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Ce nouveau raptor décou­vert aux États-Unis était aussi rapide qu’un guépard

par   Valentin Trawicki   | 27 mars 2020

Le paléon­to­logue Steven Jasinski du Musée d’État de Penn­syl­va­nie et ses collègues ont décou­vert un fossile aussi passion­nant qu’i­né­dit. Dans une couche sédi­men­taire du Crétacé supé­rieur, datant d’il y a envi­ron 70 millions à 68 millions d’an­nées, ils ont mis à jour une toute nouvelle espèce de dino­saure au Nouveau-Mexique, appe­lée Dineo­bel­la­tor noto­hes­pe­rus, aussi rapide qu’un guépard. Le Daily Mail a ensuite relayé le 26 mars la publi­ca­tion de leur étude dans la revue scien­ti­fique Nature.

Le fossile est composé de deux vertèbres caudales, de plusieurs parties du crâne et d’os des membres anté­rieurs et posté­rieurs. Cette ving­taine d’élé­ments a permis aux cher­cheurs de se faire une idée de l’ap­pa­rence de la bête. Appar­te­nant à la famille des droméo­sau­ri­dés, le Dineo­bel­la­tor était un dino­saure carni­vore théro­pode ayant vécu au cours du Crétacé, soit il y a entre 145 et 66 millions d’an­nées.

Comme d’autres théro­podes, il se tenait sur deux pieds et avait des plumes, des os creux et des pieds équi­pés de trois grosses griffes. Possé­dant un gaba­rit simi­laire à celui des vélo­ci­rap­tors, le Dineo­bel­la­tor était de taille moyenne, envi­ron 2 mètres de longueur pour 1 mètre de hauteur à la hanche. Il compen­sait toute­fois sa taille par la vitesse, l’agi­lité et la force. Seul, il était capable d’abattre de petites proies, mais en groupe, il pouvait tuer de grands dino­saures sans diffi­culté.

Ce tout nouveau dino­saure a été ajouté à la sous-famille des Velo­ci­rap­to­ri­nae, qui comprend égale­ment les vélo­ci­rap­tors, et il est une preuve supplé­men­taire que les droméo­sau­ri­dés étaient capables de s’adap­ter et d’évo­luer dans l’Amé­rique du Nord du Crétacé supé­rieur, seule­ment quelques millions d’an­nées avant leur extinc­tion massive.

Sources : Daily Mail/Nature

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