Crédits : Tenzin Choejor/AP Le samedi 8 avril dernier, le Dalai Lama s’est rendu dans l’État indien d’Arunachal Pradesh, au monastère bouddhiste de Tawang, à la frontière avec la Chine. Cette visite impromptue, durant laquelle il a prodigué ses enseignements aux fidèles venus l’acclamer, a fortement déplu au gouvernement chinois. « Le gouvernement de la République populaire de Chine a le pouvoir d’approuver ou non la nomination des “hautes” réincarnations au Tibet », a déclaré Wang Dehua, codirecteur de la chaire d’études sud-asiatique de l’université de Tongji. « Le gouvernement central soutiendra sans aucun doute le successeur du Dalai Lama, s’il ou elle est désigné(e) en conformation avec les lois chinoises et les règles traditionnelles. » Une déclaration que l’actuel Dalai Lama n’a pas accueilli avec chaleur. « Ils disent n’importe quoi. En ce qui concerne ma propre réincarnation, je suis l’autorité suprême, personne d’autre – et sûrement pas la Chine », a rétorqué le chef religieux, selon le Press Trust of India. L’Administration d’État chinoise pour les affaires religieuses a promulgué une série de réglementations en 2007 pour avoir la mainmise sur le processus de réincarnation. En s’arrogeant la décision du successeur au chef spirituel tibétain, la Chine aurait une pouvoir majeur sur la politique tibétaine. L’administration centrale tibétaine explique que « le Parti attend le décès du 14e Dalai Lama avant de désigner un successeur qui étendra son emprise sur le Tibet ». Source : Press Trust of India