par Gaar Adams | 25 octobre 2016

Les djinns d’Oman

Moham­­med al-Hinai montre du doigt l’em­­pla­­ce­­ment où le brasier est apparu il y a huit mois. C’était là, juste derrière sa modeste maison de ciment. Aujourd’­­hui encore, comme si le feu pouvait reprendre à tout moment, Moham­­med s’ar­­rête après quelques pas dans sa cour. D’un geste hési­­tant, il dessine les contours de l’en­­droit où des flammes vertes ont dansé à la surface du sable pendant de longues minutes. Ses doigts tremblent alors qu’il trace les étranges diago­­nales dont il se souvient. Sous le soleil ardent de ce coin du désert, une combus­­tion spon­­ta­­née n’éton­­ne­­rait pas grand monde. Sauf que le brasier que décrit Moham­­med est apparu au milieu du sable et des pierres pendant une nuit claire et glaciale de l’hi­­ver omanais. Et ce n’est pas tout. Il y a cet affreux glous­­se­­ment qu’il a entendu réson­­ner dans les flammes, et cette femme vêtue de haillons, d’une pâleur de mort, qui se tenait perchée sur le juju­­bier de la cour avant que l’in­­cen­­die ne se déclare. Elle a disparu aussi­­tôt.


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Le fort de Bahla
Crédits : Gaar Adams

Moham­­med ne traîne pas long­­temps dehors. Il grimpe rapi­­de­­ment les quelques marches qui le ramènent à l’in­­té­­rieur et s’as­­sure d’avoir bien fermé la porte derrière lui avant que nous ne pour­­sui­­vions notre discus­­sion au coin du feu. Car dehors, cachés parmi les dunes et les brous­­sailles qui s’étendent par-delà l’ho­­ri­­zon, les démons qui ont envahi Bahla, une oasis du Sulta­­nat d’Oman, sont sûre­­ment en train d’écou­­ter. Pieux musul­­man, Moham­­med a étudié à la première univer­­sité du pays. Il est aujourd’­­hui père de cinq enfants et contre­­maître d’une usine à 30 kilo­­mètres de là. Il n’a rien d’un homme en proie au délire et il n’est pas le seul à avoir vécu cette expé­­rience trou­­blante. À Bahla, les histoires de rencontres avec des esprits malins abondent – tout comme les théo­­ries sur la raison de leur venue – et ont dépassé cette commu­­nauté soudée pour se répandre aux quatre coins du pays. 220px-1719_tales_60« C’est à cette heure-ci – un vendredi à l’heure de la prière du soir – que les djinns sont le plus actif à Bahla », explique Moham­­med al-Hinai alors que le soleil lance ses derniers rayons. Il s’ap­­plique à fermer étroi­­te­­ment les stores de son salon. « Ici, tout le monde les a déjà rencon­­trés au moins une fois », pour­­suit-il à voix basse, pour ne pas être entendu des djinns. La fréquence de ces rencontres a divisé la commu­­nauté sur la réac­­tion à adop­­ter face aux esprits. Peut-on y faire quelque chose ou ne devrait-on même pas en parler ? Ici à Bahla, les djinns sont aussi réels que l’obs­­cu­­rité qui enve­­loppe chaque nuit les murs de cet avant-poste déser­­tique.

Bahla

La croyance en des esprits malins – qu’il s’agisse des banshees gémis­­santes de la mytho­­lo­­gie celtique irlan­­daise ou des jiki­­ninki mangeurs de cadavres de la tradi­­tion boud­d­histe japo­­naise – trans­­cende les notions de géogra­­phie, de reli­­gion ou d’eth­­ni­­cité. Et ces croyances n’ap­­par­­tiennent en aucun cas au passé : en 2013, un sondage Harris a révélé qu’outre le fait que les deux tiers des Améri­­cains croient à l’exis­­tence des anges, plus d’un quart de la popu­­la­­tion des États-Unis croit à l’exis­­tence des sorcières et près de la moitié aux fantômes. Au sein de la commu­­nauté musul­­mane – la deuxième reli­­gion au monde –, croire aux esprits est très répandu, et les textes isla­­miques ne sont pas avares en descrip­­tions. Le Coran raconte l’his­­toire de la nais­­sance du jinn, une créa­­ture surna­­tu­­relle née d’un « feu sans fumée », et plusieurs versets et hadiths (les recueils de cita­­tions attri­­buées au prophète Maho­­met qui complètent le livre sacré de l’is­­lam) donnent de plus amples détails sur les origines et le fonc­­tion­­ne­­ment des djinns. Ces textes en donnent une image inquié­­tante : il s’agi­­rait de créa­­tures très puis­­santes créées par Allah, tout comme les humains, mais enclins à suivre les ordres malé­­fiques d’Iblis, un djinn arro­­gant (connu plus tard sous le nom de Satan) qui a refusé de se plier à la supé­­rio­­rité d’Adam et s’est juré de détour­­ner tous les hommes du droit chemin. Les djinns se tapissent dans les endroits sombres et sales, et la doctrine isla­­mique offre même une invo­­ca­­tion pour chas­­ser ces esprits lorsqu’ils se terrent dans des lieux obscurs et impurs comme les salles de bain : « Je prends refuge dans les paroles sublimes de Dieu contre Sa colère, Son châti­­ment, le mal de ses sujets, les sugges­­tions des diables et contre leur présence. » ce_2vmvukaejr3xCertaines études affirment que la croyance aux djinns est très répan­­due dans le monde musul­­man.  Celles menées récem­­ment au Maroc, au Pakis­­tan et au sein de la commu­­nauté musul­­mane anglaise révèlent que plus de 80 % des musul­­mans croient aux djinns. Dans les théo­­cra­­ties comme l’Ara­­bie saou­­dite, les djinns ont régu­­liè­­re­­ment des démê­­lés avec la justice. Dans une affaire datant de 2009, une famille de Médine a cher­­ché à pour­­suivre un djinn en justice pour harcè­­le­­ment. Ils préten­­daient qu’il aurait expulsé la famille de leur propre maison. La tradi­­tion orale est copieuse au sujet des djinns, et ces histoires courent jusqu’à Casa­­blanca, même si c’est en Arabie que la plupart de ces contes sont nés. « La pénin­­sule arabique est le foyer central des djinns. En tant que berceau de l’Is­­lam, elle est au cœur de nombreuses légendes et croyances liées aux djinns », écrit le cher­­cheur Robert Lebling dans son livre Légendes des esprits du feu : Djinns et génies de l’Ara­­bie à Zanzi­­bar. Mais pourquoi Bahla, une ville située au milieu de nulle part, à des milliers de kilo­­mètres de l’épi­­centre de l’is­­lam, est-elle autant touchée ? À la manière des djinns tapis dans les ténèbres, les indices sont cachés dans les profon­­deurs de son histoire parti­­cu­­lière.

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Encer­­clée par un vaste massif monta­­gneux au nord et un désert à perte de vue au sud, Bahla ressemble de prime abord aux nombreuses villes enfi­­lées comme des perles le long des routes sinueuses de l’in­­té­­rieur d’Oman. Mais une struc­­ture impo­­sante permet à Bahla de s’en démarquer : son fort en briques d’adobe datant du XIIe siècle, qui surplombe la ville et ombrage la place du marché qui s’étend à ses pieds. Depuis cette place forte de l’is­­lam médié­­val, la tribu des Banu Nabhan ont régné en maîtres pendant trois siècles sur la région. L’iba­­disme, le courant domi­­nant de l’is­­lam en Oman, y est égale­­ment né – tout comme les histoires de djinns malé­­fiques qui tour­­mentent la région. « Bahla était le centre mili­­taire, reli­­gieux et poli­­tique de la région à cette époque », explique Abdul­­fat­­tah al-Humairi, histo­­rien qui a travaillé sur le fort de Bahla pendant les 25 années de sa méti­­cu­­leuse restau­­ra­­tion entre 1987 et 2012. Il est assis aux pieds de sa magni­­fique tour de 50 mètres. « Les gens puis­­sants attirent des djinns puis­­sants », dit-il, se souve­­nant des histoires d’an­­ciens géné­­raux bahla­­wis, suffi­­sam­­ment puis­­sants pour comman­­der aux djinns depuis les remparts. Mais les habi­­tants de Bahla récla­­maient davan­­tage que des figures exal­­tantes. Perdus dans cet impi­­toyable désert médié­­val, ils avaient besoin d’une protec­­tion tangible, qui s’est concré­­ti­­sée sous la forme de murs d’en­­ceinte impres­­sion­­nants. Longs de 14 kilo­­mètres, ils ont été construits au XVe siècle. Ce mur leur a conféré une sécu­­rité bien réelle, et il est devenu emblé­­ma­­tique de la ville auprès des étran­­gers et dans tous les esprits, aujourd’­­hui encore.

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Une des trois mosquées en ruine
Crédits : Gaar Adams

L’ex­­té­­rieur des murs était syno­­nyme de danger : des histoires circu­­laient en ville à propos de Bédouins qui « venaient entre les murs de la ville pour kidnap­­per des gens et les amener à Dubaï ou en Arabie saou­­dite pour les vendre, tels des chèvres » ; ou bien à propos « d’es­­prits malé­­fiques qui mangeaient des chiens et canni­­ba­­li­­saient des humains », écrit le Dr Mandana Limbert, profes­­seur agrégé d’an­­thro­­po­­lo­­gie à l’uni­­ver­­sité de New York, dans son livre sur Bahla. De nos jours, nombreux sont les Bahla­­wis qui perpé­­tuent des histoires empruntes de méfiance à l’égard de trois mosquées antiques – aujourd’­­hui en ruine – qui se trou­­vaient juste à l’ex­­té­­rieur des murs de la ville. « Nos grands-parents nous ont raconté qu’il s’agis­­sait d’an­­ciennes mosquées soufies », raconte un Bahlawi de 70 ans autour d’une tasse de thé, sur la place centrale de la ville. « Certaines histoires disent que ces mosquées volaient et ont atterri ici un jour. D’autres disent que les Soufis ont été  bannis de leur ville natale parce qu’il colla­­bo­­raient avec les djinns, et qu’ils les ont rame­­nés ici », conti­­nue-t-il. Bien que les histoires de djinns exis­­taient dans la région avant même la construc­­tion du fort (le mot « goule » vient de gul, un monstre des contes arabes pré-isla­­miques), ils sont désor­­mais profon­­dé­­ment ancrés dans la mytho­­lo­­gie de la ville. Que ces histoires d’es­­prits canni­­bales ou de mysté­­rieux étran­­gers soufis à Bahla contiennent un brin de vérité ou non.

Zar

Aujourd’­­hui, les histoires d’ap­­pa­­ri­­tion de djinns à Bahla restent pertur­­bantes, voire carré­­ment glaçantes pour certaines. Une famille m’a confié qu’ils étaient réveillés chaque semaine par de faibles gémis­­se­­ments à l’ex­­té­­rieur de leur maison – et chaque semaine, ils trou­­vaient d’étranges monti­­cules de sable et de pierre méti­­cu­­leu­­se­­ment empi­­lés juste en dessous de la fenêtre de la chambre de leur petit garçon. Des fermiers racontent qu’ils entendent des djinns qui hantent les oasis qui parsèment la ville, les harce­­lant au crépus­­cule en criant leurs noms à travers la vallée jusqu’à ce qu’ils soient perdus ou tran­­sis de froid.

À Oman, il existe un rituel d’exor­­cisme connu sous le nom de zar.

Mais être possédé par ces esprits malveillants est encore plus terri­­fiant que ces rencontres fugaces. Si les douleurs physiques sont décon­­cer­­tantes – un homme a souf­­flé fort dans mes oreilles pour me donner une idée des bour­­don­­ne­­ments qu’il ressent depuis des mois –, les consé­quences mentales et les chan­­ge­­ments de person­­na­­li­­tés sont vrai­­ment déran­­geants. « Certaines nuits, je retrou­­vais mon frère marmon­­nant des mots incom­­pré­­hen­­sibles face à un mur », raconte un homme à propos de son frère d’une tren­­taine d’an­­nées. Dans la plus ancienne partie des souks du centre-ville de Bahla, les commerçants pointent nerveu­­se­­ment du doigt deux endroits où l’on prétend que les esprits prennent posses­­sion des humains – un vieux perron près d’un maga­­sin de thé ainsi qu’un arbre feuillu qui ombrage le marché de la place prin­­ci­­pale. Certains de mes inter­­­lo­­cu­­teurs affirment qu’une âme est suscep­­tible d’être possé­­dée par un djinn si le cœur ne recon­­naît pas comme il se doit le pouvoir de Dieu. « Beau­­coup de gens “attrapent” un djinn parce qu’ils ne commencent pas leurs phrases ou leurs actions par bismil­­lah (“au nom de Dieu”) ou parce qu’ils font des compli­­ments d’abord sans dire mashal­­lah (“selon la volonté de Dieu”) », m’ex­­plique Moham­­med al-Wardi, un ancien commerçant qui passe désor­­mais ses jour­­nées à lire le Coran sur le marché. C’est le trai­­te­­ment réservé à ceux qui ont été possé­­dés par un djinn qui consti­­tue le sujet le plus déli­­cat en ville. « Avec les djinns, la fron­­tière est mince entre l’is­­lam et quelque chose d’autre », dit un jeune habi­­tant. « L’exor­­cisme fait partie de ce “quelque chose d’autre” », il s’ar­­rête pour cher­­cher le mot juste. « “Quelque chose” de plus sombre encore que les djinns. »

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Un arbre à éviter à tout prix
Crédits : Gaar Adams

Tout comme la chré­­tienté et d’autres reli­­gions croient en des esprits non-humains, l’is­­lam a ses propres tradi­­tions d’exor­­cisme. Mais à Oman, il existe égale­­ment un autre rituel d’exor­­cisme, connu sous le nom de zar. Dans une revue spécia­­li­­sée, le Dr Samir al-Adawi, psychiatre et cher­­cheur à l’uni­­ver­­sité omanaise du Sultan Qaboos, décrit le fonc­­tion­­ne­­ment d’un exor­­cisme zar :

L’es­­sence de ce rituel consiste à contraindre l’es­­prit à possé­­der le médium pour qu’il révèle la raison pour laquelle il a possédé la personne en parti­­cu­­lier. Le chaman leurre son propre esprit Zar pour le ou la possé­­der. Le chaman appâte alors l’es­­prit Zar inconnu de la personne possé­­dée… Le client, ou “mobta­­la’a” (le possédé ou l’af­­fligé) revêt une tenue spéciale pour l’oc­­ca­­sion et jeûne souvent jusqu’à la fin de la céré­­mo­­nie… Le chaman est parfois aussi formé au chant et connaît les musiques et les rythmes de chaque esprit. Lorsqu’il ou elle chante la chan­­son de l’es­­prit, il en observe la réac­­tion, et il ou elle diagnos­­tique quel type d’es­­prit a pris posses­­sion de la personne et décide de la façon de “l’exor­­ci­­ser”.

À Bahla, le zar inquiète car on ne sait pas si sa céré­­mo­­nie et ses rites peuvent être clas­­sés en tant qu’exor­­cisme isla­­mique, paral­­lèle à celui-ci ou, plus inquié­­tant, s’il n’est pas impie. Il se pour­­rait qu’il appar­­tienne au shirk, des croyances qui ne sont pas conci­­liables avec le mono­­théisme de l’is­­lam. Bien qu’il soit pratiqué dans plusieurs pays à majo­­rité musul­­mane, de l’Égypte à l’Iran, le zar est proba­­ble­­ment origi­­naire d’Éthio­­pie et est entré dans le monde musul­­man avec les esclaves éthio­­piens. À Oman, le zar est apparu par l’in­­ter­­mé­­diaire des esclaves venus de Zanzi­­bar au XIXe siècle, lorsque de vastes terri­­toires d’Afrique de l’Est étaient contrô­­lés par Oman – ce lien avec Zanzi­­bar n’est pas sans poser problème pour certains Omanais. « Tout comme les États-Unis, Oman a une histoire faite de tensions ethniques et cultu­­relles avec les descen­­dants d’es­­claves », explique Said al-Ismaili, profes­­seur omanais qui affirme commu­­niquer avec des djinns depuis deux décen­­nies. « Certains Omanais pensent que l’hé­­ri­­tage zanzi­­bari d’Oman est pure­­ment étran­­ger et s’en méfient. » Mais les gens qui pratiquent le zar mettent en avant l’es­­sence intrin­­sèque­­ment isla­­mique de la céré­­mo­­nie. « J’ai entendu des gens racon­­ter que le zar consiste à manger du char­­bon chaud, à accom­­plir des rites sexuels au milieu du désert, ou à faire des sacri­­fices humains – n’im­­porte quoi », dit Hari bak-Shukhaili, un exor­­ciste zar qui dit avoir traité plus de 5 000 patients au cours de ses 20 années de carrière, dont une grande partie à Bahla et ses alen­­tours. « On cherche seule­­ment à réveiller les démons à l’in­­té­­rieur du corps et libé­­rer les gens de ces démons. C’est parfai­­te­­ment isla­­mique », insiste-t-il.

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Un habi­­tant de Bahla se confie
Crédits : Baxter Jack­­son

Pour appuyer ses argu­­ments, al-Shukhaili fait venir son fils, qui est aussi son apprenti – les compé­­tences des exor­­cistes zar se trans­­mettent souvent de géné­­ra­­tion en géné­­ra­­tion – pour racon­­ter un de ses cas les plus déses­­pé­­rés : un homme et une femme sont venus le voir après avoir perdu 11 enfants sans qu’au­­cun n’at­­teigne l’âge de trois ans. Après l’exor­­cisme, durant lequel al-Shukhaili dit s’être battu contre le djinn de la femme, le couple a eu trois enfants – tous en bonne santé et bien­­tôt adoles­­cents. « Le seul “sacri­­fice” auquel ils ont dû consen­­tir est un petit zakat [la charité isla­­mique] », rajoute le fils de al-Shukhaili. « Ce qu’on a fait ce jour-là était isla­­mique. » Al-Shukhaili est parti­­cu­­liè­­re­­ment agacé par certaines histoires d’es­­prits qu’il entend en ville et qui méprisent les croyances et pratiques zanzi­­ba­­ris à propos des Djinns. « Certains Omanais disent avoir vu leurs proches décé­­dés se bala­­der sur le marché et dispa­­raître. Ça ce n’est pas l’is­­lam, ce sont juste des histoires de fantômes », dit-il en balançant d’avant en arrière une amulette qu’il tient en main. « Mais au final, c’est un coup des Djinns » affirme-t-il en levant les yeux au ciel, alors que le soleil couchant assom­­brit la place centrale. « Ils veulent nous divi­­ser – nos esprits et nos commu­­nau­­tés –avec des disputes, des désac­­cords, ce genre de choses. Et tout ce temps les djinns restent là, à patien­­ter. C’est le fléau de Bahla. »


Traduit de l’an­­glais par Clément Kolopp et Nico­­las Prouillac d’après l’ar­­ticle « The Jinn of Oman », paru dans Paci­­fic Stan­­dard. Couver­­ture : Le fort de Bahla.


 

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