Ce requin géant préhis­to­rique tout droit sorti de vos pires cauche­mars

par   Ulyces   | 14 septembre 2016

prehistoric-sharkCrédits : Wiki­pé­dia.  Le Carcha­don mega­lo­don ou Carcha­locles mega­lo­don, venant du grec et signi­fiant « grandes dents », est un requin géant qui sillon­nait les océans et les mers pendant l’ère du Céno­zoïque. Il aurait vécu il y a 23 à 1,5 millions d’an­nées. Les carac­té­ris­tiques physiques de mega­lo­don en font l’un des préda­teurs les plus redou­tables que la Terre ait connu. Le mega­lo­don possé­dait des carac­té­ris­tiques physiques impres­sion­nantes, qui dépas­saient tout ce que les films de science-fiction ont déjà imaginé. Des fossiles de l’ani­mal ont été décou­verts un peu partout dans le monde, à Cuba, en Jamaïque, en Austra­lie, à Porto Rico, à Malte, en Inde, aux Îles Cana­ries, au Dane­mark et à Anvers en Belgique. Ils ont permis de se faire une idée de la taille de la bête, même si les avis des spécia­listes divergent encore. Les profes­seurs Patrick Schem­bri et Staphon Papson lui accordent une longueur de 24 à 25 mètres, quand d’autres parlent plutôt de 18 mètres (à titre indi­ca­tif, le Grand Requin Blanc mesure encore 5,2 mètres.) Son poids estimé varie entre 48 et 103 tonnes. Sa mâchoire était plus grande que la taille d’un homme adulte. Elle était d’ailleurs six fois plus puis­sante que celle du Grand Requin Blanc et remplie de dents affu­tées comme des lames de rasoir, qui mesu­rait envi­ron 18 centi­mètres de hauteur. megalodon-jawsUn homme assis dans une repro­duc­tion de mâchoire de mega­lo­don. Crédits : DRcarcharocles-megalodon-collectionDes dents de mega­lo­don. Crédits : Cata­lina Pimiento, Dana J. Ehret, Bruce J. MacFad­den, Gordon Hubbell. size-comparisonUne compa­rai­son entre le Grand Requin Blanc (5,2 mètres), le requin baleine (9,5 mètres), une esti­ma­tion mini­male et maxi­male du mega­lo­don (15 et 20 mètres) et un homme (1,8 mètres). Crédits : Wiki­pé­dia.  La preuve la plus tangible que nous possé­dions aujourd’­hui de la survie du mega­lo­don a été décou­verte il y a une dizaine d’an­nées. Une dent de mega­lo­don a été décou­vert au large de la Nouvelle-Calé­do­nie par un spécia­liste des requins, Bernard Seurat. Il l’a ensuite confié à une chargé de recherches au CNRS, Philippe Janvier. Ce dernier aurait déclaré qu’elle se trou­vait « en parfait état de conser­va­tion, vrai­ment très fraîche et assez peu fossile », et que le plus éton­nant était qu’elle ait été retrouvé « au milieu d’une faune parfai­te­ment actuelle. » Les natu­ra­listes du Moyen-Âge et de la Renais­sance ont souvent, à tort, attri­bué les dents fossi­li­sées du mega­lo­don à des dragons ou à des serpents géants, que Saint-Paul auraient trans­formé en pierre. Ce n’est qu’en 1666 qu’un physi­cien danois a conclut qu’il s’agis­sait de dents de requin, en les compa­rant avec celles d’un requin blanc. Cet animal colos­sal conti­nue de fasci­ner, par ses propor­tions incroyables, et hante les espoirs de nombreux spécia­listes et géologues marins, alors même que la seule preuve que nous possé­dons de l’exis­tence du mega­lo­don sont ses dents. Offi­ciel­le­ment, le mega­lo­don s’est éteint il y a 1,5 millions d’an­nées. Certains spécia­listes affirment pour­tant que quelques spéci­mens pour­raient encore vivre dans certaines eaux peu profondes et riches en nour­ri­ture. En 1918, le mega­lo­don aurait été aperçu au large de Port Stephens, en Austra­lie, par plusieurs pêcheurs. Ces rumeurs ont provoqué la panique chez les pécheurs de langouste, qui ont par la suite refusé de sortir en mer pendant plusieurs semaines. Les inspec­teurs des pêche­ries de Sydney aurait enquêté avant de publier un rapport. « Bien que tous les pêcheurs ne soient pas d’ac­cord sur la taille de l’ani­mal, il ne fait aucun doute qu’il s’agit bien d’un requin. Tous ont côtoyé dans leur travail les grands blancs dont certains attei­gnaient 10 m de long. La plupart des témoi­gnages s’ac­cordent sur une taille de 35 à 40 m de long », affir­maient les conclu­sions de l’enquête. Plus récem­ment en 1980, un requin géant aurait été aperçu au large des états austra­liens du Queens­land et de la Nouvelle Galles du Sud. Enfin, en 2012, des scien­ti­fiques de l’Ins­ti­tut Espa­gnol d’Océa­no­gra­phie (IEO) annonçaient avoir décou­vert de nouveaux fossiles du mega­lo­don au large des Îles Cana­ries. Même s’il n’existe aucune preuve formelle et aucune photo, la majo­rité des quelques témoi­gnages recueillis, s’éta­lant sur plusieurs décen­nies, coïn­cident. Mais comme toute légende, celle du mega­lo­don vient avec son lot de faux témoi­gnages et d’images truquées. En 1942, une photo prise à bord d’un sous-marin nazi, au large de Cape Town, montrait vrai­sem­bla­ble­ment la silhouette d’un requin monu­men­tal derrière le navire. submarine-and-shark-640x417Crédits : DR Cette image a fait partie d’un docu­men­taire diffusé sur Disco­very Chan­nel en 2013 et inti­tulé Mega­lo­don: The Mons­ter Shark Still Lives. Un jour­na­liste britan­nique, George Monbiot, n’a pas tardé à remettre en cause cette image, affir­mant qu’elle avait été trafiquée. Monbiot est remonté à la source de la photo et a pointé du doigt plusieurs inco­hé­rences. Tout d’abord, les Nazis ne marquaient pas leurs photos d’une croix gammée en fili­grane. Ensuite, si 19 mètres sépa­raient la première nageoire dorsale de la nageoire caudale, l’ani­mal en ques­tion aurait été deux fois plus long que le mega­lo­don préhis­to­rique. Enfin, sur la photo, les nageoires ne produisent ni vagues ni sillage, suggé­rant que l’ani­mal aurait été statique dans l’eau, ce qui est impos­sible. Sources : Ars Tech­nica. 

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