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Ces scien­ti­fiques ont créé une enzyme qui dévore les bouteilles en plas­tique pour les recy­cler

par   Ulyces   | 12 avril 2020

Une équipe de cher­cheurs français a mis au point une enzyme mutante capable de mettre en pièces les bouteilles en plas­tique pour les recy­cler en seule­ment quelques heures, annonçait le Guar­dian mercredi 8 avril. Leur étude impres­sion­nante a été publiée dans la revue scien­ti­fique Nature.

La start-up toulou­saine à l’ori­gine de cet exploit, Carbios, assure que leur procédé, qu’elle déve­loppe depuis plus d’un an, pour­rait être mis sur le marché à grande échelle d’ici 2024 ou 2025. La jeune entre­prise a déjà reçu des finan­ce­ments de Nestlé, Pepsi et L’Oréal pour accé­lé­rer le proces­sus.

Le plas­tique visé par l’en­zyme est le poly­té­réph­ta­late d’éthy­lène (ou PET), dont 70 millions de tonnes sont produites chaque année dans le monde. Diffi­ci­le­ment recy­clable et très durable, le PET est un véri­table fléau pour l’en­vi­ron­ne­ment. Mais l’en­zyme de Carbios s’est montrée capable d’en dégra­der 90 % d’une tonne entière en seule­ment 10 heures. « Il y a cinq ans, je pensais que ce serait impos­sible », a confié Alain Marty, direc­teur scien­ti­fique de Carbios et ancien cher­cheur à l’INSA, au Monde.

Grâce au maté­riau obtenu suite à la dégra­da­tion, les scien­ti­fiques ont pu fabriquer des bouteilles plas­tique neuves de grande qualité. « Le plas­tique apporte beau­coup à la société dans les domaines de l’ali­men­ta­tion, des soins médi­caux ou des trans­ports. Le problème, c’est la pollu­tion plas­tique », fait remarquer Martin Stephan, direc­teur adjoint de Carbios. À ce problème, les Français proposent une solu­tion promet­teuse.

Sources : The Guar­dian/Nature

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