nité ? Après les révé­­la­­tions de Foreign Policy, le dépar­­te­­ment de la Défense s’est défendu en affir­­mant qu’il s’agis­­sait d’un entraî­­ne­­ment à desti­­na­­tion des jeunes mili­­taires. Pour­­tant, les cas de « zombi­­fi­­ca­­tion » parcourent l’his­­toire récente du monde. Partout, certains compor­­te­­ments étranges laissent penser que les zombies ne sont pas qu’un fantasme : cas de canni­­ba­­lisme, personnes mortes et enter­­rées retrou­­vées des années plus tard, résur­­rec­­tion lors de funé­­railles, virus insoi­­gna­­bles… Les histoires vraies rela­­tant la possible exis­­tence des zombies sont nombreuses : les morts qui marchent n’existent peut-être pas que dans vos cauche­­mars.



Passa­­gers de l’obs­­cu­­rité

En 1982, Wade Davis, étudiant de Harvard en ethno­­bo­­ta­­nique – l’étude de l’usage des plantes dans une culture locale – se rend pour la première fois en Haïti. Grand blond aux yeux bleus, le Cana­­dien a plus l’al­­lure d’un jeune acteur que d’un scien­­ti­­fique. Pour­­tant, c’est un étudiant promet­­teur et son voyage dans l’île cari­­béenne est entiè­­re­­ment spon­­so­­risé par une impor­­tante entre­­prise phar­­ma­­ceu­­tique améri­­caine. L’objec­­tif : décou­­vrir les secrets de la « zombi­­fi­­ca­­tion » qui sévit dans le pays.

Clair­­vius Narcisse après sa résur­­rec­­tion
Crédits : DR

Wade Davis et son spon­­sor sont persua­­dés qu’il y a quelque chose de profon­­dé­­ment ration­­nel derrière les légendes locales. Les morts qui marchent n’existent pas, on ne se relève pas de son propre tombeau. Selon Davis, les nombreux cas de zombies réper­­to­­riés dans toute l’île depuis le XVIIe siècle sont un leurre, une illu­­sion causée par une plante, un poison ou un agent chimique précis entraî­­nant une sorte de semi-coma. Davis est en Haïti pour décou­­vrir lequel, espé­­rant en faire un nouvel anes­­thé­­sique, et ainsi lancer sa carrière.

Après trois années d’enquête, Wade Davis publie son premier ouvrage sur les zombies haïtiens, Le Serpent et l’arc-en-ciel. Puis un second, Passa­­gers de l’obs­­cu­­rité. Autant le premier livre est une œuvre litté­­raire à la prose un peu lourde et ampou­­lée, autant le second est un rapport scien­­ti­­fique précis et concis. Mais dans les deux ouvrages, Davis montre qu’à l’épreuve du réel, ses préju­­gés sont tombés : les zombies sont bien réels. Pour lui, ils n’ont plus rien d’une obscure légende. Il s’agit, exac­­te­­ment et tota­­le­­ment, de personnes mortes et enter­­rées ayant été rame­­nées à la vie. Les critiques pleuvent sur le scien­­ti­­fique. Pour faire face à ses détrac­­teurs, il exhume une image : celle d’un homme noir assis sur une tombe. Il s’agit de Clair­­vius Narcisse, constaté mort offi­­ciel­­le­­ment en 1962. L’image a été prise dans les années 1980 et on y voit l’homme, le regard vitreux et pour­­tant fixé sur l’objec­­tif, assis sur sa propre tombe. Bien vivant, néan­­moins mort.

Le premier des morts-vivants

Clair­­vius Narcisse, fils de paysans origi­­naires du centre du pays, décède de causes incon­­nues à l’hô­­pi­­tal Schweit­­zer, le 2 mai 1962. Il est enterré près du village d’Es­­ther, à peine âgé de 40 ans. Or, 18 ans plus tard, dans un marché du nord-ouest de Port-au-Princes, Ange­­lina Narcisse aperçoit un homme errant entre les allées, l’air hagard, les bras ballants. Choquée et tota­­le­­ment happée par ce visage qui lui semble si fami­­lier, elle s’ap­­proche de l’homme et lui parle. Si ses yeux n’ont plus la même couleur, si la maigreur a profon­­dé­­ment impacté son visage, il n’y a pour­­tant pas de doute. C’est son propre frère. Clair­­vius Narcisse, dans un état second, explique à sa sœur qu’il a été ensor­­celé par un bokor. Il s’agit de sorciers vaudou, toujours présents sur l’île et parti­­cu­­liè­­re­­ment redou­­tés, parfois adeptes de la magie blanche, souvent portés sur la magie noire. Celui-ci l’au­­rait tué avant de le rame­­ner à la vie pour l’uti­­li­­ser en comme esclave dans des plan­­ta­­tions. Il affirme à sa sœur que le bokor a volé son âme. Selon Narcisse, beau­­coup d’autres zombies travaillent pour ce mage noir et ses employeurs – ceux qui possèdent les plan­­ta­­tions. Il affirme qu’on lui infli­­geait la prise d’un poison, chaque jour, à la même heure.

Vue aérienne des maisons de Port-au-Prince
Crédits : US Navy

Après deux années de travail où il n’était que l’ombre de lui-même, à peine la moitié d’un homme avec un cœur qui bat, une pensée et une volonté propre, un des surveillants aurait négligé de lui faire prendre son poison. Ainsi, reve­­nant un mini­­mum à un état de conscience, il réus­­sit à s’échap­­per, sans s’ex­­pliquer comment. Peu à peu, errant dans la campagne haïtienne, ses souve­­nirs lui sont reve­­nus. Il aurait alors marché vers la capi­­tale, sans but et avec une conscience molle­­ment réani­­mée. En 2014, Philippe Char­­lier s’est rendu en Haïti. Docteur en méde­­cine, cher­­cheur au labo­­ra­­toire d’éthique médi­­cale de l’uni­­ver­­sité Paris 5, anthro­­po­­logue, légiste, il est un peu l’In­­diana Jones de la méde­­cine française. À son actif, il a notam­­ment l’au­­then­­ti­­fi­­ca­­tion de la tête d’Henri IV ou l’étude des restes de Jeanne d’Arc. Lorsqu’il se rend en Haïti, c’est pour conti­­nuer l’enquête de Wade Davis et décou­­vrir les réali­­tés scien­­ti­­fiques derrière les fantasmes liés aux zombies. Il publie Zombis – Enquête sur les morts-vivants en 2015. Philippe Char­­lier explique la réalité des bokors : « Ceux avec lesquels j’ai pu inter­­a­gir expliquent que ce qui est impor­­tant, c’est de créer des esclaves avec leurs zombies. De détruire leur iden­­tité pour les soumettre à la tâche. C’est pour ça que les zombies domi­­nés par des bokors se nour­­rissent par terre, sur une feuille de bana­­nier, comme au XVIe siècle. Pour les zombies, ça crée une inter­­­ven­­tion complète d’iden­­tité. C’est un escla­­va­­gisme magico-reli­­gieux. »

Clair­­vius Narcisse, le véri­­table zombie ?

Haïti est le lieux de nais­­sance des mythes liés aux zombies. Loin de l’ima­­gi­­naire des zombies mangeurs de cerveaux, les Haïtiens consi­­dèrent que les zombies existent depuis l’es­­cla­­vage. Là-bas, le terme de zombie sert à quali­­fier les personnes victimes d’un sorti­­lège vaudou consis­­tant à rame­­ner les morts à la vie ou à détruire la conscience d’un indi­­vidu afin de le rendre corvéable à merci. C’est préci­­sé­­ment ce qui est arrivé à Clair­­vius Narcisse. Imagi­­nez la réac­­tion d’An­­ge­­lina Narcisse, avant de conduire son propre frère revenu d’entre les morts à l’hô­­pi­­tal. Pour les méde­­cins, cet homme, qui avait été offi­­ciel­­le­­ment et sans contes­­ta­­tion possible déclaré mort, est un cas unique et incom­­pré­­hen­­sible, devenu mondia­­le­­ment connu depuis. Pour Wade Davis, en revanche, il y a une expli­­ca­­tion au phéno­­mène. Une expli­­ca­­tion à la fois magique et scien­­ti­­fique. Il pense que Narcisse et les autres zombies ont été empoi­­son­­nés avec une concoc­­tion conte­­nant notam­­ment de la tétro­­do­­toxine (TTX), qu’on trouve dans les pois­­sons fugu  au large de l’île. Ce liquide, mélangé par les sorciers haïtiens à d’autres ingré­­dients, dont du venin de crapaud, du sang et des restes issus de véri­­tables morts, permet­­trait de créer une « poudre à zombie ». Philippe Char­­lier explique le proces­­sus : « On ajoute de la bave de crapaud ou des sucs de vipère par exemple. Des choses qui irritent la peau. Avec la tétro­­do­­toxine, ça fait une mixture globale qu’on applique sur la peau. La personne va se grat­­ter et ainsi lais­­ser péné­­trer une drogue, comme un psycho­­trope, à l’in­­té­­rieur de la peau. Il y a d’autres ingré­­dients mais de l’ordre du symbo­­lique. Comme des os de morts, récu­­pé­­rés dans les tombes, qui sont pillés et ajou­­tés à la mixture. Mais ça n’a aucun impact phar­­ma­­co­­lo­­gique : c’est pour dire aux personnes qu’il y a la mort en eux. Ça fait partie des règles magico-reli­­gieuses qui parti­­cipent au proces­­sus de soumis­­sion. »

Au terme de son inves­­ti­­ga­­tion, Davis écrit pour sa part que le poison doit être « direc­­te­­ment inséré dans le corps des victimes, sous la peau », causant un coma profond, un état d’iner­­tie cardiaque tempo­­raire qui trompe les person­­nels médi­­caux. La victime étant « morte », elle est donc enter­­rée. La nuit venue, le sorcier revient donc à la tombe. Il la profane et l’ouvre. Et la victime, dans un état second, les yeux caves, injec­­tés de sang, dénuée de toute volonté, est désor­­mais au service de son nouveau maître. Un zombie.

Le pois­­son fugu, ou pois­­son-globe

Le cas WD

Les zombies haïtiens, à l’image de Clair­­vius Narcisse, sont le produit d’un proces­­sus terri­­fiant, qui débute avec l’injec­­tion d’un poison et s’achève par le fait d’être enterré vivant et réduit en escla­­vage. Résul­­tat : les zombies perdent toute volonté. Les haïtiens ont un terme pour cela : la perte du ti bon ange, le « bon petit ange », qui est l’in­­car­­na­­tion indi­­vi­­duelle de l’âme de l’in­­di­­vidu. La victime, deve­­nue zombie, perd son âme et tombe dans un guet-apens inté­­rieur dont on n’échappe pas avant la mort du bokor. Le cas de Clair­­vius Narcisse est plus le fameux, mais il est loin d’être unique en son genre. Sur l’île du Paci­­fique, les histoires de zombies sont légions. Il y a celui d’un homme, connu unique­­ment sous ses initiales : WD. À l’âge de 18 ans, ce fils de poli­­cier a contracté une mala­­die mysté­­rieuse qui lui donnait de la fièvre, rendant ses yeux jaunes, caves, son corps trans­­pi­­rant la sueur et le pu. Selon son père, il « puait la mort », au sens litté­­ral du terme. Personne, sur l’île, ne semblait en mesure de déter­­mi­­ner de quoi il souf­­frait. Son père l’a alors emmené voir une sorcière, suspec­­tant qu’un sorti­­lège avait été lancé par un bokor. Mais le garçon est mort peu après. Pour­­tant, presque deux années plus tard, son père l’a retrouvé, debout sur ses jambes et loin de la tombe qui lui avait été creu­­sée : il obser­­vait, présent physique­­ment et en même temps tota­­le­­ment absent, un combat de coqs.

La zombi­­fi­­ca­­tion n’est pas l’apa­­nage de la culture haïtienne.

Les profes­­seurs Roland Little­­wood, du dépar­­te­­ment d’an­­thro­­po­­lo­­gie de l’Uni­­ver­­sity College de Londres, et Chavannes Douyon, docteur de la Poly­­cli­­nique de Port-aux-Princes, rapportent dans leur ouvrage, The Lancet (1997), que le garçon, après être devenu un zombie, a radi­­ca­­le­­ment changé : « WD est un homme plutôt bâti, constam­­ment hargneux… Il passe le plus clair de son temps assis ou allongé, dans une posi­­tion carac­­té­­ris­­tique. Les bras ballants, étendu de chaque côté de son corps. Il parlait très rare­­ment de manière spon­­ta­­née et seuls quelques mots sortaient de sa bouche correc­­te­­ment énon­­cés. Il ne pouvait décrire sa période d’en­­ter­­re­­ment ou d’es­­cla­­vage mais il compre­­nait le fait que “lui, malade” et qu’il était un zombi. Il pouvait être persuadé de parler dans une atti­­tude normale, droite, mais il fallait que l’échange soit très lent… Ses yeux, regar­­dant aux alen­­tours, tentaient d’af­­fi­­cher de la volonté, tandis qu’il se tripo­­tait les mains ou essayait de toucher le sol. Il évitait toujours de vous regar­­der en face. »

Sola­­num

On pour­­rait croire que le cas haïtien est isolé. L’île est deve­­nue la mère patrie des zombies, le seul endroit sur Terre où l’on peut en croi­­ser. Mais la zombi­­fi­­ca­­tion n’est pas l’apa­­nage de la culture haïtienne et des arts vaudous. « Il y a un cas en Afrique du Sud, un autre au Came­­roun. Il y a eu des cas en Angle­­terre, mais unique­­ment des cas médi­­caux. Puis en Loui­­siane ou aux États-Unis, causés par des sorciers venant des caraïbes », raconte le docteur Char­­lier. Selon lui, l’usage de la tétro­­do­­toxine n’est pas répan­­due en Europe, mais il « faut simple­­ment quelques minutes pour en impor­­ter sur Inter­­net ». Impos­­sible, un déve­­lop­­pe­­ment à l’échelle plané­­taire des zombies ? Une autre théo­­rie met en avant un moyen plus dras­­tique : l’usage de virus. C’est même le scéna­­rio le plus plau­­sible, selon la pres­­ti­­gieuse revue British Medi­­cal Jour­­nal dans un article de « méde­­cine-fiction » ou les travaux réali­­sés par le docteur et viro­­logue Samita Andreasky, de l’uni­­ver­­sité de méde­­cine de Miami. Dans le docu­­men­­taire The Truth About Zombies, produit par Natio­­nal Geogra­­phic, celle-ci explique que la combi­­nai­­son des virus de la rage et de la grippe mutée pour­­rait jeter les bases de la propa­­ga­­tion d’un virus « zombies » tota­­le­­ment plau­­sible. « Si la rage peut muter assez vite, cela pour­­rait causer une infec­­tion dans l’es­­pace de quelques heures. C’est entiè­­re­­ment plau­­sible », explique-t-elle. « Bien sûr, je pour­­rais imagi­­ner un scéna­­rio où vous mixez la rage avec la grippe, pour obte­­nir une trans­­mis­­sion par l’air, avec la rougeole, pour le chan­­ge­­ment physique, et l’en­­cé­­pha­­lite, pour cuire le cerveau par la fièvre – et ainsi augmen­­ter énor­­mé­­ment l’agres­­si­­vité. Combi­­nez toutes ces choses en labo­­ra­­toire et vous obtien­­drez quelque chose comme un virus zombies », affirme-t-elle avec séré­­nité.

Max Brooks
Crédits : Dan Winters

Une mala­­die fabriquée en labo­­ra­­toire pour­­rait-elle nous trans­­for­­mer tous en zombies, en l’es­­pace de quelques jours, quelques heures ? Les passion­­nés de zombies, à l’image des geeks de la Zombies Research Society, sont persua­­dés qu’il s’agit de l’hy­­po­­thèse la plus probable. Ils entre­­tiennent notam­­ment le mythe du sola­­num, inven­­tée par le spécia­­liste des zombies Max Brooks, notam­­ment auteur du Guide de survie en terri­­toire zombie et de World War Z. Dans ce dernier livre, le sola­­num est l’in­­fec­­tion par laquelle se trans­­met la zombi­­fi­­ca­­tion, grâce à une conta­­gion sanguine prodi­­gieu­­se­­ment rapide. Le sola­­num est bel et bien un virus fiction­­nel, malgré les nombreuses théo­­ries exis­­tant sur Inter­­net. Mais il concentre tous les aspects de virus réels entraî­­nant une forme de « zombi­­fi­­ca­­tion » : en 2012, un virus simi­­laire a violem­­ment frappé l’Ou­­ganda et le Soudan du Sud. Surnom­­mée « mala­­die du hoche­­ment de tête » ou « mala­­die du zombie », ce virus déjà connu dans les années 1970 s’at­­taque aux enfants entre 5 et 15 ans, causant des crises d’épi­­lep­­sies, l’in­­ca­­pa­­cité de manger ou boire, une folie latente – entraî­­nant parfois ces jeunes personnes à se tuer ou agres­­ser leurs proches. Pour les scien­­ti­­fiques, il est encore impos­­sible aujourd’­­hui de déter­­mi­­ner les causes de ce mal mysté­­rieux. Si certains aspects de cette mala­­die rappellent les cas de zombi­­fi­­ca­­tion, il paraît haute­­ment impro­­bable qu’un « virus zombie » puisse jamais voir le jour, selon Philippe Char­­lier. « Le zombie origi­­nel, c’est celui venu d’Afrique ou d’Haïti. Main­­te­­nant, il y a le fantasme du zombie : une peur de la mort conta­­gieuse. La théo­­rie du viral est une autre vision, contem­­po­­raine, holly­­woo­­dienne qui n’a pas de prisme réel », insiste-t-il.

Le Dr. Philippe Char­­lier
Crédits : David Abiker

Couver­­ture : Le Grand Cime­­tière de Port-au-Prince.


 

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