Cette start-up vend des mouchoirs plein de microbes pour aider les gens à tomber malades

par   Nicolas Prouillac et Arthur Scheuer   | 24 janvier 2019

Payer 70 euros pour un mouchoir dans lequel un inconnu a éter­nué ? Ça existe, puisque cette start-up de Los Angeles affirme avoir déjà vendu près d’un millier de mouchoirs  « remplis d’éter­nue­ments » à des personnes dési­reuses de contrac­ter un rhume, rappor­tait le Time Maga­zine le 18 janvier. VaevTis­sue se présente comme une « marque de bien-être ». D’après le site web de la start-up, les personnes qui achètent ses mouchoirs sont « des gens ouverts d’es­prit » qui appré­cient le luxe de pouvoir tomber malades « à leur guise ».

Le fonda­teur de Vaev, Oliver Nies­sen, 34 ans, affirme que ces mouchoirs doivent être consi­dé­rés comme une alter­na­tive à la méde­cine conven­tion­nelle. « Ils vous permettent de contrac­ter déli­bé­ré­ment un rhume quand vous le souhai­tez, afin de réduire le risque de contrac­ter le même rhume plus tard. Nous person­na­li­sons tout dans nos vies. Tout est selon notre désir. Pourquoi ne pas abor­der la mala­die de cette façon aussi ? » a-t-il déclaré.

« Suppo­sons que vous vous apprê­tez à partir en vacances et que vous voulez mini­mi­ser les risques d’at­tra­per un rhume. Vous utili­sez un mouchoir de Vaev conta­miné par des éter­nue­ments et vous tombe­rez malade main­te­nant plutôt que pendant vos vacances », illustre Nies­sen. Bah ouais, logique.

Comment les tissus de Vaev sont-ils conta­mi­nés ? Nies­sen affirme que son entre­prise peut comp­ter sur une dizaine d’ « éter­nueurs » diffé­rents, dont certains ont été recru­tés en ligne. Ils éter­nuent dans un lot de mouchoirs propres et les renvoient à la société, qui les emballe ensuite dans des boîtes de Pétri scel­lées et les envoie aux clients. Quand les dix éter­nueurs retrouvent leur bonne santé, la produc­tion peut être stop­pée.

Pour les scien­ti­fiques inter­ro­gés par le Time, bien que ces mouchoirs puissent tech­nique­ment vous immu­ni­ser contre la même souche de virus du rhume que celle avec laquelle vous vous êtes volon­tai­re­ment conta­miné, il existe des centaines d’autres souches que vous êtes suscep­tible contrac­ter. « Il y a plus de 200 types de rhino­vi­rus, vous allez donc devoir vous mettre envi­ron 200 mouchoirs dans le nez pour en obte­nir un diffé­rent à chaque fois », explique Charles Gerba, profes­seur de micro­bio­lo­gie et de sciences de l’en­vi­ron­ne­ment à l’Uni­ver­sité de l’Ari­zona.

« Se faire inocu­ler l’un ne vous protège pas contre tous les autres, c’est pourquoi nous n’avons jamais déve­loppé de vaccin contre le rhume. Comment fabrique-t-on un vaccin contre 200 virus diffé­rents ? » Sur le site web de la start-up, les mouchoirs sont actuel­le­ment en rupture de stock, mais Nies­sen espère recons­ti­tuer ses stocks dans les semaines à venir.

Source : Time Maga­zine

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