La Chine et la Russie ont mené des expé­riences pour modi­fier l’at­mo­sphère de l’Eu­rope

par   Nicolas Prouillac et Arthur Scheuer   | 20 décembre 2018
Le satel­lite chinois Zhan­gheng 1

Une série d’ex­pé­riences menées conjoin­te­ment en juin 2018 par la Chine et la Russie fait froid dans le dos. Des scien­ti­fiques ont en effet émis des ondes radio à haute fréquence pour mani­pu­ler l’io­no­sphère, depuis l’ins­tal­la­tion de chauf­fage iono­sphé­rique SURA, à l’est de Moscou. Pendant ce temps, le satel­lite chinois Zhan­gheng 1 mesu­rait les consé­quences d’une telle modi­fi­ca­tion. C’est aujourd’­hui l’ap­pli­ca­tion mili­taire de la tech­no­lo­gie déve­lop­pée par les deux pays qui préoc­cupe les obser­va­teurs. L’une de leurs cinq expé­riences, dont les résul­tats ont été publiés le 10 décembre 2018, a modi­fié une couche de 127 000 km² de l’at­mo­sphère, au-dessus de l’Eu­rope. 

Dans cette zone modi­fiée, le nombre parti­cules subato­miques char­gées néga­ti­ve­ment était dix fois plus élevé que dans les régions envi­ron­nantes. Si ces expé­riences alarment, c’est parce que l’io­no­sphère et le plasma qui la consti­tue jouent un rôle crucial dans les commu­ni­ca­tions par radio. En pertur­bant ainsi les parti­cules char­gées qui composent cette couche supé­rieure de l’at­mo­sphère, des gouver­ne­ments pour­raient à terme renfor­cer ou bloquer les signaux radio longue portée. 

« Nous ne jouons pas à Dieu », a cepen­dant assuré un scien­ti­fique chinois au South China Morning Post, qui a témoi­gné de manière anonyme pour assu­rer que la recherche était pure­ment scien­ti­fique et qu’elle n’avait eu aucune consé­quence durable sur l’at­mo­sphère. « Nous ne sommes pas le seul pays à faire équipe avec les Russes. D’autres pays ont fait des choses simi­laires », a-t-il justi­fié, sans être plus clair.

Source : South China Morning Post

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