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Cette start-up implante des organes de cochon dans des singes

par   Suzanne Jovet   | 18 juin 2019

Une start-up améri­caine du nom d’eGene­sis a implanté des organes de porc géné­tique­ment modi­fiés dans des singes, révé­lait la MIT Tech­no­logy Review le 12 juin dernier. Avec comme objec­tif de pouvoir les gref­fer à l’ave­nir à l’être humain. L’en­tre­prise, spécia­li­sée dans l’édi­tion géné­tique, souhaite ainsi répondre aux pénu­ries d’or­ganes outre-Atlan­tique.

Plus de 118 500 personnes étaient en attente d’une greffe d’or­gane en 2013 aux États-Unis. Voilà pourquoi les scien­ti­fiques d’eGe­ne­sis tenaient à fran­chir cette étape cruciale vers la possi­bi­lité d’une « xéno­trans­plan­ta­tion », soit la trans­plan­ta­tion d’or­gane ou de cellules entre deux espèces distinctes. Ils ont recouru à l’édi­tion géné­tique pour modi­fier l’ADN des porcs afin que leurs organes puissent être trans­plan­tés en toute sécu­rité sur des êtres humains.

Jusqu’à présent, aucun test sur l’Homme n’a encore été effec­tué mais la société s’en­traîne actuel­le­ment sur des singes au Massa­chu­setts Gene­ral Hospi­tal de Boston. Ces expé­riences sont diri­gées par le chirur­gien James Mark­mann, spécia­lisé dans les greffes.

Cepen­dant, ni Mark­mann, ni eGene­sis n’ont révélé quels organes de porcs étaient utili­sés ni quelles espèces de singes les rece­vaient. Les babouins et les chim­pan­zés sont les options les plus probables étant donné que la taille de leurs organes avoi­sine ceux de l’être humain. « Le fait que ces organes porcins puissent survivre six mois ou un an, voire deux années entières, est extra­or­di­naire et nous pouvons le faire », s’en­thou­siasme James Mark­mann. « Nous voyons bien que nous sommes à un tour­nant. » Ou à un point de non-retour.

Source : MIT Tech­no­logy Review

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