Des four­mis T. Rex ont été retrou­vées vivantes pour la première fois

par   Nicolas Prouillac et Arthur Scheuer   | 1 juin 2017

Crédits : Mark Wong/Gordon Yong Lorsqu’on entend T. Rex, on pense immé­dia­te­ment au plus effrayant des dino­saures, ou à la rigueur à un groupe de rock. Mais là, c’est d’une fourmi qu’il s’agit. Natio­nal Geogra­phic rappor­tait le 16 mai dernier que des cher­cheurs ont décou­vert pour la première fois une colo­nie vivante de four­mis T. Rex à Singa­pour. Véri­table mythe pour les ento­mo­lo­gistes, on n’avait jamais mis la main sur des spéci­mens vivants de ces four­mis très parti­cu­lières. Leurs recherches vont ainsi  révé­ler des détails cruciaux sur cette espèce. Mais pourquoi « T. Rex », déjà ? C’est en 2003 que Fernando Fernán­dez a décou­vert un spéci­men de fourmi encore jamais iden­ti­fiée. Mais elle était morte. Ses fausses mandi­bules lui ont rappelé les bras du Tyran­no­saure, d’où le nom qu’il lui a donné. Les années suivantes, d’autres four­mis du même genre ont été décou­vertes en Inde, à Singa­pour, au Sri Lanka et aux Philip­pines, mais toutes étaient mortes. Jusqu’à l’an­née dernière, où Mark Wong et Gordon Yong, deux ento­mo­lo­gistes de l’uni­ver­sité natio­nale de Singa­pour, ont mis la main sur une colo­nie intacte en creu­sant la terre dans une forêt de Singa­pour. « La meilleure façon de collec­ter et d’ob­ser­ver les colo­nies de four­mis vivantes est de vous salir les mains, en creu­sant progres­si­ve­ment le sol d’une zone, couche par couche, comme un archéo­logue », affirme Wong. Après les avoir mises dans des tubes de nidi­fi­ca­tion et les avoir étudiées, les four­mis au nom redou­table sont appa­rues plutôt timides. Les deux cher­cheurs ont constaté que les four­mis se figeaient souvent et s’en­fuyaient lorsque d’autres orga­nismes s’en rappro­chaient. « J’ai beau­coup ri lorsque je les ai vues réagir comme cela face à des mille-pattes, des acariens ou des four­mis plus petites, et de manière géné­rale face à n’im­porte quelle proie que j’ai essayé de leur offrir », raconte Wong. Malgré cette décou­verte, des mystères liés au compor­te­ment de la colo­nie demeurent. D’après Gary Alpert, cher­cheur de l’uni­ver­sité de Harvard, la colo­nie a canni­ba­lisé son seul mâle, une situa­tion pour le moins inha­bi­tuelle. Sans comp­ter que les deux scien­ti­fiques n’ont pas trouvé de reine parmi les four­mis collec­tées. Il va falloir retour­ner creu­ser la terre pour espé­rer résoudre cette énigme. https://www.youtube.com/watch?v=AdVTRL9_GAA Crédits : Natio­nal Geogra­phicSource : Natio­nal Geogra­phic

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