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Le plus grand nuage de sable du Sahara jamais observé traverse l’At­lan­tique

par   Pablo Oger   | 14 juillet 2020

Un nuage de sable telle­ment gros qu’il est surnommé « Godzilla » a été observé par les satel­lites Coper­ni­cus Senti­nel et Aeolus de l’Agence spatiale euro­péenne (ESA). Formé au Sahara, cet amas de pous­sière sans précé­dent se dirige direc­te­ment vers l’Amé­rique, révé­lait Universe Today le 13 juillet.

Ce gigan­tesque nuage de pous­sière s’ap­pelle « la couche d’air saha­rienne » (SAL). La SAL se forme entre la fin du prin­temps et le début de l’au­tomne. De forts vents de surface ramassent la pous­sière et la trans­portent dans l’air et au-dessus de l’océan Atlan­tique. Si les condi­tions sont favo­rables, la pous­sière peut être trans­por­tée jusqu’aux Caraïbes ou aux États-Unis, soit un voyage de 8 000 km. Depuis 20 ans de collecte de données, ce nuage est le plus impor­tant avec des propor­tions rare­ment enre­gis­trées, de 60 à 70 % plus grand que la moyenne, lui faisant méri­ter son surnom de « Godzilla ».

Crédits : NASA

Bien que son appa­ri­tion sur les images satel­lite soit de mauvais augure, le panache de pous­sière pour­rait en fait être une bonne nouvelle. Selon la Natio­nal Ocea­nic and Athmos­phe­ric Admi­nis­tra­tion (NOAA), ces nuages pour­raient empê­cher la forma­tion d’ou­ra­gans. Et ils peuvent égale­ment empê­cher ceux qui se forment de deve­nir plus puis­sants et plus destruc­teurs. La pous­sière est égale­ment une source de nutri­ments pour le phyto­planc­ton, ces minus­cules plantes marines qui flottent près de la surface de l’océan, essen­tielles à la chaine alimen­taire.

Il y a cepen­dant une mauvaise nouvelle asso­ciée au nuage de pous­sière saha­rien. La brume peut déclen­cher des alertes sur la qualité de l’air et consti­tuer un risque pour la santé, en parti­cu­lier pour les personnes souf­frant de problèmes de santé sous-jacents. C’est en partie parce que la pous­sière a voyagé si loin que beau­coup de parti­cules plus grosses sont tombées à la surface. Ce qui reste, ce sont les plus petites parti­cules, qui sont les plus dange­reuses pour notre système respi­ra­toire.

Source : Universe Today

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