La science a créé le premier hybride humain-cochon

par   Ulyces   | 1 février 2017

00000The Young Family — sculp­ture de Patri­cia Picci­nini Les chimères géné­tiques sont désor­mais une réalité. Dans un rapport paru dans la revue scien­ti­fique Cell en janvier 2017, une équipe de scien­ti­fiques de l’ins­ti­tut Salk révèle être parve­nue à créer un embryon mi-humain, mi-cochon. En géné­tique, une chimère est un orga­nisme hybride, formé de popu­la­tions de cellules appar­te­nant à diffé­rentes espèces animales ou végé­tales. Une allu­sion à la créa­ture mons­trueuse de la mytho­lo­gie grecque à corps de lion, tête de chèvre sur le dos et queue de dragon, qui ne semble pas décou­ra­ger les scien­ti­fiques de pour­suivre sur cette voie. Ainsi, l’équipe de cher­cheurs inter­na­tio­nale a créé arti­fi­ciel­le­ment dans son labo­ra­toire un embryon hybride dans le but de culti­ver sur les animaux des organes suscep­tibles d’être trans­plan­tés aux êtres humains. Pour cela, ils suppriment de l’ADN du cochon les gènes corres­pon­dant à certains organes comme le cœur ou le foie. Ils injectent ensuite des cellules souches humaines dans les embryons de cochons, qui vien­dront remplir le vide laissé par les gènes suppri­més. cell La crois­sance de l’em­bryon a été stop­pée après quatre semaines : de quoi affir­mer que l’ex­pé­rience était réus­sie, sans s’aven­tu­rer plus loin sur des terri­toires incon­nus (et dange­reux) pour la science. On craint notam­ment que de tels cochons puissent déve­lop­per une intel­li­gence humaine si les cellules souches venaient à se déve­lop­per en cellules céré­brales humaines. Le Dr Stuart Newman, du New York Medi­cal College, s’inquiète à ce sujet. « Un animal dont le cerveau serait en partie composé de cellules humaines pour­rait déve­lop­per une conscience et des besoins simi­laires aux nôtres. Nous ne savons pas ce qu’il peut se passer », dit-il. Les soucis éthiques que posent de telles avan­cées scien­ti­fiques ne sont pas incon­nus des cher­cheurs. « Cela provoque des réac­tions que nous ne pouvons pas igno­rer et auxquelles il nous faut répondre », recon­naît Juan Carlos Izpisúa, qui a parti­cipé à l’ex­pé­rience. Pour l’heure, leurs recherches sont permises par des fonds privés, les gouver­ne­ments améri­cain et espa­gnol se refu­sant à finan­cer de telles expé­riences. Source : Cell

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