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Ce robot auto­nome se nour­rit d’or­ga­nismes vivants pour fonc­tion­ner

par   Nicolas Prouillac et Arthur Scheuer   | 6 novembre 2016

salpsCrédits : Soft Robo­tics Des cher­cheurs du dépar­te­ment Mathé­ma­tiques de l’Univer­sité de Bris­tol, du Labo­ra­toire de Robo­tique de Bris­tol et du Centre de BioÉ­ner­gie de Bris­tol ont déve­loppé un robot auto-suffi­sant qui consomme des micro-orga­nismes vivants pour vivre. Cette inven­tion a été pensée pour fonc­tion­ner comme le corail, qui absorbe des orga­nismes présents dans l’eau, les digère avant de reje­ter les déchets dont il n’a pas besoin, nour­ris­sant ainsi d’autres orga­nismes marins. L’idée de base était de déve­lop­per un robot capable d’agir natu­rel­le­ment, dans un envi­ron­ne­ment natu­rel. Comme l’a expliqué Hemma Phila­more, profes­seur à l’Univer­sité de Bris­tol, à la revue scien­ti­fique Soft Robo­tics, l’équipe de cher­cheurs a commencé par fabriquer un poly­mère qui servi­rait d’es­to­mac au robot. Dans cet esto­mac se trouve une enchaî­ne­ment de piles à combus­tibles micro­biennes qui absorbent des microbes, conservent leur biomasse et la conver­tie en éner­gie élec­trique. Éner­gie qui sert ensuite à expul­ser les déchets absor­bés ou trans­for­més. Le robot créé à partir de cet esto­mac serait ainsi capable de répé­ter l’opé­ra­tion indé­fi­ni­ment, ou au moins jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’or­ga­nismes vivants à trans­for­mer. chain-smokingCrédits : Soft Robo­ticsrobotCrédits : Soft Robo­tics Ce robot inédit, qui ne néces­site aucune inter­ven­tion humaine, pour­rait à terme opérer dans des loca­li­sa­tions dange­reuses et hostiles pour l’homme, telle que des zones de catas­trophes nucléaires ou des eaux haute­ment polluées. Même si pour le moment, l’in­ven­tion n’est pas encore sortie des labo­ra­toires et ne consomme que des orga­nismes facile à « digé­rer », elle est simple­ment révo­lu­tion­naire, pour avoir réussi à appliquer le système diges­tif de l’homme à un système robo­tique. Sources : Soft Robo­tics