Détente à Branson, dans le Missouri. Crédits : National Geographic. Dans la chaleur étouffante de l’état du Missouri, en plein mois de juillet, ils sont plusieurs centaines à avancer en procession, dans un silence quasi-religieux. De vieux hommes barbus, tous vêtus d’un irréductible ensemble en feutrine rouge marchent sur le bitume bouillonnant, en direction de l’atrium de l’hôtel Chateau on the lake. Le banquet qui les attend donnera le top départ de leur incontournable camp de vacances annuel. Pères et Mères Noël traversent la rue, en direction du Chateau on the lake. Crédits : National Geographic Les uns se sautent dans les bras, heureux de se retrouver année après année. Les autres, les petits nouveaux maladroitement coiffés d’un bonnet rouge à petit pompon, se présentent, tentent de s’intégrer, et de capter autant que possible la sagesse de leurs aînés. Ici, au Discover Santas 2016, l’ancienneté se mesure à la bedaine. Et plus il y en a, mieux c’est. Un Père Noël fait face à ses semblables. Crédits : National Geographic. Chaque année, au mois de Juillet, près de 750 dévoués Pères Noël, Mères Noël et autres elfes investissent la petite ville de Branson pour la plus grosse convention de Pères Noël du monde, baptisées Discover Santas. Cette année marque sa 10e édition. Au Discover Santas, le tintement des clochettes se mêle aux sonorités country. Le but de ce summer camp ? Apprendre comment décrocher d’alléchants contrats, qu’il s’agisse de soirées professionnelles ou de simples événements familiaux. Mais ici, on vient également se fournir en maquillage, soins pour la barbe, costumes en feutre et sucres d’orge… À titre indicatif, un costume de Père Noël digne de ce nom coûte environ 600 dollars. La plupart n’auront pourtant qu’un maigre retour sur investissement. La dure vie de saisonnier… Première conférence de la saison pour ces dévoués Pères et Mères Noël. Crédits : National GeographicPères et Mères Noël 2.0. Crédits : National Geographic Durant cinq jours, la convention est ponctuée d’énormes banquets, de tutos maquillage, de soirées dansantes, de conférences et formations au métier de Père Noël, de défilés pour présenter les derniers must-have de la saison, de la fameuse parade des costumes rouges, mais également de moments de détente, incontournables des camps de vacances. Car bien plus que ce que l’on peut imaginer, la profession de Père Noël est une profession stressante et à risque. « L’année dernière, un de mes confrères qui paradait à travers la ville a été frappé au visage par un parent impatient, alors qu’il revenait de sa pause pipi. » Pas de répit pour les selfies. Père Noël depuis un an, Santa Steven travaille son bronzage. Crédits : National Geographic.Pause rafraîchissement avant la grande parade des costumes rouges. Crédits : National Geographic. Mais Discover Santas, c’est également un lieu d’échanges et de rencontres pour Pères Noël et Mères Noël esseulés. « Je n’aime pas rentrer chez moi le soir dans une maison vide. Tout comme je n’aime pas me réveiller dans un lit vide. Un Père Noël qui a la chance de rentrer le soir avec sa Mère Noël, en période de Noël, a plutôt bien réussi sa vie. » confie timidement un vieux bonhomme. Comme quoi, on peut faire le bonheur de tous en hiver, et partir draguer en camp de vacances l’été, parce qu’on se sent un peu seul. Source : National Geographic.