Sur Twitter, rebelles et djihadistes s’entendent pour dire que les choses vont mal pour le Front al-Nosra, la branche syrienne de l’organisation terroriste Al-Qaïda. Al-Nosra serait en pourparlers avec d’autres rebelles islamistes au régime pour fondre avec un autre groupe. « Le monde a réussi à combattre Al-Qaïda et à l’éliminer », tweete un compte affilié à l’un des groupes rebelles. « Le Front al-Nosra est fini. » L’information aurait filtré sur le compte d’un djihadiste syrien notoire après que le leader du Front al-Nosra, Abou Mohammed al-Joulani, a été sommé lors des négociations de couper tout lien avec le groupe terroriste afghan avant d’espérer conclure une alliance. S’il n’est pas question pour al-Joulani de déposer le bilan, il semblerait qu’il puisse consentir se séparer définitivement d’Al-Qaïda. À l’intérieur du groupe, les avis sont partagés. « Nous sommes le Front al-Nosra, et nous devons couper nos liens pour être plus indépendants », a tweeté l’un d’eux. Un autre s’élève contre cette décision, qui signifierait selon lui « la fin du djihad en Syrie » – son compte a été suspendu depuis. Quant aux miliciens de l’État islamique, ils voient dans la situation l’opportunité de récupérer les membres du groupe. « Joignez-vous au califat », a tweeté l’un de ses combattants. Un soutien d’Al-Qaïda a tenu à clarifier la situation : « Il faut que vous sachiez que le Front al-Nosra ne changera jamais ses méthodes, qu’il tranche ses liens avec Al-Qaïda ou pas. Ils ne deviendront pas modérés. » Source : Twitter Theo Padnos a été prisonnier du Front al-Nosra pendant deux ans. ↓
