La couverture du tabloïd américain humoristique Weekly World News, en juin 1993. À six mois de l’élection présidentielle américaine, la favorite des primaires démocrates, Hillary Clinton, est sur tous les fronts, même les plus étonnants. Quinze ans après le départ de son mari de la Maison-Blanche, Hillary Clinton se retrouve à son tour sur le chemin de la présidence des États-Unis. Une position qui place la favorite du camp démocrate aux frontières du réel : en cas d’élection, promis, elle rendra public tout ce que Washington sait des ovnis. Au cours de plusieurs entretiens, Clinton a martelé sa volonté de faire la transparence sur les « X-Files », ces dossiers évoquant l’activité extraterrestre qui seraient gardés confidentiels. Existent-ils seulement ? Possible, estime-t-elle. « Il y a suffisamment d’histoires d’extraterrestres pour ne pas penser qu’elles sont imaginées par des gens dans leur cuisine », répondait Hillary Clinton à une radio en avril. Un mois plus tôt, lors d’une interview télévisée, l’ex-cheffe de la diplomatie américaine s’était déjà engagée : « Je voudrais que nous regardions ces dossiers pour les rendre publics. S’il n’y a rien, alors disons aux gens qu’il n’y a rien. » Et d’afficher sa connaissance du sujet : « Vous savez, il y a un nom pour ça : phénomène aérien inexpliqué. C’est la nouvelle terminologie. » 
