par Legs McNeil | 0 min | 15 janvier 2017

Plus fort que Magic Leap et sa tech­­no­­lo­­gie révo­­lu­­tion­­naire de « réalité mixte ». C’est ce qui se dit à demi-mot dans les cercles gravi­­tant autour d’une mysté­­rieuse entre­­prise du nom d’ODG. Cette allé­­ga­­tion se base sur un fait. Avant d’an­­non­­cer une levée de fonds record d’1,4 milliard de dollars, complé­­tée en février 2016 au troi­­sième tour d’in­­ves­­tis­­se­­ment, Magic Leap a béné­­fi­­cié d’une mise de départ (ou Série A) de 50 millions de dollars en février 2014. La Série A d’ODG, elle, s’élève à 58 millions de dollars et date de décembre dernier. Leur inves­­tis­­seur prin­­ci­­pal ? 21st Century Fox, la firme de Rupert Murdoch qui possède 20th Century Fox. g2zaSmdiCe premier tour de table impres­­sion­­nant ne garan­­tit pas, bien sûr, que les suivants soient aussi colos­­saux que ceux de Magic Leap. Mais à la diffé­­rence de l’en­­tre­­prise de Rony Abovitz, qui traverse des turbu­­lences média­­tiques depuis décembre dernier alors qu’elle n’a toujours pas annoncé de date de sortie pour sa tech­­no­­lo­­gie promet­­teuse, ODG a pu faire la démons­­tra­­tion de la sienne en tout début d’an­­née. On murmure aussi que Micro­­soft aurait eu l’idée d’Ho­­loLens en visi­­tant leurs locaux de San Fran­­cis­­co… Ralph Oste­­rhout, son éton­­nant fonda­­teur, a de quoi être confiant dans l’ave­­nir de sa tech­­no­­lo­­gie, et son histoire est au moins aussi fasci­­nante qu’elle. Elle prend sa source dans les romans de Ian Fleming, et se pour­­suit dans un labo­­ra­­toire secret de l’US Army, pour fina­­le­­ment s’épa­­nouir dans la Sili­­con Valley, où Ralph Oste­­rhout est allé à la rencontre du grand public sans tour­­ner le dos à son passé.

Le futu­­riste

Le premier mercredi de janvier, à l’heure où les sirènes des casernes reten­­tissent dans toutes les villes de France, le cœur de Las Vegas bat au rythme des voix robo­­tiques et des bips élec­­tro­­niques, du vrom­­bis­­se­­ment des drones et de la musique techno. Les halls de son centre des expo­­si­­tions accueillent des milliers de concep­­teurs et construc­­teurs venus du monde entier pour présen­­ter leurs inven­­tions au grand public : le CES est la Mecque de l’in­­no­­va­­tion. Il faut s’aven­­tu­­rer dans les étages des casi­­nos, aux couloirs fastueux et laby­­rin­­thiques, pour se couper de l’ef­­fer­­ves­­cence de l’évé­­ne­­ment. C’est là, derrière de grandes portes closes que la sécu­­rité n’ouvre qu’a­­près un contrôle élec­­tro­­nique, que se tiennent des confé­­rences à huis clos sur les avan­­cées tech­­no­­lo­­giques qui promettent de trans­­for­­mer notre façon de vivre en 2017 et pour les années à venir. La confé­­rence à laquelle j’as­­siste ce midi rassemble des « vété­­rans » de la réalité virtuelle, qui vont tenter d’ex­­pliquer l’im­­pact d’une tech­­no­­lo­­gie encore balbu­­tiante sur diffé­­rents médias – cinéma et TV, jeux vidéo, musique live. Sur scène, les inter­­­ve­­nants prennent place derrière leur pupitre et ajustent leurs micros, alors que s’ins­­talle peu à peu un public majo­­ri­­tai­­re­­ment composé de profes­­sion­­nels du milieu venus prendre des cours auprès de grands noms de l’in­­dus­­trie.

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Ted Schi­­lo­­witz (RED, 20th Century Fox)

Parmi eux, on trouve Guido Volto­­lina, qui super­­­vise le dépar­­te­­ment de Nokia dédié à la caméra OZO ; Jeff Nicho­­las, direc­­teur créa­­tif et réali­­sa­­teur chez Live Nation, qui a travaillé avec des artistes comme Rihanna et Linkin Park ; ou encore Sami Ramly, respon­­sable produit et lead program­­mer chez Wevr, la start-up de Los Angeles spécia­­li­­sée dans les expé­­riences VR ambi­­tieuses. En tout, ils devraient être sept, mais l’un d’eux manque à l’ap­­pel. L’ab­­sence de Ted Schi­­lo­­witz n’étonne personne dans la salle, tant il est demandé au CES. Ici, il est connu comme le loup blanc. Schi­­lo­­witz est le « futu­­riste » de 20th Century Fox. Il fait partie des membres fonda­­teurs de RED Digi­­tal Cinema, qui a créé les camé­­ras avec lesquelles ont par exemple été tourné les trois volets du Hobbit de Peter Jack­­son. Chez 20th Century Fox, il travaille en étroite colla­­bo­­ra­­tion avec les grands patrons du studio pour faire évoluer la tech­­nique ciné­­ma­­to­­gra­­phique dans son ensemble, notam­­ment dans le champ de la réalité virtuelle. Le cinquan­­te­­naire élancé arrive à la fin des présen­­ta­­tions.  Il s’as­­sied à son tour et prend la parole. « J’es­­père que vous ne m’en voudrez pas mais je dois partir tôt », dit-il aux spec­­ta­­teurs avec un sourire qui, assorti à sa cheve­­lure poivre et sel, lui donne­­rait plutôt des airs de loup gris. Le modé­­ra­­teur de la séance, Ted Shapiro – un poids lourd de l’au­­dio­­vi­­suel améri­­cain respon­­sable du lance­­ment du TiVo –, explique que Schi­­lo­­witz doit aller présen­­ter « une nouvelle expé­­rience en réalité augmen­­tée extra­­or­­di­­naire ». L’in­­té­­ressé acquiesce. « C’est produit par Ridley Scott, ça se passe dans l’uni­­vers d’Alien et l’ex­­pé­­rience s’ap­­puie sur la tech­­no­­lo­­gie d’ODG », dit-il. « J’es­­père que vous aurez l’oc­­ca­­sion de voir ça. » La confé­­rence débute et les parti­­ci­­pants tombent rapi­­de­­ment d’ac­­cord. « Tous les outils dispo­­nibles pour créer des expé­­riences de réalité virtuelle n’en sont qu’à leurs débuts », dit Guido Volto­­lina avec une pointe d’ac­cent italien. « C’est une tech­­no­­lo­­gie encore très naïve. » Schi­­lo­­witz renché­­rit : « C’est comme d’as­­sis­­ter à la préhis­­toire d’un genre qui va deve­­nir prépon­­dé­­rant. Pour le moment, nous sommes surtout des rats de labo­­ra­­toire. » D’après ces insi­­ders, la réalité virtuelle/augmen­­tée/mixte – ils n’érigent pas de fron­­tière entre les genres – progres­­sera à force d’ac­­ci­­dents. Pour l’heure, les start-ups comme les géants de l’in­­dus­­trie en sont au stade de l’ex­­pé­­ri­­men­­ta­­tion. Expé­­ri­­men­­ta­­tions qui s’in­­ten­­si­­fie­­ront dans les prochaines années, tandis que les inves­­tis­­se­­ments dans le domaine augmentent de façon consi­­dé­­rable. S’il est d’ores et déjà possible de vivre des expé­­riences réus­­sies à l’heure qu’il est – The Martian VR Expe­­rience en est un exemple –, celles-ci ne seraient que des aperçus de ce que réserve la tech­­no­­lo­­gie à venir.

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Au boulot en pleine tempête martienne
Crédits : 20th Century Fox

Pour Ted Schi­­lo­­witz, 2017 est le moment idéal pour s’y mettre. « Il y a déjà de nombreux conte­­nus dispo­­nibles, riches d’en­­sei­­gne­­ments même s’ils ne sont pas parfaits », dit-il. Il ajoute qu’il utilise la tech­­no­­lo­­gie quoti­­dien­­ne­­ment, pour qu’elle devienne aussi évidente que la télé­­vi­­sion ou la radio. « Je vous recom­­mande chau­­de­­ment d’in­­ves­­tir dans un casque de VR, il n’y a aucune raison d’at­­tendre. » Sur ces mots, il salue l’as­­sis­­tance et quitte la scène pour rejoindre l’équipe d’ODG.

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Le stand d’ODG est un immense cube noir situé aux confins du hall sud du centre des expo­­si­­tions. En s’y frayant un chemin, on passe devant les dernières avan­­cées en matière d’in­­gé­­nie­­rie sonore, de drones et de jeux en tout genre. Situé au cœur de l’es­­pace réservé aux expé­­riences de réalité virtuelle immer­­sive, l’in­­té­­rieur du cube ressemble à un minus­­cule Apple Store. Les murs imma­­cu­­lés ne sont parés que du logo d’ODG, et des produits sont expo­­sés sous verre contre les parois blanches. Au centre de la pièce se tient une grande table ronde et vide, à la surface sombre. Autour sont dispo­­sées cinq paires de lunettes à hauteur d’yeux, tour­­nées vers le centre de la table. J’ai l’im­­pres­­sion de faire la queue pour tester un appa­­reil d’oph­­tal­­mo­­lo­­gie. En regar­­dant à travers les verres, je vois appa­­raître sur la table un écran de télé­­vi­­sion HD sur lequel est diffusé un match de foot­­ball améri­­cain, puis une séquence de jeu de course en réalité augmen­­tée. La qualité n’est pas irré­­pro­­chable, mais le dispo­­si­­tif est attrayant.

ODG a travaillé dans le plus grand secret pour l’ar­­mée améri­­caine et Micro­­soft.

De l’autre côté de la table, un homme en costume regarde lui aussi à travers les lunettes, tout en discu­­tant avec la jeune femme qui l’ac­­com­­pagne. Je recon­­nais Ted Schi­­lo­­witz et me fraie un chemin jusqu’à lui, alors qu’il se dirige vers le comp­­toir derrière lequel des employés d’ODG barrent l’en­­trée d’un esca­­lier sombre, qui monte vers l’étage supé­­rieur du cube. « On vous voit partout », lui dis-je après m’être présenté. « Oui, je suis sur tous les fronts cette année. Je dois être à l’autre bout du hall dans cinq minutes », dit-il en riant. Tech­­nique­­ment impos­­sible. « Vous avez pu tester l’ex­­pé­­rience Alien ? » me demande-t-il ensuite. Je lui réponds que non. Il fait alors signe à l’un des employés d’ODG, qui s’ap­­proche. « Montrez-lui le lab et assu­­rez-vous qu’il ne loupe rien. » Je le remer­­cie et emboîte le pas à l’homme qui dispa­­raît dans l’es­­ca­­lier.

Q dans la vraie vie

Les trois lettres d’ODG, bien qu’ai­­sées à pronon­­cer avec leur conso­­nance voisine de « prodigy », ne sont pas là par hasard. Elles signi­­fient Oste­­rhout Design Group, du nom du fonda­­teur et cerveau de l’en­­tre­­prise, Ralph Oste­­rhout. À 70 ans, l’in­­ven­­teur des lunettes connec­­tées R-8 et R-9 n’est pas un petit nouveau, même si ODG n’a bouclé sa Série A qu’en décembre 2016. Il s’agit simple­­ment de la première incur­­sion de la compa­­gnie lancée en 1999 auprès des consom­­ma­­teurs. Avant cela, elle travaillait dans le plus grand secret, pour des clients aussi impor­­tants que Micro­­soft ou l’ar­­mée améri­­caine. « Nous sommes des acteurs silen­­cieux de la partie depuis long­­temps », affirme Pete Jame­­son,  le direc­­teur des opéra­­tions d’ODG. « Avant de lever ces fonds, nous avons déve­­loppé des tech­­no­­lo­­gies clés, qui ont prouvé leur valeur. Nous avons plusieurs géné­­ra­­tions d’avance sur nos concur­­rents, et cet inves­­tis­­se­­ment va nous permettre de jeter de l’huile sur un feu qui brûle depuis long­­temps déjà. »

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Ralph Oste­­rhout

Ce feu, il a commencé à brûler en Ralph Oste­­rhout alors qu’il n’avait que 12 ou 13 ans. C’est à cette époque qu’il se passionne pour les romans de Ian Fleming et les aven­­tures de James Bond. Comme beau­­coup de petits garçons, Oste­­rhout adore décou­­vrir à chaque nouveau tome les gadgets inven­­tés par Q, le maître-armu­­rier du MI6, pour épau­­ler l’es­­pion dans ses dange­­reuses missions. À ceci près que le jeune Ralph Oste­­rhout songe sérieu­­se­­ment à faire comme lui plus tard. À la maison, il n’y a personne pour cher­­cher à le raison­­ner. Sa mère, qui souffre d’un trouble bipo­­laire, s’est rema­­riée quatre fois. Le garçon fait des allers-retours entre la maison et un service de garde pour enfants, dans la région de Seat­tle. À la fin des années 1950, la famille démé­­nage en Cali­­for­­nie, sous le toit d’un beau-père maltrai­­tant qui lui fait mener une vie d’en­­fer. Dans ce contexte, cet enfant au cerveau bien fait trouve refuge dans les livres et les films qui nour­­rissent ses rêves. Mais tous les enfants imagi­­na­­tifs ne deviennent pas des inven­­teurs comme lui. Oste­­rhout étudie méti­­cu­­leu­­se­­ment les films James Bond et se fait la main sur des gadgets qu’il met au point dans le jardin. Il prend son indé­­pen­­dance à sa majo­­rité et, à 22 ans, monte sa première entre­­prise, spécia­­li­­sée dans la concep­­tion d’équi­­pe­­ment de plon­­gée. Enfin capable de réali­­ser ses rêves d’en­­fants, Oste­­rhout se met à voya­­ger sur les traces de son héros et visite toutes les desti­­na­­tions exotiques où s’est rendu James Bond. Il dort dans les mêmes hôtels, mange aux mêmes restau­­rants. Quelques temps plus tard, il fabrique une réplique minia­­ture fonc­­tion­­nelle du sous-marin d’Opéra­­tion Tonnerre. Il monte alors une autre société du nom de Faral­­lon et vend le proto­­type à la Navy. Oste­­rhout ne tarde pas à se faire un nom dans le milieu de la tech­­no­­lo­­gie mili­­taire. Au sein d’une nouvelle entre­­prise bapti­­sée Tekna (il en lancera 14 au total), il pour­­suit ses expé­­ri­­men­­ta­­tions dans le domaine de l’équi­­pe­­ment sous-marin. Systèmes de respi­­ra­­tion minia­­tures, arme­­ment anti-requins, instru­­ments numé­­riques : personne ne peut riva­­li­­ser avec son inven­­ti­­vité. Il finit par réali­­ser un vieux rêve en construi­­sant des véhi­­cules qui appa­­raî­­tront dans L’Es­­pion qui m’ai­­mait et Jamais plus jamais. Wired rapporte qu’à son paroxysme, Tekna engran­­geait 14 millions de dollars par an. Lorsqu’il ne s’en­­traîne pas avec eux à ses heures perdues, Ralph Oste­­rhout conçoit pour les Navy SEAL de l’équi­­pe­­ment de haute volée : recy­­cleurs à circuit fermé, systèmes de protec­­tion ther­­mique, visées laser, et jusqu’aux lunettes de vision nocturnes PVS-7, qui sont utili­­sées durant l’opé­­ra­­tion Tempête du désert – et plus tard en Afgha­­nis­­tan et en Irak. « C’est terrible, je les ai conçues en 1982 et ils les portent toujours », dit-il avec une gravité tein­­tée de fierté.

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Les PVS-7

En 1990, Oste­­rhout s’éloigne des champs de bataille. Il fonde Machina et se lance dans la concep­­tion de jouets, pour lesquels il réuti­­lise certaines de ses inven­­tions mili­­taires. Il travaille entre autres pour Mattel, Hasbro et Bandai. Contrai­­re­­ment à leurs concur­­rents, qui inventent en moyenne deux ou trois jouets par an, Machina en produit entre 30 et 40, tous sortis de l’ima­­gi­­na­­tion sans borne de Ralph Oste­­rhout. Certains sont trop radi­­caux pour être vendus, comme ses lunettes de vision nocturne pour enfants. Mais en privé, la vie de l’in­­ven­­teur est chao­­tique – lui aussi s’est rema­­rié quatre fois. Il arrive que ses tour­­ments empiètent sur sa vie profes­­sion­­nelle, et il se met à enchaî­­ner de graves erreurs de produc­­tion qui lui coûte­­ront ses contrats les plus précieux. Fina­­le­­ment, Machina ferme ses portes en 1997. Il faut deux ans à Ralph Oste­­rhout pour mettre de l’ordre dans sa vie et lancer son incu­­ba­­teur tech­­no­­lo­­gique ODG à San Fran­­cisco, avec 14 000 dollars issus de ses écono­­mies person­­nelles. Il revient alors à ses anciennes amours et travaille essen­­tiel­­le­­ment avec l’ar­­mée et les agences de rensei­­gne­­ment améri­­caines. « Si je révé­­lais quels sont les gadgets les plus exci­­tants que j’ai inven­­tés, je devien­­drais une cible », dit-il en s’amu­­sant du Secret Défense sous lequel sont placées certaines de ses inven­­tions. Long­­temps certain de son avance tech­­nique sur des rivaux poten­­tiels comme la Russie et la Chine, le Penta­­gone mise aujourd’­­hui gros sur l’éla­­bo­­ra­­tion de tech­­no­­lo­­gies mili­­taires avan­­cées élabo­­rées par les ingé­­nieurs de la Sili­­con Valley, pour creu­­ser à nouveau la distance. Ils sont reve­­nus cher­­cher leur ancien Q pour qu’il reprenne du service. En 2014, Micro­­soft a tenté de rache­­ter ODG pour l’in­­té­­grer à sa stra­­té­­gie d’in­­cur­­sion dans les tech­­no­­lo­­gies portables (ou wearables). Mais le rachat n’a pas eu lieu : Ralph Oste­­rhout a d’autres ambi­­tions. La firme de Bill Gates est repar­­tie avec 150 millions de dollars de tech­­no­­lo­­gies élabo­­rées par ODG. Du côté d’ODG, on n’ex­­clut pas que ce rachat manqué ait posé les bases de ce qui allait deve­­nir HoloLens. Et il n’est pas impos­­sible que l’in­­té­­rêt exprimé par un géant comme Micro­­soft pour les acti­­vi­­tés jusqu’ici secrètes de l’Os­­te­­rhout Design Group ait donné envie à son fonda­­teur, en contre­­par­­tie, de reprendre le chemin de la consom­­ma­­tion. En janvier 2015, ODG annonce vouloir déve­­lop­­per des lunettes à desti­­na­­tion des consom­­ma­­teurs. Deux ans plus tard, elles sont là.

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Les lunettes connec­­tées R-9
Crédits : ODG

LISEZ ICI LA SUITE DE L’HISTOIRE

QUE VALENT VRAIMENT LES LUNETTES ODG ?

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Couver­­ture : Un modèle porte une paire de lunettes connec­­tées R-9. (ODG)
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