31 ans après Tcher­no­byl, des sangliers radio­ac­tifs errent dans les forêts d’Eu­rope centrale

par   Nicolas Prouillac et Arthur Scheuer   | 26 avril 2017

Il y a tout juste 31 ans, le 26 avril 1986, la centrale sovié­tique de Tcher­no­byl (située dans l’ac­tuelle Ukraine) explo­sait, provoquant des consé­quences envi­ron­ne­men­tales, écono­miques et humaines majeures. Aujourd’­hui encore, des réper­cus­sions de ce drame refont surface : d’après Reuters, des sangliers radio­ac­tifs errent dans la forêt de Bohême en Europe centrale. Il ne s’agit pas de sangliers mutants ou trans­gé­niques, mais ils consti­tuent néan­moins un danger tout aussi impor­tant… surtout pour les amateurs de leur viande. C’est à cause de ce qu’ils mangent que ces sangliers deviennent conta­mi­nés. L’hi­ver glacial oblige à ces animaux de se nour­rir de fausses truffes, un cham­pi­gnon très commun dans cette forêt située à la fron­tière des trois pays que sont la Répu­blique tchèque, l’Au­triche et l’Al­le­magne. Et ces cham­pi­gnons-là peuvent absor­ber un taux consi­dé­rable de Césium 137, un isotope radio­ac­tif. Grand consom­ma­teur de viande de sanglier avec son plat tradi­tion­nel du goulache, la Répu­blique tchèque fait face à un vrai problème. Depuis cette décou­verte effrayante, la viande au taux de radio­ac­ti­vité trop forte a été complè­te­ment bannie de la circu­la­tion. Toute­fois, 614 animaux ont été inspec­tés entre 2014 et 2016 et 47 % d’entre eux dépas­saient la limite auto­ri­sée. Pour rela­ti­vi­ser, il faut ingur­gi­ter une dose impor­tante de cet isotope pour tomber malade, et il est présent en quan­ti­tés infimes dans une viande de sanglier conta­miné. Si vous êtes de passage dans la région, emme­nez au cas où un comp­teur Geiger de poche quand vous allez au restau­rant. Source : Reuters

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