Cette app de rencontre fait matcher ses utili­sa­teurs en fonc­tion de leur ADN

par   Ulyces   | 7 février 2019

Et si le secret d’une belle rencontre se trou­vait dans la géné­tique ? C’est du moins ce que prétend la plate­forme Phera­mor. Celle-ci propose d’ana­ly­ser votre ADN et de le compa­rer avec leur base de données pour trou­ver la perle rare. Phera­mor affirme égale­ment que son système est plus effi­cace que les autres, car il ne se base pas sur l’ap­pa­rence physique des céli­ba­taires ou aven­tu­riers du date.

Pour près de 26 euros, l’en­tre­prise envoie un kit ADN. Un frot­tis buccal envoyé par la Poste plus tard, l’en­tre­prise se charge d’ana­ly­ser les échan­tillons préle­vés car la compa­ti­bi­lité chimique sera déter­mi­née au sein du labo­ra­toire de Phera­mor. Celui-ci « isole les cellules de votre joue et prélève l’ADN », a expliqué à la chaîne locale KHOU  Brit­tany Barreto, PDG et fonda­trice de Phera­mor. Les 11 gènes liés aux phéro­mones sont ensuite isolés et analy­sés pour trou­ver un maté­riel géné­tique compa­tible avec leurs données déjà enre­gis­trées.

Phera­mor base ainsi toute son approche sur les phéro­mones, substances chimiques qui déclenchent des réac­tions compor­te­men­tales ou physio­lo­giques entre des indi­vi­dus d’une même espèce. Sur son site, Phera­mor explique en substance qu’il est possible de « sentir » à quel point l’ADN d’un poten­tiel parte­naire est diffé­rent en « sentant » ses phéro­mones.

L’exis­tence des phéro­mones humaines ne fait pas l’una­ni­mité auprès de la commu­nauté scien­ti­fique ; Richard Doty – qui étudie les odeurs et les goûts à l’uni­ver­sité de Penn­syl­va­nie – avançait à Wired en février 2018 qu’il s’agit là d’un « non-sens total » car « si les phéro­mones humaines susci­taient les compor­te­ments que nous obser­vons chez d’autres mammi­fères, les métros de New York seraient dans un état de chaos constant ».

En défi­ni­tive, chaque jour l’uti­li­sa­teur reçoit trois corres­pon­dances poten­tielles dans la zone qu’il a choi­sie, accom­pa­gnées d’un pour­cen­tage de compa­ti­bi­lité esti­mée. « Les scien­ti­fiques ont montré dans des dizaines de publi­ca­tions que les gens sont atti­rés les uns par les autres quand leurs gènes HLA sont diffé­rents », pour­suit Barreto. « “Les contraires s’at­tirent” est donc une asser­tion biolo­gique­ment vraie. »

Fondée en février 2018, la société basée à Hous­ton promet d’user de « la science de l’amour » pour conten­ter ses utili­sa­teurs, pour l’ins­tant unique­ment loca­li­sés sur le terri­toire étasu­nien. Et se consti­tuer au passage une base de données géné­tique consi­dé­ra­ble…

Sources : Phera­mor/KHOU/Wired

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