Alexan­dria Ocasio-Cortez démontre la corrup­tion du système élec­to­ral améri­cain dans un jeu de rôle au Congrès

par   Malaurie Chokoualé   | 8 février 2019

« Jouons à un jeu », débute Alexan­dria Ocasio-Cortez dans une séquence vidéo rappor­tée par le Guar­dian ce 8 février 2018. Face aux repré­sen­tants du gouver­ne­ment, la membre du Congrès dissèque une à une les lois sur le finan­ce­ment des campagnes élec­to­rales aux États-Unis pour en démon­trer la profonde injus­tice. Elle dresse un rapide portrait du système finan­cier améri­cain et de la corrup­tion poli­tique à l’œuvre dans le pays, et explique comment le système est « fonda­men­ta­le­ment cassé ».

Ocasio-Cortez commence par se mettre dans la peau d’une « grande méchante », qui cherche à s’en­ri­chir et à servir ses inté­rêts, même si cela suppose de « les faire passer avant ceux du peuple améri­cain ». Quand elle demande ce qui l’em­pêche léga­le­ment de mener une campagne entiè­re­ment finan­cée par des orga­ni­sa­tions privées et de puis­sants lobbys indus­triels, la réponse est immé­diate. « Rien », lui répond Karen Hobert Flynn, prési­dente de Common Cause, un groupe de surveillance des insti­tu­tions basé à Washing­ton, DC.

« Donc je peux être tota­le­ment finan­cée par les géants des hydro­car­bures, les grands groupes phar­ma­ceu­tiques ; et rédi­ger ensuite des lois impor­tantes en leur faveur ? » résume plus loin Alexan­dria Ocasio-Cortez. « Y a-t-il des limites à ce système ? » En face, la réponse est unanime. Il n’y en a aucune. Elle pour­rait, si elle le voulait, durant son mandat de prési­dente, se faire élire grâce au soutien de riches indus­triels ; faire voter des lois qui feront croître leurs béné­fices une fois au pouvoir ; et même s’en­ri­chir au passage en ache­tant un paquet d’ac­tions au sein de ces mêmes entre­prises.

Elle ajoute que, tandis que les membres du Congrès sont tenus de suivre de strictes règles éthiques, ce n’est pas le cas du Président. « Je suis donc tenue, comme toutes les personnes qui siègent ici, de respec­ter des normes éthiques plus strictes que celles du président des États-Unis ? » conclut-elle. « On voit bien qu’il serait déjà légal et facile pour moi d’être corrom­pue dans ce système, mais c’est encore plus facile pour le Président des États-Unis. »

Un nouveau mic drop plus tard, Ocasio-Cortez s’im­pose une fois de plus comme l’une des figures poli­tiques Démo­crates les plus en vue à Washing­ton.

Sources : C-Span/The Guar­dian

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