Des scien­ti­fiques ont recréé le cœur d’une étoile après son explo­sion pour la première fois

par   Ulyces   | 11 juillet 2017

Crédits : ALMA (ESO/NAOJ/NRAO); R. Inde­be­touw; NASA/ESA Hubble Il y a trois décen­nies, des astro­nautes ont observé un événe­ment cosmique d’une bruta­lité sans précé­dent : l’ex­plo­sion d’une étoile mourante située à 168 000 années-lumière de la Terre. La super­nova déga­geait une lumière plus intense que 100 millions de Soleil, si bien qu’il ne s’agis­sait que de la deuxième explo­sion d’étoile obser­vable à l’œil nu en quatre siècles. Aujourd’­hui, les scien­ti­fiques peuvent enfin obser­ver le cœur éclaté de l’étoile grâce au téles­cope chilien ALMA. Dans une étude publiée cet été, ils révèlent la repré­sen­ta­tion en 3D inédite de la super­nova, bapti­sée 1987A. « Quand cette super­nova a explosé, il y a main­te­nant plus de 30 ans, les astro­nomes en savaient beau­coup moins qu’aujourd’­hui sur la façon dont ces événe­ments trans­forment l’es­pace inter­stel­laire, et dont les débris brûlants et brillants d’une étoile écla­tée finissent par refroi­dir et produire de nouvelles molé­cules », a confié l’as­tro­nome Rémy Inde­be­touw, de l’uni­ver­sité de Virgi­nie, à la Natio­nal Radio Astro­nomy Obser­va­tory. « Grâce à ALMA, nous pouvons enfin voir cette “pous­sière d’étoile” froide se former, ce qui nous en apprend beau­coup sur la façon dont les super­no­vas créent les éléments qui consti­tuent plus tard les planètes. » Vue d’ar­tiste d’une super­nova telle que 1987A — Crédits : A. Ange­lich; NRAO/AUI/NSF On parle en effet souvent des pouvoirs dévas­ta­teurs de la défla­gra­tion des super­no­vas, mais peu de leur poten­tiel créa­tif, pour­tant immense et essen­tiel. Les pous­sières cosmiques auxquelles elles donnent nais­sance ont en effet le pouvoir de s’as­sem­bler pour consti­tuer de nouveaux astres, qui devien­dront progres­si­ve­ment de nouvelles planètes ou de nouvelles étoiles. « Ces molé­cules n’avaient jamais été détec­tées dans les restes d’une jeune super­nova aupa­ra­vant », ajoute le cher­cheur. Des molé­cules HCO+ ainsi que d’autres pour­raient encore être présents au cœur de l’étoile en fusion, d’après Rémy Inde­be­touw. Ces révé­la­tions pour­raient cham­bou­ler encore un peu plus notre compré­hen­sion du phéno­mène des super­no­vas et des cycles repro­duc­tifs des envi­ron­ne­ments cosmiques. https://vimeo.com/223816681 Source : Natio­nal Radio Astro­nomy Obser­va­tory

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