Publicité, interfaces surchargées, esthétique du kitsch : le Web peut paraître bien moche aux utilisateurs. Mais cette laideur a ses raisons.

Il y a de grandes chances que vous soyez arrivé-e là en cliquant simplement sur un lien posté sur Facebook ou Twitter. Mais sur de nombreux sites, avant de pouvoir commencer à lire, vous devez surmonter plusieurs obstacles. On vous propose d’abord de vous inscrire à la newsletter. Puis, si vous disposez d’un bloqueur de publicités, on vous demande de le désactiver, de mettre le site sur une « liste blanche » ou encore de vous abonner. Si vous n’en avez pas, vous êtes bon-ne pour une avalanche de publicités qui sont soit lentes à charger, soit intrusives, soit odieuses – soit tout cela à la fois.

Ce n’est qu’après un fastidieux exercice de coupe-coupe numérique que vous pouvez débuter votre lecture. Mais alors, entre les sidebars, les bannières, les boutons de partage et les liens vers d’autres contenus, l’espace de la page occupé par l’article qui vous intéresse est réduit à la portion congrue. Comme le dit crûment l’écrivain américain Hanson O’Haver, « le Web a une sale gueule ». Pour comprendre pourquoi, il faut bien évidemment suivre l’argent à la trace. Et remonter un peu dans le temps.

Crédit : The Outline

Pop-up

La toute première photographie postée sur le Web est aussi une publicité. Pour un groupe de pop baptisé Les Horribles Cernettes, ou encore L.H.C., initiales du puissant accélérateur de particules Large Hadron Collider. Ce qui serait pour le moins insolite si le groupe en question ne s’était pas formé autour d’une secrétaire de l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN) et que ses chansons ne narraient pas les aventures d’une femme éprise d’un physicien. Or, pendant que Les Horribles Cernettes invitaient à danser le twist avec le Boson de Higgs, deux autres membres du CERN, Tim Berners-Lee et Robert Cailliau, étaient en train de mettre au point un système de partage de l’information révolutionnaire : le World Wide Web. En…

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