Ce jeu de société russe se moque de l’em­poi­son­ne­ment au Novit­chok de Salis­bury

par   Nicolas Prouillac et Arthur Scheuer   | 25 janvier 2019
Crédits : Andrew Roth/The Guar­dian

Un fabri­cant de jouets russe vient de sortir un jeu de société inti­tulé « Nos gars à Salis­bury », dans lequel les joueurs doivent traver­ser les mêmes villes d’Eu­rope visi­tées par le duo d’agents du GRU (le service de rensei­gne­ment mili­taire de la Russie) accu­sés d’avoir commis l’at­taque au poison Novit­chok sur l’an­cien espion Sergueï Skri­pal et sa fille Ioulia en mars 2018, rapporte le Guar­dian le 24 janvier.

Salis­bury est la ligne d’ar­ri­vée du jeu. Un vapo­ri­sa­teur arbo­rant un crâne vert et des os croi­sés, faisant réfé­rence au flacon de parfum dans lequel l’agent neuro­toxique a été trans­porté, est égale­ment dessiné sur le plateau de jeu. Dans un autre coin, on peut aper­ce­voir deux person­nages ressem­blant aux assaillants présu­més, Anatoli Tche­piga et Alexandre Mich­kine. Les deux offi­ciers des services de rensei­gne­ment russes ont d’ailleurs été condam­nés lundi 21 janvier par l’UE à des sanc­tions pour leur rôle présumé dans les empoi­son­ne­ments.

Le jeu implique que les joueurs voyagent par paire à travers des villes telles que Minsk, Tel Aviv, Genève, Londres et Paris – toutes les desti­na­tions visi­tées par Mich­kine et Tche­piga avant Salis­bury. Mikhail Bober, un des créa­teurs du jeu, a déclaré qu’il avait eu l’idée en partie à cause de l’am­pleur de la couver­ture média­tique de l’em­poi­son­ne­ment de Skri­pal par la presse étran­gère, et des accu­sa­tions selon lesquelles la Russie serait respon­sable.

« D’une certaine manière, c’est un peu notre réponse aux médias occi­den­taux. Pour nous, ce n’est plus drôle. C’est triste. Cela doit cesser », a déclaré Bober. Quand on lui a demandé s’il pensait qu’un jeu sur l’at­taque de Salis­bury, dans lequel une personne est morte et quatre autres ont été hospi­ta­li­sées, offen­se­rait les Britan­niques, il a répondu : « Nous ne voulons offen­ser personne. Au contraire, nous voulions soute­nir nos compa­triotes qui pour­raient être offen­sés par cette situa­tion… Beau­coup de choses sont affir­mées sans aucune preuve. »

Le jeu est sorti peu de temps avant Noël en Russie. Bien que 5 000 exem­plaires aient été mis en vente sur Inter­net, Igro­land ne dispose pas encore des chiffres de ventes, mais Bober a déclaré qu’il envi­sa­geait de faire une plus grande réim­pres­sion…

Source : The Guar­dian

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