fbpx

Cette expé­rience a soigné la dépres­sion chez 90 % des parti­ci­pants

par   Valentin Trawicki   | 9 avril 2020

Une récente expé­rience de stimu­la­tion céré­brale a permis de soula­ger la dépres­sion chez la quasi-tota­lité de ses parti­ci­pants. Un résul­tat auquel ne s’at­ten­daient pas du tout les cher­cheurs, dont l’étude a été publiée dans l’Ameri­can Jour­nal of Psychia­try le 7 avril.

Les résul­tats posi­tifs de cette expé­rience sur un petit groupe de 21 volon­taires suggèrent que quelques ajus­te­ments au proto­cole pour­raient amélio­rer les chances qu’il fonc­tionne pour tout le monde. La base de ce trai­te­ment, appelé stimu­la­tion inter­mit­tente par rupture thêta (iTBS), a déjà été approu­vée comme théra­pie pour la dépres­sion grave par l’ad­mi­nis­tra­tion améri­caine des denrées alimen­taires et des médi­ca­ments.

Cela implique de diri­ger des centaines d’im­pul­sions magné­tiques intenses dans une partie spéci­fique du cerveau pendant quelques minutes par jour pendant six semaines. Ce qui encou­ra­gera les neurones à établir lente­ment des connexions plus solides qui peuvent aider à atté­nuer les symp­tômes de la dépres­sion chro­nique. « Il n’y a jamais eu de théra­pie pour les dépres­sions résis­tantes aux trai­te­ments qui ont présenté plus de 55 % de rémis­sion dans des condi­tions simi­laires », commente le psychiatre de Stan­ford Nolan Williams.

Ainsi, même s’il s’agis­sait d’un petit groupe de patients, son taux de 90 % de réus­site est plus qu’en­cou­ra­geant. La procé­dure s’est avérée suffi­sam­ment effi­cace pour donner de l’es­poir aux 10 à 30 % des patients dépres­sifs pour lesquels les trai­te­ments ordi­naires ne fonc­tionnent pas. Seule­ment, la stimu­la­tion magné­tique trans­crâ­nienne n’est pas néces­sai­re­ment exempte d’ef­fets secon­daires, qui peuvent inclure des maux de tête et d’autres incon­forts légers.

Source : Ameri­can Jour­nal of Psychia­try

PLUS DE SCIENCE